> Dominique Defert (Traducteur)

ISBN : 2709630265
Éditeur : J.-C. Lattès (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.2/5 (sur 557 notes) Ajouter à mes livres
Melanie Stryder est une rebelle. Notre Terre a été envahie par un ennemi invisible. Petit à petit, les âmes vagabondes s’emparent du corps des hommes en neutralisant leur esprit. La quasi-totalité de l’humanité a ainsi succombé. Melanie Stryder fait partie du dernier gr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Alwenn, le 23 décembre 2008

    Alwenn
    Voilà. Je viens tout juste de tourner la dernière page de ce pavé de 600 pages. Et un premier constat : Stephenie Meyer a un don inouï. le don formidable de raconter des histoires et de nous embarquer complètement avec elle, de nous transporter dans son univers.

    Il m'a fallu presque une semaine pour lire le roman (il y avait toujours quelque chose pour m'empêcher de poursuivre ma lecture, grrrr…), mais je me suis retrouvée avec le même effet Twilight : l'envie irrépressible de me plonger dans le roman dès que j'en avais l'occasion, de retrouver les personnages et de découvrir avidement ce qui allait se passer.

    Pour vous dire, je l'ai même emporté jeudi dernier chez le coiffeur et j'ai délaissé les magazines people qui font d'habitude mon bonheur puisque c'est le seul moment où je peux me tenir au courant des dernières news de ces gens dont en réalité je me fiche éperdument. Bref, le même état de droguée qui m'avait tenue aux tripes avec la saga Fascination. Et donc, rien que pour cela, je me prosterne humblement aux pieds de la conteuse hors-pair qu'est Stephenie Meyer

    Avant toute chose, inutile de vous dire que ce roman n'est en rien comparable avec la saga dont je viens de faire mention. Hormis l'addiction intense qui risque de s'emparer de vous si vous vous décidez à ouvrir ce livre.

    Les âmes vagabondes (The Host en V.O) est un roman de science-fiction. Bien loin donc de Forks et de ses créatures fantastiques. Je ne suis habituellement pas très SF en temps ordinaire. Mais force m'est de constater que cette SF-là est tout à fait dans mes cordes. Pour la simple et bonne raison que le registre choisi n'empiète finalement que très peu sur le fond de l'histoire, à savoir les rapports humains (je sais bien, en employant cet adjectif, que d'aucuns lecteurs du livre pourraient émettre quelque critique, mais j'ai promis un article sans spoiler, donc je garde le cap ! ^^)
    Mélanie Stryder s'est fait capturer par les aliens envahisseurs (je sais, ça fait très série B de dire ça, mais je vous assure, c'est tellement bien plus que ça !) mais sa conscience n'a pas livré sa dernière bataille. Là pour moi réside déjà une première originalité du roman : l'auteur parvient à faire vivre pleinement deux personnages en un seul, et le tout dans une fluidité qui laisse pantois. L'âme vagabonde qui prend possession du corps de Mel, est déconcertante à plus d'un point de vue. Je suis passée avec elle par toute la palette des émotions : haine, colère, compassion, affection, pitié… Stephenie Meyer a eu le talent de nous livrer des sentiments tout en nuance, en demi-teintes. Elle est parvenue à ne pas tomber dans le manichéisme facile compte tenu des éléments premiers de son récit : de gentils humains et de méchants envahisseurs. Non, elle a su aller chercher plus loin, plus profond, dans le tréfonds des valeurs et des critères de notre monde tel que nous l'envisageons aujourd'hui.
    Je ne dévoile rien en parlant maintenant de l'histoire d'amour puisque la quatrième de couverture en fait ouvertement mention. Et là… Là… encore une fois, c'est un sans faute ! D'accord, mon petit cœur de midinette ne pouvait que tomber dans les rets finement tissés de cette histoire… et je m'en suis complètement délectée ! C'est vibrant, entier, violent et passionné. Si je dois remettre la saga Fascination encore sur le tapis, ce ne sera que pour vous dire que les sentiments vont s'épanouir dans une relation triangulaire délicieusement ambiguë, à l'instar de celle que l'on a connu avec le trio Bella-Edward-Jacob. Et encore, quand je dis triangulaire, c'est encore plus compliqué que ça… Il a fallu que je me souvienne parfois de respirer… C'est du pur Meyer, troublant et envoûtant.

    Mais là, vous vous demandez pourquoi, au vu de ma critique dithyrambique, pourquoi n'ai-je mis qu'un petit 4 sur 5 pour ma note finale ? Parce qu'il n'y a qu'une seule chose qui m'a gênée : la fin. C'est un peu comme dans le dernier tome d'Harry Potter, je me serais bien passée de l'épilogue. J'aime offrir dans mon imagination la seconde vie des personnages qui m'ont accompagnée pendant de longues pages. Et surtout, j'aurais imaginé une fin qui, sans être forcément dramatique, me serait davantage apparue comme plus logique. Mais là aussi, c'est du Meyer. Un défaut qu'on lui pardonne parce que ça pourrait bien devenir une marque de fabrication. Meyer c'est un tout, à prendre comme tel.

    Ah oui, une dernière chose : ne surtout pas se laisser arrêter par des premières pages qui peuvent sembler un peu longuettes. Il faut laisser le temps de s'installer une relation particulière. Mais quand l'histoire commence à décoller, elle décolle vraiment et c'est le lecteur qui reste scotché au livre. Il y a du rythme, des rebondissements, des péripéties. Des personnages qui gagnent en profondeur, qui se révèlent, qui changent… C'est ça pour moi un roman : une histoire improbable mais qui nous séduits complètement. Et on n'est pas toujours capables d'expliquer pourquoi.

    Il y aurait encore des tas d'autres choses sur lesquelles j'aurais voulu disserter, mais j'ai promis un article sans spoilers, donc je m'y tiens.
    Ah, si. Juste une dernière chose. Dans la guerre qui fera sans doute rage entre les pro-Ian et les pro-Jared, je prends position : je suis indéniablement une pro-Ian.
    Enfin bref, vous l'aurez compris, je suis sous le charme. Encore une fois. C'est un pur bonheur de se faire balader de la sorte. Et je n'ai désormais plus qu'une question : c'est quaaaand le prochain ???
    Terminé le 22 décembre 2008

    Lien : http://fabulabovarya.canalblog.com/
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    Critique de qualité ? (29 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 09 mars 2011

    lehane-fan
    Alors pourquoi ajouter une 74e critique me direz-vous ? Sans doute parceque j'adore les chiffres impairs...
    J'avoue avoir acheté ce bouquin uniquement en me fiant aux critiques et j'ai envie de dire : bien joué moi-meme...La seule petite crainte (qui pouvait devenir plus conséquente vu le pavé !) etait de me retrouver à lire quelque chose de clairement typé "ado" ! N'ayant absolument rien contre , je n'ai tout simplement plus rien pour , le temps ayant fait son oeuvre...O vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie : et hop , un p'tit coup de Cid , accompagné d'une beurre-sucre , ça fait pas de mal !
    Pitch ultra simple : la terre est colonisée par des creatures ayant la spécificité de prendre le controle de votre corps suite à l'implantation de ces petits envahisseurs aux noms si charmants : tisse-le-feu ; aiguilles-de-verre ; cassoulet-du-matin-chagrin...une erreur s'est glissée , sauras-tu la decouvrir ?
    Les Ames Vagabondes , c'est l'histoire de Melanie Stryder , humaine prisonniere d'un corps qu'elle ne controle plus suite a l'insertion de Vagabonde , ame desormais implantée dans sa tete . Habituellement , une nouvelle ame controle corps et esprit ! Melanie s'y refusera et reussira a lui imposer ses desirs les plus immediats , notamment celui de retrouver son frere Jamie et son compagnon Jared .
    Elles y parviendront tant bien que mal et devront desormais faire face a 35 paires d'yeux recluses dans une grotte , 35 survivants ne pensant qu'à une chose dans les premiers temps : tuer cette creature , cause de tant de souffrances ! Et c'est là que ce bouquin prend veritablement son envol !
    Preuve que ce livre est plutot bon , c'est le fait que l'action y est pratiquement bannie, ce qui n'empeche cependant pas le lecteur de se prendre totalement au jeu de ces rivalités qui se creent , se defont , de ces sentiments qui naissent , de ces émotions qui se font jour alors qu'elles ne devraient meme pas exister . Bon , il y a tout de meme un gros bémol , c'est cette impression de revisiter " Jules et Jim " : un film que les moins de 20 aaanns ne peuvent pas connaiiiiitreeee....eee...
    Jared aime mélanie (ame prisonniere de ce corps) . Ian aime Vagabonde ( ame controlant ce corps , vous me suivez?) . Trois entités physiques , quatre ames , probleme evident...
    Un livre qui se lit donc avec grand plaisir , ode a l'acceptation de la difference , à la beauté intérieure qu'elle qu'en soit l'enveloppe ( c'est vrai qu'une belle rate , un beau foie , c'est toujours beaucoup plus seduisant...) .
    Les Ames Vagabondes , votre esprit également !
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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kllouche, le 23 juillet 2011

    kllouche
    Les humains sont soudains envahis par des âmes vagabondes qui s'emparent des individus pour les dominer.
    Je commence cette chronique par une petite digression sur le choix des prénoms. Melanie m'a tout de suite fait penser à Diam's et sa chanson confession nocturne. Il a été très difficile de me séparer de cette image au début de ma lecture, et donc à chaque fois que je voyais le prénom de l'héroïne j'avais envi de rire. Honnêtement c'était mal parti ! Jebediah et Maggie sortent tout droit de la petite maison dans la prairie immanquablement. Quant à Jared, Ian, Sharon, Wes et les autres, ce sont des prénoms typiquement américains et d'une banalité affligeante. Je trouve dommage de ne pas avoir prit davantage soin de choisir des prénoms un peu moins « typés » littérature américaine car les noms des personnages contribuent invariablement à faire perduré une œuvre dans la postérité. Edward et Isabella étaient en cela deux prénoms très beaux et bien utilisés, c'est navrant que Stephenie Meyer n'ait pas eu pour ce livre autant d'imagination, préférant sans doute rendre hommage à ses voisins de quartier.
    Les premiers chapitres nous plongent tout de suite dans l'histoire de cette terre envahie par le peuple des âmes, originaires d'Origine qui depuis de nombreuses années colonisent les planètes alentours. La phase d'exposition nous offre un panorama des évènements passés ainsi qu'une amorce très bien amenée pour la suite. Vient ensuite tout un passage – des pages 100 à 300 environ- qui nous exposent de façon lente, fastidieuse, laborieuse la vie dans les grottes aménagées par Jeb. Si l'élaboration de cet habitat et la vie en communauté sont très intéressantes, il n'était aucunement nécessaire de nous les baratiner pendant 200 pages. Et au final, toute l'action se concentre sur les 100 dernières pages. Et encore, seules les expéditions de Gaby peuvent être considérées comme action. le pseudo sacrifice de l'âme en Melanie ne découle que de l'aboutissement d'une réflexion sur ce qui est bien et mal. Toujours sur la forme du récit, pour apprécier l'histoire, il faut absolument s'abstenir de lire les noms des chapitres bien top révélateurs au point qu'on découvre tout ce qui va se passer au fil du roman juste en les parcourant. C'est une grosse erreur que de donner ce genre de noms aux chapitres.
    La relation amoureuse naissante entre Ian et Melanie est amenée de façon bien trop grossière à mon goût. Les sentiments débarquent avec leurs grands sabots et il suffit de quelques caresses frémissantes pour qu'on saisisse que va naitre un nouveau triangle amoureux – décidemment Meyer aime ça ! Mais au final on aimerait bien que Melanie choisisse la polygamie. Au dénouement, chaque personnage peut vivre entièrement et exclusivement avec celui ou celle qu'il aime. C'est un peu facile et basique mais il faut bien repeupler la planète avec de vrais humains, non ?
    J'ai été surprise de la maturité qui se dégage des personnages et de l'écriture. Nous sommes très loin du roman guimauve qu'était Twilight. C'est en fait une réflexion relativement objective sur la nature humaine et ses travers. Et c'est peut-être parce que cette fois j'ai trouvé un sens à l'histoire que je l'ai appréciée. L'idée est bien trouvée, le nouvel univers est bien pensé, l'intrigue se tient sans incohérence donc juste pour ça, on apprécie cette lecture simple mais divertissante.
    Le scénario du film Daybreakers ne serait-il pas inspiré d'un mélange entre ce roman et Twilight? Les vampires, qui dominent la planète, traquent les derniers humains encore en vie qui se cachent pour leur échapper. Un vampire décide finalement de se retourner contre sa race et aider les humains.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par 100choses, le 14 décembre 2010

    100choses
    Une fois de plus, attendez vous à lire un pavé de ma part!
    J'ai ce livre dans ma PAL depuis bientôt 6 mois et je n'arrivais pas à me décider à le lire, sans vraiment savoir dire pourquoi. Finalement ma PAL ayant bien (trop) baissé, je n'avais plus vraiment le choix dans les titres dispos, alors je me suis lancée dans cette lecture.
    Bilan, un livre qui se lit bien, mais sans plus. Quelques bons éléments, mais vraiment pas un coup de cœur.
    Contrairement à beaucoup de lecteurs, j'ai vraiment aimé les premiers chapitres avant de décrocher au bout d'une centaine de pages. Visiblement c'est généralement le contraire. Bon je n'ai pas eu à me forcer pour finir (les deux derniers chapitres mis à part) mais je n'étais pas non plus impatiente de connaitre la suite.
    Le prologue est surprenant mais permet d'entrer tout de suite dans le vif du sujet. J'ai alors beaucoup aimé les chapitres suivants, les premiers pas de Wanderer dans ce nouveau corps, ainsi que la description des différents mondes et l'organisation sociale des âmes.
    Malheureusement on n'apprend pas grand-chose de nouveau par la suite. Il y avait une très bonne trame pour développer un univers de science-fiction complexe et structuré, mais elle n'a pas du tout été assez exploitée à mon goût, on retombe très vite dans quelque chose de très banal avec quelques touches « magiques » par-ci par-là. En outre j'ai trouvé certaines incohérences, en particulier au niveau du temps écoulé, où dans les règles qui régissent ce monde. Certes, dans un ouvrage de SF, on est dans l'imaginaire, donc à peu près tout est possible mais à la seule condition de garder une logique interne !
    De même j'aurais vraiment aimé en savoir plus sur le passé de Mélanie et plus particulièrement sur les derniers mois avant sa capture et sa transformation.
    Revenons-en à Wanderer, je me suis très vite attachée à elle, trouvant sa personnalité très intéressante, aimant son questionnement, ses hésitations, son inadaptation, mais dans le dernier tiers du livre, elle a finit par m'agacer avec son sens du sacrifice poussé à l'extrême, elle n'était plus du tout crédible et j'ai eu l'impression que l'auteure voulait à tout pris en faire une martyre digne d'admiration, sauf que c'est caricaturale et que ça n' a pas du tout pris avec moi. On tombe, dans cette dernière partie dans un pseudo-lyrisme totalement pathétique.
    Mélanie en revanche m'a été antipathique tout au long du roman, sans évolution. Elle est d'un égoïsme mal dissimulé insupportable. Elle ne se demande jamais « que va-t-il penser/devenir ? » mais « que va-t-il penser/devenir, sans moi, moi, moi ? ». Très clairement c'est fatigant. Idem pour Jared, ce type est odieux (beaucoup plus détestable que Kyle selon moi, qui est d'ailleurs le seul personnage qui finira par me toucher réellement) et j'ai eu envie plus d'une fois, de lui éclater la tête le long d'un mur.
    Quant à l'histoire d'amour entre ces deux là, non mais c'est d'une niaiserie déconcertante. La rencontre est déjà pas brillante mais avec la scène sur le canapé dans la cabane au début du roman on attend des sommets, c'est d'un ridicule sans nom et je me suis surprise à soupirer d'énervement. Affligeant vraiment, j'avais l'impression de voir un mauvais soap des années 80. Soit c'est vraiment mauvais, soit je suis devenue totalement aigrie/ insensible. Mélanie m'a aussi beaucoup trop rappelé Bella sur ce point là avec ses interrogations à deux sesterces « est-ce qu'il m'aime vraiment ? Est-ce que je suis assez bien pour lui ? Et bla, bla, bla » Quand je vous disais qu'elle ne pense qu'à elle ! du coup j'en viens à me demander ce que je penserais de Twilight si je le relisais…
    D'ailleurs ce n'est pas le seul passage qui m'a laissé un arrière goût de Twilight, je pense par exemple à la scène, où l'on voit deux humains possédés ayant finalement un bébé humain, qu'ils ne transforment pas…
    Prenons l'intrigue maintenant, tout est beaucoup trop convenu, prévisible. L'histoire avec Ian est cousue de fil blanc dès que ce personnage apparait, et la question que je me posais n'était pas « est-ce que » mais « quand », histoire d'avancer un peu !
    Il y a aussi un gros souci dans la structure du roman qui induit des longueurs inutiles. La quête à travers le désert de Mélanie/ Wanderer aboutit beaucoup trop tôt, on se retrouve alors après cela avec quelque chose de très linéaire, limite ennuyeux, quand surviennent alors tout un tas de péripéties histoire de dynamiser le tout. Mais le problème c'est qu'on assiste à une accumulation d'événements sans lien, mal répartis, presque histoire de faire du « remplissage ».
    Pour en revenir à la traversée du désert, cette scène manque totalement de réalisme, l'auteur n'a clairement jamais mis les pieds dans un tel environnement et la description de la marche avec le rapport à l'eau s'en ressent vraiment et est juste aberrante.
    Quant aux deux derniers chapitres, outre le fait que le choix opéré par les humains soit éthiquement parlant plus que contestable, on atteint des sommets de ridicule et là, clairement je me suis forcée à lire ces dernières pages tout en pestant tous les quatre mots.
    Bon, il y a quand même quelques éléments que j'ai beaucoup apprécié dans ce roman. En particulier le jeu sur les pronoms, rendus possible par la langue anglaise. Wanderer est désignée successivement à l'aide de « she » et de « it », selon les personnages et l'évolution du regard qu'ils portent sur elle. Je dois dire que ce côté est vraiment travaillé ; on sent une évolution cohérente et progressive, différente selon les personnages. Vraiment, le gros point positif de ce roman selon moi.
    Côté mise en page, j'ai vraiment apprécié l'emploi de 3 polices d'écritures différentes, visant à distinguer récit, dialogues internes entre Wanderer et Mélanie, et souvenirs de Mélanie transmis à Wanderer. En particulier dans les premières pages, cela permet de ne pas être trop déroutée par la juxtaposition des différentes sources d'informations.
    J'ai également beaucoup aimé les titres de chapitres, tous sous formes de participes passifs qui accentuent l'effet de « vampirisation » des âmes sur les humains, ou le contraire.
    Enfin, ce livre m'a laissé aussi par moment un sentiment de malaise. En particulier le début lorsque l'on découvre que les âmes viennent vampiriser les hommes : avant l'insertion les hommes sont foncièrement mauvais et n'ont qu'une conscience mais pas d'âme. Bon ok, c'est peut-être mon côté croyante qui ressort, mais ça m'a mise mal à l'aise, même si ce sentiment n'a pas duré très longtemps.
    De même, je me suis sentie super mal, lorsque Wanderer entre dans le labo de Doc' et découvre le massacre ; les âmes qu'il a, en vain, tenté d'extraire. Je dois avoir une imagination débordante mais je n'arrivais pas à me défaire de l'image d'un avortement. Je suis la seule à avoir vu ça comme ça ?
    Mon billet est très violent, plus que je ne m'y attendais même, et pourtant, je dois dire que je n'ai pas détesté cette lecture, mais j'ai eu l'impression de perdre mon temps. Très clairement, une lecture qui m'aurait sans doute beaucoup plu il ya quelques mois/années, mais là je suis passée à autre chose.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2010/05/22/meyer-stephenie-the..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Nanieblue, le 29 avril 2012

    Nanieblue
    ▬ Des âmes extraterrestres ont envahis la Terre et tente de la coloniser en s'implantant dans le corps des humains. Afin de passer inaperçue et surtout de mener à bien leur objectif. Mais il y a une faille dans leur plan, les humains parasités ont cette lueur étrange au fond des yeux, qui trahi leur condition d'hôte.
    Des rebelles ont découvert cette faille et tente de survivre dans ce monde peuplé d'âmes parasites.
    ▬ L'histoire commence par l'intégration d'une âme dans le corps d'une jeune femme, on se retrouve dans une salle d'opération bien étrange où une âme est enfermée dans un caisson et une jeune femme dégèle sur la table d'opération , le ton est donné dès le prologue et l'on découvre une histoire totalement déroutante.
    On ne connait pas tout de suite l'identité du personnage principal, il faut attendre la fin du prologue pour savoir que nous suivons Vagabonde, le doute subsiste aussi sur le genre – féminin ou masculin – de l'Ame. Ce qui ajoute de la confusion et ce sentiment d'inconnu. Dès le début du roman, on est presque aussi démuni que Vagabonde. Il faut attendre la fin du chapitre 3 pour découvrir l'identité de l'hôte qui s'appelle Melanie.
    On découvre un monde peuplé d'Âmes, de Soigneurs, de Traqueurs…
    Au travers de l'âme Vagabonde qui apprivoise le corps de Melanie, on explore cette Terre envahie par ces âmes-extraterrestres, découvrant les sentiments, les termes techniques mais aussi la “mission” de Vagabonde.

    ▬ A chaque intégration l'âme revit la mort de son hôte humain et normalement il prends entièrement possession du corps de celui-ci, mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et c'est un des fils conducteurs de ce roman. Vagabonde va devoir partager le corps de Melanie, avec l'âme de cette dernière. Cela est très perturbant pous nos deux héroïnes, mais également pour nous lecteurs, car ces premiers chapitres sont déroutant, très étrange à lire, on peut très facilement se sentir perdu.
    Est-ce une manœuvre de l'auteure pour se plonger dans le récit? Aucune idée, en tout cas, cette cohabitation va faire se batailler les deux “âmes”, l'une voulant prendre le dessus sur l'autre. Mais les sentiments et souvenirs de Melanie vont affecter Vagabonde.
    Puis d'autres intrigues vont venir se mêler à cette cohabitation. La Terre est colonisée par des extraterrestres mais les rebelles n'ont pas dit leur dernier mots. L'amour va tenir une place importante dans ce roman. Vagabonde va perdre pied, Melanie va devenir plus présente que jamais. Elles vont finir par s'associé pour retrouver le frère de Melanie, ainsi que l'homme qu'elle aime. Mais Melanie n'est plus vraiment Melanie et malgré les sentiments sincères de Vagabonde, les retrouvailles avec les rebelles ne vont pas faire l'unanimité.
    Comment réagiriez-vous si la personne que vous aimiez était contrôlée par une âme extraterrestre? Je vous laisse imaginer… Et si cela vous intrigue, lisez Les âmes vagabondes ^^

    ▬ le personnage principale de cette histoire est Vagabonde, c'est elle qui raconte, elle que l'on suit. Mais très vite on comprend qu'elle partage la “vedette” avec Melanie. Parler de l'une sans parler de l'autre est impossible et malgré les je et les elle dans les premiers chapitres, très vite cela devient NOUS.
    Vagabonde, surnommée Gaby, est tout ce que l'humain à de plus beau: gentil, patiente, vertueuse, elle est née pour faire le bien et ne supporte aucune forme de violence. Melanie est au contraire, très impulsive, avec un caractère très fort – qui lui a surement permis de rester connectée à son corps - elle peut- être très calculatrice, parfois même méchante envers Gaby. Alors que cette dernière porte tout le poids de la culpabilité sur ses épaules, Melanie est tellement déterminée à récupérer son corps qu'elle oublie que Gaby aussi a des sentiments.
    L'évolution de ce duo est magique. On passe de la haine à l'amour, d'une profonde répulsion à un sentiment d'appartenance très fort. Mais cette évolution ne touche pas seulement nos deux héroïnes. Car il y a une jolie palette de personnages différents, profondément gentils ou totalement insensible.
    Deux hommes partage le cœur de Melanie: Jamie, son frère de 15 ans, qu'elle aime plus que tout au monde. Et Jared, la trentaine, un rebelle dans toute sa splendeur, qui s'est endurcit lors de la capture de sa bien-aimé. Sa rencontre avec Gaby n'est pas des plus chaleureuses…
    Mais certains rebelles vont se montrer un peu plus disposé envers Gaby, comme par exemple Jeb, chef des rebelles, totalement barré mais très gentil. Ou encore Ian, qui malgré une première rencontre très violente, va apprendre à connaitre Gaby et aussi… chut, je ne vous en dit pas plus ^^
    Stephenie Meyer m'a totalement bluffée avec ce roman. Elle a créé tout un univers tournant autour des âmes, allant jusqu'à développer un système solaire peupler de différentes espèces plus ou moins étranges (goute-feux, araignées, fleurs ambulantes, ours, etc…)
    Ce roman est un cran au dessus, niveau écriture, de la saga Twilight. Oui je sais je ne devrais pas comparer, et je ne compare pas vraiment. Je parle simplement des mots employés, des tournures de phrases, des situations développée qui sont un peu plus mature à mon goût. Certaines situations sont tellement bien décrites que je n'avais aucun mal à m'imaginer certaines scènes et rien que pour ça, ce livre mérite d'être lu!
    ▬ J'ai eu beau chercher, je n'ai rien trouvé de négatif à dire à propos de ce livre, car tout ce qui pourrait paraitre moins bien, semble écrit pour nous retenir dans une sorte de confusion et de malaise. C'est juste parfaitement jaugé, sans mièvrerie inutile.
    Il y a beaucoup de termes techniques, issue du monde de l'informatique, l'hôte est connecté à l'âme au travers d'un millier de ports. J'ai bien aimé cette “comparaison” qui nous empêche de lâcher l'histoire au bout d'un chapitre.
    Etant une grande fan de Jack O'Neil, Teal'c et de la porte des Etoiles : je dois dire que ces histoires de “millepattes” implantés dans les corps d'humains m'a fait penser à la franchise Stargate! ^^ Mais je vous rassure, ce n'est pas du tout la même histoire Sourire
    Ce que j'ai aimé dans ce roman c'est avant tout la relation très spéciale qui uni Gaby à Melanie. Je dois avoué que Vagabonde me touchait énormément et que parfois les agissements de Melanie me déplaisaient beaucoup!
    J'ai aimé Jamie et son innocence. A l'inverse j'ai été “blessée” par les agissements de Jared. J'ai trouvé certains rebelles vraiment ingrats et d'autres si touchante.
    ACCROCHER-VOUS, car oui Stephenie Meyer à fait les choses en grand, mais surtout elle a pris sont temps pour bien planter le décor. L'action arrive, mais il faut bien attendre une bonne centaine de pages avant de vraiment être happée par cette histoire extraordinaire. Toutes les actions des rebelles sont intenses, leur repère est suffoquant, et on tremble pour eux dès qu'ils sortent.
    Impossible de lâcher cette histoire avant d'en connaitre le dénouement: ce livre est addictif, vous voila prévenu!

    Lien : http://nanieblue.free.fr/QNL/?p=648
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Citations et extraits

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  • Par stern85, le 28 mai 2012

    Elle brillait, scintillait sous les lampes du bloc, plus fort que l'éclat de l'Inox du scalpel. Tel un ruban vivant, elle se tortillait, s'enroulait, s'étirait, heureuse d'être délivrée du caisson cryogénique. Ses minuscules filaments de connexions, prés d'un millier , formaient une pelote de cheveux d'ange argentés. toutes les âmes étaient belles, mais celle-ci avait une grâce particulière.
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  • Par sandy2312, le 03 août 2009

    ... Je savais que tu devrais être jolie. Ian n'est pas venu. Il est resté avec toi, il disait qu'il se fichait du corps qu'on allait te trouver. Mais il voulait que personne ne s'approche de ton caisson, même Mel ou moi! Et cette fois, Doc m'a laissé assister à l'opération. C'était génial, Gaby! Je ne comprends pas pourquoi on me l'a interdit avant. Mais ils n'ont pas voulu que je participe. Ian voulait que personne ne te touche, sauf lui.

    Ian a serré ma main, et s'est penché vers mon oreille.

    Je t'ai tenue dans ma main, Vagabonde. (sa voix était si basse que j'étais la seule à pouvoir l'entendre.) Tu était si belle. p 602
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  • Par pimprenelle, le 28 janvier 2009

    Je... je t'aime aussi. Moi, le petit ver argent lové à l'arrière de son crâne. Mais mon corps, lui, ne t'aime pas. Il ne peut t'aimer. Je ne pourrai jamais t'aimer dans ce corps [...]. Je suis déchirée. C'est insupportable.
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  • Par pimprenelle, le 23 janvier 2009

    Cette Terre était à la fois le plus noble et le plus vil des mondes; on y trouvait les émotions les plus belles, les plus délicates, et en même temps, les pulsions les plus noires, les plus sinistres. Peut-être était-ce inévitable? Peut-être sans le Très-Bas ne pouvait-on toucher au Très-Haut?
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  • Par sandy2312, le 27 mars 2010

    Cela commençait par la fin, toujours, et la fin c'était la mort. On m'avait prévenue.
    Pas sa mort à elle. La mienne. Ma mort. Parce que c'était moi à présent.
    La langue que j'employais était bizarre, mais elle fonctionnait. Elle était laborieuse, aveugle, gauche et linéaire -terriblement limitée comparée à celles que j'avais déjà utilisées - mais je parvenais, néanmoins, à y trouver de la fluidité, de l'affect. Parfois même de la beauté. C'était ma langue à présent. Ma langue "indigène".
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