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ISBN : 2290331341
Éditeur : J'ai Lu (2002)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 336 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Partout dans le monde renaissent des rituels hideux, typiques d'un culte blasphématoire que l'on croyait disparu à jamais: le culte de Cthulhu. Les peuplades primitives se révoltent pour adorer d'odieuses idoles à l'effigie de la monstrueuse créature céphalopode, endorm... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par tatooa2001, le 02 novembre 2014

    tatooa2001
    Hopla, un "classique" de fini !
    En général : c'est un fait, il faut s'habituer au style de Lovecraft. Ce n'est pas évident de prime abord, il faut avoir bien entamé le livre pour s'y faire. D'ailleurs, c'est la première nouvelle qui m'a le moins touchée, dans ce recueil, ce qui est dommage puisque c'est celle qui parle le plus clairement de Cthulhu !
    Malgré les récits en "je", j'ai eu du mal à m'identifier au narrateur, à chaque fois. C'est un style très descriptif, très "intellectuel", si j'ose dire. L'action est rare, ça aussi c'est un fait.
    Question ambiance, par contre, là, on baigne dans le glauquissime du début à la fin... Le hic étant que ça fait un peu répétitif, tout de même, mais bon, c'est pardonnable.
    Dans le général, aussi, je lis en parallèle "Bran Mak Morn", de Howard, contemporain de Lovecraft. De fait, j'ai retrouvé dans une des nouvelles du recueil d'Howard, une référence à "R'lyeh" et aux "anciens dieux noirs", ce qui m'a fait tilt... C'est amusant que le hasard ait voulu que je lise ces deux bouquins en parallèle. Je ne l'aurais pas fait, je n'aurais jamais décelé la référence !
    En particulier :
    "l'appel de Cthulhu" : une nouvelle un peu trop impersonnelle, détachée, à mon goût. Que de la description, pas d'action, ce "reportage" ne m'a pas bien accrochée. Elle m'a surtout servie à apprivoiser le style très particulier d'écriture de Lovecraft.
    "Par delà le mur du sommeil" : Un peu dans la même veine que la première, mais elle m'a davantage touchée car j'ai bien aimé l'espèce de mysticisme qui s'en dégage, d'autant que j'ai un peu tendance à croire, comme Lovecraft, que parfois les rêves nous permettent de visiter un "ailleurs" inaccessible autrement, et de croiser "autre chose", peut-être de voir d'autres dimensions. Enfin bon c'est très personnel...
    "La tourbière hantée" : Ah, là, on arrive aux nouvelles que j'ai le plus appréciées. Ambiance glauque à souhait, gothique pour tout dire (un vieux château en Irlande !), un peu d'action, enfin. En plus j'ai regardé il y a peu une émission sur les "momies des tourbières" tout à fait passionnante, alors ça m'a accrochée davantage. Le héros voit les choses de ses yeux, ce qui est quand même un peu plus intéressant que des "on-dit" et "machin a vu"... Siffle
    "La peur qui rôde" : ma nouvelle préférée du recueil, bien horrible, avec un héros au cœur de l'action, pas trop tôt ! Une action plutôt affreuse, dans l'ensemble, et une explication un peu tirée par les cheveux, mais on s'en fiche, l'ambiance et le truc horrible qui s'en dégage sont très forts ! Pi rien que le fait qu'il y ait enfin un peu d'action m'a fait du bien... Oui je sais je suis un brin exigeante mais bon, hein, je suis de mon temps, aussi, ce qui explique que parfois j'ai un peu de mal avec les vieux classiques trop descriptifs et "journalesques"... mdr
    "La couleur tombée du ciel" : intéressante par la facture, et l'idée. Lovecraft était vraiment tordu comme type, il faut bien le dire ! (bon pas plus que bon nombre d'écrivains de thrillers actuels, cependant...). J'ai aimé un peu moins que la précédente, car je l'ai trouvée un peu longue, curieusement. La fin par contre est vraiment affreuse.
    "Celui qui chuchotait dans les ténèbres" : j'ai beaucoup aimé ! Ici aussi le narrateur est au coeur de l'action, et l'idée est juste hérissante. On revient sur Cthulhu et son origine, j'ai préféré que la première, plus axée sur une réelle présence d'aliens pas forcément bienveillants, et très manipulateurs, les bougres ! Excellent !
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    • Livres 3.00/5
    Par Nyuka, le 05 novembre 2014

    Nyuka
    Bon, j'ai enfin terminé ce roman, très court, mais qui m'a demandé du temps pour le terminer.
    Le style est très particulier ; on l'a dit à maintes reprises mais je le redis tout de même.
    Beaucoup, beaucoup de descriptions et peu d'actions à proprement parlées et pas de dialogues.
    Pour ma part, les deux premières nouvelles "L'appel de Cthulhu" et "Par delà le mur du sommeil" sont celles qui m'ont demandé le plus d'efforts pour la lecture. C'était vraiment une accumulation de faits comme dans un carnet de notes... le fait que ça soit les premières nouvelles n'aide sûrement.
    Certes, cela rend les choses plus réalistes mais je n'arrivais pas rentrer dans l'histoire. Cela avait l'effet contraire sur moi : cela m'éloignait des évènements.
    La troisième nouvelle "La tourbière hantée" m'a remotivée car l'histoire était effrayante, le décor vraiment lugubre et la fin juste génialissime !
    La dernière nouvelle "Celui qui chuchotait dans les ténèbres" est ma préférée du recueil avec "La peur qui rôde".
    Car les personnages principaux sont au cœur de l'intrigue durant la nouvelle.
    J'ai vraiment stressé pour eux et prié pour qu'ils s'en sortent !

    Enfin, "La Couleur tombée du ciel" m'a plu aussi par son atmosphère terriblement lourde... Avec ce gris omniprésent !

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    • Livres 4.00/5
    Par Azilice, le 10 février 2013

    Azilice
    Le Mythe de Cthulhu n'est pas tout à fait un roman mais un recueil de 6 nouvelles : L'appel de Cthulhu (1926), Par-delà le Mur de Sommeil (1919), La Tourbière Hantée (1926), La peur qui rôde (1923), La couleur tombée du ciel (1927) et Celui qui Chuchotait dans les Ténèbres (1931). Evidemment, je n'ai pas adhéré aux six nouvelles de la même manière, d'autant que je ne savais pas en entamant ma lecture qu'il s'agissait d'un recueil et non d'un roman… de quoi me laisser perplexe quelques minutes lorsque j'ai entamé ce que je pensais être le chapitre 2… Qui n'avait aucun lien direct avec ce que je croyais être le chapitre 1 !
    Cette surprise passée, j'ai trouvé dommage que les nouvelles ne soient pas dans l'ordre chronologique, ce qui m'a un peu gênée dans ma lecture, car le narrateur fait des découvertes importantes dans ses recherches, et il faut faire l'effort de se dire “alors à ce moment là, vu que c'est 4 ans plus tôt, il ne savait pas encore telle information (je devrais même dire horreur ou abomination) découverte dans la nouvelle précédente…”. D'ailleurs, je me vois prise d'un très gros doute soudainement… le narrateur et personnage principal de chaque nouvelle était il une seule et même personne ? Je dois avouer que j'ai considéré dans ma lecture que tel était le cas, mais je me rends compte que rien ne le dis clairement (ni l'inverse par ailleurs…).
    J'ai une petite déception concernant ce recueil, que je souhaite vous expliquer dès maintenant : je m'attendais, vous l'aurez compris, à en apprendre davantage sur l'univers du jeu Horreur à Arkham et d'après le titre du recueil, sur Cthulhu et son mythe… Or, seule la première nouvelle fait réellement référence à Cthulhu et met en place les éléments de compréhension qui l'entourent, à savoir son origine, ce qu'il est vraiment, où il se trouve dans notre monde et même pourquoi certains groupes lui vouent un culte. La dernière nouvelle y fait légèrement référence mais seule la première aborde réellement Le Mythe de Cthulhu. de mon point de vue donc, le titre du recueil est un peu téléphoné…
    Néanmoins, je n'en ai pas moins apprécié les autres nouvelles pour autant. Au contraire ! le style de Lovecraft est un style certain, affirmé et incomparable… Tout d'abord, la traduction se lit sans accroche, elle coule et elle porte. Elle me laisse penser que la version originale doit être un vrai régal. La lecture est aisée mais n'en est pas moins qualitative car il s'agit là d'une écriture du début XXième siècle, riche, soignée et très bien construite.
    Les six nouvelles suivent le même schéma narratif : le personnage principal, homme instruit (un seul et même homme ?) et cartésien, enquête sur un fait étrange, fait des recherches à propos de légendes régionales… Et découvre des abominations qui vont ébranler ses convictions et le porter aux limites de la folie. Je dois avouer que malgré une construction similaire, les nouvelles ont été horriblement efficaces en ce qui me concerne et je pense pouvoir dire que je ne ressors plus tout à fait la même de cette lecture, qui m'a franchement parfois effrayée, au point d'avoir des doutes sur ce qui pouvait m'attendre dans le couloir non éclairé derrière la porte de la chambre… (oui à ce point !). de mon point de vue, H. P. Lovecraft se place en très bon maître de la description et de la création d'atmosphère, car malgré les horreurs lues et les tableaux déraisonnables et répugnants décrits, je n'ai pas pu lâcher le livre, j'avais le sentiment que tout était réaliste, voire plausible et il fallait toujours que j'en sache davantage, autant que le personnage principal, même si cela doit le pousser à la folie.
    En résumé, ce recueil n'en dit pas assez sur Cthulhu et ne fait qu'aborder l''univers si riche créé par Lovecraft, mais qu'il est prenant et parfois effrayant ! Je ne ressors de cette lecture que convaincue qu'il me faut en lire davantage…

    Lien : http://livresdemalice.wordpress.com/2013/02/10/le-mythe-de-cthulhu/
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    • Livres 4.00/5
    Par malko, le 26 septembre 2014

    malko
    Mon premier LOVECRAFT.En effet cela faisait un bout de temps que j'entendais parler de Monsieur comme étant un Maitre de la terreur et celui qui avait influencé les Stephen King et compagnie…je voulais donc " tester " LOVECRAFT même si franchement je n'était pas emballé pour lire un auteur né en 1890…J'ai donc opté pour le mythe de Cthulhu même si à la librairie j'avais l'air d'une idiote car je ne savais absolument pas comment prononcer le titre !
    Au final, j'admets que LOVECRAFT a incontestablement influencé divers auteurs, qu'une certaine " ambiance " émane de ses nouvelles mais c'est un peu toujours les mêmes choses : Des monstres affreux et cosmiques sont présents sur la terre…mais hélas toutes les nouvelles se ressemblent et j'ai même pas eu peur ! En conclusion je dirais que LOVECRAFT c'est plutôt pas mal (notamment pour l'époque) mais cet auteur ne correspond pas à mon type de lecture habituelle…
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    • Livres 4.00/5
    Par bioprof, le 24 mars 2015

    bioprof
    Il s'agit d'un recueil de six nouvelles du maître des récits de dark fantasy, qu'on pourrait traduire en français par récits fantastiques, horrifiques.
    La première nouvelle, L'appel de Chtulhu, repose sur le récit du défunt Francis Wayland Thurston, dont les notes retrouvées nous entrainent dans les profondeurs d'une sombre mythologie où les paroles des vivants affrontent les écrits des morts. On avance pas à pas, guidé par un style dont il n'est rien à redire. Cette première nouvelle est un franc succès de bout en bout.
    Par delà le mur du sommeil, nous invite à nous confronter à l'horreur. Celle d'un homme pour les uns, d'une bête pour les autres, vivant à la lisière de notre monde et d'un autre, cauchemardesque celui-ci. C'est donc la folie qui l'habite, une folie qui le conduira au pire, une folie dont il ne reviendra pas.
    La tourbière hantée, est certainement l'endroit qu'on ne voudrait connaître, l'endroit qu'on éviterait si l'on savait. Malheureusement ils ne savaient pas.
    La peur qui rôde, c'est celle qui est là, toute proche, qui nous enveloppe progressivement dans sa robe, dans son manteau et qui ne daignera plus nous laisser seul. C'est la sensation de n'être jamais seul, la sensation que celui qui vous parle n'est pas celui qu'il prétend être, la sensation que quoi qu'il arrive vous êtes déjà perdu.
    La Couleur tombée du ciel, c'est celle qui se nourrit des autres, qui les vide puis s'en sépare. Lovecraft a le don de transformer un évènement magique en malédiction.
    Celui qui chuchotait dans les ténèbres, à qui s'adresse-t-il? Qui est-il? La découverte de son existence, de l'existence des autres va tout changer dans ces terres reculées. Mais un homme veut savoir, un homme veut comprendre. Est-il prêt à en payer le prix ?
    Ce recueil se conclu sans doute sur la meilleure nouvelle, une des plus angoissante, une des mieux menées qui nous pousse à vouloir en savoir plus comme les protagonistes de cette histoire. Un ouvrage que je recommande vivement aux amoureux de Lovecraft s'ils ne connaissent déjà et à ceux qui veulent vivre quelques moments accrochés à leur livre.
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Critiques presse (1)


  • Elbakin.net , le 28 mars 2012
    Le charme suranné de ces nouvelles, notamment dans le style, fait partie intégrante du plaisir de lecture associé à leur découverte.
    Lire la critique sur le site : Elbakin.net

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Citations et extraits

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  • Par Ubikson, le 14 mai 2012

    Ce qui est, à mon sens, pure miséricorde en ce monde, c'est l'incapacité de l'esprit humain à mettre en corrélation tout ce qu'il renferme. Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l'infini, et nous n'avons pas été destinés à de longs voyages. Les sciences, dont chacune tend dans une direction particulière, ne nous ont pas fait trop de mal jusqu'à présent ; mais un jour viendra où la synthèse de ces connaissances dissociées nous ouvrira des perspectives terrifiantes sur la réalité et la place effroyable que nous y occupons ; alors cette révélation nous rendra fous, à moins que nous ne fuyions cette clarté funeste pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d'un nouvel âge de ténèbres.
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  • Par odin062, le 26 juin 2010

    Ceux du Dehors ne demandent qu'à vivre en paix avec les hommes avec qui ils souhaitent entretenir des relations intellectuelles de plus en plus développées. L'établissement de ces relations est devenu absolument nécessaire maintenant que nos inventions et appareils accroissent le champ de nos connaissances, empêchant ainsi Ceux du Dehors de maintenir secrètement leurs avant poste sur notre planète. Ces étrangers veulent mieux connaitre l'humanité, et désirent que les principaux savants du globe terrestre apprennent à mieux les connaitre. Une fois cet échange établi, tous les dangers disparaitront et il sera possible d'instaurer un modus vivendi satisfaisant. Il est parfaitement ridicule de croire qu'ils puissent tenter de nous asservir ou de nous dégrader.
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  • Par tatooa2001, le 31 octobre 2014

    Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l'infini, et nous n'avons pas été destinés à de longs voyages. Les sciences, dont chacune tend dans une direction particulière, ne nous ont pas fait trop de mal jusqu'à présent ; mais un jour viendra où la synthèse de ces connaissances dissociées nous ouvrira des perspectives terrifiantes sur la réalité et la place effroyable que nous y occupons : alors cette révélation nous rendra fous, à moins que nous ne fuyions cette clarté funeste pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d'un nouvel âge de ténèbres.
    (Dans "l'appel de Cthulhu")
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  • Par Robe, le 06 mars 2008

    Des ombres torrentielles, rouges et visqueuses, se poursuivaient, haletant et glissant, dans les corridors infinis du ciel violet et zébré d'éclairs... phantasmes sans forme, dessins d'un kaléidoscope vampirique... forêt de chênes monstrueusement nourris dont les racines en forme de serpent se tordaient, aspiraient d'innommables sucs dans la terre grouillante de démons cannibales... tentacules en forme de tertres, nés d'un noyau souterrain de pourriture perverse... éclairs de folie sur des murs couverts de lierre malsain... galeries démoniaques éclairées par une végétation putride...
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  • Par tatooa2001, le 01 novembre 2014

    J'entendis d'abord, venant de profondeurs inconcevables, un bruit de galopade, un halètement infernal, un grondement sourd, et enfin je vis sortir, par l'ouverture située à la base de la cheminée, un jaillissement de vie multiple et repoussante, un flot abominable et ténébreux de corruption organique, mille fois plus hideux que les conjurations les plus noire de la folie et de la morbidité. Grouillante, bouillonnante, houleuse, écumante comme une maladie infectieuse, cette horreur sans nom sortait de ce trou béant, et débordait de la cave par toutes les issues possibles pour se répandre dans les maudites forêts nocturnes et semer la terreur, la maladie et la mort.
    (Dans "la peur qui rôde")
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Les Chats d'Ulthar, un conte de Tmor, d'après H.P. Lovecraft
"Les Chats d'Ulthar", un conte de Tmor, d'après H.P. Lovecraft. Tmor est auteur, comédien, conteur. Pour en savoir plus sur lui et sur ses spectacles : http:...








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