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ISBN : 2290138924
Éditeur : J'ai Lu (01/02/2017)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 787 notes)
Résumé :
L'homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait... ».
Dernier aventurier d'une époque qui ressemble à la nôtre, Roland le Pistolero est poussé par une force inconnue. Au-delà de cette chasse à l'homme, ce qu'il cherche, c'est la Tour.
À la croisée des temps, lieu de rencontre de notre univers et d'autres mondes...Voilà vingt ans que dure cette poursuite.
Pour Roland, l'enjeu est maintenant de rattraper l'homme en noir. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
Wiitoo
12 août 2013
★★★★★
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Alors soyons clair et direct, le chef-d'oeuvre de Stephen King ce n'est à l'évidence pas dans le tome 1 qu'on le perçoit ! :-)
Oui parce que Monsieur King lui-même a dit que la Tour Sombre était sa Jupiter, l'oeuvre de sa vie, son chef-d'oeuvre littéraire. Stephen King lui-même explique cela dans la préface et fait part de sa déception ou de son incompréhension lorsqu'il rencontre ses fans et qu'il constate que peu d'entre-eux ont lu la Tour Sombre.
Alors moi je me suis dit : " quand même, bibiche tu peux as passer à côté de cela ! Tu DOIS lire ça avant de mourir !". Ça a été "presque" mortel !
Savez-vous pourquoi les 35 critiques sur Babélio ne disent rien de plus, à propos de cette histoire, que : " c'est l'histoire d'un Pistolero qui poursuit l'homme en noir à travers le désert. Il rencontre un enfant auquel il s'attache et puis continue de poursuivre l'homme en noir" ? Eh bien tout est là, ou presque ! (Enfin jusqu'aux 20 dernières pages ou enfin on nous donne quelques miettes pour nous sustenter). le reste n'est que délectation devant l'excellente prose du King mais ne comptez pas vous nourrir d'une histoire passionnante avec de multiples rebondissements, du suspens ou de la terreur. Ni même de comprendre le contenu de ce livre. Ok, c'est fait exprès parait-il, ok, ok.
Parait que c'est mieux à partir du tome 2, ah booooon....hmmmm...mouai...faut voir, ça donne pas envie en tout cas, mais Stephen King a dit... Gnagnaa gnagnaaa Jupiter gnagnaaa, alors on va prendre son courage à deux mains et laisser une chance au Pistolero de me convaincre :-)
Bon courage à ceux qui se lancent dans ce petit livre de 260 pages, écrit en caractères 2,5. Munissez-vous de votre loupe préférée et d'un grand verre de votre alcool fort préféré pour faire passer le tout :-) (Ceux qui pensent qu'un verre suffit pas au cours de la lecture, n'hésitez pas à vous resservir !)
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Arakasi
01 juillet 2014
★★★★★
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« L'homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait. »
Il y a des phrases d'introduction qui font tout de suite leur petit effet, des phrases qui sentent bon la poudre, la sueur, l'adrénaline et le sang chaud, des phrases qui font se dire d'emblée au lecteur : « Ce livre sera un bon livre ! » Bien sûr, cette première impression est souvent trompeuse et, en s'y fiant, on peut s'exposer à de cruelles déconvenues. Alors qu'en est-il de ce roman-là en particulier, premier tome de l'archi-connue saga de « La Tour Sombre » du non moins archi-connu Stephen King ? Et d'abord qui est ce fameux pistolero ?
Eh bien, le pistolero s'appelle Roland. Il a les yeux couleur de glacier, des mains de tueur, la dégaine décharnée de Clint Eastwood et deux énormes révolvers pendent le long de ses cuisses. Dernier de ses pairs, une élite guerrière jadis respectée et crainte dans tout l'Ancien Monde, il avance dans un territoire en ruine, parmi les débris de ce qui fut autrefois une grande civilisation (débris parfois fort intrigants… Qui s'attendrait à entendre résonner les couplets de « Hey Jude » dans un monde en apparence sans lien avec le nôtre ?). Depuis presque vingt ans, il traque avec une férocité jamais démentie l'homme en noir, mystérieux magicien aux pouvoirs aussi obscurs que ses motivations, mais surtout unique lien permettant à Roland d'atteindre sa seule obsession : la Tour Sombre. Pour y parvenir, le pistolero est prêt à tous les crimes, toutes les extrémités, du-t-il raser pour cela le dernier village de cette terre dévastée et en exterminer les derniers habitants. Mais saura-t-il sacrifier cet enfant étrange découvert en plein milieu du désert, cet enfant si courageux et si perdu qu'il se surprend à aimer, ce petit Jack venu d'un monde étranger et d'une ville mystérieuse où d'immenses immeubles de verre s'élèvent jusqu'à poignarder les cieux ?
Roland, c'est un peu le bon, la brute et le truand réunis dans le même homme. On ne sait pas trop si l'on est censé l'aimer ou non, admirer sa sauvage obstination et sa meurtrière virtuosité ou s'en effrayer. A vrai dire, à l'issu de ce premier tome de « La Tour sombre », on ne sait pas grand-chose… On termine ce roman d'introduction, en somme fort court, avec encore plus de questions que l'on en avait en le débutant et sans être certain d'avoir réussi à cerner son héros et ne serait-ce qu'un millième de l'univers dans lequel il évolue – curieux mélange de monde post-apocalyptique, de civilisation médiévale et de western. Et c'est là tout le génie de Stephen King : à l'aide de quelques allusions intrigantes, de deux ou trois flash-backs savamment mis en scène et d'un personnage principal aussi charismatique qu'inquiétant, il parvient à créer un puissant sentiment de curiosité. On ne sait vraiment pas où tout cela va nous mener, mais, bon sang, on a sacrément envie d'y aller ! En ce qui me concerne, je mets mon stetson, je recharge mes pistolets et j'y retourne aussitôt !
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LiliGalipette
26 janvier 2013
★★★★★
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« L'homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait. » (p. 9) Depuis plus de 20 ans, un chasseur et un chassé tracent une marche macabre dans un monde étrange et hostile. « Croyez-vous qu'il y ait une existence après la mort ? […] / Oui. Celle que nous sommes en train de vivre, à mon avis. » (p. 19) Quelle est le sens de cette traque à travers le désert et les montagnes ? Après quelles réponses court le pistolero ? On apprend que l'homme en noir peut ressusciter les morts, qu'il manipule les choses, les évènements, les êtres et les évènements. Est-il un prêtre, un magicien ? Est-il au moins un homme ?
Et d'où vient le pistolero ? Qu'est- devenu Roland, l'enfant qu'il a été ? À quoi rime l'entraînement qu'il a suivi avec d'autres garçons ? le pistolero cherche la Tour sombre et il maîtrise le Haut Parler. Il répond à un code d'honneur connu de lui seul. « Il se serait bien passé d'avoir à choisir entre la hantise de son devoir, sa quête et une amoralité criminelle. » (p. 87) À mesure que l'on pénètre dans les souvenirs d'un monde disparu et d'une enfance révolue, on comprend que quelque chose a changé, que l'univers a été bouleversé.
Puis survient Jake. C'est un enfant. le pistolero l'entraîne dans sa chasse à l'homme, tout en sachant qu'il s'attache ainsi une faiblesse. « Aussi longtemps que tu voyages avec le garçon, l'homme en noir voyage avec ton âme en poche. » (p. 101) En écoutant les maigres souvenirs de l'enfant, on comprend que différents mondes existent en parallèle. Mais quel est l'évènement qui a précipité leur croisement ? Quel est cet avant et qu'est-ce qui a suscité sa perte ?
Beaucoup de questions, n'est-ce pas ? Dans le premier volume de ce qui constitue son oeuvre monumentale, Stephen King ouvre tous les possibles et les mystères qu'il sème comme d'autres des cailloux blancs hameçonnent le lecteur et le tiennent en haleine. Je ne m'y attendais pas, mais me voilà complètement séduite par ce western postapocalyptique fantastico-moyenâgeux. Je suis impatiente d'en savoir plus sur la Tour sombre : « La Tour s'élève sur une sorte de centre de connexion. Un carrefour dans le temps. » (p. 155)
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Azzyraphale
12 août 2011
★★★★★
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Stephen King, vous connaissez. Non seulement y'a des bouquins tout noirs de lui partout, et en plus il sort des films d'horreur tout le temps.
Non.
Enfin, pour être plus précis : pas seulement.
Stephen King a un succès phénoménal, mais quel dommage. Oui c'est paradoxal, mais son succès est dû aux oeuvres de ses débuts (”Carrie, “Shining”,”Cujo”) et les éditeurs français se font une joie de rappeler ça sur les présentations des bouquins, comme s'il n'avait rien fait depuis. Or Stephen King est un des plus grand écrivains de ce siècle, et il en a fait des bouquins, pas tous de la même qualité, loin de là.
Eh oui. Succès peut rimer avec qualité.
Lisez “Différentes Saisons”. On en reparlera. Lisez “Sac d'Os”. On oubliera “Cujo” assez vite.
Le problème c'est que Stephen King est mal vu des amateurs de SF ou Fantasy à cause de cette renommée justement (pas assez underground le gars) et encore plus mal vu de l'intelligentsia littéraire (”Je suis l'equivalent du Big Mac en littérature”, Stephen King). “La Tour Sombre” a les qualités nécessaires pour redonner ses lettres de noblesse au maître de Bangor.
Si 4500 pages ne vous rebutent pas, attelez vous au cycle de “La Tour Sombre”. C'est de la Fantasy, à l'instar du Seigneur des Anneaux, mais point d'elfes ou de nains ici. Non c'est de la fantasy nourrie à l'Amérique des années 50. le chevalier est un Pistolero tout droit sorti d'un western, et le monde est loin d'être enchanteur. “C'est un monde qui change”, et pas dans le bon sens.
Je ne veux pas trop dévoiler de l'intrigue, c'est pourquoi cet article est un exercice très délicat : comment donner envie aux gens de lire 4500 pages sans parler de l'histoire ?
Parce que justement, ce serait gâcher le plaisir de la découverte. Je vais donc parler des deux premiers tomes, pour ensuite n'évoquer que l'ambiance des suivants.
Stephen King a été très ambitieux, il a commencé ce cycle en 1970 alors qu'il avait 20 ans. Et rentrons dans le vif du sujet avec le premier tome, qui est hélas, le moins bon du cycle. Oui c'est plein d'erreurs de jeunesse, le style est froid, ca manque de cohérence.
Mais la récompense - les 6 tomes qui suivent - mérite qu'on s'écharne.
On fait connaissance avec le personnage de Roland de Gilead, dernier des Pistoleros, dans un monde décrépit. Il a une quête : tuer l'homme en noir, qui le précède sur sa route et trouver la Tour Sombre.
Pourquoi ?
Attendez quelques tomes pour avoir les réponses.
Après un séjour dramatique dans la ville de Tull, il croisera sur sa route Jake, un enfant qui vient de mourir dans son monde et qui s'est retrouvé dans un relai abandonné en plein désert dans le monde de Roland…
Accrochez vous à la lecture de ce tome, on ne le dira jamais assez : c'est pas marrant, mais indispensable pour la suite, qui est autrement plus jouissive.
Dans le deuxième tome “Les Trois Cartes.”, on retrouve roland, mourant et estropié sur une plage inconnue, et qui va trouver trois portes sur son chemin. Trois portes magiques qui donnent sur trois New York différents : années 60, 70 et 80. Dans chacun de ces New York il va se retrouver dans la tête de trois personnages: le prisonnier Eddie, junkie de son état, la Dame d'Ombres (O)Detta, handicapée schizophrène et… la mort.
Le ka-tet - terme pour désigner plus qu'une confrérie, une famille soudée - se forme. le style n'a plus rien à voir avec le Pistolero. Ca commence sur les chapeaux de roue avec Eddie, le rythme se relâche un peu avec Detta/Odetta, et se termine en bon film d'action américain avec le dernier personnage. N'y voyez nulle critique là dedans, les bons film d'action, ça se regarde très bien. Et écrit par Stephen King, on tourne les pages frénétiquement.
Dans “Terres Perdues”, on fait plus ample connaissance avec le ka-tet de Roland. Les personnages s'étoffent. Leur chemin progresse dans une ambiance post-apocalyptique dans l'étrange ville de Lud. de nouveaux personnages terrifiants font leur apparition: Gasher, L'Homme Tic-Tac et surtout Blaine… tandis que d'anciens personnages ressurgissent… je n'en dirais pas plus.
Chaque personnage à son heure de gloire, le rythme est dans la lignée du tome précédent, on ne s'ennuie pas.
Arrivé au quatrième tome, “Magie & Cristal”, attention, chef d'oeuvre!
S'il faut lire la Tour Sombre, c'est en partie grâce à ce bijou, du Stephen King au sommet de son art.
Ici pas de jeune fille télékinesisthe ni de père de famille avec sa hache. Ni de clown.
Non ici Stephen King s'attache à la délicate tâche de raconter le passé de Roland, et son premier et unique Amour perdu, Susan Delgado. On est loin du roman d'horreur.
Au fil des pages, baignés dans l'ambiance mélancolique de Mejis, on se surprend à s'émouvoir de cette histoire d'Amour caché, ce pseudo conte de fées avec ses gentils, ses méchants, sa sorcière maléfique. On verse une larme à l'occasion aussi.
Le défi était de taille, Stephen King l'a surmonté avec panache. Il a enchaîné l'écriture de “Sac d'Os” suite à l'écriture de ce volume, si vous l'avez lu, vous comprendrez à quel point il était inspiré à cette époque.
Quelques années plus tard, après son fameux accident qui a failli lui coûter la vie, Stephen King s'est acharné à terminer son cycle de peur de mourir et de laisser ce chantier inachevé. Il voulait faire de la Tour Sombre la pierre de faîte de son oeuvre.
Le cinquième tome, “Les Loups de la Calla”, est sorti en 2003. le ka-tet va être confronté à son devoir de protection envers qui le demande, ici un village, dont toutes les naissances donnent des jumeaux, voit tout les 25 ans des loups arriver pour emporter un des deux jumeaux . Ils reviennent quelques temps après complètement idiots, lobotomisés. Et cette fois, les villageois veulent offrir un comité d'accueil.
Les pièces du puzzle s'assemblent quand on fait la connaissance avec un “nouveau” personnage en la personne du Père Don Callahan… qui n'est pas vraiment nouveau si vous vous souvenez de “‘Salem”… On découvre aussi Mia, et on évoque un mystérieux écrivain du Maine qui aurait écrit leur aventures avant qu'ils les vivent. Un certain Stephen King.
Un tome intéressant au final, même si on pourra regretter les longs chapitres ou Don Callahan raconte son histoire, ce qui coupe un peu le rythme. Roland et son ka-tet progressent néanmoins vers la Tour Sombre, et on a enfin l'impression que Stephen King sait ou il va…
Le sixième tome “Le Chant de Susannah” voit le ka-tet de Roland dispersé. Difficile de raconter l'intrigue à ce niveau, ce serait révéler trop d'informations que je vous laisserai découvrir. C'est un épisode bien ficelé, la rencontre avec Stephen King peut soit voir faire dire “Mais quel mégalo ce King !” ou “Ah oui bien joué…”. La suite donnera raison à la deuxième solution, Stephen King n'hésitant pas à être très critique envers lui même, ce qui peut etre savoureux si on connait bien le personnage.
La Tour Sombre approche.
Dans le septième et dernier tome, vous serez au bout de vos “peines”, le dénouement est proche, mais il reste parsemé de tragédies. le puzzle prend vie, de nouveaux liens avec l'oeuvre de King ont crées avec le personnage de Ted Brautigan de “Coeurs Perdus en Atlantide”. La première moitié du livre tient du génie, on frôle la perfection de “Magie et Cristal” par moments. La seconde moitié est moins agréable, on dirait qu'il manque quelque chose. Sans doute l'inexorabilité de la fin de la quête qui se profile.
Une fin magistrale - ou plutôt deux, si vous choisissez de lire la deuxième fin (Stephen King vous laissera le choix) - à la hauteur de ce que nous avons vécu au fil des 4500 pages. Car oui, c'est long. Mais ça nous laisse largement le temps de s'immerger dans l'Entre Deux Mondes et dans la peau des personnages. Stephen King est doué pour ça, sans doute son plus grand talent, alors si vous voulez vous évader et vivre la quête de la Tour Sombre, prenez part au ka-tet de Roland, il y a une place pour vous, même si elle n'est pas mentionnée explicitement par l'auteur. Sans lecteur, le ka-tet n'est rien.
Une oeuvre majeure de la littérature de l'imaginaire, à ranger à côté du Seigneur des Anneaux, Dune ou la Trilogie Martienne, entre Fantasy et SF…
” L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait… “
Lien : http://www.bibliazzy.com/le-..
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odin062
18 mars 2015
★★★★★
★★★★★
Pour tout fan de Stephen King, le pistolero est le début d'une grande aventure que nous sommes impatients d'entreprendre bien que cela nous effraie un peu dans le sens où on s'attaque à l'oeuvre centrale du maitre. Publié sous formes de Nouvelles puis sous forme de roman en 1983. Celui-ci a été révisé en 2003 par l'auteur pour fluidifier cet ouvrage qui a une réputation (non fondée pour moi) d'ouvrage non accessible et repoussante. Personnellement, je possède l'ouvrage de 1983, non révisé et je n'ai appris l'existence de la nouvelle version qu'après ma lecture, j'ai donc pu aisément combler les différences entre les deux oeuvres que je recense en fin de critique*.
J'ai lu cet ouvrage une première fois en 2010, il ne m'avait pas particulièrement marqué. Depuis j'ai évolué, grandi, muri et lu d'autres livres de Stephen King (dont Hypnose, livre très lié aux Tours Sombres). Cela étant, j'ai relu ce livre en 2012 et je me suis pris une claque.
On retrouve dans ce livre, les prémices de petits fragments et d'idéologie propres aux livres de Stephen King. Ce livre est un condensé des plus grands chefs d'oeuvres de King et j'imagine bien qu'en réalité, c'est toute la saga Tour Sombre qui réunit son oeuvre entière et que le pistolero ne fait qu'introduire ce schéma titanesque.
Bref, Roland est un antihéros, on le déteste ou on l'aime, mais on est tout de même un peu attaché à ce personnage qui nous raconte partiellement sa vie, laissant derrière lui de nombreux mystères. L'Homme en noir est quant à lui mystérieux, le méchant de l'épisode qui au final me parait assez sympathique et bien plus attachant que le pistolero.
Durant tout le roman, l'un poursuit l'autre et rencontre des personnages tels qu'un enfant du nom de Jake ou un frontalier du nom de Brown. Roland raconte vaguement son enfance, son passage terrifiant par la ville de Tull ou comment il est devenu le pistolero. Au-delà de ça, on ne sait rien. Quel est ce monde du « cinquième niveau » ? Les personnages sont-ils dans un éventuel futur ou dans un monde parallèle ? Stephen King a le don ici de nous faire pondre dans la tête des millions de questions, c'est pour moi l'essence même d'une introduction de saga. On ne commence pas ce livre pour ne jamais trouver réponses aux questions qui naissent dans notre cerveau tout au long de cette lecture.
Le dernier chapitre est particulièrement réussi. Surement parce que justement, on commence à sortir du brouillard (ou de l'obscurité des grottes) où King nous avait lâché. L'Homme en noir parle et son discours nous donne un vertige incroyable. Il nous amène au plus loin du « pourquoi ? ». Il nous amène dans un monde incompréhensible, un lieu que l'on peut juste imaginer (avec difficulté) et dont on ne saura jamais rien. Au-delà de la saga, ce chapitre nous amène à un questionnement sur l'univers comme d'autres romans tels que Dôme, Insomnie ou Ca y était parvenu.
Il faut ajouter à cela qu'il y a un lien entre notre réalité actuelle, notre présent, et le monde de la tour sombre, ce lien est encore flou pour moi mais il ne faut pas imaginer cette saga comme une saga de Tolkien mais bien plus comme une saga de Lovecraft si celui-ci avait pu en écrire une.
Et c'est bien cela qui est incroyable dans ce livre, on a beau rêver comme dans tout bon livre de fantasy, King y mêle notre réalité et le retour sur Terre en plein monde imaginaire donne une impression que seul ce livre a pu me procurer. Je suis donc impatient de passer à la suite.
*Liste non exaustive des modifications de 2003
– Ajout d'une double préface.
– Réécriture plus fluide du livre.
– Au début, Roland se sent "Vaadash".
– le nombre récurrent "19" est introduit !
– Dans la version originale, Roland tuait Allie de sang-froid. Dans la version revisitée Allie le lui demande car elle a été maudite par Walter. Ce détail rend Roland un peu moins cruel !
– L'un des noms alternatifs de Maerlyn devient Légion et la Bête est nommée Roi Cramoisi
– Walter est désormais la même personne que Marten
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Les critiques presse (1)
ComicsMarvel08 juillet 2014
Cependant, tout ceci est relativisé par le fait qu’on comprend bien qu’on n’en est qu’à une étape d’une saga qui prend juste son envol et n’a fait qu’effleurer les pistes qu’elle s’apprête à emprunter, les genres dont elle se prépare à revêtir les oripeaux pour mieux se travestir.
Lire la critique sur le site : ComicsMarvel
Citations & extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
goodgarngoodgarn13 mai 2013
Le feu de camp suscitait des ombres étranges cependant que l'herbe du diable se consumait avec sa lenteur coutumière en formant de nouveaux dessins( non des idéogrammes mais un treillis net et vaguement effrayant dans la sûreté dénuée de sens de son enchevêtrement). Il avait disposé l'herbe de façon pratique, sinon esthétique.Ca parlait de noirs et de blancs, dans d'insolites chambres d'hôtel. Unu flamme régulière, ralentie, avec des fantômes qui dansaient dans son coeur incandescent. Le pistolero ne les voyait pas. Il dormait. Les deux schémas, art et technique, se mêlaient. Le vent gémissait. De temps à autre, une perverse plongée d'air faisait tourbillonner la fumée, la rabattait sur lui et quelques bouffées l'atteignaient. Il en naissait des rêves de la même manière que d'un grain de sable, dans une huître, peut naître une perle. Le pistolero, parfois, gémissait avec le vent. Les étoiles étaient indifférentes à tout ça, comme elles l'étaient aux guerres, aux crucifixions, aux résurrections. Cet aspect des choses l'aurait sans doute séduit.
+ Lire la suite
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goodgarngoodgarn30 mai 2013
- Suppose que tu ailles jusqu'au bout de l'univers. Vas- tu y trouver quelque rue barrée d'une palissade avec un panneau marqué: VOIE SANS ISSUE ? Non, une surface compacte, concave, quelque chose comme ce que perçoit le poussin dans son oeuf, et si tu fais comme lui,si tu perces la coquille, quelle insoutenable et torrentielle lumière va se ruer par ce trou au fond de l'espace ? Maintenant, colles-y ton oeil, à ce trou. Ne vas -tu pas découvrir que notre univers entier n'est qu'un seul élément d'un seul atome de ton brin d'herbe ? Ne seras-tu pas forcé d'en déduire que, brûler la moindre brindille, c'est réduire en cendres une éternité d'éternités ? Que l'existence ne tend pas vers l'infini mais vers une infinité d'infinis ?
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goodgarngoodgarn21 mai 2013
- Si vous l'attrapiez, dit l'enfant sur son mode réfléchi, presque balourd. Il n'y en aurait plus d'autres comme le chef qui auraient à se faire... se faire briser le cou.
Son père eut un sourire mince.
- Peut-être pas dans l'immédiat. Mais à la longue, il faudra toujours que quelqu'un se fasse briser le cou, pour reprendre ton expression imagée. Le peuple l'exige. Tôt ou tard, même en l'absence d'apostat, le peuple en invente.
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TatooaTatooa28 juin 2013
L'homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait.
De tous les déserts ce désert était l'apothéose, immensément posé sous le ciel et couvrant jusqu'à plusieurs parsecs en tous sens. Blanc ; aveuglant ; aride ; sans rien pour le rompre sinon la traînée brumeuse des montagnes se découpant sur l'horizon et l'herbe du diable porteuse de songes délicieux, puis de cauchemars, et de mort. Une pierre tombale, de temps à autre, montrait la direction à prendre, car cette piste tracée dans l'épaisse croûte d'alcali avait été jadis une route fréquentée. Le monde avait changé depuis. Le monde s'était vidé.
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WiitooWiitoo11 août 2013
Le rictus monstrueux sur le visage de Roland le galvanisa plus qu'aucune nouvelle guerre, de révolte ou de sorcellerie. Voilà qui était plus que des paroles échappées d'une bouche édentée au-dessus d'un plan de salades constellées de chiures de mouches.
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Le Pistolero

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