> Claude Bleton (Traducteur)

ISBN : 9782742794485
Éditeur : Actes Sud (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Malgré les faits, Elena ne peut croire au suicide de sa fille. En cherchant de l’aide auprès de la femme qui lui doit le bonheur d’être mère, elle vaPour Elena, atteinte de la maladie de Parkinson, le temps se mesure en cachets de dopamine. Son cerveau n'est plus qu'un ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 17 avril 2011

    sentinelle
    Cela tenait de la gageure mais l'auteur a réussi haut la main à retenir l'attention vigilante de son lecteur en transformant le chemin de croix d'une femme d'une soixantaine d'années atteinte de la maladie de Parkinson en odyssée digne d'une tragédie grecque.
    Oublier « les ressorts de la littérature policière » de la quatrième de couverture, nous sommes en plein roman psychologique dans lequel trois portraits de femmes se chevauchent, se juxtaposent, se croisent et se repoussent à la fois.
    Nous sommes au plus près de la maladie, nous sommes même en dedans, dans la tête et le corps d'Elena qui lui échappe, ce corps paralysé et agité à la fois, ce corps hors de contrôle et hors de portée, comme peuvent l'être certains de nos proches, que nous pensions connaître mais qui nous échappent toujours.
    La maladie occupe la place centrale du roman mais sans pathos ni apitoiements : le ton est rude, sec, frontal et percutant, comme le sont les relations interpersonnelles pleines de non-dits, de colères, de rancunes et de frustrations mais aussi d'amour et d'affection. Il n'est pas donné à tout le monde d'accepter l'inacceptable, nous atteignons tous un moment ou un autre notre limite supportable. Voici alors venu le temps où il n'y a plus aucun échappatoire possible, et nul ne sait d'avance comment il s'y révélera : avec hargne, pugnacité, avec pudeur, avec effroi, peur ou rejet.
    Ce qui me frappe avant tout après la lecture de ce roman est ce grand respect que je ressens envers ces trois femmes, qu'on se garde bien de juger tant nous ne savons pas nous-mêmes comment nous réagirions face à ces situations. La vie est un combat de tous les jours, âpre et cruel, et la rage de vivre se trouve parfois là où on ne l'attendait pas.
    Un très bon roman et un auteur à suivre de très près.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par de, le 13 mars 2012

    de
    Mais Elle, cette putain de salope de maladie
    Une écriture adéquate au rythme d'Elena, avant et après la prise de son second cachet, « Elena transforma ses mouvements en ébauches indignes ». Deux autres cachets durant cette journée de déplacement, de recherche et de quête. Dérisoires mais utiles cachets contre un Parkinson.
    Elena n'accepte pas le suicide de sa fille Rita, n'accepte pas que cela soit un suicide, surtout par jour de pluie dans le clocher d'une église.
    Incapable d'enquêter, elle ira voir Isabel. Cette Isabel qu'elle et sa fille ont sauvée, qui lui doit comme un service inversé pour cet hier d'il y a vingt ans.
    Durant ce terrible voyage, au gré de la maîtrise de ses organes ou de leur non contrôle, « son temps qui n'a rien à voir avec les aiguilles », des bribes de passé, Rita, Elena, Isabel, des réflexions sur soi, sur les relations avec sa fille, sur les chats, sur cette salope de maladie…
    Derrière les histoires remémorées, la relation à l'autre, aux autres.
    Un autre récit, une autre mémoire. La discordance brutale des situations, la mise à nue d'une violence, celle des bons sentiments qui dépouillent autrement mais tout aussi efficacement que la maladie.
    L'écriture nous plonge dans cette obstination à avancer, malgré Elle, malgré la salope. Et sous la lenteur des déplacements, de la pensée errante, une violence multiforme…
    Ne pas accepter…
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    Je n'ai pas été convaincue par ce livre repéré en librairie pour sa jolie couv' (no comment). le livre est centré sur une femme atteinte de la maladie de Parkinson et dont la fille est décédée récemment. Cette femme (Elena) est persuadée que sa fille a été assassinée contrairement à la police qui a conclu au suicide. Mais quand on est atteint de Parkinson, difficile de mener l'enquête soit même. Elena entame donc un périple, au rythme de ses prises de comprimés, pour retrouver une femme rencontrée 20 ans plus tôt, afin que cette dernière enquête à sa place.
    Le problème c'est que le décés de la fille d'Elena + le "thème" du Parkinson semblent assortis de force. Il n'y a pas de fluidité entre ces deux aspects. L'intrigue avance à la lenteur de l'escargot, mélangeant tout dans une espèce de bouillie indescriptible.
    Le pire, d'une certaine façon, c'est que la conclusion de l'histoire ouvre une porte qui aurait mérité d'être creusée, venant conforter la problématique du Parkinson et donc recentrant l'histoire en quelque sorte.
    Bref, c'est un fouillis invraisemblable qui m'a empêché d'être tout à fait réceptive aux problèmes rencontrés par Elena du fait de sa maladie. Dommage ...
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    • Livres 5.00/5
    Par ChezLo, le 30 juin 2011

    ChezLo
    Le "roi détrôné", c'est cette fichue maladie de Parkinson qui rend le cerveau d'Elena autrefois souverain à présent non maître de ses gestes et de ses mouvements. A la soixantaine, Elena est condamnée à vivre au rythme de ses cachets, 3 par jour, et à attendre les effets limités de chacun. Elle ne peut plus compter sur l'aide de sa fille Rita, retrouvée morte quelques temps auparavant, pendue par une corde dans la sacristie de l'église du village, à une heure de Buenos Aires. Mais Elena refuse de croire à la thèse du suicide et veut enquêter. Son état physique lui laisse cependant peu de capacité. Ce jour-là, elle prend le train du matin en direction de Buenos Aires à la rencontre d'une personne clé, une femme qui aurait une dette envers elle...
    C'est un petit livre d'aspect modeste, moins de 200 pages, une action qui se déroule sur une seule journée. Mais le parcours qu'il fait faire au lecteur est bien plus important que le trajet d'Elena sur Buenos Aires. Abordant d'emblée les difficultés liées à la maladie de Parkinson en nous faisant suivre cette Elena diminuée, marchant lentement, courbée, hantée par la crainte que ses jambes ne se soulèvent plus pour marcher ou enjamber un obstacle, suspendue à ses cachets, sans espoir de rétablissement, on vit chacun de ses mouvements et de ses déplacements dans la ville et les transports comme des exploits personnels vécus de l'intérieur.
    Mais il n'y a pas que ça, loin de là. Ce n'est pas un roman sur la maladie. Avant tout, et ceci se dévoile au fil des pages et des souvenirs qu'Elena garde de ses relations avec sa défunte fille, on découvre un récit qui veut parler des relations mère-fille, de la maternité assumée, regrettée, voulue ou non voulue.
    [......]


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2011/06/elena-et-le-roi-detrone.html
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    • Livres 4.00/5
    Par csapin, le 26 mars 2012

    csapin
    Dans une ambiance polar, l'auteur nous conduit dans les pensées et le quotidien d'une mère éplorée qui veut comprendre la mort de sa fille et qui pour mener son enquête doit lutter contre la maladie qui la gouverne : Parkinson.
    Entre ces deux combats, l'un affectif, l'autre corporel, l'on découvre...

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/01/13/elena-et-le-roi-det..
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Camille Thomine pour le Magazine Littéraire

    « Roi détrôné », « empereur sans habits », souverain « sans couronne ». Dans le dernier roman de Claudia Piñeiro, ces périphrases obsé... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 17 avril 2011

    Un jour, n’importe lequel, le jour où votre fille m’a trouvée vomissant sur un trottoir, le jour où votre fille a été trouvée morte dans le clocher d’une église, ou même aujourd’hui, la vie nous met à l’épreuve, ce n’est plus une mise en scène sur un théâtre imaginaire. C’est le jour où se produit devant nous la véritable révélation, ce jour-là il n’y a plus de mensonge qui vaille.
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  • Par ChezLo, le 30 juin 2011

    Personne ne peut connaître sa fille aussi bien, pensa-t-elle, car elle est ou a été la mère. La maternité, Elena le pense, garantit certains attributs, une mère connaît son enfant, une mère sait, une mère aime. C'est ce qu'on dit, qu'il en soit ainsi. Elle a aimé et elle aime, même si elle ne l'a pas dit, même si elle se querelle à distance, même si elle se dispute et balance des vacheries, même si elle ne fait ni caresses ni baisers, une mère aime.
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  • Par de, le 13 mars 2012

    son temps qui n’a rien à voir avec les aiguilles
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  • Par de, le 13 mars 2012

    Elena transforma ses mouvements en ébauches indignes
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