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ISBN : 2290331341
Éditeur : J'ai Lu (2002)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 471 notes)
Résumé :
Le mythe de Cthulhu est au coeur de cette oeuvre : un panthéon de dieux et d'êtres monstrueux venus du cosmos et de la nuit des temps ressurgissent pour reprendre possession de notre monde. Ceux qui en sont témoins sont voués à la folie et à la destruction.

Les neuf récits essentiels du mythe sont ici réunis dans une toute nouvelle traduction.

À votre tour, vous allez pousser la porte de la vieille bâtisse hantée qu'est la Maison de la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
Foxfire10 novembre 2015
  • Livres 4.00/5
J'avais déjà lu dans ma jeunesse quelques nouvelles de Lovecraft et si je me souvenais avoir apprécié ces lectures, mes souvenirs étaient malgré tout très flous. Ce recueil de 6 nouvelles me permet une redécouverte de cet univers. A l'issue de cette relecture, mon impressions reste largement très positive.
On pourra certes arguer que certains récits ont quelque peu vieilli. Les lecteurs d'aujourd'hui seront sans doute moins impressionnés par les créatures tentaculaires monstrueuses que ne l'étaient les contemporains de Lovecraft. Cependant le Mythe de Cthulhu parvient encore aujourd'hui à impressionner le lecteur par sa force d'évocation et par le talent de l'auteur à créer une atmosphère très particulière de menace surnaturelle qui vient insidieusement contaminer le monde ordinaire. En cela, relire Lovecraft permet de mesurer l'influence considérable de celui-ci sur toute la littérature fantastique d'aujourd'hui. Sans Lovecraft, pas de King, ni de Masterton, ni de Barker...
Comme dans tout recueil, les textes présentés sont d'un niveau inégal. "Par delà le mur du sommeil" par exemple est dispensable, je n'ai pas trouvé grand intérêt à ce récit qui, finalement, ne raconte pas grand chose.
Mais ce recueil propose également des perles, que ce soit "L'appel de Cthulhu", d'une efficacité diabolique, ou "La tourbière hantée" qui, en quelques pages, démontre le talent de conteur de l'auteur. Mais les trois bijoux de ce recueil sont selon moi "La peur qui rôde", "La couleur tombée du ciel" et "Celui qui chuchotait dans les ténèbres". Ces trois histoires partagent une atmosphère noire et mystérieuse. Sombre, putride, oppressante, l'ambiance de ces récits transporte le lecteur et n'a rien perdu de sa puissance d'évocation.
Lovecraft reste décidément à lire et à relire.
Challenge Petits plaisirs 45
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Tatooa
Tatooa02 novembre 2014
  • Livres 4.00/5
Hopla, un "classique" de fini !
En général : c'est un fait, il faut s'habituer au style de Lovecraft. Ce n'est pas évident de prime abord, il faut avoir bien entamé le livre pour s'y faire. D'ailleurs, c'est la première nouvelle qui m'a le moins touchée, dans ce recueil, ce qui est dommage puisque c'est celle qui parle le plus clairement de Cthulhu !
Malgré les récits en "je", j'ai eu du mal à m'identifier au narrateur, à chaque fois. C'est un style très descriptif, très "intellectuel", si j'ose dire. L'action est rare, ça aussi c'est un fait.
Question ambiance, par contre, là, on baigne dans le glauquissime du début à la fin... le hic étant que ça fait un peu répétitif, tout de même, mais bon, c'est pardonnable.
Dans le général, aussi, je lis en parallèle "Bran Mak Morn", de Howard, contemporain de Lovecraft. de fait, j'ai retrouvé dans une des nouvelles du recueil d'Howard, une référence à "R'lyeh" et aux "anciens dieux noirs", ce qui m'a fait tilt... C'est amusant que le hasard ait voulu que je lise ces deux bouquins en parallèle. Je ne l'aurais pas fait, je n'aurais jamais décelé la référence !
En particulier :
"l'appel de Cthulhu" : une nouvelle un peu trop impersonnelle, détachée, à mon goût. Que de la description, pas d'action, ce "reportage" ne m'a pas bien accrochée. Elle m'a surtout servie à apprivoiser le style très particulier d'écriture de Lovecraft.
"Par delà le mur du sommeil" : Un peu dans la même veine que la première, mais elle m'a davantage touchée car j'ai bien aimé l'espèce de mysticisme qui s'en dégage, d'autant que j'ai un peu tendance à croire, comme Lovecraft, que parfois les rêves nous permettent de visiter un "ailleurs" inaccessible autrement, et de croiser "autre chose", peut-être de voir d'autres dimensions. Enfin bon c'est très personnel...
"La tourbière hantée" : Ah, là, on arrive aux nouvelles que j'ai le plus appréciées. Ambiance glauque à souhait, gothique pour tout dire (un vieux château en Irlande !), un peu d'action, enfin. En plus j'ai regardé il y a peu une émission sur les "momies des tourbières" tout à fait passionnante, alors ça m'a accrochée davantage. le héros voit les choses de ses yeux, ce qui est quand même un peu plus intéressant que des "on-dit" et "machin a vu"... Siffle
"La peur qui rôde" : ma nouvelle préférée du recueil, bien horrible, avec un héros au coeur de l'action, pas trop tôt ! Une action plutôt affreuse, dans l'ensemble, et une explication un peu tirée par les cheveux, mais on s'en fiche, l'ambiance et le truc horrible qui s'en dégage sont très forts ! Pi rien que le fait qu'il y ait enfin un peu d'action m'a fait du bien... Oui je sais je suis un brin exigeante mais bon, hein, je suis de mon temps, aussi, ce qui explique que parfois j'ai un peu de mal avec les vieux classiques trop descriptifs et "journalesques"... mdr
"La couleur tombée du ciel" : intéressante par la facture, et l'idée. Lovecraft était vraiment tordu comme type, il faut bien le dire ! (bon pas plus que bon nombre d'écrivains de thrillers actuels, cependant...). J'ai aimé un peu moins que la précédente, car je l'ai trouvée un peu longue, curieusement. La fin par contre est vraiment affreuse.
"Celui qui chuchotait dans les ténèbres" : j'ai beaucoup aimé ! Ici aussi le narrateur est au coeur de l'action, et l'idée est juste hérissante. On revient sur Cthulhu et son origine, j'ai préféré que la première, plus axée sur une réelle présence d'aliens pas forcément bienveillants, et très manipulateurs, les bougres ! Excellent !
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oblo
oblo23 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Inspirateur d'auteurs tels que Stephen King, Alan Moore ou Neil Gaiman, H.P. Lovecraft est l'auteur de recueils et de romans fantastiques sombres, perpétuant les efforts d'Egdar Allan Poe ou de Robert E. Howard pour ouvrir de nouvelles perspectives à la littérature, et de nouveaux champs d'effroi pour l'esprit humain.
Le mythe de Cthullu est un recueil de six nouvelles d'inégales longueurs et qualité qui ont pour thème central l'existence d'une divinité monstrueuse, Cthullu, endormie dans sa cité océanique de R'lyeh et dont l'influence néfaste se manifeste dans les rêves des honnêtes gens, dans les rituels horribles de sectes malades et dans l'apparition d'êtres inhumains, extraterrestres ou non, informes et inquiétants.
Les six nouvelles ont des points communs : on remarque l'utilisation, parfois abusive, d'un lexique de l'horreur et de l'intenable, et le schéma narratif est le même : le narrateur a connaissance, par un proche ou par la presse, d'événements inhabituels et fort inquiétants. N'y prêtant pas foi en premier lieu, il tâche néanmoins de comprendre ce qui se passe et s'aperçoit de l'indicible véracité de ce dont il a premièrement douté. L'écrit devient le seul refuge pour le narrateur qui, ayant réchappé à une mort certaine, sait qu'il ne peut raconter ce qu'il sait sans passer pour un fou.
L'écriture de Lovecraft est un équilibre remarquable entre l'envie de susciter l'horreur dans l'esprit du lecteur, et la pudeur manifeste qui interdit de décrire l'innommable. Ainsi l'horreur des événements est-elle sous-entendue, suggérée, plutôt que décrite réellement. En ce sens, Lovecraft est l'héritier littéraire des auteurs fantastiques du 19ème siècle, et en premier lieu de Poe.
Si Par delà le mur du sommeil et La tourbière hantée sont, à mon sens, les deux nouvelles les plus dispensables, les autres sont très efficaces, et principalement La couleur tombée du ciel et Celui qui chuchotait dans les ténèbres, qui placent le narrateur au coeur de l'action et se déroulent dans des atmosphères glauques et extrêmement sombres, où les choses se découvrent peu à peu sous la plume précise et savamment rythmée du narrateur. L'appel de Cthullu est la nouvelle qui fait directement référence à ce dieu néfaste, resurgi dans la réalité en 1997 dans l'esprit d'admirateurs de Lovecraft lorsqu'ils apprirent l'enregistrement du « Bloop », ce bruit étrange venu des limbes du Pacifique. Enfin, La peur qui rôde est tout aussi efficace que les autres, usant des thèmes de la destinée et de l'hérédité comme fardeau, prenant place dans les montagnes forestières et mystérieuses des Catskills, dont la nature et la géographie était un berceau tout trouvé pour les mythes et légendes.
Lovecraft use de thèmes récurrents, telle que la présence de divinités maléfiques sur Terre, qui ont précédé l'humanité et patientent en vue de leur règne futur. le fantasme de l'existence de civilisations extraterrestres puissantes, ayant fait de la Terre un avant-poste (ainsi dans Celui qui chuchotait dans les ténèbres) mais se cachant des hommes, fait penser à d'autres auteurs de science-fiction, tel que Clifford Simak (Au carrefour des étoiles). Lovecraft apparaît ainsi comme un classique d'une littérature longtemps considérée comme marginale, se trouvant à la frontière du fantastique et de la science-fiction, et si son écriture et ses thèmes peuvent nous apparaître éculés, c'est que l'auteur américain a inspiré bon nombre d'auteurs du 20ème et du 21ème siècle, lesquels ont poursuivi, comme lui le fit avec Poe, son exploration des domaines de l'inconnu et de la peur.
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shmileblik
shmileblik17 juin 2016
  • Livres 5.00/5
Première approche du mythe et déjà, je suis conquise. Il y a quelques temps, j'avais été quelque peu déçue par Démons et Merveilles dont le style laborieux avait fini par m'agacer même s'il retranscrivait à merveille l'enchaînement des éléments du rêve.
L'Appel de Cthulhu
La viscosité du récit de l'Appel m'a immédiatement absorbée. J'ai ainsi été embarquée par le mystérieux bas-relief, les évènements les marécages de la Nouvelle-Orléans et enfin le trajet sur l'”Alert” qui révèle l'horreur...ou ce qui n'en est que le début.
La couleur tombée du ciel
Cette seconde nouvelle m'a énormément plu. Non seulement parce que le rythme de l'écriture de Lovecraft me séduit de plus en plus, mais aussi parce que les descriptions proposées de la nature qui se délite peu à peu m'ont fascinée. Sans avoir beaucoup de références en science-fiction, cette nouvelle a du être source d'inspiration de plusieurs récits d'anticipation ( je pense à la Guerre des mondes de H.G. Welles notamment). Les évènements se déroulent non loin de la ville d'Arkham. Depuis qu'une météorite est tombée du ciel, une ferme et ses alentours subissent d'étranges phénomènes. Dans un premier temps, les animaux ont eu un regard étrange, presque menaçant et les fleurs ont pris une couleur que nul n'avait encore jamais vu. Peu à peu, Nahum Gardner et sa famille qui habitaient la ferme n'ont plus pu cultiver quoique ce soit sur leurs champs ni faire paître aucune bête, la terre semblant ne plus être en mesure d'offrir aucune forme de vie. le récit se resserre alors autour du puits de la ferme et de l'eau au goût saumâtre qui en sort. Malgré ces difficultés et étrangetés, les Gardner restent, comme s'ils étaient incapables de quitter les lieux, irrémédiablement ancrés à ces terres...
Celui qui chuchotait dans les ténèbres
Encore une nouvelle qui m'a immédiatement séduite même si elle ne devance pas la Couleur tombée du ciel. Ce qui est notable c'est la façon dont Lovecraft parvient à installer peu à peu l'angoisse. le récit folklorique laisse peu à peu place à une horreur et une folie bien réelles et on voudrait que le narrateur échappe à leurs « pinces »
Par-delà le mur du sommeil
Je n'ai pas apprécié cette nouvelle, étrangement, je ne suis pas parvenue à entrer dans l’histoire. Cependant, la façon dont Lovecraft décrit les « montagnards ignorants » m'a beaucoup intéressée tant elle était caricaturale et rude (parfois à la limite du parodique). C'est peut être le sourire que cela faisait poindre sur mes lèvres qui m'a empêchée d'être effrayée par ce récit.
La tourbière hantée
Une très courte nouvelle mais très efficace dont la thématique rappelle celle d'un conte des frères Grimm

La peur qui rôde
Avec la peur qui rôde, j'ai mis un petit moment à accrocher à l'histoire, mais après la description du destin tragique d'Arthur Munroe dans la maison des Martense , je n'ai alors plus pu me détacher du récit. Que sont ces créatures dévoreuses d'hommes ?
J'ai vraiment adoré ce recueil autour du mythe de Cthulhu, même si, au final, peu des nouvelles s'y rapportent directement. Lovecraft ne nous présente jamais l'horreur de front, elle nous est contée par des récits rapportés et nous est sans cesse suggérée. Cet effet narratif, nous laisse imaginer le pire en fonction de nos peur propres et c'est ce qui rend si efficace le récit !
Si Démons et Merveilles m'avait déçue. Ici, il n'en est rien, le style est fluide et l'ambiance oppressante et glauque fonctionne à merveille. On est presque soulagé que les nouvelles soient courtes, non par ennui, mais pour faire cesser l'angoisse qui s'en dégage.
Je compte bien continuer à picorer du Lovecraft régulièrement. La prochaine nouvelle sera certainement l'Affaire Charles Dexter Ward.
Merci à Cronos pour cette excellente pioche de juin !
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Bobby_The_Rasta_Lama
Bobby_The_Rasta_Lama31 août 2016
  • Livres 5.00/5
Il y a une histoire d'Ambrose Bierce appelée "The suitable surroundings". le héro, un écrivain, dit à son ami Marsh que c'est trop facile de lire ses histoires "dans un tramway, à la lumière du jour", mais "la nuit, dans un endroit isolé...ha! J'ai dans ma poche un manuscrit qui pourrait te tuer!!" Marsh lit donc ledit manuscrit dans un "endroit approprié" et il est mort. de trouille.
le mythe de Cthulhu, je l'ai lu et relu, mais jamais je ne oublierai les séances "chocottes" avec ce livre dans le grenier de ma grand-mère pendant les vacances d'été de mes 14 ans.
Alors, où commencer ? On pense, en général, que à la source du mythe sont les cosmologies fictives de lord Dunsany ou d'Arthur Machen, mais peut-être aussi 'The waste land" de T.S.Elliot, fait des "citations, fragments et clins d'oeil érudits". Au début, il n'y avait pas de système précis, et Lovecraft lui-même n'utilise pas le terme "mythe de Cthulhu".
Plus de systématisation était apporté par ses amis et collègues, en partie après la mort de Lovecraft.
Les premières traces apparaissent en 1920 avec une histoire courte appelée "Nyarlathotep" (selon le messager des démons du mal cosmique ,connus tels que The Great Old Ones ou The Ancient Ones). Une année plus tard, on trouve dans "The nameless City" un philosophe Arabe fou Abdul Alhazred; on le sait déjà auteur d'un ouvrage maudit, mais le nom de Necronomicon n'arrive qu'en 1922 dans "The Hound". La même année voit aussi "The Festival", qui ajoutera au mythe la fantomatique ville d'Arkham (modelée selon Salem) et la Miscatonic University (qui verra plus tard partir la fameuse expédition dans les Montagnes Hallucinées.
de ces premiers fragments le mythe commence d'être collé morceau par morceau par Lovecraft et son cercle d'amis autour des "Weird Tales" et "Amazing Stories" - Robert Bloch (auteur de Psycho), Henry Kuttner, Donald Wollheim, Clark Ashton Smith, ou August Derleth (qui a qualifié Cthulhu comme une paraphrase de la histoire biblique de la chute des anges). Lovecraft ne fait que confirmer - "Toutes mes histoires sont basées sur la légende que la Terre était jadis habitée par les entités vénératrices de magie noire, chassées dans les dimensions parallèles, mais prêtes à retourner sur Terre pour y régner". Dimensions ou planètes, comme Yuggoth, refuge des anges déchus, inspirée par la découverte récente du Pluton. Les bonnes entités (Elder Gods) n'ont pas vraiment de nom, (à part Noden), mais les malfaisants sont richement pourvus en dénominations pseudo orientales; à côté de Nyarlathotep on a un dieu-idiot aveugle Azathoth et son collocataire dans le centre de l'infini, Yog-Sothoth. Dans l'empire R'Lyeh au fond des océans se cache le grand Cthulhu et le panthéon lovecraftien se termine par le dieu de la fertilité Shub-Niggurath. La Walhalla a été élargie par Tsathoggu de C.A. Smith, Nyoght de Henry Kuttner, Cthugh de August Derleth... et c'est devenu un super jeu des blagues et des in-jokes parmi les écrivains.
Donc, le grand prêtre d'Atlantide Klarkash-Ton est, bien sûr, Clark Ashton Smith, l'auteur des "Cultes des Goules" comte d'Erlette n'est d'autre que August Derleth, et Lovecraft lui-même apparaît comme Eich-Pi-El, une entité malfaisante. Robert Bloch a demandé (et reçu, signée par Abdul Alhazred), une permission d'anéantir Lovecraft, et il le fait, dans "Shambler from the Stars". Lovecraft riposte par tuer Bloch dans "The Hunter from the Dark", le nom du défunt est certes Robert Blake, mais il habite 620 East Knapp Street à Milwaukee, qui était, comme chacun sait, l'adresse de Bloch à l'époque.
Les "documents" qui ont servi à alimenter le mythe sont un joyeux mélange du vrai et du faux, mis en circulation soit par le maître, soit par les disciples. A côté d'indispensable Necronomicon et le Pnakotic manuscrits, on a le Livre d'Eibon, "découvert" par C.A. Smith, des Unaussprechlichen Culten de von Juntz déterrées par Robert E. Howard (père de Conan le Barbare), Bloch a contribué par la curiosité médiévale de Ludwig Prynne "De Vermis Mysteriis" et j'ai déjà mentionné Les Cultes des Goules. Mélangez ensuite tout ça avec les ouvrages connus comme Atlantis and the Lost Lemuria de Scott-Elliot, The Witch Cults in Western Europe de Murray ou The Golden Bough de Frazer. Il ne faut pas s'étonner de la mystification complète des lecteurs et de l'étonnement des antiquaires assaillis par les commandes de Necronomicon et des Vermis Mysteriis.
Cerise sur le gâteau, le Necronomicon a vraiment sorti en 1978 par les soins de Colin Wilson, un lovecraftien tardif, et un plus avec le préface si érudit concernant sa découverte que la doute reste toujours....ouf!!
Mais, trêve des spéculations, montez dans le grenier, refermez la trappe et ouvrez Cthulhu.........That is not dead which can eternal lie
And with strange aeons even Death may die
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Les critiques presse (1)
Elbakin.net28 mars 2012
Le charme suranné de ces nouvelles, notamment dans le style, fait partie intégrante du plaisir de lecture associé à leur découverte.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
UbiksonUbikson14 mai 2012
Ce qui est, à mon sens, pure miséricorde en ce monde, c'est l'incapacité de l'esprit humain à mettre en corrélation tout ce qu'il renferme. Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l'infini, et nous n'avons pas été destinés à de longs voyages. Les sciences, dont chacune tend dans une direction particulière, ne nous ont pas fait trop de mal jusqu'à présent ; mais un jour viendra où la synthèse de ces connaissances dissociées nous ouvrira des perspectives terrifiantes sur la réalité et la place effroyable que nous y occupons ; alors cette révélation nous rendra fous, à moins que nous ne fuyions cette clarté funeste pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d'un nouvel âge de ténèbres.
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MusardiseMusardise16 août 2016
L'ouverture était noire, d'une obscurité presque tangible. Ces ténèbres avaient, en vérité, une qualité positive. Elles conservaient, en effet, dans l'ombre les parties des murs intérieurs qui auraient dû être révélées et elles commençaient même à cracher une sorte de fumée, née d'un emprisonnement vieux de tant d'éons, qui assombrissait visiblement le soleil au moment où celui-ci s'éloignait, furtif, dans le ciel rétréci et gibbeux, en battant ses ailes membraneuses. L'odeur qui s'élevait de ces profondeurs nouvellement découvertes était intolérable et Hawkins, enfin, qui avait l'oreille sensible, dit qu'il croyait percevoir tout en bas le son désagréable qu'auraient produit des pas sur un sol détrempé. Tous écoutèrent, et ils écoutaient tous encore lorsqu'Elle s'avança, pesante, et leur apparut au moment où Elle faisait glisser en tâtonnant Son immensité verte, gélatineuse, par l'ouverture noire, afin de gagner l'air pollué, sorti de cette cité de poison et de folie.
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odin062odin06226 juin 2010
Ceux du Dehors ne demandent qu'à vivre en paix avec les hommes avec qui ils souhaitent entretenir des relations intellectuelles de plus en plus développées. L'établissement de ces relations est devenu absolument nécessaire maintenant que nos inventions et appareils accroissent le champ de nos connaissances, empêchant ainsi Ceux du Dehors de maintenir secrètement leurs avant poste sur notre planète. Ces étrangers veulent mieux connaitre l'humanité, et désirent que les principaux savants du globe terrestre apprennent à mieux les connaitre. Une fois cet échange établi, tous les dangers disparaitront et il sera possible d'instaurer un modus vivendi satisfaisant. Il est parfaitement ridicule de croire qu'ils puissent tenter de nous asservir ou de nous dégrader.
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MusardiseMusardise15 août 2016
Il évoqua ses rêves de façon étrangement poétique. Il me fit voir avec une infinie et terrible précision la cité cyclopéenne de pierres vertes et gluantes, dont la géométrie, dit-il curieusement, était tout à fait erronée, puis il me laissa entendre, après une attente apeurée, l'appel constant, à demi mental, qui provenait de sous la terre : « Cthulhu fhtagn », Cthulhu fhtagn ».
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RobeRobe06 mars 2008
Des ombres torrentielles, rouges et visqueuses, se poursuivaient, haletant et glissant, dans les corridors infinis du ciel violet et zébré d'éclairs... phantasmes sans forme, dessins d'un kaléidoscope vampirique... forêt de chênes monstrueusement nourris dont les racines en forme de serpent se tordaient, aspiraient d'innommables sucs dans la terre grouillante de démons cannibales... tentacules en forme de tertres, nés d'un noyau souterrain de pourriture perverse... éclairs de folie sur des murs couverts de lierre malsain... galeries démoniaques éclairées par une végétation putride...
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"Les Chats d'Ulthar", un conte de Tmor, d'après H.P. Lovecraft. Tmor est auteur, comédien, conteur. Pour en savoir plus sur lui et sur ses spectacles : http:...
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