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ISBN : 2266227386
Éditeur : Pocket (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.66/5 (sur 439 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans le Maine, de nos jours, et à Berlin en 1984.
Écrivain new-yorkais d'une cinquantaine d'années, Thomas Nesbitt reçoit à quelques jours d'intervalle deux missives qui bouleversent sa vie : les papiers du divorce d'avec son épouse, Jan, à laquelle il est resté ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Ptitgateau, le 17 mars 2012

    Ptitgateau
    J'ai eu quelques inquiétudes en commençant ce roman : j'avais lu dans les mois précédents, « La femme du Ve » et « Quitter le monde », et je me suis dit que ce nouveau roman commence de la même façon : un personnage seul, dont les parents divorcent, qui lui-même voit son couple se briser.. J'ai eu peur de retrouver une intrigue similaire. En fait, ce roman a pour originalité, de raconter une histoire à travers un événement majeur : l'édification du mur de Berlin et la guerre froide, sujet que je ne connais pas réellement, cette histoire m'a donc appris beaucoup de ce point de vue : le sort de la population de Berlin Est, le régime politique, la délation, l'espionnage, le contre-espionnage, les retombées de cette guerre froide sur la RFA…
    Un personnage évolue dans cette histoire, y jouant un rôle moteur dans le déroulement de l'histoire : Alastair, peintre drogué, apparemment invivable si l'on en juge par son comportement de départ, qui par la suite semble être la conscience de Thomas. Je me suis demandée ce qu'il faisait là, et puis je me suis aperçue que cet individu cachant ses sentiments, parlant peu et de façon peu châtiée faisait des réflexions déterminantes, comme s'il faisait des propositions qui allaient déterminer le destin des personnages. C'est d'ailleurs le grand thème exploité par l'écrivain : le destin , les occasions que nous saisissons, ou pas, les choix que nous faisons…
    S'il est vrai que ce roman comporte des longueurs, (Douglas Kennedy ne nous y a pourtant pas habitués) j'ai aussi passé des moments de suspens, accroché à mon livre et ne pouvant le refermer.
    Ce n'est peut-être pas le roman de d'Kennedy que j'ai préféré, mais c'est tout de même, à mon avis, un très bon roman dans lequel j'ai retrouvé cet auteur que j'apprécie.
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    • Livres 3.00/5
    Par Ode, le 05 juillet 2012

    Ode
    Le charme est-il rompu ? C'est la première fois que j'éprouve de l'ennui en lisant un roman de Douglas Kennedy.
    Je me faisais pourtant une joie de commencer Cet instant-là ! J'avais patienté pendant des heures dans ma librairie favorite pour rencontrer le maître lors de sa tournée de promotion parisienne en décembre 2011. Avenant et décontracté, il avait présenté son livre et répondu avec beaucoup d'esprit aux questions, tout cela dans un français quasiment parfait. Il avait toutefois éludé d'un sourire énigmatique les sujets trop personnels. Car le héros de son roman est un écrivain divorcé d'une cinquantaine d'années vivant dans le Maine... Suivez mon regard.
     
    Donc cet écrivain, Thomas Nesbitt, reçoit presque simultanément les papiers de son divorce et un colis émanant d'une certaine Petra Dussmann. Ce pli, telle une petite madeleine postale, le replonge dans son séjour à Berlin 25 ans auparavant, en 1984...
    Débute alors une minutieuse description de la ville, coupée en deux par le mur, et des moindres faits et gestes de Thomas. Et là, l'ennui m'est tombé dessus ! Certes, la notoriété littéraire de Douglas Kennedy commença par des récits de voyages (comme Thomas, là encore !), mais je ne m'attendais pas à en trouver un en plein milieu du roman, ralentissant considérablement le rythme de l'action.
    Nouvelle déception avec le personnage central d'Alastair, chez qui habite Thomas. Cet aristocrate anglais caractériel, homosexuel, drogué, fauché, peintre de génie et bon samaritain est, à mon sens, trop caricatural pour être crédible.
    Puis stupeur lorsqu'arrive l'idylle de Thomas avec Petra, jeune traductrice transfuge de l'Est qui travaille comme lui chez Radio Liberty à Berlin-Ouest. Leur amour est exprimé de façon tellement naïve et convenue qu'il en sonne faux. Pour exemple : "Chaque matin, j'éprouvais le même enchantement à la découvrir encore endormie à côté de moi, à lire le même émerveillement lorsqu'elle ouvrait ses yeux et les posait sur moi"... Où est passé le Douglas Kennedy qui a démontré dans ses précédents ouvrages, notamment La Poursuite du bonheur, combien il sait décliner avec justesse la palette des sentiments humains ?
    Heureusement, le dernier tiers du récit remonte en pression avec la découverte de la double vie de Petra et la tragédie qui s'ensuit. Utilisant le potentiel dramatique du contexte politique de l'Allemagne pendant la guerre froide, l'auteur illustre la portée des choix que chacun fait dans sa vie. Comment une simple décision peut, en une poignée de secondes ("The moment" qui donne son titre au livre), faire basculer et conditionner une vie entière. Dans la lignée de ses romans précédents, il aborde aussi la question de l'altérité dans le couple : connaît-on vraiment son conjoint ? peut-on lui faire confiance ? Ainsi que le poids du mensonge et de la culpabilité qui en découle.
    Au final, le roman se laisse lire, bien sûr. Mais la magie Kennedy, celle qui aspire le lecteur dans son univers, n'a pas fonctionné pour moi.
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    • Livres 3.00/5
    Par Kittiwake, le 08 février 2013

    Kittiwake
    Cet instant là, c'est celui que l'on n'a pas forcément reconnu tout de suite, mais qui pourtant va modifier la trajectoire de notre destin irréversiblement. Il aurait suffit d'un mot, d'une attitude ou d'une réaction différente pour que le reste de notre vie prenne une direction totalement opposée. C'est le postulat à tonalité assez bouddhiste que nous propose en récit Douglas Kennedy.
    Comme il a l'art et la manière de conter, ce récit pas forcément très original, l'échec d'une relation amoureuse sur un malentendu, est magistralement mis en valeur, par un choix de contexte historique attractif (ce qui pouvait se passer au delà du mur de la honte, celui qui est tombé en 1989, a toujours éveillé les curiosités) et par ce don de captiver le lecteur quelque soit le propos.
    Et si on est loin de ces thrillers écrits par le passé ou l'on accompagnait le héros dans une vertigineuse descente aux enfers, ce roman reste une lecture agréable, grâce aussi à une palette de personnages intéressants et bien campés.

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2013/02/cet-instant-la.html
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    • Livres 3.00/5
    Par OhOceane, le 27 octobre 2011

    OhOceane
    Le roman s'ouvre sur la solitude d'un auteur dans le Maine, Thomas, qui est en train de divorcer. L'histoire d'amour au centre du live ne concerne pas ce mariage finissant, mais une autre relation, au cœur de la Guerre Froide. Une histoire qui a lié Thomas, avec Petra, une histoire qui n'a pu se continuer, malgré la sincérité des protagonistes. C'est cette histoire, et avec elle la vie dans le Berlin divisé de la Guerre Froide, que nous revivons à travers autant de flashback. le passé qui vient se rappeler douloureusement à Thomas, est l'occasion d'une galerie de portrait, comme Kennedy sait les faire.
    Si nous avons encore le bénéfice de découvrir des personnages forts et attachants, et certains aspects de la Guerre Froide, et si le style de Kennedy est toujours aussi plaisant, j'ai quand même regretté une certaine mièvrerie dans les propos.
    Douglas Kennedy est un bon faiseur, comme souvent les romanciers américains. Il y a de la recherche documentaire, une belle intrigue, haletante et prenante, et aussi comme souvent chez lui, ce je ne sais quoi de mélancolique qui fait du héros un être à part.
    Mais, je ne sais pas pourquoi, il y a comme un côté un peu précipité dans ce roman. Est-ce d'avoir trop bien écrit sur l'amour et les relations hommes-femmes ? Est-ce le démon de la répétition qu'il a voulu contrecarrer maladroitement ? Je ne sais pas, mais toujours est-il que ces sentiments qu'il sait si bien décrypter et mettre en scène, là l'exercice est un peu moins réussi. Il y a une façon très premier degré et simplette presque de décrire l'amoure entre Thomas et Pétra.
    Autant j'ai peu apprécié la phase sentimentaliste du roman, autant j'ai aimé tout ce qui a été du ressort de l'intrigue et de l'historique. La Guerre froide, ses tenants et aboutissants, la vie difficile à cette époque, le cynisme politique, le sacrifice des idéaux, quelque soit le camp concernés, tout cela fait de ce roman un moment de lecture plus qu'honorable et enrichissant.
    Je sais qu'il est parfois difficile d'avoir un avis tranché, avec certains auteurs j'éprouve cette difficulté, au regard de ce dont je les sais capable par ailleurs… C'est le cas avec Kennedy. Mais je peux, sans rougir, assurer que Cet instant-là vous vaudra un bien joli moment de lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 20 décembre 2011

    brigittelascombe
    "L'instant s'est présenté et il est passé" ressasse Thomas Nesbitt, écrivain en vue, quinquagénaire, héros de Douglas Kennedy (journaliste, dramaturge, romancier américain dont le best seller L'Homme qui voulait vivre sa vie a été adapté en film).
    En tous cas Cet instant là, pour moi, a duré des heures, car je ne l'ai lâché qu'une fois fini... et encore...il m'a complètement envoutée!
    On y croit à ce personnage d'écrivain solitaire qui hérite de ses parents, pris d'impulsion achète un cottage dans le Maine et divorce dans la foulée de Jan, leur mariage claudiquant depuis déjà fort longtemps.
    On y croit à son accident de ski au Québec déclencheur d'introspection alors que le passé "continue à définir " son existence.
    On y croit au mystérieux paquet au cachet allemand, en provenance de Berlin et adressé à son attention chez son éditeur par Petra Dussmann.
    "Est-ce là qu'elle vivait?"
    Et là on embarque, tout de go via l'enfance de Tommy, qui déjà avait la fâcheuse tendance à fuir, puis direction "la bohémienne new-yorkaise de ses rêves", une violoncelliste dont il s'éloigne se sentant pris au piège et enfin nous atterrissons à Berlin en reportage où nous allons rencontrer dans un studio radio Petra, trente ans "à la fragilité touchante" et à la souffrance déchiffrable au premier regard.
    Bouche cousue! Je ne dévoilerai pas la trame de cette pathétique passion sur fond de drogue lorsque Thomas loge chez un artiste déjanté puis d'espionnage alors que "Berlin-est est le territoire de tous les cauchemars de la guerre froide".
    "Petra Dussmann travaillerait-elle pour le Stasi?"
    "Peut-on vraiment réchapper à l'instant?" s'interroge Thomas Nesbitt après avoir réceptionné et défloré sa volumineuse enveloppe.
    Sans doute pas, puisqu'à partir de l'instant où nous ouvrons Cet instant là, le lecteur piégé n'en réchappe pas.
    Bravo à Douglas Kennedy, dont l'imagination vagabonde, le sens aigu de la psychologie des personnages,l'écriture alerte et le don de créer une ambiance le désignent comme un romancier hors pair!
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Critiques presse (6)


  • Lexpress , le 27 octobre 2011
    Hommage à Graham Greene, éloge du moment présent, ce roman est un signal d'alarme que tout individu un peu honnête doit considérer avec empressement. Ne manquez pas cet instant-là.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 13 octobre 2011
    Avec Cet instant-là, Kennedy signe son roman le plus politique, où il montre comment le communisme a broyé les âmes. Et où il finit par se démasquer, au détour d'un paragraphe : "Tous les gens qui écrivent ont des idées noires."
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LesEchos , le 11 octobre 2011
    « Cet instant-là » ménage de vrais moments de tension - ce qui signifie qu'il y a aussi des baisses, nombreuses. Le roman s'enlise parfois dans des descriptions pointilleuses des deux Berlin. Le personnage de Fitzsimmons-Ross - ses amours, ses emmerdes -prend beaucoup de place, sans que son rôle dans l'histoire le justifie. […] les ressorts de l'intrigue et de la psychologie des personnages sont trop basiques pour entretenir l'intérêt tout au long de cet épais roman.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LeFigaro , le 07 octobre 2011
    Avec Cet instant-là, l'écrivain américain replonge son héros dans un amour de jeunesse. Occasions manquées dans le Berlin du rideau de fer. […]Son talent - très bons dialogues - possède une énergie communicative, une puissance de conviction qui étonne.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LaLibreBelgique , le 04 octobre 2011
    Douglas Kennedy se souvient du Berlin qu’il a connu dans les années 80. Où amour et géopolitique sont inconciliables. Son roman le plus personnel.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LeSoir , le 03 octobre 2011
    Cet instant-là est formidablement construit, prenant, pullulant, haletant. De surprises en rebondissements, on ne le lâche pas. Roman d'amour tragique, reconstitution historique, suspense ? Les trois, sans oublier la question de la poursuite du bonheur, de l'amour vrai et celle de la force des blessures d'enfance.
    Lire la critique sur le site : LeSoir

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Citations et extraits

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  • Par Mariefrance57, le 23 février 2012

    « Voilà peut-être la question la plus difficile de toute l’aventure humaine : est-il réellement possible de toujours regarder en avant, comme on nous encourage sans cesse à le faire, ou bien devons-nous garder certains vestiges essentiels de notre passé, si douloureux soient-ils, comme un rappel que certains aspects de la vie nous transforment si profondément qu’ils nous habitent à jamais ? Pouvons-nous vraiment refermer la porte sur ce qui continue à nous hanter ? »
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  • Par Ptitgateau, le 01 mars 2012

    ...Puis il a levé la barrière et j'ai fait mes premiers pas en république démocratique allemande.
    Quelle preuve de fidélité inébranlable un Volkspolizei devait-il donner pour être posté ici ? me suis-je demandé.
    Quel type de chantage politique était exercé sur les hommes chargés de surveiller un point aussi sensible ?Leur faisait-on savoir que leur famille serait sévèrement punie s'ils osaient jamais passer de l'autre côté ? Quel genre de complicité tacite pouvait unir ces éléments des forces de l'ordre triés sur le volet ? Et qu'en pensaient-ils en secret , ces représentants d'un régime totalitaire, lorsqu'ils voyaient les occidentaux aller et venir librement à travers la frontière idéologique la plus contraignante du monde ? N'étaient-ils pas encore plus captifs que leur concitoyens, ces geôliers, parce que leur travail quotidien les exposaient à un tout autre univers où les gens jouissaient d'une liberté assez incroyable, dont celle de se déplacer à leur guise ? Ou bien constituaient-ils la dernière phalange des purs et durs, tellement endoctrinés qu'ils ne voyaient dans l'Ouest, qu'une impitoyable machine capitaliste emprisonnant les individus dans un cercle vicieux destructeur, celui du consumérisme et de l'appauvrissement permanent ?
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  • Par zorazur, le 04 mars 2013

    … comment elle m'avait attiré à elle dès que nous avions été dans mon studio, comment nous nous étions jetés dans un baiser tellement intense que nous aurions pu être deux amants qui, se retrouvant après une longue absence, sont insatiables l'un de l'autre ; comment nous nous étions arrachés nos vêtements dans une sorte de transe ; le cri perçant qu'elle avait poussé lorsque j'étais entré en elle, allongée sur le lit, et comment elle avait noué ses jambes autour de moi pour me prendre avec une violence passionnée ; comment elle avait saisi mon visage entre ses mains et m'avait regardé avec dans les yeux un désir, une ardeur, un espoir, si bouleversants que les mots étaient venus tout seuls à mes lèvres et elle m'avait répondu dans sa langue « ich liebe dich ». Ces paroles avaient été échangées dans un murmure, comme si nous formulions un voeu, un serment, et ensuite nous nous étions abandonnés à la passion physique, débridée, fusionnelle.
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  • Par calern, le 10 septembre 2013

    Les villes sont capables de se réinventer ainsi, de jouer avec leur identité, de devenir autre chose sous le même extérieur remis au goût du jour. Et nous aussi, en tant qu'individus, nous pouvons perdre du poids, prendre des muscles, laisser au contraire la graisse triompher, nous habiller d'une manière qui correspond à l'image que nous voulons donner aux autres, faire étalage de notre aisance ou de notre dénuement matériels, manifester notre optimisme ou scepticisme, bref modifier notre apparence comme les villes le font. Mais nous sommes incapables de changer l'histoire personne qui nous constitue. Nous sommes l'accumulation des paradoxes que la vie a mis sur notre chemin, stimulants ou atterrants, porteurs d'une lumière cristalline ou des plus denses ténèbres. Nous sommes le résultat de ce qui nous est arrivé, et nous avançons toujours chargés de ce qui nous a définis, de ce qui nous a manqué, de ce que nous avons voulu sans avoir pu l'obtenir, de ce que nous avons trouvé et perdu.
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  • Par Ptitgateau, le 27 février 2012

    "Tu as toujours eu une attitude mitigée envers moi, envers nous" avait plusieurs fois fait remarquer Jan, dans les derniers temps. Comment aurais-je pu lui expliquer qu'à l'exception notable de notre merveilleuse fille, je demeurais "mitigé" envers absolument tout. Si l'on n'est pas en pais avec soi même, est-il possible de l'être avec les autres ?

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