> Tanguy Kenec'hdu (Traducteur)

ISBN : 2070381102
Éditeur : Gallimard (1989)


Note moyenne : 4.36/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
La tétralogie de La Mer de la fertilité (Neige de printemps, Chevaux échappés, Le temple de l'Aube et L'Ange en décomposition) est la dernière œuvre romanesque de Mishima, achevée quelque mois avant son hara-kiri en direct à la télévision en 1970.
Conçu dès 1963... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par ignatus-reilly, le 11 novembre 2010

    ignatus-reilly
    Dans ce 1er volume de la tétralogie de Mishima, Kiyoaki Matsugae, jeune étudiant de la nouvelle et riche aristocratie tombe éperdument amoureux de Satoko Ayakura, fiancée à un Prince de la Famille Impériale. Ils vont vivre une passion intense au dénouement tragique. En effet, Kiyoaki meurt dans les bras de son fidèle ami Honda ; tandis que Satoko, quant à elle, s'est retirée au monastère de Gesshu.
    Le Japon vit une période de bouleversement et tend à s'occidentaliser. Deux visions du monde s'affrontent : la tradition, le raffinement, la Noblesse de cour (les Ayakura), le modernisme, l'européanisation, l'action plus brutale (les Matsugae).
    L'écriture de ce livre est très poétique. Souffrance, pessimisme et fin tragique - thèmes de prédilection de Mishima - sont présents dans ce roman.
    La tétralogie, dernière oeuvre de l'auteur est souvent présentée comme son testament littéraire.
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    • Livres 5.00/5
    Par zalliel, le 18 juin 2011

    zalliel
    Je suis tombé amoureux de ce roman, tout y est recherche d'harmonie, subtile et précieux, une découverte d'un univers inconnu.
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 01 août 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    La conversation, à l'école, étant tombée sur la guerre russo-japonaise, Kiyoaki Matsugae demanda à son ami le plus intime, Shigekuni Honda, ce qu'au juste il s'en rappelait. Les souvenirs de Shigekuni étaient vagues ; tout au plus se souvenait-il qu'une fois, on l'avait mené au portail d'entrée voir passer une retraite aux flambeaux. L'année où la guerre avait pris fin, tous deux avaient onze ans et il sembla à Kiyoaki qu'ils auraient dû pouvoir se la remémorer avec un peu plus de précision.
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  • Par ignatus-reilly, le 05 novembre 2010

    Il durcit son regard. Toujours, il en avait été ainsi. C'est pourquoi il la détestait. Sans le moindre avertissement, elle pouvait le plonger dans des inquiétudes sans nom. Et la goutte d'encre se propageait, morne et grise, jetant le trouble dans son cœur qui, voici un instant, avait été limpide.
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  • Par ignatus-reilly, le 10 novembre 2010

    A coup sûr, la solution la plus simple serait de mourir ensemble, mais il sentait que leur situation, réclamait quelque chose de bien plus désespéré. Le tabou qu'en ce moment même ils violaient, à chaque instant de cette rencontre clandestine, et qui se faisait plus redoutable à chaque violation, cela fascinait Kiyoaki, et l'incitait à continuer, tel au loin, le carillon à jamais inaccessible d'une cloche dotée. Plus, il commettait de péchés et plus lui échappait le sens du péché. Et à la fin? Comment les choses pouvaient-elles finir sinon dans une grossière imposture, pensa-t-il en frissonnant.
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  • Par ignatus-reilly, le 10 novembre 2010

    A mesure que mèche après mèche tombait, la peau lui picotait avec une fraicheur délassante qui lui était tout a fait inconnue. Le rasoir tondait les cheveux noirs qui si longtemps l'avaient reliée au monde, avec l'étouffante lourdeur de son misérable fardeau de désirs ; mais son épiderme, maintenant, s'offrait nu à un royaume de pureté dont aucune main d'homme n'avait violé la fraîcheur exquise. A mesure que l'aire s'élargissait de son crâne rasé, elle se prit à sentir que le peau s'éveillait à la vie, tout comme si une fraîche liqueur de menthol s'y était répandue.
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  • Par ignatus-reilly, le 10 novembre 2010

    Mais, si ancrée était la tradition des usages du monde chez le comte Ayakura, que sa fille pouvait aisément être élévée au rang de princesse. Ces belles manières faisaient tellement partie du personnage de Satoko qu'elle pouvait, à son gré, composer des poèmes dignes d'une princesse, avoir la main d'écriture qui convenait à une princesse, faire des arrangements de fleurs comme il appartenait à une princesse. Rien ne se fut opposé à aucun moment à ce qu'elle devint princesse, passé son douzième anniversaire.
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