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ISBN : 2267016230
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2002)


Note moyenne : 4.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Formidablement subtil,étrange et inclassable. Tel est le dernier recueil de Linda Lê, qui ne finit pas d'étonner, de déconcerter son lecteur. Dans ses précédentesœuvres, l'auteur réglait ses comptes tragiques avec un père absent et raté, livrait la difficulté des r... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Tandarica, le 25 janvier 2015

    Tandarica
    Pour envelopper ses brûlants « je », Linda Lê choisit le détail central du « Jardin des délices » de Hieronimus Boch qui pour certains est « à la fois le plus rieur des peintres de l'obscurité et le plus triste des peintres de la lumière ». Symbole de tristesse et mélancolie, le hibou, celui qui n'affronte pas la lumière du jour exprime selon des croyances et mythologies diverses le froid, la nuit, la mort, mais aussi la sagesse. Dans le texte « L'araignée » le narrateur, un enfant mal aimé assassine sa propre mère et on ne peut que faire le rapprochement avec la croyance en Chine antique que le hibou tout était un animal terrible censé dévorer sa mère. Les 14 récits semblent tous plaider pour le sauvetage par le feu : « j'ai entendu Jean Seberg lire cette phrase de Faulkner, Entre le néant et le chagrin je choisis le chagrin. » L'éloge au cinéma avec « Voix off », à la littérature (« L'encrier », « Le visiteur », « Mise en demeure ») avec lucidité et amour, pour leur vraie capacité à produire plus que de la « délectation savante » : à bouleverser une vie, à vous rendre à « vous-même ». Contre la mièvrerie : « L'oeil de Brion » qui souffre d'un mal terrible (« Je vois la vie en rose ») et qui n'échappe pas à la malédiction de l'accouplement avec Nola, une semblable. L'ironie cruelle du sort fait rire dans « L'échafaudage », tout comme dans « Le cheveu » : comment prémédite-t-on une mort accidentelle ?
    Une préférence assez inexplicable pour ce récit placé (hasard ou choix éditorial ?) au centre de l'oeuvre (comme le hibou dans le tableau de Boch) : « Le jour où Bonel rencontra l'auteur de sa nécrologie ».
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    • Livres 5.00/5
    Par Francharb3, le 07 novembre 2014

    Francharb3
    Linda Lê, suite, avec ces nouvelles que j'apprécie autant que les autres livres déjà "chroniqués". Bref, il s'agit de quatorze histoires qui partent bien souvent d'un micro-événement (la première part d'une mouche par exemple), voire même d'une pensée (Ultima Thule, fantasme d'une ville) et illustrent nous dit-on les fantaisies du destin. J'ai surtout l'impression, pour la première fois depuis le premier de ses livres que j'ai lus (mais j'ai peut-être tort) que l'auteur s'est, au moins parfois, amusé à écrire.
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Citations et extraits

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  • Par Tandarica, le 25 janvier 2015

    Dès qu'une personnalité atteint un certain âge ou que la rumeur la dit malade, un spécialiste doit rédiger sa nécro car, le jour dit, tout doit être fait très vite et si, par malheur, le spécialiste est en vacances, injoignable, on ne peut improviser, surtout en ce qui concerne les écrivains. Il faut quand même avoir lu quelques-uns de leurs livres.

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  • Par Tandarica, le 25 janvier 2015

    Si seulement je n'avais pas déchiré celle qu'avait laissée Lebon ! Mais mort ne peut pas parler d'un mort ! Il aurait fallu trouver un prête-nom. Je ne me serais pas fait prier. Tandis que là, il faut que d'ici deux heures j'aie enterré Bonel en grandes pompes. Et je n'ai pas lu une ligne de lui !

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  • Par Francharb3, le 08 novembre 2014

    « Cervantes, Panizza, Sôseki, Hoffmann ont fait parler des chiens et des chats, pourquoi ne ferais-je pas d’une mouche ma muse ? Et la mienne est si belle, avec ses ailes bleues, ses yeux apeurés, ses petites pattes si fragiles et si gracieuses qu’à les voir on en veut au commun d’appeler pattes de mouche l’écriture de vieux myopes. »

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  • Par Tandarica, le 25 janvier 2015

    Moi non plus je ne l'avais pas lu, mais j'étais content de savoir que Zeami peut être un sésame qui nous ouvre le cœur des étudiantes japonaises…

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  • Par Francharb3, le 08 novembre 2014

    « Mais toi, ma Mouche je te redessinerai jusqu’à ce que tu aies l'éclat d’un corps 12 et un caractère docile, gras ou maigre, italique ou romain, selon mon désir… »

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Rencontre avec Linda Lê à la librairie La Galerne pour la parution de "Œuvres vives et Par ailleurs (exiles).








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