
par Giwago, le 2008-04-28 16:47:23
Je ne sais pas par quel bout commencer. Ce livre est tout simplement génial. De la première à la dernière page on est embarqué dans une aventure totalement rocambolesque. L’écriture, finement...
Attention ce roman volumineux, 697 pages, qu'on peut tranquillement caler bien avec soi dans son lit, risque de vous faire passer quelques nuits blanches... Car Le Huit est un de ces thrillers historiques instructifs et intelligents, remarquablement ficelé du point de vue narratif, entièrement construit autour d'une intrigue sur le jeu d'échecs. Et ça marche, ça roule, ça fonctionne, dès les premières pages vous êtes embarqué.
L'héroïne du roman, Catherine Velis, vit à New York. En 1972, elle est chargée par un mystérieux personnage influent dans le milieu pétrolier de reconstituer un jeu d'échecs de vingt-quatre pièces d'or ciselé, qui a appartenu à Charlemagne. En réalité, ce jeu d'échecs, son plateau et ses pièces diamantées, viennent de beaucoup plus loin, du fond des temps – quelque 400 ans avant la naissance du Christ –, d'Inde ou de Perse. Et ce jeu, qui a traversé les âges, a un pouvoir très particulier, Charlemagne a pu s'en rendre compte et déclarer : "Je crois qu'il est possédé par une force démoniaque." Qui parviendra à en rassembler les pièces ? Un pouvoir de domination absolue n'est-il pas conféré à celui qui le possède ? Les échecs ne sont-ils d'ailleurs pas une forme d'organisation et de domination du monde ? Entre rebondissements feuilletonesques, défilé historique à travers les âges, galop effréné autour du monde, réflexion aiguisée sur le sens du pouvoir, Le Huit s'impose d'emblée comme un grand roman où l'érudition se marie idéalement à l'action. --Denis Gombert