> Joe Curvorst (Traducteur)
> Jacques Bergier (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253098442
Éditeur : Le Livre de Poche (1997)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 230 notes) Ajouter à mes livres
Victor Frankenstein, scientifique genevois, est recueilli sur la banquise par un équipage faisant route vers le Pôle Nord. Très tourmenté, il livre son histoire au capitaine du bateau : quelque temps auparavant, il est parvenu à donner la vie à une créature surhumaine. ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 12 décembre 2011

    cicou45
    Bien que l'ayant lu l y a déjà plusieurs années déjà, je garde un très bon souvenir de cet ouvrage. Bien que l'étant pas particulièrement attirée par la science-fiction, j'avoue que sue ce coup là, Mary Shelly m'a complètement bluffée.
    L'histoire est celle d'un savant, Victor Frankenstein qui ne tient plus beaucoup à la vie en raison de ses erreurs passées et de la disparition de ses proches dans des conditions assez dramatiques.
    En effet, s'il a retenu une leçon au cours de ses aventures, c'est bien que la science, autant elle peut être une prodigieuse invention de la part de l'homme, autant elle peut avoir des effets dévastateurs et faire plus de mal que de bien. Il aura également retenu, tout comme le lecteur d'ailleurs, que si la Nature est ainsi faite, c'est qu'elle a parfois ses raisons et que l'homme doit apprendre à se retrouver impuissant face à elle, sans essayer de la combattre. En effet, passionné par la pierre philosophale et par le pouvoir d'éternité, Victor Frankenstein a alors essayé de créer la vie par la voie de la science et a ainsi réussi à mettre au jour une créature, capable de penser par elle-même, d'agir mais, ce qu'il ignorait, était aussi douée d'intelligence et de sentiments.
    Là où le bas blesse, c'est que Victor, se retrouvant effrayé devant la monstruosité de cette dernière, décide de l'abandonner à son triste sort. Grosse erreur de sa part puisque ses proches en paieront de leur vie.
    J'ai été extrêmement touchée par cette aventure car, derrière les crimes atroces commis par "le monstre", comme se plait à l'appeler son créateur, se cache une intelligence et une sensibilité hors du commun qui ne demande qu'une chose : à être aimé.
    L'écriture de Mary Shelley est très agréable à lire et je peux affirmer que son célèbre anti-héros, la créature de Frankenstein, que l'on a coutume d'appeler par le nom de son créateur, est rentré dans nos moeurs car, même si l'on n'a pas lu le livre, petits et grands ont tous, à un moment ou à un autre, entendu parler du terrifiant Frankenstein. A lire sans faute !
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 21 avril 2012

    belette2911
    Tout d'abord, remarquons que ce roman a été écrit par une femme. A l'époque (1818), ce n'était pas rien ! Voilà, c'était la minute féministe...
    Moi aussi, lorsque j'ai décidé de lire ce livre (les années 1990), je croyais tout savoir sur Frankenstein. Et bien, comme on dit chez nous, j'aurais mieux fait de laisser croire les bonnes sœurs, elles sont quand même là pour ça...
    J'avais tout faux ! Mais vraiment tout faux. Une claque que je me suis prise dans la figure. Mon jeune âge de l'époque était sans doute la cause.
    Maintenant, je sais qu'il ne faut pas confondre le Professeur Frankenstein et la créature du Professeur Frankenstein, cette même créature composée de divers fragments de cadavres.
    Oui, je croyais tout savoir, je ne savais rien et je sais qu'on ne sait rien...
    Fichtre, quel livre. Il a remis mes pendules à l'heure.
    Mary Shelley n'est pas tout à fait contemporaine à Conan Doyle, pourtant, son livre a un petit rapport avec Sherlock holmes et c'est une amie qui m'a ouvert les yeux dernièrement.
    Quel rapport ? me demandez-vous...
    La science, bande de béotiens !
    L'incroyable génie de ce professeur Frankenstein qui aura été capable de faire vivre des bouts de chair cousus grâce à des décharges électriques.
    La morale de ce livre pourrait se traduire par une phrase de Rabelais : «science sans conscience n'est que ruine de l'âme ».

    Pour être encore plus clair, les scientifiques doivent réfléchir aux conséquences de leurs actes plutôt qu'à la gloire. Ce que le professeur ne fit pas... et qui paya les pots cassés ? Sa pauvre créature. Oui, pauvre créature, je le dis haut et fort.
    Moi qui croyait le connaître et moi qui "pensais" la haïr, et bien, ce fut tout le contraire. Non, la créature n'est pas à blâmer, mais son créateur, oui !
    Tout comme Icare, le professeur Frankenstein a voulu s'approcher de Dieu, mais en créant ce « monstre », ses ailes ont brûlé et il s'est écrasé au sol.
    Si ça s'arrêtait là, encore, ça irait. Mais Mary Shelley va plus loin en montrant que la créature elle-même est une victime de la mégalomanie du professeur.
    Elle souffre, cette créature, d'être fuie par les humains. Sa souffrance suinte de toutes les pages du roman. J'ai eu mal avec elle. Oui, elle a tué... mais le professeur l'avait abandonné à son triste sort. Que pouvait-elle faire ?
    Donc, à la différence : Conan Doyle en bon médecin, prône la science et Mary Shelley en dénonce les mauvais aspects. Et elle a eu bien raison.
    Deux visions différentes d'une même force...
    Mettez vos a priori sur le côté, laissez croire les bonnes sœurs et ne pensez pas tout savoir d'une œuvre avant de vous être penchée dessus parce que ce roman vous remettra à votre place.
    Un livre de plus qui m'a marqué au fer rouge.
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    • Livres 4.00/5
    Par Kenehan, le 16 novembre 2011

    Kenehan
    J'ai étudié ce roman au lycée, en cours d'anglais et j'ai d'ailleurs passé mon oral d'anglais du bac sur l'un de ses extraits. le contexte a fait que j'ai donc pu découvrir ce livre dans sa version originale. Et je dois dire, que ça a contribué à me pousser à rejeter les traductions.
    Mais revenons-en au roman lui-même. Mary Shelley de part sa plume et son imagination a su marqué et apporté sa contribution au roman gothique, mais aussi à la science fiction. D'ailleurs, elle fait référence à des théories proche d'elle comme le Galvanisme, mais aussi à l'alchimie et ses auteurs tels que Paracelse ou encore Agrippa, pour soutenir son récit et lui conférer une certaine dose de réalisme (travail sur l'électricité essentiellement). Bien qu'aujourd'hui, cela puisse paraître obsolète, on se laisse prendre au jeu.
    L'écriture (je me base sur la version originale) est recherchée et participe au récit. La mise en abyme est tout à fait intéressante. Tout comme le format épistolaire introduisant le récit. Ainsi, Walton raconte à sa sœur (et par la même occasion à nous, lecteurs), dans son courrier, l'incroyable récit que lui a révélé un curieux personnage : Victor Frankenstein.
    C'est alors que l'on replonge vers les fondements même du mythe de Frankenstein qui fut par la suite détourné et complétement revisité voire recréé.
    Le récit en lui-même peut parfois connaître quelques longueurs mais il est tout à fait intéressant de découvrir la naissance de la créature puis la créature et son histoire.
    Rejetée par son maître qu'elle considère malgré tout comme son dieu (elle se comparera à un Adam raté devant son créateur), elle fuira avant de se réfugier non loin des DeLacey. Dissimulée, elle les observe dans leur vie de tous les jours et apprend peu à peu à parler, à s'exprimer en les écoutant, à l'image du petit enfant qui répète ce qu'il entend. Sans le savoir donc, les DeLacey vont parfaire l'éducation de la créature. Et lorsqu'elle trouve le courage d'affronter le regard de ceux qu'elle considère comme sa famille, ses protecteurs, c'est un nouveau rejet auquel elle fait face...
    En somme, Mary Shelley nous présente sa vision du mythe de Prométhée. du Titan qui a fait de l'homme un homme dans la mythologie grecque, on passe au scientifique qui se prend pour Dieu avant de réaliser sa folie et de fuir le produit de sa création.
    Frankenstein et sa créature mérite donc de retrouver leur véritable statut avec d'une part le scientifique à la recherche de la reconnaissance qui sera maudit par son erreur et de l'autre une créature incomprise, solitaire et elle-même maudite de par sa nature.
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    • Livres 4.00/5
    Par Marguerite87, le 05 novembre 2011

    Marguerite87
    Comme surement plusieurs personnes, je croyais connaitre Frankenstein avant même de l'avoir lu. Ce personnage est tellement encré dans notre imaginaire qu'on lui a façonné une histoire qui n'est finalement pas la sienne. Je m'imaginais un monstre vert, avec vis et écrous lui sortant du cou, dépourvu de sentiments qui effrayait les gens. Et pourtant, Frankenstein, c'est loin d'être ça ! Je me demande même comment une oeuvre peut à ce point s'être transformée !
    La première chose que j'ai apprise, c'est que Frankenstein n'est pas le nom de la créature mais bien celui de son créateur, le scientifique Victor Frankenstein. Deuxième chose : le monstre n'est pas la bête sans intelligence auquelle je m'attendais. En fait, je m'attendais à une bête de la pire espèce et d'une histoire tout aussi macabre et horrifiante. le point de départ l'est pourtant : créer un monstre vivant à partir de parties du corps et d'organes de cadavres est terrible. Mais le reste du texte ne continue pas en ce sens. Rassurez-vous, ce n'est pas inintéressant pour autant.
    La qualité de l'écriture est incontestable. Mais même si j'étais bien accrochée au début, je vous avoue qu'à certains moments, les longues descriptions, de la beauté des paysages par exemple, ont commencé à m'ennuyer. Quand cela s'étendait sur quelques pages, je m'impatientais. Je voulais connaitre la suite des évènements.

    Finalement, c'est un classique que je suis contente d'avoir lu malgré mes quelques réserves. Je ne regarderai plus Frankenstein de la même façon maintenant. Et puis, il faut découvrir l'écriture de Mary Shelley !
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    • Livres 2.00/5
    Par PerdreUnePlume, le 17 février 2011

    PerdreUnePlume
    Un explorateur anglais navigue vers le pôle quand il sauve in extremis un homme à la dérive sur un bloc de glace.
    Le rescapé du nom de Frankenstein semble torturé par un lourd secret quand il décide de se livrer à son sauveteur.
    On a tous en tête Frankenstein et sa créature, personnages devenus aussi mythiques que Dracula dans l'univers littéraire et cinématographique.
    J'aime cependant ce retour au source et la découverte des textes orignaux fondateurs.
    Nous sommes en pleine période du roman gothique anglais, son déclin est proche et les auteurs cherchent à faire évoluer le genre ; transition dont Shelley deviendra emblématique avec ce roman qui a posteriori sera considéré comme la première œuvre SF.
    Dracula n'a pas encore vu le jour et les romanciers s'amusent à faire peur, à soumettre leurs personnages à l'effroi et aux tourments de la folie...
    Ici, en s'inspirant des légendes de Golem ou de Prométhée modernisées, un scientifique sous le coup d'une frénésie inconsciente donne la vie à une créature monstrueuse. Regrettant son geste, il s'en détourne jusqu'à ce que le monstre vienne le hanter.
    La trame en soit est assez bonne et équilibrée, le thème juste.
    Pour moi, lectrice du XIXème siècle, ce qui pêche c'est le récit en lui même.
    Sur la forme déjà, les propos rapportés, les différents narrateurs tout s'exprime avec le "je" et le style invariant, ce qui crée des confusions parfois (qui parle ? est-ce du vu ou du rapporté ? etc...)
    De plus, Frankenstein, narrateur principal, en proie avec le remords et le chagrin se décrit surtout lui-même ; soit pour expliquer son geste initial, soit pour montrer son désespoir.
    La créature, elle, ne vient qu'en second plan, on en sait peu de choses au final, ni sur sa création ni sur son apparence détaillée.
    Ensuite, il y a de fortes incohérences qui rendent le tout peu crédible.
    Le passage récit de la créature par exemple. Rien que sa manière de s'exprimer, parfaitement égale à celle de son créateur n'est pas plausible, trop humanisante et sonne faux. Tout comme les nombreuses références littéraires évoquées, qu'on survole plus comme un catalogue que comme des éléments de description ou de compréhension.
    [...]

    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2011/02/17/Frankenstein..
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 13 février 2009

    Une sinistre nuit de novembre, je pus enfin contempler le résultat de mes longs travaux. Avec une anxiété qui me mettait à l'agonie, je disposai à portée de ma main les instruments qui allaient me permettre de transmettre une étincelle de vie à la forme inerte qui gisait à mes pieds. Il était déjà une heure du matin. La pluie tambourinait lugubrement sur les carreaux, et la bougie achevait de se consumer. Tout à coup, à la lueur de la flamme vacillante, je vis la créature entrouvrir des yeux d'un jaune terne. Elle respira profondément, et ses membres furent agités d'un mouvement convulsif.
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  • Par Florel, le 22 février 2011

    "Un être humain en cours de perfection doit toujours garder un esprit calme et paisible, et ne jamais permettre à la passion ou à un désir passager de troubler sa tranquillité. Je ne pense pas que la poursuite du savoir soit une exception à cette règle. Si l'étude à laquelle vous vous appliquez tend à diminuer vos affections et à détruire votre goût pour les plaisirs simples, c'est que cette étude est certainement blâmable, c'est à dire impropre à l'esprit humain. Si cette règle était toujours observée, si tous les hommes renonçaient à toute tâche susceptible de contrarier la tranquillité de leurs affections familiales, la Grèce n'aurait pas été asservie, César aurait épargné sa patrie, l'Amérique aurait été découverte plus graduellement, et les empires du Pérou et du Mexique n'auraient pas été détruits."

    "Les travaux de ces hommes de génies, bien que visant des buts faux, apportèrent en fin de compte des avantages substantiels à l'humanité."
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  • Par gteisseire2, le 16 novembre 2010

    Du milieu de ces ténèbres, surgit soudain devant moi la lumière... Une lumière si éclatante et si merveilleuse, et pourtant si simple, qu'ébloui par l'immensité de l'horizon qu'elle illuminait, je m'étonnai que, parmi tant d'hommes de génie, dont les efforts avaient été consacrés à la même science, il m'eût été réservé à moi seul de découvrir un secret aussi émouvant.
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  • Par Aela, le 03 février 2011

    It was on a dreary night of November, that I beheld the accomplishment of my toils. With an anxiety that almost amounted to agony, I collected the instruments of life around me, that I might infuse a spark of being into the lifeless thing that lay at my feet. It was already one in the morning; the rain pattered dismally against the panes, and my candle was nearly burnt out, when, by the glimmer of the half-extinguished light, I saw the dull yellow eye of the creature open; it breathed hard, and a convulsive motion agitated its limbs.
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  • Par gteisseire2, le 16 novembre 2010

    Il était laid, sans doute; mais quand ses muscles et ses articulations purent se mouvoir, cela devint une chose telle que Dante lui-même n'aurait pu la concevoir.
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