Après la Seconde Guerre mondiale, un homme retourne au hameau de la montagne vénitienne où il a passé son enfance. Si les pierres et les rues en ont été remodelées pour le transformer en un village de villégiature, les ... > voir plus
Après la Seconde Guerre mondiale, le narrateur revient dans le petit hameau, perché sur la montagne vénitienne, où il a passé toute son enfance. Ce qu'il y découvre n'est que ruines et désolation. Bien que certaines maisons tiennent encore debout, les habitants, eux, ont bel et bien déserté soit par choix, soit que la Mort les a emportés. Bien que le village de son enfance ait été détruit, un autre a en revanche été reconstruit et y attend ses nouveaux son nouveau maire. Cet ouvrage est une suite de flash-back où le narrateur se souvient de ce qu'à été sa vie en Italie, son pays natal, avant l'arrivée du fascisme.
Merveilleux ouvrage qui dénonce les horreurs de la guerre tout en montrant que, malgré la barbarie des hommes, la vie finit toujours par reprendre le dessus...
Une petite communauté des hauts plateaux de Asiago,en vénétie,se retrouve détruite après la Guerre;ce ne sont que ruines,pauvreté,chomage
Ceux qui n'ont pas émigré battent la montagne à la recherche de résidus métalliques qu'ils revendent aux grossistes pour quelques sous.
Giacomo,enfant,"apprend le métier"
"Un homme se penche sur le passé du pays de son enfance. Nous sommes dans le Haut-Adige, après la deuxième guerre mondiale, sur cette montagne vénitienne dévastée par d'âpres combats. Au fil d'une série de flash-back, le narrateur - qui n'est autre que l'auteur - se souvient des années de misère qui avaient déjà suivi la grande guerre. de son ami Giacomo, qui exhumait le cuivre des obus et des bombes de 14-18, de l'exil des pères vers la Lorraine ou l'Amérique, de la montée du fascisme .." (Présentation de l'éditeur).
"Ils dînèrent de pommes de terre bouillies et salées, avec un peu de lait et un oeuf chacun. La lampe accrochée à la poutre au-dessus de la table projetait contre le mur leurs ombres, sans réussir à éclairer les coins de la cuisine. Le bois dans l'âtre avait aussi fini de flamber et les braises commençaient à s'habiller de cendre. Giacomo se leva de table, il tira d'une de ses poches une poignée de petites pommes de terre, qu'il frotta pour les nettoyer, et il les mit sous la cendre, ramassant la braise autour avec la pelle pour les retrouver le matin, sentant bon et encore chaudes".