> Pierre Ménard (Traducteur)

ISBN : 2081209071
Éditeur : Flammarion (2008)


Note moyenne : 3.39/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Pour la jeune Pivoine, recluse dans les appartements des femmes et promise à un mari qu'elle n'a jamais rencontré, la vie est monotone.
Aussi, lorsque dans les jardins de la famille Chen, parmi les senteurs de gingembre, de thé vert et de jasmin, une troupe de th... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 14 janvier 2012

    LiliGalipette
    À quelques mois de se marier, Pivoine obtient la permission de son père d'assister à une représentation de son opéra favori, Le Pavillon des Pivoines. Cette œuvre est largement déconseillée aux jeunes filles chez qui elle est censée provoquer un mal d'amour fatal. Lors de la représentation, Pivoine s'éprend d'un jeune et beau poète. Mais elle est depuis son enfance promise à un époux qu'elle ne connaît pas. Toute la passion découverte dans l'opéra transcende Pivoine qui finit par mourir d'amour alors que le bonheur était à portée de sa main. « L'amour pouvait-il être assez fort pour survivre à la mort – non seulement une fois, mais à trois reprises ? « (p. 53)
    Mal honorée par sa famille, Pivoine devient un fantôme errant. Toujours pleine d'amour pour son poète, Ren, elle décide de prendre en main son bonheur en accompagnant ses épouses successives. Et surtout, à travers elles et en devenant leur « sœur-épouse » elle espère que son grand projet de commentaire du Pavillon des Pivoines verra le jour. Les années passant, elle attend aussi que quelqu'un achève le rituel qui lui permettra d'accéder au rang d'ancêtre et achèvera ainsi sa longue et misérable errance.
    Ce roman propose une réflexion assez intéressante sur l'éducation des filles : faut-il les former aux arts du ménage ou développer leur esprit ? D'aucuns sont partisans d'une femme-bijou, ornement de la maison : « Les filles doivent être aussi délicates que des fleurs. Il importe qu'elles marchent avec élégance et se balancent avec la grâce d'un lys : c'est ainsi qu'elles deviennent plus précieuses que des joyaux. » (p. 82) Ce sont souvent les mêmes qui voient d'un mauvais œil les filles utiliser leur cervelle : « L'activité littéraire fait planer une lourde menace sur le monde des femmes. J'ai vu trop de jeunes filles perdre la santé et la joie de vivre parce qu'elles refusaient d'abandonner leur pinceau. » (p. 327) Réfléchir serait-il donc mauvais pour la santé mentale et physique des jeunes filles à marier ?
    Avec une naïveté tout d'abord charmante, puis largement agaçante, l'auteure décrit les émois d'une jeune fille qui s'éveille à sa propre sensualité et à sa propre conscience. « Avais-je perdu ma pureté en rencontrant un inconnu et en acceptant qu'il m'effleure avec les pétales d'une pivoine ? » (p. 146) Charmant, n'est-ce pas ? Tout comme l'expression « le jeu des nuages et de la pluie » qui décrit l'acte sexuel. Mais après une dizaine d'occurrences, cela finit aussi par lasser. le roman est un peu trop policé. Ne serait-ce l'arrière-plan historique et culturel, Le Pavillon des Pivoines serait presque à classer dans les Harlequins de moyenne catégorie !
    Heureusement, Lisa See présente une histoire de la femme en Chine et cela donne un vrai souffle et un intérêt certain au texte. Les exemples de femmes qui ont refusé la réclusion domestique sont légion et il se fait jour l'émergence d'une conscience féminine politisée, en dehors des appartements privés. C'est ainsi que se développe une opposition à la dynastie mandchoue des Qing qui a renversé les Ming. L'occupant ne se méfie pas des femmes, qui plus est de celles qui ont les pieds bandés. « le combat des femmes qui écrivent consiste davantage à se libérer de ce qui entrave leurs pensées que des limites imposées par leur liberté de mouvement. » (p. 350) Loin de chanter uniquement les oiseaux et les papillons, les cercles littéraires féminins s'emparent des sujets politiques et sociaux. C'est ce que Lisa See dépeint avec talent en parallèle de l'errance de Pivoine.
    Dans son précédent roman, Fleur de Neige, l'auteure avait décrit certaines traditions chinoises proprement féminines, comme le bandage des pieds et le langage secret des femmes. Ce roman fait la part belle aux traditions liées au culte des morts et aux esprits, frappeurs ou non. On découvre aussi la pratique d'une médecine ancestrale où l'écoute du corps passe aussi par l'écoute de l'âme. Même si le tout est largement romancé, le sujet reste intéressant en dépit de longueurs certaines dans le texte.
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    • Livres 4.00/5
    Par muchahorta, le 11 avril 2010

    muchahorta
    Nous sommes au Moyen-Age, dans la Chine impériale. Pivoine, une jeune chinoise de seize ans vit sa petite existence, cloitrée dans les appartements des femmes, dans l'attente de son mariage arrangé. Pour célébrer la fête du double sept (qui coïncide avec son anniversaire) le père de Pivoine organise une grande fête de trois jours au cours desquelles se déroule l'opéra préféré de Pivoine : Le Pavillon des Pivoines. Son père compte annoncer les fiançailles de sa fille unique à la fin des festivités.
    Derrière le paravent qui sépare les femmes des hommes, Pivoine scrute l'assemblée masculine et tombe sous le charme d'un homme proche de son père. S'en suivent des rencontres secrètes, des malentendus, des échanges, des incompréhensions, des aventures en tout genre, des émotions fortes pour cette jeune fille délicate mais obstinée...
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    • Livres 5.00/5
    Par chapitre, le 03 février 2012

    chapitre
    On retrouve la plume de Lisa See pour une visite dans le monde des fantômes. Très bien écrit
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    • Livres 3.00/5
    Par Nini82, le 10 octobre 2010

    Nini82
    Mon mot à moi :
    J'avais adoré son roman "Fleur de Neige" et souhaitais en lire un autre de l'auteur sachant que je ne retrouverais pas forcément le même thème en ce qui concerne les traditions chinoises datant.
    Ce fut un long démarrage : Le Pavillon des Pivoines est un opéra que beaucoup de jeunes filles en font une passion, si ce n'est une obsession.
    Pivoine a de la chance que son père pour son anniversaire fasse jouer une troupe son opéra favori qui se déroule en trois soirées. Lors d'une de ses soirée, elle fera une certaine racontre et ne pourra penser à autre chose qu'à l'histoire du pavillon des pivoines.
    Là où cela m'est devenu plus intéressant ce fut lorsque le fantôme ( esprit) de Pivoine accède palier par palier à l'au-delà. L'auteur décrit les croyances chinoises de cette époque qui suit les funérailles et selon la façon dont la personne est décédée. Pour Pivoine ce sera un long voyage car certaines règles n'ont pas été respecté et elle devra trouver une façon d'avoir accès à son repos éternelle. Malheureusement, elle aura toujours en tête les amants du Pavillon des pivoines et se comparera à eux...
    Une fois de plus l'auteure a écrit un roman fort intéressant, très documenté en ce qui concerne les croyances de la culture chinoise, et sans oublier une fois de plus sur les conditions des femmes - plus particulièrement des jeunes filles ici - dans la Chine du XVII ème siècle.

    Lien : http://moidevoreusedelivres.blogspot.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par 2dtens, le 27 janvier 2010

    2dtens
    Je suis très déçue de ce livre..... Autant j'avais adoré son roman Fleur de Neige, autant celui-là je 'ai pas du tout croché. Certes son écriture est très poétique et on y apprend beaucoup sur les croyances et les rites concernant les défunts ce qui est très intéressant. Mais voilà, sans plus et je dois avouer que j'ai du un peu me forcer pour le terminer. Ce livre est pour ma part une grande déception, j'espère que d'autres personnes auront un autre point de vue sur ce livre.
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Citations et extraits

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  • Par 2dtens, le 27 janvier 2010

    Je ne vis pas pas davantage entrer le palanquin qui devait me conduire dans la demeure de mon mari. De sombres pensées commencèrent à s'insinuer en moi, proliférant comme une vigne folle. Avec une tristesse infinie et un désespoir glacé, je compris que je n'allais pas être emmenée chez Ren. Selon la coutume relative aux filles qui sont dans l'incapacité de se marier, ma famille m'avait déposée ici dans l'attente de ma mort.
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  • Par LiliGalipette, le 14 janvier 2012

    « Le combat des femmes qui écrivent consiste davantage à se libérer de ce qui entrave leurs pensées que des limites imposées par leur liberté de mouvement. » (p. 350)
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  • Par makharo, le 17 septembre 2010

    Nous devons respecter les Quatre Vertus et la Triple Obéissance. Souviens-toi : en tant que fille, obéis à ton père ; en tant qu'épouse, obéis à ton mari ; en tant que veuve, obéis à ton fils.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par 2dtens, le 27 janvier 2010

    A mesure que les portes se fermaient autour de moi, mon cœur s'ouvrait de plus en plus
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  • Par LiliGalipette, le 14 janvier 2012

    « L’activité littéraire fait planer une lourde menace sur le monde des femmes. J’ai vu trop de jeunes filles perdre la santé et la joie de vivre parce qu’elles refusaient d’abandonner leur pinceau. » (p. 327)
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