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Maurice Rancès (Traducteur)Georges Limbour (Traducteur)
ISBN : 2070381889
Éditeur : Gallimard (1988)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Dans ce roman, deux couples affrontent le problème de l'amour et du mariage. Le plus brillant, formé de l'artiste Gudrun et du superbe Gérald, finira par une mort dramatique. Le second, qui unit Ursule, la petite institutrice, et Birkin, l'inspecteur d'école infirme, ira dans la direction du bonheur. Comme L'Amant de Lady Chatterley, cette grande œuvre romanesque fit scandale et dut attendre quatre ans avant de trouver un éditeur.

Source : Gallimard
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Elletse
Elletse08 octobre 2014
edit au 15.10.2014 : lu ce roman en français et c'est sympa de voir que j'avais tout compris en l'ayant lu en anglais... effectivement je pensais n'avoir pas saisi quand elles courraient dans les bois nues entre les arbres pour se sécher rapidement... "qu'est-ce qu'on se sent libre ! comme c'est bon !"... mais si si, c'est bien ça. Je pensais avoir loupé une partie du roman avec les dialogues métaphysiques qui tournent en rond mais en français c'est pareil...ça tourne encore en rond... Il m'avait fallu, à la lecture en anglais, arriver à la moitié du roman pour trouver les personnages insupportables mais là, c'est dès le début. Les soeurs me paraissent encore plus égoïstes, fières, snobs tout en voulant être humanistes, naturelles, singulières.
Paraît-il la critique de l'époque a répudié ce roman, y voyant de la "perversion sexuelle". Aujourd'hui, je trouve cela plutôt ridicule. Comme "Mars Attacks" (aucun sujet je sais), le livre aurait-il mal vieilli ? En tout cas même si je n'ai pas aimé ce roman, paradoxalement j'ai apprécié la lecture des analyses littéraires qui se sont faites autour du livre. Je me suis renseignée du coup, je n'avais pas relié l'auteur à "L'Amant de lady Chatterley", un torturé le monsieur !

--- critique originelle du 08.10.11 ---
J'ai lu ce roman en anglais alors je peux émettre un bémol sur mon avis en arguant que je n'ai sans doute pas tout compris… C'est pour cela que j'ai hâte de le relire en français pour pouvoir faire le parallèle et affiner mon jugement (et voir si cette histoire est stupide également en français ou si je dois prendre des cours d'anglais).
J'aime les histoires d'amour. J'aime les romans où les personnages sont détaillés jusque dans leur psychologie. J'aime les personnages féminins tempétueux, rebelles. J'aime les questionnements philosophiques et existentiels. Même si on sait comment ça va se finir (en queue de poisson), j'aime.
Ca avait pourtant bien commencé. On nous présentait les personnages les uns après les autres, le contexte, puis leurs relations étaient décortiquées et enfin, leurs rencontres (deux soeurs, deux amis, et deux futurs couples). Nous avancions lentement au travers de leurs réflexions, de leurs hésitations, de leurs revirements et de leurs réflexions et de leurs… Je ne sais à quel moment j'ai cédé. Honteusement, mais il faut bien l'admettre, la pensée « mais qu'ils sont niais » a commencé à germer dans mon esprit. Après avoir lu rapidement la 1ere partie, qu'il était dur d'enchaîner avec la suite ! C'est la pensée revigorante de le relire en français (oui c'est bizarre) et peut-être de le comprendre (et j'ai l'espoir que, peut-être, j'ai loupé tout un pan de l'histoire ??) qui m'a poussé à finir le roman.
Oui je l'avoue. Les tergiversations multiples ont eu raison de moi. Mais avouez que passer cent fois de « je t'aime » à « je t'aime pas » de façon subite (détaillé sur toute une page certes, mais j'appelle ça « subite » chez moi) est très exaspérant ! Surtout quand il est accompagné d'un « je veux plus que de l'amour – ha ben non ». le sexe résout tout au final. D'ailleurs je suis surprise que ce soit évoqué de façon si claire en 1920. Inconventionnel !
Les personnages sur lesquels nous sommes focalisés m'ont exaspérée à faire de la lecture de pensée sur les autres de manière abusive (pour au final tout faire péter). Je les ai trouvés égocentriques, égoïstes. Tout tourne autour d'eux et bien qu'ils veulent à tout prix se pénétrer d'amour et d'eau fraîche, de nature sauvage et d'abandon (bonjour les clichés), ils apprécient bien leur riche confort, le déjeuner anglais et le tea-time. Ils incarnent à merveille l'idée péjorative qu'on se fait des intellectuels de l'époque.
Bon, je reviendrais vers cette critique après l'avoir lu en français. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'espoir de changer d'avis. Peut-être que tout sera chamboulé et ce sera comme si j'avais lu deux romans !
En tout cas ça faisait longtemps que je n'avais pas été énervée par un roman. Même Portrait de femme de Henry James, où l'héroïne est une pimbêche (mais avec de l'envergure), ne m'avait pas si énervée !
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stcyr04
stcyr0407 mai 2015
  • Livres 4.00/5

Ursule et Gudrun, sont deux soeurs altières et ironiques, qui trouvent la ville minière où le sort les a mis bien trop petite et mesquine à leur goût. La première est une institutrice dans cette localité façonnée de coron et partout teinte du noir charbonneux des entrailles de la terre. La cadette est la plus belle; artiste dans l'âme, elle est revenue de Chelsea où elle a suivi ses études, et il faut bien avouer que ce coin perdu souffre terriblement de la comparaison avec la capitale. Les destins des deux femmes croiseront celui de deux amis. Ursule s'éprendra de Rubert, écorché vif et misanthrope, épris de vérité et de sincérité, et ils se marieront. Sa belle cadette fera la connaissance de Gérald, superbe et riche, inexorable de volonté et marqué d'une sombre fatalité; leur union sera funeste.
On retrouve dans Femmes amoureuses l'élan dionysiaque, libertaire de son auteur; il balaye les vieilles valeurs de l'humanitarisme et du paternalisme chrétien dépassé. Ce roman à fort contenu philosophique et polémique, semble laborieux parfois dans la difficulté palpable de l'auteur à vouloir transmettre sa pensée, en des redondances un peu trop visibles. D.H. Lawrence traite principalement de la relation ambiguë dans le couple, éternel ressac de domination, soumission et conflit. Il est aussi fait mention du respect de l'animal et de la notion mal comprise de l'égalité entre les êtres humains. Ce qui frappe surtout et qui perdure, c'est la très belle plasticité de certaines scènes et descriptions.
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sld09
sld0906 avril 2015
  • Livres 1.00/5
Ce roman faisait partie des lectures "imposées" lorsque j'étais en fac d'anglais. Je n'ai pas du tout aimé : la lecture ne m'a pas tellement plu et l'analyse littéraire assenée par le prof a fini de me dégoûter de ce qui est pourtant un des grands classiques de la littérature britannique.
Une relecture me permettrait de me forger un avis un peu plus nuancé, mais comme je n'ai pas aimé non plus L'amant de Lady Chatterley, j'hésite beaucoup à me lancer...
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VACHARDTUAPIED
VACHARDTUAPIED28 mars 2013
  • Livres 5.00/5
J'ai poursuivi la lecture de D. H. Lawrence par le roman"femmes amoureuses" gardant celle de l'amant de lady chaterley" pour plus tard...Difficile d'imaginer qu'à l'époque, il fut interdit par la censure, j'ai préféré "amant et fils", maintes fois je me surpris à penser : abrèges.....
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espritbaroque
espritbaroque31 janvier 2013
  • Livres 2.00/5
Ce roman a le mérite d'oser aborder des thèmes novateurs pour l'époque : les relations hommes/femmes (et les difficultés qui en découlent), le désir et la sexualité, dans un style assez innovant (le recommande tout de même la lecture en anglais, car la traduction n'est pas terrible, ça devient vite pénible)... A part ça, j'ai trouvé de nombreux passages plus risibles qu'intellectuels ou métaphoriques (ce que voulait sans doute l'auteur), entre une héroïne qui produit une danse vaguement érotique devant des boeufs, et deux hommes à moitié nus qui se "battent" devant un feu de cheminé de manière fort ambiguë... et un couple qui prends le thé après que madame ait mis son doigt dans le derrière du monsieur... On est servis ! Je pense que ce livre a mal vieilli.
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
SpinozisteSpinoziste11 mars 2016
Nous sommes tous différents et inégaux en esprit. Ce ne sont que les différences sociales qui sont basées sur les conditions accidentelles et matérielles. Nous sommes tous théoriquement ou mathématiquement égaux, si vous voulez. Chaque homme connaît la faim et la soif, il a deux yeux, un nez et deux jambes. Numériquement nous sommes tous les mêmes. Mais spirituellement règne la pure différence et on ne peut parler ni d'égalité, ni d'inégalité. C'est sur ces deux bribes de connaissance que vous devez fonder un Etat. Votre démocratie est un parfait mensonge, votre fraternité humaine une pure et simple fausseté, si vous l'appliquez plus loin que l'abstraction mathématique. Nous avons tous de la viande et du pain, nous voulons tous rouler en automobile, voilà le commencement et la fin de la fraternité humaine. Mais pas d'égalité.
" Moi même, qui suis bien moi-même, qu'est-ce que j'ai à faire avec l'égalité, avec un autre homme ou une autre femme ? En esprit, je suis aussi isolé qu'une étoile l'est d'une autre étoile, aussi distinct en qualité et en quantité. Allez donc fonder un Etat là-dessus ! Un homme n'est en rien meilleur qu'un autre, non parce qu'ils sont égaux, mais parce qu'ils sont essentiellement différents et qu'il n'y a entre eux aucun terme de comparaison. Dès l'instant que vous commencez à faire des comparaisons, qu'un individu semble de beaucoup meilleur qu'un autre, toute l'inégalité apparaît. Je désire que chacun ait sa part des biens à ce monde, de façon que je sois débarrassé de cet importun et qui je puisse lui dire : 'Maintenant, tu as ce que tu désires, tu as pris ta bonne part des biens de ce monde, maintenant, ô fou qui n'as qu'une bouche, occupe-toi de toi-même et ne m'embarrasse pas.' "
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OutisOutis17 septembre 2007
Je crois que les gens qui disent avoir besoin d’une nouvelle religion sont les derniers à accepter quoi que ce soit de nouveau. Ils veulent bien de la nouveauté. Mais examiner directement cette vie que nous avons suscitée en nous-mêmes et la rejeter, détruire les vieilles idoles que nous avons faites à notre image, cela nous ne le ferons jamais. Il faut chercher de toute sa force à se débarrasser de l’ancien avant que le nouveau consente à apparaître même en nous-mêmes.
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SpinozisteSpinoziste11 mars 2016
Dans ce nouveau bonheur, cette paix qui dépassait toute connaissance, il n'y avait plus ni de "Je", ni de "tu", il n'y avait que la troisième merveille, merveille insubstantielle, merveille d'exister non comme individu, mais dans la fusion de deux êtres – le sien et le mien – en un être nouveau, une unité nouvelle et paradisiaque issue de cette dualité.
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SpinozisteSpinoziste11 mars 2016
Je vous le dis, je ne crois pas à l'amour pour qu'il serve votre égoïsme, pour qu'il vous soit utile. L'amour est un moyen de domestication pour vous, comme pour tout le monde. Je le hais, votre amour !
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FisheyeFisheye24 août 2011
Agir spontanément, c'est bien ce qu'il y a de plus difficile au monde et c'est la seule chose que l'on puisse faire avec une réelle élégance, à condition d'en être capable.
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"Amants et fils" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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