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ISBN : 2324008947
Éditeur : Gründ (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.81/5 (sur 1489 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quand la nuit tombe, le terrifiant Mr Hyde se faufile dans les ruelles désertes et martyrise fillettes et vieillards avec un sang-froid démoniaque. Chacune de ses apparitions inspire le frisson. Pourquoi cet être abject est-il protégé par le respectable Dr Jekyll, gentl... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 06 août 2012

    Nastasia-B
    Un peu partout dans le monde, dans les diverses sociétés et depuis l'aube des temps, le mythe de l'homme double ou de l'homme au double visage a hanté l'humanité. Probablement aussi parce que la tradition veut que les visages et les personnalités constitutives de ce couple soit diamétralement opposées et que l'on ne sache jamais trop par avance à laquelle on aura affaire. C'est vrai, c'est inquiétant, que ce soit avec nos amis ou avec quiconque d'ailleurs, on aime bien savoir si c'est du lard ou du cochon et la duplicité de l'interlocuteur est toujours quelque chose de très mal vécu et de foncièrement angoissant. de l'exemple fameux du dieu Janus des Romains à l'incroyable Hulk des séries américaines en passant par une myriade de loups-garous et autres dieux ou héros polymorphes d'ici ou d'autre part, tous ont eu la part belle dans l'imaginaire collectif.
    Au XIXème siècle, quelques écrivains ont su donner chair à ces mythes, ces récits fondateurs de l'humanité, il y eut Johann Wolfgang von Goethe avec son mythe de l'apprenti sorcier, il y eut Mary Shelley avec son Frankenstein ou le Prométhée moderne et il eut Robert Louis Stevenson avec son étrange cas du Docteur Jekyll et de Mister Hyde.
    Mais ce que l'auteur réussit parfaitement, c'est à glisser son doigt sous notre épiderme et à nous faire sentir qu'en chacun de nous, deux êtres (au moins) sommeillent. L'un franchement plus reluisant que l'autre, qu'on n'ose pas trop montrer et qui nous fait honte parfois, mais qui est pourtant tellement constitutif de nous-même.
    Un peu à l'image du héros de Kafka dans le Procès, Stevenson fait vivre au personnage intègre de l'avoué Utterson la douloureuse expérience d'une introspection minutieuse de son passé. Je vous restitue le passage en question :
    « Tout en continuant à cheminer, il réfléchit un moment à son propre passé. Il explora les moindres recoins de sa mémoire. Sait-on jamais ? N'aurait-il pas commis jadis quelque iniquité qui, tel un diablotin, pouvait toujours resurgir ? À première vue, son passé semblait pur, et il aurait dû pouvoir scruter le sans broncher. En réalité, il était atterré et tremblait à l'énumération de ses fautes. Comme elles paraissaient nombreuses ! »
    Évidemment, cela chatouille forcément quelque chose de nous-même et cette nouvelle est une véritable orfèvrerie. le message de R. L. Stevenson pourrait être "en chacun de nous, un Mr. Hyde sommeille, et ce Mr Hyde fait peur, à tout le monde, mais surtout à nous-même". Bien sûr, le suspense voulu par l'auteur a forcément pâti de la notoriété de l'ouvrage et l'identité cachée de Hyde (Hyde rappelle tellement le verbe to hide que ce n'est presque plus un jeu de mots) ne fait guère de doute pour le lecteur du XXIème siècle, mais tel ne fut pas toujours le cas, notamment à sa sortie en 1886.
    C'est donc une narration bien menée et qui possède de fort nombreuses qualités, qui conserve toute sa fraîcheur et qu'on aurait tort de se priver d'encore lire ou relire, mais tout ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par Missbouquin, le 11 avril 2012

    Missbouquin
    Alors que je viens tout juste de terminer – on pourrait tout aussi bien dire dévorer – ce roman, je ne peux résister à l'envie de vous en parler de suite …
    Cela faisait un moment que je voulais m'attaquer à ce texte, en partie parce que je ne connaissais pas l'histoire réelle, seulement le mythe, et aussi parce que cela me permettait de lire en anglais … Mais il se trouve que la curiosité a bien vite pris le pas sur le “devoir” et que je n'ai tout simplement pas pu le reposer une fois commencé. Je tiens à préciser que malgré ma lecture passionnée, je me suis accrochée au texte anglais jusqu'au bout … pour la beauté de la langue !
    Car ce qui m'a le plus accroché de prime abord, c'est de retrouver l'anglais du XIXe siècle que j'ai pour la première fois apprécié en lisant Frankenstein, de Mary Shelley, en classe de première. C'est dans cette optique que j'ai commencé Jekyll car j'avais dans l'idée que les textes pouvaient être proches, et ce fut bien le cas. A la fois dans le style, très descriptif mais très efficace, qui donne une ambiance très gothique au texte; et dans le mode de narration, à l'aide de témoins étrangers, de lettres explicatives, de récits à posteriori.
    De la même façon, Victor Frankenstein (qui est le savant créateur, et pas le nom du monstre …) et le Dr Jekyll, deux savants fous, ont créé de toutes pièces leur destin, la perte de leur âme et leur mort, dans le désespoir et la peur, comme la renonciation de ce qu'il peut y avoir d'humain en l'homme.
    L'histoire
    Quelle est finalement l'histoire originelle de Dr Jekyll et Mr Hyde, avant qu'elle ne soit reprise et déformée sur le grand et le petit écran ?
    Un notaire enquête sur des faits étranges impliquant un éminent et charitable médecin londonien, le docteur Jekyll et une sombre créature, Edward Hyde, qui semble être le mal à l'état pur (ce que l'on voit dès les premières pages par divers incidents démontrant sa personnalité). Petit à petit, on prend conscience que ces personnages ne sont en réalité qu'un seul (mais le récit est monté d'une façon qu'il est difficile – en tout cas si l'on ne connaît pas l'histoire – de deviner cela au début). En effet, Jekyll, précurseur des tendances de la médecine psychanalytique moderne, a diagnostiqué deux éléments de sa personnalité (“man is not truly one, but truly two”), qu'il arrive à dissocier par hasard grâce à des poudres chimiques. Il peut ainsi se livrer à ses plus bas instincts, tout en restant sous le couvert de sa respectabilité. Or, rapidement, ces instincts prennent le dessus et il lui est de plus en plus difficile de se débarrasser de Hyde, qui se renforce de jour en jour (c'est d'ailleurs intéressant de voir qu'au départ, ce dernier est un petit nain blafard, plus jeune que Jekyll, comme s'il avait moins vécu … ce qui est vrai ! et puis Jekyll s'affaiblit et c'est Hyde qui grandit …).
    Mon avis
    On a affaire ici à un chef d'oeuvre de la littérature. le fait de connaître l'histoire ne gâche en réalité que très peu le plaisir, qui est niché dans la manière de traiter le sujet, et les réflexions finales de Jekyll. En effet, comme Frankenstein, le docteur Jekyll prend conscience non pas de la dangerosité de la science, ce n'est pas véritablement le sujet, mais bien de la fragilité de ce que l'on appelle l'homme et de la limite extrêmement mince qui existe entre l'humanité et la bestialité la plus basse. Jekyll a fait tomber cette barrière, pensant qu'il pourrait être plus pleinement lui, en se débarrassant de la honte des mauvais actes que son bon côté désapprouve :
    “the injust might go his way, delivered from the aspirations and remorse of his more upright twin; and the just could walk steadfastly and securely on his upward path, doing the good things in which he found his pleasure, and no longer exposed to disgrace and penitence by the hands of this extraneous evil.”
    Mais il s'aperçoit rapidement que c'est un échec (ou plutôt un plein succès ?), que le monstre en lui est allé trop loin (“Edward Hyde, alone, in the ranks of mankind, was pure evil”, ce dont tous ceux qui le rencontrent ont conscience sans savoir d'où vient ce sentiment). Cependant, il a alors un moment d'hésitation : “between these two I now felt I had to choose.” Mais comme il le dit : “Strange as my circumstances were, the terms of this debate are as old and commonplace as man”.
    Il choisit finalement le côté positif en lui. Mais il est trop tard, car sa partie “bonne” est aussi coupable, ayant laissé s'échapper le côté négatif. A partir de là, Jekyll est mort, il ne reste plus que Hyde. Cependant, Stevenson ne reste pas sur une note négative, puisque Hyde est pris de remords face aux sentiments de Jekyll, et il aura à la fin, son comportement le plus humain.
    Pour conclure
    C'est un roman extrêmement complexe, qu'il est difficile d'analyser en quelques lignes. Mais ce fut une expérience littéraire comme je les aime, bien loin du simple roman noir auquel je m'attendais : celle qui force à réfléchir, celle dont le souvenir ne nous lâche pas pendant des jours, des semaines, et qui revient nous hanter des mois et des années durant. de la même façon que je n'ai jamais oublié ma découverte de Frankenstein, je place ce livre dans mon panthéon littéraire.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/04/11/the-strange-case-of-d..
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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 31 octobre 2012

    belette2911
    "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" voilà la moralité de ce court roman que je viens de sortir de ma PAL Noire et de dévorer.
    On a beau connaître l'histoire, il n'en reste pas moins que la découvrir en texte change toute la donne.
    Par contre, pour celui qui aurait passé les cent dernières années sur Jupiter, il est très difficile de deviner que le brave docteur Jekyll est aussi l'horrible Edward Hyde, cet être sans conscience, sans empathie, cet espèce de concentré du Mal Absolu.
    L'antithèse de Jekyll, c'est Hyde. Ce que Jekyll, homme bon, pieux (et tout le tralala qui va avec) ne pouvait pas faire, Hyde le réalise.
    Si je vous citais d'entrée de jeu que "science sans conscience n'est que ruine de l'âme", c'est parce que le roman dénonce, comme "Frankenstein" que jouer aux apprentis sorciers n'apporte que désolation.
    Jekyll a mélangé des substances qui lui ont permises de se transformer, physiquement et moralement, en Hyde, mais le problème surviendra quand son double maléfique prendra les commandes.
    Un peu comme si le docteur Bruce Banner devenait Hulk durant son sommeil, sans même devoir se mettre en rogne ! Gênant !
    Pourquoi ais-je laissé traîné ce roman dans ma PAL durant autant d'années, moi ?
    J'ai aimé découvrir l'histoire au travers de l'enquête de l'avocat, le suivre pas à pas dans sa quête pour dénicher les réponses à ses questions légitimes.
    Mais, comme tout le monde le sait, qui fait le malin, tombe dans le ravin...



    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2012/10/31/letrange-cas-du-d..
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    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 17 février 2015

    ibon
    Cela commence par une apparente enquête policière assez commune et cela finit en apothéose fantastique, scientifique, psychologique et philosophique avec le journal du Docteur Jekyll qui révèle le fin mot de l'histoire.
    Du Londres de la fin du 19ème, le contraste est saisissant entre les beaux quartiers autour de Regent's Park et le glauque de Soho. Jekyll habite dans l'un et Hyde dans l'autre. le premier a les bonnes manières, le second est brutal. Jekyll offre le thé, Hyde peut tuer gratuitement.
    Pour retrouver le diabolique Hyde, Mr Utterson, un notaire ami de Jekyll, mène une enquête personnelle. Cette démarche permettra de confondre l'assassin. Mais, avec la découverte du journal de Jekyll, l'histoire se termine de manière magistrale.

    Cette centaine de pages est une oeuvre de R.L.Stevenson (L'île au trésor). Ici c'est le grand écart avec la mer ou à dos d'âne dans les Cévennes. La dimension fantastique vient du fait qu' il a développé par écrit un de ses cauchemars puis ensuite il a lu des articles de Charcot puis de Freud sur l'hystérie.
    D'ailleurs le nom de Hyde veut bien dire caché, mais quand cet inconscient refait surface, on pourra dire, qu'à notre conscience, il apparaît particulièrement hideux!
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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 11 juin 2012

    gill
    En jumelant ces deux êtres de laboratoire, Robert Louis Stevenson a crée la peur...
    Ce livre, superbe réussite de la collection 10/18, débute par une préface brillante de Pierre Mac Orlan, nous offre le texte du formidable roman, qui est suivi de six nouvelles fantastiques écrites entre 1878 et 1893 (Will du moulin, Janet la revenante, Ollala, Markheim, Histoire de Tod Lapraik et Thorgunna la solitaire).
    Et pour clore ce petit bijou Francis Lacassin nous offre une postface - Robert Louis Stevenson ou le fantastique de l'expiation - ainsi qu'une bibliographie des textes proposés.
    Cet ouvrage est un petit bijou pour les amateurs de Robert Louis Stevenson et de sa littérature originale et inventive.
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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 30 janvier 2015

    M. Utterson exerçait la profession d'avoué. Cet homme possédait un visage sévère, que n'éclairait jamais un sourire. Il était froid, s'exprimait avec difficulté et d'ailleurs parlait peu. Avec cela, maigre, long, poussiéreux, ennuyeux et d'une modestie extrême. Il lui arrivait pourtant d'inspirer la sympathie.
    Dans les réunions amicales, quand il avait trouvé le vin savoureux, une lueur s'allumait dans ses prunelles. Elle donnait à son regard quelque chose d'humain qu'on apercevait rarement dans ses propos, mais qu'on retrouvait dans l'expression de ses traits après dîner, et plus encore dans les actes de sa vie.
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  • Par Nastasia-B, le 10 août 2012

    L'homme est toujours double. Aujourd'hui encore, c'est tout ce que je peux dire sur ce sujet. D'autres me relaieront, me dépasseront dans l'exploration de ce domaine. Et j'ose presque affirmer que, plus tard, on ira plus loin. On démontrera que l'homme est finalement une synthèse de nombreux individus, tous différents et indépendants les uns des autres.

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  • Par Nastasia-B, le 18 août 2012

    Tout en continuant à cheminer, il réfléchit un moment à son propre passé. Il explora les moindres recoins de sa mémoire. Sait-on jamais ? N'aurait-il pas commis jadis quelque iniquité qui, tel un diablotin, pouvait toujours resurgir ? À première vue, son passé semblait pur, et il aurait dû pouvoir le scruter sans broncher. En réalité, il était atterré et tremblait à l'énumération de ses fautes. Comme elles paraissaient nombreuses !
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  • Par SZRAMOWO, le 24 janvier 2015

    Eh bien, voici la chose, répliqua M. Enfield. C’était vers trois heures du matin, par une sombre nuit d’hiver. Je m’en retournais chez moi, d’un endroit au bout du monde, et mon chemin traversait une partie de la ville où l’on ne rencontrait absolument que des réverbères. Les rues se succédaient, et tout le monde dormait… Les rues se succédaient, toutes illuminées comme pour une procession et toutes aussi désertes qu’une église… si bien que finalement j’en arrivai à cet état d’esprit du monsieur qui dresse l’oreille de plus en plus et commence d’aspirer à l’apparition d’un agent de police. Tout à coup je vis deux silhouettes, d’une part un petit homme qui d’un bon pas trottinait vers l’est, et de l’autre une fillette de peut-être huit ou dix ans qui s’en venait par une rue transversale en courant de toutes ses forces. Eh bien, monsieur, arrivés au coin, tous deux se jetèrent l’un contre l’autre, ce qui était assez naturel ; mais ensuite advint l’horrible de la chose, car l’homme foula froidement aux pieds le corps de la fillette et s’éloigna, la laissant sur le pavé, hurlante. Cela n’a l’air de rien à entendre raconter, mais c’était diabolique à voir. Ce n’était plus un homme que j’avais devant moi, c’était je ne sais quel monstre satanique et impitoyable. J’appelai à l’aide, me mis à courir, saisis au collet notre citoyen, et le ramenai auprès de la fillette hurlante qu’entourait déjà un petit rassemblement. Il garda un parfait sang-froid et ne tenta aucune résistance, mais me décocha un regard si atroce que je me sentis inondé d’une sueur froide. Les gens qui avaient surgi étaient les parents mêmes de la petite ; et presque aussitôt on vit paraître le docteur, chez qui elle avait été envoyée. En somme, la fillette, au dire du morticole, avait eu plus de peur que de mal ; et on eût pu croire que les choses en resteraient là. Mais il se produisit un phénomène singulier. J’avais pris en aversion à première vue notre citoyen. Les parents de la petite aussi, comme il était trop naturel. Mais ce qui me frappa ce fut la conduite du docteur. C’était le classique praticien routinier, d’âge et de caractère indéterminé, doué d’un fort accent d’Édimbourg, et sentimental à peu près autant qu’une cornemuse. Eh bien, monsieur, il en fut de lui comme de nous autres tous : à chaque fois qu’il jetait les yeux sur mon prisonnier, je voyais le morticole se crisper et pâlir d’une envie de le tuer. Je devinai sa pensée, de même qu’il devina la mienne, et comme on ne tue pas ainsi les gens, nous fîmes ce qui en approchait le plus. Nous déclarâmes à l’individu qu’il ne dépendait que de nous de provoquer avec cet accident un scandale tel que son nom serait abominé d’un bout à l’autre de Londres. S’il avait des amis ou de la réputation, nous nous chargions de les lui faire perdre. Et pendant tout le temps que nous fûmes à le retourner sur le gril, nous avions fort à faire pour écarter de lui les femmes, qui étaient comme des harpies en fureur. Jamais je n’ai vu pareille réunion de faces haineuses. Au milieu d’elles se tenait l’individu, affectant un sang-froid sinistre et ricaneur ; il avait peur aussi, je le voyais bien, mais il montrait bonne contenance, monsieur, comme un véritable démon.
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  • Par wictoria, le 13 décembre 2008

    Il n'existait pas de miroir, à l'époque, dans ma chambre ; celui qui se trouve à côté de moi, tandis que j'écris ceci, y fut installé beaucoup plus tard et en vue même de ces métamorphoses. La nuit, cependant, était fort avancée...le matin, en dépit de sa noirceur, allait donner bientôt naissance au jour...les habitants de ma demeure étaient ensevelis dans le plus profond sommeil, et je résolus, tout gonflé d'espoir et de triomphe, de m'aventurer sous ma nouvelle forme à parcourir la distance qui me séparait de ma chambre à coucher. Je traversai la cour, où du haut du ciel les constellations me regardaient sans doute avec étonnement, moi la première créature de ce genre que leur eût encore montrer leur vigilance éternelle ; je me glissai au long des corridors, étranger dans ma propre demeure ; et, arrivé dans ma chambre, je me vis pour la première fois en présence d'Edward Hyde.
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Stevenson - le pirate intérieur .
Magnifiquement mis en images par René Follet, cette biographie de Robert Louis Stevenson, se présente comme le roman d'une vie irriguée par la littérature, nourrie de rêves et de cauchemars, d'un écrivain singulier, à mi-chemin entre naturalisme et impressionnisme, qui a su donner ses lettres de noblesse au fantastique comme au carnet de voyage. http://www.dupuis.com/catalogue/FR/al/35978/stevenson_le_pirate_interieur.html








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