ISBN : 229034589X
Éditeur : J'ai Lu (2006)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 189 notes) Ajouter à mes livres
L'homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait... ».
Dernier aventurier d'une époque qui ressemble à la nôtre, Roland le Pistolero est poussé par une force inconnue. Au-delà de cette chasse à l'homme, ce qu'il cherche, c'est la Tour.> voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Azzyraphale, le 12 août 2011

    Azzyraphale
    Stephen King, vous connaissez. Non seulement y'a des bouquins tout noirs de lui partout, et en plus il sort des films d'horreur tout le temps.
    Non.
    Enfin, pour être plus précis : pas seulement.
    Stephen King a un succès phénoménal, mais quel dommage. Oui c'est paradoxal, mais son succès est dû aux oeuvres de ses débuts (”Carrie, “Shining”,”cujo”) et les éditeurs français se font une joie de rappeler ça sur les présentations des bouquins, comme s'il n'avait rien fait depuis. Or Stephen King est un des plus grand écrivains de ce siècle, et il en a fait des bouquins, pas tous de la même qualité, loin de là.
    Eh oui. Succès peut rimer avec qualité.
    Lisez “Différentes saisons”. On en reparlera. Lisez “Sac d'os”. On oubliera “cujo” assez vite.
    Le problème c'est que Stephen King est mal vu des amateurs de SF ou Fantasy à cause de cette renommée justement (pas assez underground le gars) et encore plus mal vu de l'intelligentsia littéraire (”Je suis l'equivalent du Big Mac en littérature”, Stephen King). “La tour sombre” a les qualités nécessaires pour redonner ses lettres de noblesse au maître de Bangor.
    Si 4500 pages ne vous rebutent pas, attelez vous au cycle de “La tour sombre”. C'est de la Fantasy, à l'instar du Seigneur des Anneaux, mais point d'elfes ou de nains ici. Non c'est de la fantasy nourrie à l'Amérique des années 50. le chevalier est un Pistolero tout droit sorti d'un western, et le monde est loin d'être enchanteur. “C'est un monde qui change”, et pas dans le bon sens.
    Je ne veux pas trop dévoiler de l'intrigue, c'est pourquoi cet article est un exercice très délicat : comment donner envie aux gens de lire 4500 pages sans parler de l'histoire ?
    Parce que justement, ce serait gâcher le plaisir de la découverte. Je vais donc parler des deux premiers tomes, pour ensuite n'évoquer que l'ambiance des suivants.
    Stephen King a été très ambitieux, il a commencé ce cycle en 1970 alors qu'il avait 20 ans. Et rentrons dans le vif du sujet avec le premier tome, qui est hélas, le moins bon du cycle. Oui c'est plein d'erreurs de jeunesse, le style est froid, ca manque de cohérence.
    Mais la récompense - les 6 tomes qui suivent - mérite qu'on s'écharne.
    On fait connaissance avec le personnage de Roland de Gilead, dernier des Pistoleros, dans un monde décrépit. Il a une quête : tuer l'homme en noir, qui le précède sur sa route et trouver La tour sombre.
    Pourquoi ?
    Attendez quelques tomes pour avoir les réponses.
    Après un séjour dramatique dans la ville de Tull, il croisera sur sa route Jake, un enfant qui vient de mourir dans son monde et qui s'est retrouvé dans un relai abandonné en plein désert dans le monde de Roland…
    Accrochez vous à la lecture de ce tome, on ne le dira jamais assez : c'est pas marrant, mais indispensable pour la suite, qui est autrement plus jouissive.
    Dans le deuxième tome “Les trois cartes.”, on retrouve roland, mourant et estropié sur une plage inconnue, et qui va trouver trois portes sur son chemin. Trois portes magiques qui donnent sur trois New York différents : années 60, 70 et 80. Dans chacun de ces New York il va se retrouver dans la tête de trois personnages: le prisonnier Eddie, junkie de son état, la Dame d'Ombres (O)Detta, handicapée schizophrène et… la mort.
    Le ka-tet - terme pour désigner plus qu'une confrérie, une famille soudée - se forme. le style n'a plus rien à voir avec Le pistolero. Ca commence sur les chapeaux de roue avec Eddie, le rythme se relâche un peu avec Detta/Odetta, et se termine en bon film d'action américain avec le dernier personnage. N'y voyez nulle critique là dedans, les bons film d'action, ça se regarde très bien. Et écrit par Stephen King, on tourne les pages frénétiquement.
    Dans “Terres perdues”, on fait plus ample connaissance avec le ka-tet de Roland. Les personnages s'étoffent. Leur chemin progresse dans une ambiance post-apocalyptique dans l'étrange ville de Lud. de nouveaux personnages terrifiants font leur apparition: Gasher, L'Homme Tic-Tac et surtout Blaine… tandis que d'anciens personnages ressurgissent… je n'en dirais pas plus.
    Chaque personnage à son heure de gloire, le rythme est dans la lignée du tome précédent, on ne s'ennuie pas.
    Arrivé au quatrième tome, “Magie & Cristal”, attention, chef d'oeuvre!
    S'il faut lire La tour sombre, c'est en partie grâce à ce bijou, du Stephen King au sommet de son art.
    Ici pas de jeune fille télékinesisthe ni de père de famille avec sa hache. Ni de clown.
    Non ici Stephen King s'attache à la délicate tâche de raconter le passé de Roland, et son premier et unique Amour perdu, Susan Delgado. On est loin du roman d'horreur.
    Au fil des pages, baignés dans l'ambiance mélancolique de Mejis, on se surprend à s'émouvoir de cette histoire d'Amour caché, ce pseudo conte de fées avec ses gentils, ses méchants, sa sorcière maléfique. On verse une larme à l'occasion aussi.
    Le défi était de taille, Stephen King l'a surmonté avec panache. Il a enchaîné l'écriture de “Sac d'os” suite à l'écriture de ce volume, si vous l'avez lu, vous comprendrez à quel point il était inspiré à cette époque.
    Quelques années plus tard, après son fameux accident qui a failli lui coûter la vie, Stephen King s'est acharné à terminer son cycle de peur de mourir et de laisser ce Chantier inachevé. Il voulait faire de La tour sombre la pierre de faîte de son oeuvre.
    Le cinquième tome, “Les Loups de la Calla”, est sorti en 2003. le ka-tet va être confronté à son devoir de protection envers qui le demande, ici un village, dont toutes les naissances donnent des jumeaux, voit tout les 25 ans des loups arriver pour emporter un des deux jumeaux . Ils reviennent quelques temps après complètement idiots, lobotomisés. Et cette fois, les villageois veulent offrir un comité d'accueil.
    Les pièces du puzzle s'assemblent quand on fait la connaissance avec un “nouveau” personnage en la personne du Père Don Callahan… qui n'est pas vraiment nouveau si vous vous souvenez de “‘Salem”… On découvre aussi Mia, et on évoque un mystérieux écrivain du Maine qui aurait écrit leur aventures avant qu'ils les vivent. Un certain Stephen King.
    Un tome intéressant au final, même si on pourra regretter les longs chapitres ou Don Callahan raconte son histoire, ce qui coupe un peu le rythme. Roland et son ka-tet progressent néanmoins vers La tour sombre, et on a enfin l'impression que Stephen King sait ou il va…
    Le sixième tome “Le Chant de Susannah” voit le ka-tet de Roland dispersé. Difficile de raconter l'intrigue à ce niveau, ce serait révéler trop d'informations que je vous laisserai découvrir. C'est un épisode bien ficelé, la rencontre avec Stephen King peut soit voir faire dire “Mais quel mégalo ce King !” ou “Ah oui bien joué…”. La suite donnera raison à la deuxième solution, Stephen King n'hésitant pas à être très critique envers lui même, ce qui peut etre savoureux si on connait bien le personnage.
    La tour sombre approche.
    Dans le septième et dernier tome, vous serez au bout de vos “peines”, le dénouement est proche, mais il reste parsemé de tragédies. le puzzle prend vie, de nouveaux liens avec l'oeuvre de King ont crées avec le personnage de Ted Brautigan de “Coeurs perdus en Atlantide”. La première moitié du livre tient du génie, on frôle la perfection de “Magie et Cristal” par moments. La seconde moitié est moins agréable, on dirait qu'il manque quelque chose. Sans doute l'inexorabilité de la fin de la quête qui se profile.
    Une fin magistrale - ou plutôt deux, si vous choisissez de lire la deuxième fin (Stephen King vous laissera le choix) - à la hauteur de ce que nous avons vécu au fil des 4500 pages. Car oui, c'est long. Mais ça nous laisse largement le temps de s'immerger dans l'Entre Deux Mondes et dans la peau des personnages. Stephen King est doué pour ça, sans doute son plus grand talent, alors si vous voulez vous évader et vivre la quête de La tour sombre, prenez part au ka-tet de Roland, il y a une place pour vous, même si elle n'est pas mentionnée explicitement par l'auteur. Sans lecteur, le ka-tet n'est rien.
    Une oeuvre majeure de la littérature de l'imaginaire, à ranger à côté du Seigneur des Anneaux, Dune ou la Trilogie Martienne, entre Fantasy et SF…
    ” L'homme en noir fuyait à travers le désert, et Le pistolero le suivait… “

    Lien : http://www.bibliazzy.com/le-cycle-de-la-tour-sombre-stephen-king/
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 11 février 2012

    Dionysos89
    J'abordai La tour sombre en complet novice. Novice de La tour sombre déjà : connaissant seulement le synopsis, cette saga m'a toujours fasciné, de près ou de loin, par les méandres de tous les genres qu'elle semblait abriter. Novice de Stephen King également : c'est sûrement un sacrilège, mais je n'avais encore jamais lu quoi que ce soit de lui. (Soit dit en passant, autant commencer par le livre qui touche le plus à sa jeunesse.) Et, enfin, je dirais même, presque, novice de science-fiction tant ce roman redéfinit pour moi la science-fiction en général et la fantasy par la même occasion.
    Le pistolero, tome 1 de la saga de La tour sombre, a donc été rédigé il y a trente ans par un jeune américain de 19 ans. Stephen King agrémente d'ailleurs cette édition d'une triple préface, datant du début de l'année 2003, où il disserte d'une façon très intéressante sur la vie, la jeunesse, la présente réédition et le remaniement de son "livre de jeunesse".
    Car c'est bien à un "livre de jeunesse" auquel nous avons affaire ici, c'est-à-dire à un style légèrement compliqué (que je croyais dû à la différence nette avec mes précédentes lectures, mais le constat semble général), et ce tome serait le plus difficile à lire de la saga... Toujours est-il qu'en s'habituant (rapidement au fond) à ce style particulier, on découvre un monde fantastique, un univers riche et fabuleux. J'oserais même dire qu'on nage, qu'on rame, qu'on se noie, véritablement, dans cette histoire. Cela en devient presque un malin plaisir que, dès qu'on s'accroche à une vérité, de se perdre à nouveau. le malaise persiste, mais finalement on se rend compte qu'on n'effleure que la surface des choses, et c'est fascinant.
    En un sens, cela est sûrement dû à la petitesse de ce tome, qui me semble presque un prélude à la saga elle-même. Cela promet surtout énormément pour la suite, car Stephen King distille une quantité impressionnante de références auxquelles on peut parfois se raccrocher aisément (la chanson "Hey Jude", sortie en 1968 il me semble, qui se fait entendre plusieurs fois, rappelle bien l'époque à laquelle est écrit ce roman, même pas quinze ans après sa sortie) ; toutefois, la plupart des références proposées par l'auteur ne sont que des perches glissantes vers un monde dont on ne distingue encore que très peu de choses.
    Un premier tome très dense donc, qui s'avale en peu de bouchées avides et qui a l'intérêt supplémentaire de nous faire discerner (surtout dans le long passage de la fin sur la "proportion") les peurs de Stephen King et de son temps, surtout autour de concepts comme le progrès ou le destin. Le pistolero va donc au-delà de la science-fiction, au-delà de la fantasy, bien au-delà...
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Daena, le 26 juillet 2011

    Daena
    Le Ka, ou le destin. Pièce centrale de ce monument de la littérature qui vous fait un jour ouvrir le premier tome de cette saga grandiose. Doté d'une traduction nouvelle ( nécessité intense de l'avis de l'auteur et du public francophone ), l'histoire se déroule magistralement, partant d'un royaume de farwest où magie et vielles coutumes siègent en maîtres, jusqu'au bout d'une quête : La tour sombre.
    Stephen King nomme ce livre sa "Jupiter", sa grande oeuvre ; force est d'admettre que nous devons lui donner raison. La juxtaposition des univers spatio-temporels, des personnages criants de relief, des intrigues qui jamais ne s'essoufflent, et des références culturelles omniprésentes font de ces milliers de pages un trésor littéraire à part entière.
    Il est vrai que le genre et la syntaxe ne peuvent plaire à tous. " Si fait", dirait Roland. Mais diantre, au nom d'une sacro-sainte allergie à Stephen King, il ne faut en aucun cas lui renier l'aboutissement de son travail.
    Si vous êtes des amoureux de grands personnages, de la prestance des films à la Clint Eastwood, des quêtes chevaleresques ou encore des épiques récits d'Héroic Fantasy. Plongez dans ces pages.
    Car sans exagération, j'avouerai simplement que ces sept tomes ont changé ma vie. " Puisse vos jours être longs sur la terre "
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Hypnos, le 18 février 2008

    Hypnos
    Le premier tome d'une saga tout simplement géniale.
    Cependant, accrochez-vous. Ce premier tome justement, est le plus difficile à lire, il n'est pas forcément très prenant et il est facile de laisser tomber la lecture avant la moitié du livre. Cela dit, il est la porte d'entrée obligatoire à cette saga en 7 volumes.
    Et cela vaut le coup, croyez-moi!
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    • Livres 3.00/5
    Par Giwago, le 28 avril 2008

    Giwago
    Je suis relativement mitigé sur ce premier tome de La tour sombre. L'histoire est passionnante, comme sait si bien le faire Stephen King, c'est toujours aussi bien écrit et j'ai dévoré ce King, comme n'importe quel King d'ailleurs… Et pourtant, certaines choses m'ont gêné, notamment le fait que le « pourquoi » de cette quête de La tour sombre ne soit pas clairement exposé (ou alors j'ai mal lu). M'a aussi gêné cette ambiance de western glauque hors du temps : j'ai ressenti tout au long de ma lecture un certain malaise, bon je n'ai jamais été un grand fan de western, mais quand même. Ces quelques réserves ne vont pas m'empêcher de dévorer les six prochains tomes…
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Citations et extraits

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  • Par bioki, le 21 mai 2012

    L’homme était presque sur lui quand il le vit dans la glace, pratiquement chauve, la main sur la poignée d’un gigantesque couteau de chasse passé dans sa ceinture. —Retournez vous asseoir, dit le Pistolero. L’homme se figea. Un mouvement réflexe lui retroussa la lèvre supérieure comme les babines d’un chien et il y eut un temps de silence. Puis il regagna sa table et les choses reprirent une fois de plus leur ordonnance initiale. La bière arriva dans une chope de verre fêlée. —Je n’ai pas la monnaie là-dessus, dit la femme, agressive. —Aucune importance
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  • Par bioki, le 21 mai 2012

    Les regards se braquèrent sur lui et ses armes. Il y eut un moment de silence presque total ; seul le pianiste, distrait, continua de jouer. Puis la femme essuya son bar et tout redevint comme avant.
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  • Par odin062, le 21 mai 2012

    La seule vraie beaute reside dans l’ordre, l’amour et la lumiere.
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  • Par Dionysos89, le 09 février 2012

    Tout le long du chemin, le soleil les piétina. Même au crépuscule, lorsqu'il gonflait et virait au rouge fiévreux, il brillait d'un feu pervers à travers les entailles dans les contreforts à leur gauche, les aveuglant et transformant chaque larme de sueur en prisme de torture.
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  • Par bykiss, le 19 janvier 2011

    - Allons-nous parler en toute franchise, en hommes ? Pas comme des amis mais d'ennemi à ennemi, d'égal à égal, donc. Pareille opportunité ne te sera pas souvent donnée, Roland. Les ennemis seuls sont sincères. Amis et amants ne cessent de mentir, pris comme ils sont dans les rets du devoir.
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