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Jörg Stickan (Traducteur)
ISBN : 2757818023
Éditeur : Points (2010)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 292 notes)
Résumé :
Tout juste débarqué aux Etats-Unis, Jacob Bronsky erre dans le New York miteux des années 1950, parmi les clodos et les putes. L'Américan Way of Life ? Comprend pas. Le rêve américain ? Encore moins. Enchaînant les jobs minables, Jakob Bronsky n'a que deux obsessions : soulager son sexe et écrire un roman sur son expérience des ghettos juifs. Un futur best-seller à coup sûr ! Situations loufoques. Dialogues déjantés. et humour vache à faire pâlir les bien-pensants. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
Yassleo
Yassleo12 février 2016
  • Livres 4.00/5
Fuck America. Je traduis? Parce que ça ne me gêne pas de rendre service, j'ai fait anglais première langue : Brian is in the kitchen and fuck America. Première leçon si je ne m'abuse.
Bon, pas de Brian ici. Juste Jakob Bronsky. Fils de Nathan, celui qui fuck l'Amérique. Why me direz-vous? Because serais-je tentée de répondre.
La famille Bronsky est allemande, de confession juive. Dommage, car elle vit précisément dans les années 30-40 en Allemagne, à l'ère où fait pas bon être juif. Car le nazi a dit : le juif tu haïras, le juif tu brimeras, et sur le juif tu t'acharneras. Pourquoi? Parce qu'un p'tit hystérique, moustache proprette et raie soignée, était tout colère? Allez savoir. Mais je m'égare, là n'est pas le sujet.
Bronsky père a mis du temps à comprendre, persuadé qu'on leur ficherait vite la paix aux juifs. Mais perdu. Même joueur joue encore : devant l'urgence de sauver sa famille des griffes du loup hitlérien, il demande alors asile auprès des States. Mais quota oblige, et file d'attente digne d'un premier jour de soldes, pas possible de poser la deutsche savate sur le sol américain avant début des années 50. La famille ne débarquera donc qu'en 1953 aux USA. Après les soldes. Fuck America.
Le roman se situe en cette année, du point de vue narratif de Jakob, le fils alors âgé de 27 ans (qui n'est autre qu'Edgar Hilsenrath himself).
Jakob survit, fraude et ne bosse que ce qu'il faut pour subvenir à l'essentiel de ses besoins : se loger, se nourrir, baiser. Et consacre son temps libre à écrire, dans un coin de la cafèt' des migrants, son bouquin salvateur et curatif au titre prometteur : le Branleur. Seule l'écriture lui permettra de se (re)construire.
Dialogues hors-normes, humour grinçant, et situations saugrenues : pas mieux pour témoigner de la rapide déconvenue sur l'American Dream. Roman largement autobiographique, Edgar Hilsenrath s'y dévoile, avec un ton détaché, un regard désabusé, froid, et un style sans détour. Ecriture à la Bukowski, la bibine en moins, le langage est souvent cru et le sexe tient bonne place. Mais derrière cette vulgarité et cette apparente désinvolture se cache un homme délicat, certes paumé et bonimenteur, mais troublant de sincérité.
Eeeet ouais! Y a pas que le zob à Jakob, y a son ptit coeur aussi. Et il faudra attendre les quatre derniers chapitres pour enfin connaître l'histoire de Jakob-Edgar vécue pendant la guerre.
Difficile toutefois de faire la part entre fiction et réalité dans cette oeuvre romancée. Lire une bio rapide d'Edgar Hilsenrath permet de démêler un peu tout ça. Ou lire le Branleur peut-être (alias Nuit du même auteur).
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LiliGalipette
LiliGalipette12 mai 2013
  • Livres 5.00/5
Jakob Bronsky est un juif allemand, rescapé des ghettos, arrivé en Amérique au début des années 1950. Sans le sou, il vit de petits boulots et de combines plus ou moins légales. Au milieu des prostituées et des clochards des bas quartiers de New York, il ne pense qu'à écrire son roman sur son expérience de la guerre. « Quelque part dans mes souvenirs, il y a un trou. Un grand trou noir. Et c'est par l'écriture que j'essaie de le combler. » (p. 63) Outre sa plume, son sexe l'obsède et on le suit dans ses déambulations noctambules à la recherche d'une femme complaisante. « Mon besoin de sexe est directement lié à ma puissance créatrice, à la foi en mon génie artistique. » (p. 99)
Le roman s'ouvre sur la correspondance entre Nathan Bronsky, le père de Jakob, et le consul général des États-Unis d'Amérique en 1938. En quelques lettres très protocolaires, mais particulièrement grossières, on fait comprendre au père de famille juif qu'il n'y aura de la place aux USA pour lui et les siens qu'en 1953 et que, après tout, on se moque bien de ses problèmes avec les nazis. Amérique, terre d'accueil ? Mon cul, oui ! « À l'époque où nous avions besoin de l'Amérique, les portes étaient fermées. Aujourd'hui, nous n'avons plus besoin d'elle. » (p. 33) Pour Jakob, finalement accueilli légalement outre-Atlantique, le ressentiment est un mode de pensée. Il n'y a pas de rêve américain pour les juifs émigrés et l'Holocauste est loin de leur avoir ouvert toutes les portes et attiré toutes les sympathies. « J'ai compris qu'il ne suffit pas de survivre. Survivre ce n'est pas assez. » (p. 271) Encore et toujours, on attend des juifs qu'ils gagnent leur place au soleil, plus durement que les autres.
Jakob est un sympathique baratineur et un charmant looser dont il est diablement agréable de suivre les errances malchanceuses dans la Grosse Pomme. Très solitaire, l'homme s'admoneste régulièrement et entretient des discussions imaginaires avec des personnalités réelles ou inventées. du fond de sa misère, il rêve à sa réussite en tant qu'homme de lettres et bête de sexe. Les dialogues sont percutants, du tac au tac, avec un aspect profondément théâtral. J'ai particulièrement apprécié l'originalité de la typographie, notamment l'emploi du haut de casse qui rythme le texte de phrases plus puissantes.
Largement autobiographique, ce roman est cynique et porte un regard dérangeant et iconoclaste sur la question juive. Comme son titre le laisse supposer, Fuck America est un texte qui ne s'embarrasse pas de pudeur ou de politiquement correct. Foutraque, mais particulièrement bien foutu, le roman se grignote avec un plaisir glouton. N'oubliez pas de lâcher un rot sonore à la fin de votre lecture, vous ferez plaisir à l'auteur !
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Luniver
Luniver26 mars 2014
  • Livres 4.00/5
En Allemagne en 1938, la famille Bronsky se sent menacée par les nazis, et demande un visa d'émigration d'urgence aux États-Unis. le consul refuse, arguant que le risque de mort ne remet pas en question les quota du pays, déjà largement atteints. Il leur promet tout de même une place pour 1953, avec la recommandation de bien préciser dans leur testament leur souhait de voir leurs cendres répandues au pays de l'Oncle Sam... le ton est donné !
Contre toute attente, la famille survit, et décide de profiter de la place qui leur est réservée, plus par provocation que par réelle utilité. Les deux premiers mots d'anglais qu'ils prononcent sont significatifs : « Fuck America ! »
La famille se sépare, et le fils, Jakob, vivote avec les autres laissés pour compte du rêve américain : des petits boulots, des combines foireuses et des escroqueries sans ambition lui permettent de gagner de quoi manger quelques jours. Jours dépensés à écrire son livre sur son expérience du ghetto, affectueusement titré« Le branleur », et à fréquenter les putes qui lui fournissent toute son inspiration.
Sur un sujet où les autres écrivains mettent deux paires de gants avant de commencer la première ligne, Hilsenrath écrit à coups de massue. L'humour est noir, et sa vision de la société qui l'entoure très cynique. À noter aussi une utilisation de la typographie dans l'écriture : taille du texte qui varie, passages en gras, etc. Ce roman est aussi atypique dans sa construction que dans la manière d'aborder son sujet. À conseiller si vous avez envie d'être un peu bousculé.
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Bookycooky
Bookycooky22 septembre 2015
  • Livres 3.00/5
Fuck America! Une très bonne parodie des États-Unis ,si on peut appeler ça comme ça.Le titre tombe bien,vu que le premier mot vient en tête de liste des mots les plus utilisés par les américains dans la langue courante.
C'est l'histoire , en grande partie autobiographique, des déboires d'un jeune juif allemand,rescapé des camps, émigré aux États-Unis,dans le New-York des années 50.Sans le sous,quasi clodo,il écrit un livre et survit grâce à des petits boulots temporaires.
Avec un humour,qui souvent frôle le vulgaire(du moins à mon goût), mais qui fait quand même bien rire ,je dois l'avouer,des superbes anecdotes comme celles des restos de divers gammes où notre protagoniste s'approvisionne gratis grâce à des méthodes peu orthodoxes,des dialogues truculents à la Woody Allen( on est quand même dans le même milieu..)....,une prose flexible,mixte mais qui ne déraille jamais du contexte.L'auteur termine avec un épilogue grave ,mi-réalité,mi-fiction à la mémoire de la Shoah.
C'est un roman cinglant,désopilant,provocateur,généreux,qui ne laisse pas indifférent et qui se lit d'une traite.
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Alcapone
Alcapone11 février 2016
  • Livres 4.00/5
Comme un pied de nez à l'Amérique et au consul général qui a refusé d'accueillir sa famille aux États-Unis en 1938, Jakob Bronsky émigré juif à New York, raconte dans ces aveux au titre évocateur Fuck America, la genèse et le succès de son roman le Branleur. Cette histoire qui n'est autre que celle de l'écriture du premier roman Nuit d'Edgar Hilsenrath, est largement autobiographique : petits boulots, combines et système D, tel est dans les années 1950, le lot de nombreux immigrés européens aux États-Unis. A sa façon, Jakob Bronsky ressemble à ces anti-héros attachants à l'instar de Henry Chinasky, alter ego insoumis du génial Charles Buckowski. Et leur récits aussi drôles et loufoques que provocateurs, laissent à penser que malgré les méchantes désillusions du rêve américain, restent encore quelques irréductibles esprits frondeurs qui rappellent avec une délicieuse ironie que l'identité américaine est incontestablement cousue d'histoires d'immigrés...
Les aveux de Jakob Bronsky, un doigt d'honneur levé vers le pays de la liberté
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces aveux de Jakob Bronsky qui accusent la politique d'immigration et les conditions d'accueil honteuses des immigrés aux États-Unis, n'ont pas empêché les éditeurs américains de faire connaître en avant-première les oeuvres d'Edgar Hilsenrath. Et, cela mérite d'être souligné, les livres du romancier ont attendu des années avant de pouvoir être lus en Allemagne. D'ailleurs, bien que ce soit grâce aux éditeurs américains que ses oeuvres aient été portés à la connaissance du grand public, Edgar Hilsenrath - autrement dit Jakob Bronsky si l'on se réfère à Fuck America en particulier - préfèrera malgré tout rentrer en Allemagne "Surtout pour la langue" mais aussi comme il le souligne avec philosophie "Pour voir si les allemands arrivent à changer" (p. 275).
L'écriture d'Edgar Hilsenrath, un style narratif reconnaissable entre tous
De la même façon que pour le nazi et le barbier, Hilsenrath voue un intérêt certain pour le genre épistolaire. En témoignent les nombreux dialogues et correspondances qui ponctuent le texte. Et si l'auteur opte finalement pour un style narratif plus classique pour dérouler l'intrigue de ses romans, on y retrouve omniprésente une puissance des mots souvent amenées par le style direct des dialogues nombreux et incisifs mais également par un style télégraphique fréquemment signifié dans le corps du texte par des typographies de dépêches journalistiques. En ce sens, le style d'Edgar Hilsenrath est reconnaissable entre tous mais pas seulement : son verbe cru et son humour noir ou décalé (selon les avis) servent des propos acides sur des sujets brûlants qu'on a peu l'habitude d'aborder sous cet angle. Raison de plus pour vous atteler sans attendre à la lecture des livres d'Edgar Hilsenrath, un auteur à découvrir absolument...
Lien : http://embuscades-alcapone.b..
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Citations & extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
TaraxacumTaraxacum20 juin 2016
"J'aimerais bien savoir à qui il peut écrire!"
"Il n'écrit à personne", je dis. "Toutes les lettres reviennent."
"Il doit bien écrire à quelqu'un", dit Monsieur Selig.
"Probablement qu'il écrit aux membres de sa famille qui ont été gazés", je dis.
"Ça se peut.' dit Monsieur Selig.
Je dis :"Oui."
"Pensez-vous qu'il est fou?" dit Monsieur Selig.
Je dis: "Non."

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LuniverLuniver12 mars 2014
Je dis : « Vous pourriez manger un petit quelque chose. Peut-être un sandwich jambon-gruyère ? »
« Je ne mange pas de jambon », dit Monsieur Selig.
« Vous êtes pratiquant ? »
« Non. Pas du tout. Mais je ne mange plus de jambon depuis que les nazis m'en ont fourré de force dans la bouche. »
« Quand ça ? »
« 1940. À Varsovie. En Pologne sous l'Occupation. »
« Avant vous mangiez du jambon ? »
« Bien sûr. Nous n'étions pas pratiquants. »
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BookycookyBookycooky22 septembre 2015
Le riche parent les ammena en voiture à Times Square et il leur montra les alignements de cinémas,un cinéma chassant l'autre.Il leur montra également la 44 eme rue avec ses grands théâtres.Nathan Bronsky aperçut une Cadillac noire,encore plus belle que celle du riche parent.La Cadillac stationnait devant l'un de ces grands théâtres.A l'intérieur,le chauffeur en élégante livrée.Nathan Bronsky toucha sa femme pour lui montrer un clochard noir qui pissait derrière la Cadillac.Il demanda au riche parent:"C'est ca ,l'Amerique?"
"Oui",dit le riche parent."C'est ca ,l'Amerique."
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Caro29Caro2928 mai 2013
Je ne sais pas pourquoi, les jobs, ça ne marchait pas. Soit on me virait au bout de quelques heures, soit je gagnais si peu que le lendemain je n'y retournais même plus. Un jour, j'ai décidé d'avoir une franche explication avec Silberstein. Dès le matin, je me suis rendu à son agence à Warren Street. Bien que Mickey Silberstein m'ait vu entrer, il faisait évidemment celui qui n'avait rien remarqué. Même le matin, la pièce était bondée. Les clodos étaient comme toujours assis sur les longues banquettes, somnolents. Pourtant, il y avait quelque chose de changé. J'ai constaté qu'il n'y avait plus de bouteilles vides de whisky ou de gin sur le sol crasseux. Aucun des clodos ne semblait plus picoler aujourd'hui. Ils étaient assis là, pliés en deux, fumant, attendant. Puis, j'ai remarqué le grand panneau au-dessus du bureau de Mickey Silberstein : PAS DE JOB POUR LES POIVROTS !
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AurelileleAurelilele14 mai 2009
Et pourtant, ce n'est pas tout à fait vrai, bien que je dise qu'il y a un grand trou dans ma mémoire, ou disons plutôt des vides. J'écris un livre, vous savez. Et en écrivant beaucoup de choses me reviennent.
"vous écrivez un livre?"
"J'écris un livre."
"Sur la vie dans le ghetto?"
"Sur la vie dans le ghetto."
"Sur l'hécatombe?"
"Sur l'hécatombe."
"Sur le désespoir?"
"Sur le désespoir."
"Ecrivez-vous aussi sur l'espoir?"
"J'écris aussi sur l'espoir."
"Rien d'autre?"
"Rien d'autre... sauf la solitude que chacun de nous porte en lui. Moi compris."
"Vous écrivez sur tout ce que vous avez refoulé?"
"J'écris sur tout ce que j'ai refoulé."
"Vous avez besoin d'écrire ?"
"J'ai besoin d'écrire."
"Est-ce important?"
"C'est très important."
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Videos de Edgar Hilsenrath (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edgar Hilsenrath
Edgar Hilsenrath - le conte de la dernière pensée .A l'occasion de l'exposition Edgar Hilsenrath au Point Ephémère, Anthony Folliard, Eléonore Hérissé, Lilian Porchon, artistes-sérigraphes, nous présentent leur travail autour de l'ouvrage "Le conte de la dernière pensée" d'Edgar Hilsenrath aux éditions le Tripode. Traduit de l'allemand par Bernard Kreiss. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/hilsenrath-edgar-conte-pensee-derniere-9782370550484.html Notes de Musique : ?Analog Pulse? (by Hemisphere). Free Music Archive. Visitez le site de la librairie : http://www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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