ISBN : 2912042623
Éditeur : La Fosse aux Ours
(2003)
Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes)
La derniere partie de cartes1Ajouter à mes livres
La Dernière partie de cartes apparaît comme lultime livre de Mario Rigoni Stern. Il revient sur sa vie de soldat pendant la seconde guerre mondiale et sinterroge sur la perte de ses illusions. Ce livre au caractère universel a é... > voir plus
Mario Rigoni Stern nè à Asiago,haute vénétie, en 1921, noua a quitté en juin 2008. Il récusait l'appellation de romancier,il traquait la la réalité enfouie dans sa mémoire. Il a ainsi fait revivre ses compagnons de toujours. c'est un petit livre " mince de pages,mais dense de vie" dans lequel l'auteur concentre d'une nouvelle façon un demi siècle de son écriture.
Je n'étais rien qu'un homme qui, parmi des millions d'autres hommes, combattait très loin de chez lui dans la guerre la plus horrible que les étoiles aient vue depuis qu'elles existent. Je sentais seulement ma grande responsabilité envers les camarades que le destin m'avait amené à conduire ; je sentais que mon corps était solide, qu'en Italie j'étais aimé et attendu.
"Sergent-majou, onl'reverra-t-y, not' chez nous ?" Je devais les garder unis et faire tout mon possible pour les ramener chez eux. p 117
Je n'avais pas de maîtres, petits ou grands. J'étais curieux de tout ; je lisais et j'étais en quête de livres capables de m'aider à avoir une meilleure compréhension des choses, mais je me plaisais surtout à faire des escalades en montagne, à skier, à penser romantiquement à quelque jeune fille.
(...) Comment pouvions-nous être aussi aveugles ? Ainsi le 1er septembre 1939, avec l'agression allemande de la Pologne, commença le conflit le plus horrible qui ait jamais frappé l'humanité. p15
-- Mon garçon, tu pars parce que tu es soldat. Je te souhaite seulement de revenir.
Ces derniers mots tombèrent lourdement, et l'on reprit la dernière partie. Ceux contre qui j'allais combattre avaient les quatre as dans la main ; pour nous, nos cartes étaient pipées.
Toutes nos figures avaient déjà été jouées. p 102
Le soir, je lisais dans un petit livre les poètes du quatorzième siècle et, sur les cimes, avec la pointe de mon piolet, j'écrivais le nom de la jeune fille de Venise.
(...) Je ne savais pas ce qui se préparait dans les chancelleries et aux états- majors d'Allemagne et d'Italie. Nous trinquions, et c'était la mort qui tendait les verres. p 39
Il y a quelques années, un général russe qui avait combattu l'invasion nazie me dit un jour en souriant : "Hitler et ses maréchaux n'avaient pas lu "Guerre et Paix" ni "Eugène Onéguine" ; aussi, de la Russie et de son peuple, n'avaient-ils rien compris."