ISBN : 2869598645
Éditeur : Arléa (2009)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Elle part. Elle fuit après avoir appris l'inacceptable. Elle n'a pas peur, non, mais elle veut mettre de l'ordre dans sa vie. C'est une lettre qu'elle choisit d'écrire, une seule lettre. Les mots coulent comme un torrent, emportant sur leur passage la vie d'avant, les s... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 17 décembre 2011

    sylvaine
    "JE NE SAIS PAS" tel est le cri poussé par Elle.Elle vient d'apprendre qu'elle est atteinte d'une maladie incurable et décide de tout abandonner mari, enfants, vie sociale .Elle veut se retrouver seule face à son destin' ce n'est pas Sissi!).Avant de s'éloigner elle se met à mettre les mots sur le papier.Je n'irai pas plus avant dans l'histoire
    C'est un texte très court (88 pages) mais SPLENDIDE. .Pour un premier roman quel coup de maître ,auteure à suivre.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    Des taches sur un bras formant une sorte de plan de Manhattan, une insensibilité de la peau, une radio et soudain, un diagnostic qui tombe : des taches blanches dans le cerveau.
    Pour l'héroine du roman, la seule décision à prendre est celle de partir. Partir loin de son mari, de ses enfants pour leur épargner la lente déchéance. Elle va tout quitter sans rien dire, sans se retourner, fuyant son foyer et la vie parfaite qu'elle s'y était construite. Seul le chien l'accompagnera.
    Elle décide de partir à l'étranger, et puis non, renonce, abandonnant le chien à l'aéroport. Elle comprend qu'elle lui reste une chose à faire : écrire à sa mère, se libérer d'un secret qui la ronge depuis tant d'années. Alors elle s'enferme et lui écrit.
    Les critiques sont unanimement positives sur ce roman mais si je me suis laissée prendre par le début de l'histoire, je suis vite restée sur le bord de la route...
    Cette femme, malade, dont on ignore vraiment si elle va en mourir, fait montre d'une froideur et presque d'un égoisme qui m'a empêchée toute empathie avec le personnage. Elle abandonne sa famille sans un mot, sans un regret. Quand elle en parle, elle ne montre aucune affection, comme si tout ça était juste une commodité auquelle elle s'est prêtée sans rechigner mais sans sentiments. le chien, lui-même, sera trahi un peu plus loin. Son seul souci finalement, c'est de soulager sa concience, sans réfléchir à la souffrance des autres. le fameux secret m'a, pour ma part, fortement déroutée. Difficile d'en parler sans spoiler mais je m'attendais à quelque chose de plus "fort", de plus "horrible". Non pas que je minime les faits mais je ne comprends pas vraiment en quoi ça peut bouleverser une vie au point de jouer une comédie auprès de sa famille, au point de taire les faits. Certains me trouveront peut-être insensible mais tant pis, je suis vraiment restée complètement extérieure à cette histoire.
    A côté de çà, j'ai beaucoup appréciée l'écriture de l'auteur. Pas d'excès de sensiblerie, pas de pathos qui aurait plombé le récit déjà pas bien gai. Je regrette juste cette froideur dans les sentiments du personnage, froideur qui forcément se ressent dans le style qui ne laisse éclater aucune concession sur le plan des émotions. La fin, innatendue, laisse une impression forte mais insuffisante pour que je m'attache à ce personnage qui, jusqu'au bout, n'aura pas le courage d'affronter son passé, ni la force de se battre. Pourquoi une lettre alors qu'elle pourrait en parler directement avec sa mère ?
    Bref, je suis donc passée complètement à côté de ce petit roman, auprès duquel j'espérais tant pourtant... et que j'oublierais surement très vite...
    Mais je ne manquerais pas tout de même de suivre les futurs textes de l'auteur.


    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-manhattan-anne-revah-4..
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 26 mai 2011

    canel
    La narratrice vient d'apprendre une nouvelle intolérable, foudroyante : la douleur qui s'étend sur son bras depuis quelques semaines est probablement le symptôme d'une maladie évolutive. Elle sort du cabinet du neurologue avec la décision de tout quitter, enfants et mari, sans un mot. Elle rédige en revanche une longue lettre pour sa mère où elle dresse le bilan de sa vie. Elle explique sa difficulté à paraître, à être une femme comme les autres, elle va jusqu'à renier son bonheur d'avoir été épouse et mère. "Qui peut faire le tri parmi tout ce que j'ai mis en ordre apparent. J'ai vécu dissimulée. Je me suis déguisée." (p. 49). "Ce n'était pas une vie sans joie, c'était une vie sans vie." (p. 54).
    On la croit bouleversée, désabusée par l'annonce de sa maladie. Certes, mais il y a une autre explication, très sombre, qui trouve ses origines dans l'enfance. La haine habite cette femme et on reçoit la révélation de son secret de plein fouet, après de longues considérations sur ses années de faux-semblants. Et alors on comprend mieux pourquoi le ton qu'elle emploie dans la lettre pour sa mère est si dur.
    Roman très émouvant et percutant où une femme, pleine de haine face à la maladie et suite à un traumatisme de l'enfance, décide de lever le voile sur une vie de mensonges en accablant sa mère.
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    • Livres 5.00/5
    Par saphoo, le 16 mai 2010

    saphoo
    Un premier roman renversant et bouleversant, en si peu de pages, l'auteur nous entraîne dans une chute vertigineuse.
    Une chute que rien de présage ni sa maladie ni sa fuite ni son constat du vide qui l'habite depuis son enfance.
    J'ai lu ce livre en une seule traite sans pouvoir me détacher de l'histoire.
    Le choc de la maladie et sa décision de fuir loin de cette vie dont elle ne fut qu'actrice, combien on pourrait s'identifier par moments à cette sensation de n'être que le pantin d'une existence, combien on s'interroge sur la finalité d'un destin, autant de questions qu'elle nous susurre en filigrane.
    Faut-il une tragédie pour prendre conscience de l'absurdité d'une vie ?
    Faut-il se savoir au bout du chemin pour déposer ce lourd fardeau au pied de celle qui aurait du voir ce qui se tramait chez cette si gentille voisine ?
    Faut-il être au bout pour constater amèrement que la fin sera une délivrance mais jamais une renaissance ?
    Au début de l'histoire on est très loin de deviner le pourquoi réel de cette fuite, si ce n'est l'annonce de cette maladie.
    Puis de révélation en révélation, c'est le choc.
    De page en page on glisse dangereusement vers le drame. C'est une lecture vertigineuse où rien ne peut nous arrêter.
    Une longue glissade de plus en plus rapide de plus en plus déroutante jusqu'au point final, on espère qu'elle changera d'avis que quelqu'un viendra lui porter secours.
    Voyez le bandeau sur le livre (J'aurais voulu qu'il y ait quelqu'un sur mon chemin pour suspendre la chute) ça résume mon ressenti, comme dans un cauchemar, elle hurle sa douleur, elle est seule dans ce vide béant, mais personne n'a jamais rien vu ni entendu personne n'a jamais su la sortir de cet abysse effroyablement glacial et profond, elle n'a jamais su le dire non plus hormis sur cette longue lettre avant de s'éclipser totalement.
    On se pose la question parfois sur la réaction soudaine et inattendue des gens, sans doute avant de juger leur comportement devrions – nous aussi soupçonner un drame qui les ronge depuis trop longtemps pour pouvoir continuer à faire semblant.
    Je suis sortie de cette lecture complètement abasourdie, c'est un petit roman qui nous assomme.


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par EmiLIT, le 01 avril 2010

    EmiLIT
    Comment réagiriez-vous si un jour, soudainement, on vous annoncez que vous étiez atteint d'une maladie incurable?
    C'est ce qui arrive à la narratrice, qui apprend de la bouche d'un neurologue que les cinq petites tâches blanches présentes sur son bras, sont dues à une maladie neurologique, incurable et qui au fil des mois, se fera plus présente, faisant de la narratrice, un être dépendant.
    Celle-ci semblait avoir jusque là tout pour être heureuse, une belle vie, un mari, des enfants, un bel appartement. Et pourtant, dès que le diagnostic lui fut annoncée, elle part, quittant tous ses proches.
    Et, après avoir errer quelques temps, elle s'enferme dans un appartement et elle commence à écrire une lettre, une lettre à sa mère, pour lui dire… tout.
    Et peu à peu, la vie de cette femme se dessine devant les yeux du lecteur, sa vie de femme, de mère tout d'abord et puis derrière la petite fille qu'elle a été, la petite fille qui depuis longtemps se cachait au fond de son cœur. Cette petite-fille et son secret, secret qui a changé le cours de sa vie. Une vie qui ne fut pas malheureuse mais pas vraiment vécue, elle ne fut surtout pas vécue comme cette femme le voulait. Et tout cela, elle l'écrit, elle le hurle à sa mère.
    Maladie catalyseur? rédemptrice? on aurait pu le croire et pourtant, le dernier passage de ce court roman magnifique, horrifiant nous détrompe.
    Un roman tout en douceur, tout en violence implicite, des non-dits, une lecture entre les lignes, une ambiance qui saisit le lecteur.
    J'ai aimé, touchée par cette douleur.


    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-manhattan-d-anne-..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 21 janvier 2010

    J'ai arrêté d'écouter, je n'entendais plus rien, un silence brutal. Quatre taches claires taches claires trouaient mes masses cérébrales, envahissaient mes oreilles, mes yeux, ma respiration. J'ai recompté plusieurs fois : quatre trous de lumières vibraient sous mes yeux. J'y ai perdu la voix du neurologue. J'étais sans doute malade, c'est ce que j'avais compris. Le plan de Manhattan sur mon avant-bras était le signe d'une guerre cérébrale peut-être déjà engagée, presque muette mais réelle, quelque chose de larvé, de torve. J'ai senti que mes yeux regardais le monde à distance.
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  • Par saphoo, le 16 mai 2010

    Ce quotidien plongé dans le temps et son extension, ces longues listes qu’on égrène. Ma vie est un découpage du temps qui ne s’ignore pas, s’accroche à mes pas. Je connais mes heures et l’encombrement de mes jours. C’est si simple. Il y a une chose que je sais, j’aime la lumière du jour, ses rythmes et ses éclats. J’ai peur de la nuit. Elle efface les contours, elle perd ceux qui y traînent
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  • Par claracambry, le 26 février 2010

    Je me suis attachée à aménager une apparence qui dispose un contour, une sorte de paroi. On ne verrait pas derrière cette paroi. La façade était enviable, assurément efficace. Je m’installais sous le regard des autres. J’existais.
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