> Magdeleine Paz (Autre)

ISBN : 2070367878
Éditeur : Gallimard (1976)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
La Rue de la Sardine, à Monterey en Californie, c'est un poème ; c'est du vacarme, de la puanteur, de la routine, c'est une certaine irisation de la lumière, une vibration particulière, c'est de la nostalgie, c'est du rêve. La Rue de la Sardine, c'est le chaos. Chaos de... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 2.00/5
    Par Corboland78, le 26 mars 2012

    Corboland78
    John Steinbeck est né à Salinas (Californie) en 1902, prix Nobel en 1962 pour l'ensemble de son œuvre, il décède en 1968. En plus de son talent littéraire, ses romans s'adaptant facilement au cinéma lui vaudront une grande renommée. Quelques bouquins incontournables, Des souris et des hommes, Tortilla flat et son chef d'œuvre Les Raisins de la colère. Ce dernier, se déroulant durant la crise économique des années 30, fait partie de ces livres qui vous marquent pour la vie, à lire absolument.
    Revenons-en à notre sardine. L'action se déroule à Monterey un port de pêche, non loin de Salinas, dans la Rue de la sardine. John Steinbeck va nous décrire la vie de ce microcosme vivant entre terrains vagues et rues délabrées. Chômeurs, épicier chinois, bordel, docteur etc. tous les habitants de ce quartier vivent comme ils peuvent. Tous se connaissent et s'observent. Chaque chapitre raconte une petite histoire différente mais tout du long nous suivons Mack et ses potes, des bras cassés au chômage vivant de petites rapines mais caressant des rêves de midinettes ; quand ils récupèrent un entrepôt désaffecté pour y loger, ils se hâtent de le meubler et d'y mettre des rideaux, plus tard Mack s'occupera avec un dévouement attachant d'une petite chienne. Les gros durs du quartiers ne sont en fait que des brutes au grand cœur incapables de mesurer la portée de leurs actes quand par exemple, voulant organiser une petite fête pour remercier le docteur de ses bienfaits, ils vont déclencher une catastrophe en chaîne cassant tout dans la maison du malheureux toubib, qui finalement leur pardonnera.
    John Steinbeck nous donne à voir à prime abord, une population miséreuse de petits arnaqueurs, mère maquerelle et putes, mais si on prend le temps de mieux connaître ces gens, ils cachent des trésors de tendresse. « Quelqu'un eut-il regardé par l'autre bout de la lorgnette, il eût pu dire « ce sont des saints, des anges et des martyrs » et ce serait revenu au même ».
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 28 juin 2011

    canel
    Toute une galerie de personnages hauts en couleur évoluent dans la Rue de la sardine : une bande de marginaux sans scrupules mais débordants de générosité, Dora et ses prostituées, l'impitoyable épicier Lee Chong, et "le chic type" Doc, un chercheur d'une douceur et d'une patience infinies (ou presque)... J'avoue avoir été un chouïa déçue par cette relecture, jusqu'aux deux premiers tiers du livre. Il me semble en fait avoir confondu cet ouvrage avec Tortilla flat quand je l'ai emprunté. Un peu lent à démarrer, le roman ne manque certes pas d'humour et de tendresse mais est assez convenu et prévisible. La nonchalance et les gaffes de la bande de Mack amusent et agacent à la fois. Bonnes trouvailles, bévues et malhonnêteté à gogo, l'alcool coule à flots... Heureusement, Doc est là pour nous émouvoir et force le respect, et la fin est plutôt amusante. Humour décalé, générosité, poésie pour un bon moment de lecture, mais ce n'est pas dans ce registre que je préfère Steinbeck.
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    • Livres 5.00/5
    Par FrancoisGe, le 01 mai 2012

    FrancoisGe
    John Steinbeck nous dépeint les activités quotidiennes des habitants de la Rue de la sardine.
    Tous ces mauvais garçons forment une bande de copains. L'homme est foncièrement bon pour Steinbeck et les personnages apparaissent meilleurs lorsqu'ils vivent en groupe.
    Pour l'auteur, le groupe est plus fort pour affronter les vicissitudes de la vie, lesquelles sont donc moins durement ressenties.
    Steinbeck peut ainsi ôter toute gravité aux événements qui se succèdent et nous livrer un récit optimiste et rafraîchissant. Et cette sérénité est renforcée par la douceur du climat Californien qui baigne la vallée de Salinas que le romancier aime tant et qu'il décrit si bien…
    Coup de coeur !
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    • Livres 4.00/5
    Par Apikrus, le 01 juin 2011

    Apikrus
    John Steinbeck raconte avec humour et tendresse la vie quotidienne d'un quartier de Monterey, en Californie, dans les années 30. A l'instar de Doc, héros malgré lui du roman, Steinbeck porte un regard à la fois lucide et indulgent sur les marginaux qu'il a placés au centre de l'action. L'ambiance du roman fait beaucoup penser à celle de "Tortilla flat" et l'on y retrouve beaucoup de profondeur sous une apparente désinvolture. Un très sympathique roman, même s'il est loin d'égaler (l'indétrônable mais moins drôle) "Des souris et des hommes", du même auteur.
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Citations et extraits

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  • Par Gregory_Lemarchand, le 27 novembre 2011

    C'est bien joli de dire : "Le temps adoucit tout. Ceci aussi passera, on oubliera." On répète ces boniments quand on n'est pas soi-même en cause ; lorsqu'on y est, on sait que le temps n'efface rien, que personne n'oublie et que l'on se trouve au coeur d'un malheur qui ne change pas.
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  • Par FrancoisGe, le 29 avril 2012

    - Ils les étudient, articula Doc patiemment, se souvenant qu'il avait répondu à cette même question une bonne douzaine de fois. Car Doc était affligé d'une manie : il s'imaginait que les gens désirent entendre une réponse à leurs questions. Pour lui, du moins il en était ainsi. Hazel qui ne cherchait rien d'autre que d'écouter des mots, était passé maître dans l'art de maintenir leur flot.
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  • Par Corboland78, le 26 mars 2012

    J’ai jamais roulé un homme saoul, c’est pas maintenant que je commencerai ! déclara Mack. Faut tout de même qu’on sorte d’ici. Y va se sentir tout chose, quand y se réveillera, et y va nous met’ tout sur le dos, ça c’est couru ! Ah ! non je veux pas rester ici ! » Mack jeta un coup d’œil sur les rideaux brûlés, sur le plancher trempé de whisky et de trace de chiots, sur la graisse de lard coagulée après le fourneau. Il se dirigea vers les chiots, les examina soigneusement, tâta les os, souleva les paupières, retroussa les babines, et fit choix d’une petite chienne superbement tachetée, d’œil noir et de museau grenat. »Viens, viens, chérie » murmura-t-il.
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  • Par FrancoisGe, le 29 avril 2012

    Le soleil montait, secouant dans l'air le frais de la nuit, comme on secoue un tapis. Dès qu'il sentit les premiers rayons du soleil, il frissonna.
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  • Par FrancoisGe, le 10 mai 2012

    Le crépuscule envahissait les alentours, c'était l'heure grise, celle qui sépare la lumière du jour de la lueur des réverbères.
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