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ISBN : 2266128809
Éditeur : Pocket (1996)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 67 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est en 1931 que Kessel entreprit la rédaction de ce qui devait être un de ses plus beaux romans. L'idée de " Fortune carrée " lui vint sur le plateau volcanique de Sanaa en voyant " le Moscovite " caracoler sur l'étalon de l'imam du Yémen.


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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par frandj, le 06 février 2014

    frandj
    "Fortune carrée" est peut-être le plus réussi de tous les romans d'aventures. Il peut être lu et apprécié à sa juste valeur, dès l'adolescence comme à l'âge adulte. le livre tient le lecteur en haleine tout le long des trois parties (presque indépendantes) qui le composent. L'histoire se place au premier tiers du XXème siècle, mais dans des contrées reculées, exotiques, barbares, qui n'ont rien à voir avec le monde occidental.
    La première partie, qui a pour cadre le Yémen, est époustouflante par son rythme effréné; c'est un aventurier sans peur et sans scrupule, Igricheff, le "fils de la Kirghize", qui y joue le premier rôle. La seconde partie - peut-être le plus faible des trois ? - se déroule sur un voilier voguant en Mer Rouge, dont le skipper Mordhom est le personnage dominant.
    La dernière partie a pour héros Philippe, ami de Mordhom, chargé d'une mission difficile et dangereuse en Somalie (française, à cette époque). le jeune Philippe est présenté avec une sorte de tendresse, car il est à l'opposé d'aventuriers endurcis comme Mordhom ou Igricheff. Cette dernière aventure est haletante, comme une "course contre la montre" dans le désert implacable. le roman s'achève d'une manière magistrale, sur une tragédie dont on devine peu à peu le caractère inévitable. Elle laisse le lecteur véritablement époustouflé.
    On n'oublie plus ce roman qui, pour une raison qui m'échappe, reste assez méconnu dans l'oeuvre de J. Kessel.
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    • Livres 4.00/5
    Par Chris9, le 20 novembre 2011

    Chris9
    Cette histoire virile met en scène deux hommes violents et sans attaches : Hakimoff et Henri de Monfreid, dans un cadre époustouflant de beauté : le Yémen, la mer Rouge, l'Éthiopie-Somalie.
    Un récit fulgurant qui s'inspire de la vie du grand voyageur que fut Kessel et de ses rencontres avec de fabuleux personnages Monfreid, mais aussi le sergent Hussein ou encore Gouri, le tueur aux bracelets de peau humaine. Un roman d'aventures épique et vrai.
    Ce roman d'aventures est un des premiers de Joseph Kessel.
    Trois récits distincts se déroulant au Yémen, en Mer Rouge et en Abyssinie. Trois héros : un batard kirghize, Henry de Monfreid et Philippe Lozère.
    Ils vont traverser mille épreuves, des paysages plus époustouflants les uns que les autres, côtoyer des animaux sauvages et terrifiants…
    La plume de Kessel est alerte et décrit merveilleusement les beautés de l'Arabie, de ses plateaux et de ses oasis, la magnificence de l'Ethiopie et de ses collines. On partage la vie de tribus orgueilleuses, des moments de bonheur au cœur de villes mythiques, on vibre avec les aventuriers… Un vrai régal.
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    • Livres 5.00/5
    Par liberliger, le 28 octobre 2012

    liberliger
    Igritcheff, bâtard kirghize d'un comte russe, est chef de ma mission soviétique au Yémen. Tenu en haute estime par l'imam, il coule des jours heureux à Sanaa, mais le régime soviétique le rappelle à Moscou. Fuyant Sanaa, poursuivi par les askaris de l'iman pour avoir confondu ses propres deniers avec la caisse de la mission, Igritcheff rejoint le parti des féroces pirates zaranigs dont il assure dans un premier temps la victoire. Fait prisonnier par un chef yéménite, il s'évade et parvient à gagner la mer Rouge et à embarquer in extremis à bord d'un boutre où deux Français transportent clandestinement une cargaison d'armes : un contrebandier, Mordhom, portrait fidèle d'Henry de Monfreid et Philippe, jeune homme riche qui voyage par dilettantisme. Après avoir essuyés une terrible tempête, ils accostent sur les côtes d'Abyssinie. Abandonné par Igritcheff, Philippe doit convoyer une cargaison d'armes au travers du terrible désert abyssin et de tribus farouchement sanguinaires.
    Dans ce roman de pure aventure, en partie autobiographique Kessel avoue sa fascination pour ses terres orientales, pour la guerre et la violence qui en sont le lot quotidien. La grandeur sauvage des pays et paysages de la mer Rouge fournit plus d'un décor. Plus que Les cavaliers, c'est le roman qui m'a donné l'envie fébrile de lire tout Kessel, c'est dire.
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    • Livres 4.00/5
    Par lerital31, le 15 mars 2014

    lerital31
    En farfouillant dans la bibliothèque d'un proche, je suis tombé sur ce livre. J'avais beaucoup aimé "L'armée des ombres" donc pourquoi ne pas retenter un Kessel?
    J'ai adoré. Fortune carrée nous immerge dans les pays bordants la mer rouge: Yemen, Ethiopie,... La nature y est inhospitalière et aride mais d'une grande beauté sauvage. Traits que l'on retrouve chez les hommes de ces contrées qui, malgré que le récit se situe au début du XXe siècle, vivent dans un monde moyenâgeux et tribal avec tout ce que cela comporte: des rapports humains violents et impitoyables, mais propice à l'expression de valeurs telles que la dignité, la fidélité et l'héroïsme.
    On démarre nos aventures avec Igricheff, l'archétype du héros dans la culture traditionnelle pour les poursuivre progressivement avec Philippe, l'homme moderne en quête de dépassement et admiratif de ce monde traditionnel. le troisième personnage essentiel dans le récit est Mordhom, personnage pont entre nos deux héros. Héroisme, fraternité et tragédie fonde ce récit synonyme d'évasion. A lire!
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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 11 mai 2012

    gill
    En s'inspirant de son reportage relaté dans "Marché d'esclaves", Joseph Kessel a écrit ici, un des classiques du roman d'action, un récit tumultueux et divers comme la vie elle-même.
    "Fortune carrée" ?
    C'est le nom d'une voile, la misaine carrée d'une goélette.
    C'est pour l'auteur l'aventure aussi, la chevauchée dans les sables de l'orient, la fuite dans les vagues chaudes de la mer rouge, le trafic de l'or et des esclaves...la rencontre, aussi, avec un autre des plus talentueux écrivains et marins, Henri de Monfreid, le détenteur des secrets de la mer rouge.
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 19 mai 2012

    A cinq jours de marche forcée de la mer Rouge et à trois mille mètres environ d'altitude, s'étale au sud-ouest de la presqu'île arabique, un cirque vaste et rocailleux qui porte Sanaa, l'antique capitale du Yémen qu'on appelait jadis "Arabie Heureuse".
    Des montagnes aiguës gardent de toutes parts le plateau immense.
    Chaque pic est couronné d'un village fortifié, et ce sont autant de sentinelles de la cité de l'Imam. Du côté de la mer ainsi que du côté des terres, au sud, au nord, à l'est et à l'ouest, sans cesse ni défaillance, il semble qu'une force mystérieuse et toute-puissante a élevé ces jets de pierre qui se perdent dans les nuages pour composer d'inaltérables remparts aux formes de la nature et de la vie des hommes....
    (extrait du premier chapitre "Le cavalier du diable" de la première partie "Chaïtane" de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1971)
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  • Par liberliger, le 24 octobre 2012

    Je commence à sentir, à penser plus loin, plus profond qu'il ne faut. je vois la vanité de ma vie, la poussière qu'elle laisse. Les bras m'en tombent. Or, je ne peux pas rester les bras ballants. Les nouer autour d'une femme ? Où la trouver ?La chercher en Europe ? J'aime mieux affronter une bande de requins en mer Rouge. Et puis un sentiment fort est une entrave. Je n'en supporte pas. Mais la liberté totale, c'est odieux, c'est insupportable lorsqu'on n'est pas une brute ou un saint.
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  • Par lerital31, le 15 mars 2014

    - Je suis né dans les steppes de Samarkande, sous une tente, commença Igricheff.
    Il raconta son enfance, sa jeunesse, la division sauvage, la guerre civile, Chaïtane, et la descente de Sanaa jusqu'à la mer Rouge. Quand il eut terminé, il y avait sur le boutre, pour Lozère, un deuxième héros.
    - Et dire que Mordhom, Breton de père en fils, murmura Philippe, est venu à point sur la côte zaranig pour sauver un prince kirghize! Quelle chance j'ai eu de voir cela!
    - Si vous suivez l'un ou l'autre de nous, vous verrez bien autre chose, dit Igricheff, avec son assurance souveraine.
    - Vous avez des plans, déjà?
    - Aucun, comme toujours... J'attends, comme toujours...
    - Mais, pourtant, Mordhom forme sans cesse des projets... Il cherche, prévoit, arrange.
    - Il est d'Occident, répondit Igricheff, en haussant imperceptiblement les épaules.
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  • Par lerital31, le 15 mars 2014

    - Des esclaves, répéta Philippe, qui perçut alors chez eux une autre parenté plus profonde.
    Elle était dans le regard. Jamais Philippe n'avait pensé que des yeux pussent révéler tant de patience et tant de soumission. Ces yeux attendaient des hommes libres tout le mal et tout le bien, indifféremment.

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  • Par ValHel, le 29 juillet 2013

    Alors il bondit en selle et poussa Chaïtane dans la mer. L'étalon nagea. Il atteignit le boutre au moment où celui-ci piquait vers le large. Mouillé jusqu'au bassin, Igricheff s'agrippa au bordage, monta sur le pont. Sans faire attention à personne il passa la bride de Chaïtane à un bout de bois.

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Vidéo de Joseph Kessel

Bande annonce de L'armée des ombres. Film franco-italien de Jean-Pierre Melville sorti sur les écrans en 1969, adapté du roman du même nom de Joseph Kessel, avec Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse et Jean-Pierre Cassel.








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