> François Truchaud (Traducteur)

ISBN : 2266048384
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
L'eau du robinet était colorée, jaune, légèrement verdâtre.
Elle n'avait pas de goût. Juste une très faible odeur de poisson. Peut-être n'aurait-il pas dû en boire. La nuit, il fit un rêve stupide : il nageait dans une eau très sombre et il voulait remonter à la ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 28 janvier 2011

    Woland
    The Wells of hele
    Traduction : François Truchaud
    L'un des thèmes préférés du grand Lovecraft, qu'il a traité sous diverses formes et, de manière à notre avis magnifique et exemplaire dans "La couleur tombée du ciel", était la contamination des humains par une entité venue des étoiles. Dans "Les puits de l'enfer", Masterton reprend l'idée mais l'adapte à sa propre nature d'écrivain - et aussi à notre siècle. Lovecraft, en effet, évoque rarement la science dans ses nouvelles. Une certaine forme de mathématiques, oui, dans "Par delà le mur du sommeil" ou "Les Rêves dans la Maison de la Sorcière", et la biologie et la chimie dans des nouvelles assez "classiques" comme "Herbert West, le Réanimateur", voire dans "L'Affaire Charles-Dexter Ward." le Solitaire de Providence était avant tout un poète et un rêveur qui adorait les cauchemars : l'aspect réaliste des sciences ne le séduisait pas.
    Masterton, lui, sans être un fanatique des expériences menées par des savants brillants mais complètement fous, vit plus avec son temps. Il n'y a qu'à songer, par exemple, à la base de "Sang impur" pour le constater. Dans "Les puits de l'enfer", il imagine une contamination extra-terrestre par infiltration dans l'eau des puits d'une communauté. Au risque de décevoir les fans de John Carpenter qui, devant ces lignes, pourraient imaginer (avec délices) un village entier de zombis contaminés , je rassure tout de suite les âmes sensibles : seules trois personnes le seront effectivement. Une quatrième mourra avant de l'être complètement.
    En outre, Masterton laisse planer un doute sur la nature de la créature responsable de la contamination : animal dont l'espèce aurait disparu il y a des millions et des millions d'années et dont un spécimen serait parvenu à survivre, endormi dans les roches ? animal d'origine terrestre, même s'il était largement antérieur aux dinosaures ? ou animal-entité extra-terrestre qui aurait engendré certaines légendes - dont le mythe de Chtulhu si cher à Lovecraft ? ... Bon, c'est vrai, vu ce que cet être est capable de provoquer, fût-ce à distance, on penche plutôt vers l'entité extra-terrestre malveillante. Mais que voulez-vous, c'est la loi du genre. Wink
    Comme souvent chez l'auteur, le récit est à la première personne. le narrateur, Mason Perkins, plombier de son état, se promène toujours avec son chat roux, Shelley. (Non, il n'arrive rien au chat.) Les personnages sont, dans l'ensemble, depuis la laborantine dont est amoureux Perkins jusqu'aux fermiers contaminés, assez peu conventionnels et cela ajoute au charme de ce roman qu'on lit sans déplaisir mais aussi, peut-être, sans passion. Un bon moment de lecture mais pas un grand. ;o)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par JulesdeBasseRue, le 28 avril 2012

    JulesdeBasseRue
    Bien aimé. Et le clin d'oeil au mythe de Cthulhu de Lovecraft.
    Bonne Histoire.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Woland, le 28 janvier 2011

    [...] ... Je me baissai et écartai et écartai progressivement les mains. J'aperçus un minuscule museau rose, des moustaches marron, des oreilles roses et un dos recouvert de poils. Puis je vis autre chose qui me fit écarter mes mains de cette souris, si vite que je perdis l'équilibre et tombai. Je heurtai de l'épaule les placards sous le plan de travail.

    - "Dan ! [Le laborantin.] Pour l'amour du ciel !" m'exclamai-je.

    Dan se retourna et baissa les yeux, fixant le sol, là où j'avais laissé tomber la souris. Au début, il ne se rendit pas compte qu'il y avait quelque chose d'anormal, puis il regarda avec horreur et fascination la créature qui se tenait, toute tremblante et parcourue de frissons, sur le parquet verni, refusant ou incapable de bouger.

    - "Mais que lui est-il arrivé ?" demanda-t-il doucement entre ses dents.

    Il s'agenouilla près de la souris et la lorgna de plus près. La souris poussa de petits cris mais n'essaya pas de s'enfuir.

    Cela ne lui était pas possible, bien sûr. Depuis la partie médiane de son dos jusqu'à son arrière-train, son corps était recouvert d'une sorte d'excroissance sombre et cornée, ce qui la faisait ressembler à un énorme scarabée noir. Même ses pattes de derrière avaient été affectées ; leur extrémité ressemblait à des serres rugueuses. Son dos et ses flancs luisaient étrangement, d'un vert foncé, et présentaient des aspérités. ... [...]
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Woland, le 28 janvier 2011

    [...] ... Je tournai le robinet et laissai couler l'eau. Au début, elle sortit tout à fait claire, mais après un petit moment, je commençai à noter une très nette coloration. Rien de saisissant, pas comme cette eau couleur de sang là-bas, à Kent, mais une sorte de jaune pâle et déplaisant. Pour parler crûment, on aurait dit de la pisse. Avec des gestes solennels, je remplis d'eau le bocal, puis le levai à la lumière.

    - "Qu'en pensez-vous ?" demanda Jimmy.

    Je haussai les épaules.

    - "Pour le moment, pratiquement rien, excepté que l'on dirait qu'il s'agit d'un genre de substance minérale. Elle est plutôt claire."

    Je reniflai l'eau : elle n'avait apparemment aucune odeur particulière. Je fis passer le bocal à la ronde, pour qu'Alison et Jimmy sentent également. Jimmy haussa simplement les épaules mais Alison huma une fois, puis elle renifla à nouveau et déclara :

    - "Du poisson.

    - Je vous demande pardon ?" fis-je.

    - "Eh ! bien, je suis peut-être folle mais, pour moi, cette eau dégage une odeur de poisson."

    Je tins le bocal sous mon nez et inspirai.

    - "Non, je ne sens rien," lui dis-je. "Et vous, Jimmy ?"

    Jimmy fit un nouvel essai mais il secoua également la tête. ... [...]
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les puits de l'enfer par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (23)

> voir plus

Quiz