ISBN : 2266125338
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 203 notes) Ajouter à mes livres
Je suppose qu'à un moment de ma vie, j'aurais pu avoir bien d'autres histoires en réserve, mais maintenant il n'y en a plus qu'une. C'est la seule histoire que je serai jamais capable de raconter. En décrochant une bourse à l'université de Hamp... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (21)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 02 juin 2011

    brigittelascombe
    Dyonisos (est) Le Maître des illusions capable de faire pousser une vigne sur la planche d'un navire et en général de faire voir à ses élèves un monde tel qu'il n'est pas(E.R Dodds)
    Dans le best seller de Donna Tartt, un pavé de 700 pages fort bien écrit et vendu à plus de 250000 exemplaires, c'est justement l'impact du Maitre des illusions qui nous est donné à voir, un impact doublé de drogues et transes sataniques sur un groupe d'étudiants intellectuels et bourgeois d'une université du Vermont.
    D'emblée, le narrateur Richard(boursier de famille modeste se faisant passer pour plus friqué qu'il ne l'est) nous informe Bunny le mou du groupe à la voix nasillarde a été éliminé froidement par les autres dont il faisait partie.
    Pourquoi l'ont ils tué?
    Il revient sur les faits quelques années après pour expliquer leur comportement.
    Tous fréquentaient le cours de grec de Julian Morrow, un professeur hors pair qui planait à leurs côtés sur les nuages de Platon. Francis l'élégant anguleux, Henry le surdoué morbide qui teste les amanites phalloides sur les chiens, la belle Camilla au regard froid et son jumeau Charles, tous deux androgynes et incestueux ainsi que Bunny et le narrateur Henry essayaient de mettre en pratique les bacchanales pour perdre son "soi". le professeur genre "cercle des poètes disparus" mais ne diffusant son savoir qu'en cours,ferme les yeux sur leurs dérives jusqu'au mot mort bien sûr.
    Avec Henry, le meneur, on se croit dans un roman de Walter Scott, on fume, on se balade en mustang,on toaste à la vie éternelle à grand renfort de drogues,de vin,de prières et de petites doses de poison. Faut bien que jeunesse se fasse mais l'illusion prend le pas sur la réalité et dérange les esprits.
    Un excellent roman policier car ces dérives existent et Donna Tartt en plus d'un suspense habilement diffusé et de portraits psychologiques finement dépeints nous donne à voir une partie du monde de l'adolescence où le moi fragile en construction peut se laisser manipuler et peut se dissocier à tout moment.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par yokai, le 07 novembre 2011

    yokai
    Encore une sombre histoire se déroulant sur le campus d'une université qui fait immanquablement penser au livre de Bret Easton Ellis Les Lois de l'attraction. Ce n'est pas un hasard, Donna Tartt et le célèbre romancier se sont connus lorsqu'ils étaient étudiants dans la même université du Vermont. Elle dit d'ailleurs que c'est à cette époque qu'elle a démarré la rédaction de son livre qui a duré près de dix ans.Dans le roman de Donna Tartt c'est l'érudition qui prime même si la débauche n'est jamais très loin. Les protagonistes sont des jeunes gens cultivés et de fervents hellénistes. Chacun a une personnalité atypique, un caractère bien trempé et leur relation est plus qu'ambiguë.
    Très bon thriller — on ne peut pas parler ici de polar. Des personnages originaux, du savoir, un style agréable, du cynisme sans tomber dans l'excès, une histoire bien menée. Que demander de plus! C'est un roman intelligent dans lequel les ficelles du genre n'entravent pas le plaisir de la lecture et c'est assez rare pour le souligner.Enfin, pour un livre de cette taille, l'histoire ne souffre pas de trop de longueurs mis à part, peut-être, un ou deux passages. A lire sans hésitation.

    Lien : http://www.aubonroman.com/2011/04/le-maitre-des-illusions-par-donna-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lehugues, le 15 juin 2008

    lehugues
    ce bon roman d'université met en scène la plus raffinée des élites étudiantes devant le conséquences d'une violence gratuite meurtrière et sauvage. Comment le secret arrive-t-il à s'établir, quel est la part de l'amnésie, de la lâcheté et de l'opportunisme dans cette chape de plomb qui va emporter ce groupe d'étudiant brillants vers un désastre sans équivoque. Brillant ouvrage ou l'érudition et la culture, excellemment mis en valeur, n'arrivent pas à effacer le profond coté obscur inhérent à l'humanité
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Carolune, le 09 janvier 2011

    Carolune
    Un thriller singulier, qui a le mérite d'aller voir du côté des études antiques, ce qui n'arrive pas tous les quatre matins, et de nous proposer une réflexion intéressante sur la tragique difficulté d'être anachronique malgré la beauté de nos amours intellectuelles. Les personnages sont assez complexes pour tenir éveillé l'intérêt du lecteur, le style est travaillé malgré des formules parfois un peu attendues...un très bon moment de lecture, même si le souvenir qu'il laisse n'est pas éternel !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Nymphette, le 09 août 2010

    Nymphette
    Tout comme dans son autre roman, "Le Petit copain", d'TARTT installe son histoire dans un univers bien particulier presque clos, où les personnages évoluent les uns par rapport aux autres. Cet univers, cette ambiance sont la richesse de ce roman. On sent à chaque page l'imminence du drame, l'omniprésence du glauque, la perversité et la monstruosité des personnages.
    L'auteure va encore plus loin : elle offre un double roman, une première lecture façon teen movie, où une bande de jeunes a fait un truc vraiment pas terrible le printemps dernier. La seconde elle, présente un roman psychologique sur la manipulation et les illusions du pouvoir. Et cette dichotomie existe tout au long du roman : il est truffé d'anecdotes sans aucun intérêt sur la vie sexuelle de ces jeunes, sur les drogues et les beuveries, sur leur avenir tout tracé ou encore sur leur style vestimentaire, et pourtant, on sent derrière l'action, en filigrane, quelque chose d'atroce qui se dessine. La peinture des personnages est extrêmement précise, il nous semble voir défiler devant nos yeux chacun des jeunes de la bande avec ses attributs, comme des super pouvoirs : Camilla, sa peau diaphane et sa séduction, Henry et son côté dandy dégingandé, Francis, l'homosexuel charmeur…
    Autre aspect du roman m'ayant tenu en haleine : la relation élève-professeur, ici particulièrement fusionnelle, presque passionnelle. Ce que l'on considère comme des méthodes d'enseignement plus que douteuses et qui pourtant porte des fruits plus que surprenants ! Enfin, l'amitié qui se développe dans le groupe d'étudiants est tout à ait caractéristique des amitiés juvéniles (mais pas enfantines) : teintées de jalousie et d'attirance sexuelle non avouées, des amitiés qui ne sont jamais sans arrière pensée.
    Un roman riche et tout à fait addictif.


    Lien : http://plus.over-blog.com/article-le-maitre-des-illusions-de-dona-ta..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (19)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Penelope, le 04 mai 2008

    C'était monstrueux, certes, mais le cadavre ne semblait guère qu'un accessoire, un objet sorti dans le noir par les machinistes et déposé aux pieds d'Henry afin qu'on le découvre en rallumant les projecteurs ; cette image, muette, ensanglantée, les yeux fixes, ne manquait jamais de produire un léger frisson d'angoisse, mais elle paraissait relativement inoffensive par rapport à la menace très réelle et permanente que faisait peser Bunny et dont, désormais, je me rendais compte.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par delitterys, le 02 février 2011

    « Les choses terribles et sanglantes sont parfois les plus belles. C’est une idée très grecque, et très profonde. La beauté c’est la terreur. Ce que nous appelons beau nous fait frémir. Et que pouvait-il y avoir de plus terrifiant et de plus beau, pour des âmes comme celles des Grecs ou les nôtres, que de perdre tout contrôle ? Rejeter un instant les chaînes de l’existence, briser l’accident de notre être mortel ? [...] Si nos âmes sont assez fortes, nous pouvons déchirer le voile et regarder en face cette beauté nue et terrible ; que Dieu nous consume, nous dévore, détache nos os de notre corps. Et nous recrache, nés à nouveau. »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par wictoria, le 27 septembre 2008

    Nous n'aimons pas le reconnaître mais l'idée de perdre contrôle est quelque chose qui fascine plus que tout, ou presque, les gens aussi contrôlés que nous le sommes. Tous les peuples vraiment civilisés - les anciens non moins que nous - se sont civilisés par la répression volontaire du soi archaïque, animal.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 02 juin 2011

    C'est une chose terrible que d'apprendre dans notre enfance, que nous sommes un être séparé du monde, que nul être et nulle chose ne souffre de notre langue brûlée ou de nos genoux écorchés, que nos douleurs et nos souffrances ne sont qu'à nous.Plus terrible encore,lorsque nous grandissons,d'apprendre qu'aucune personne,si bien aimée qu'elle soit,ne peut jamais nous comprendre vraiment.Notre soi est la cause de nos plus grands malheurs et c'est pourquoi nous sommes si impatients de le perdre, ne pensez vous pas?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 02 juin 2011

    Pourquoi cette petite voix obstinée dans nos têtes nous tourmente t elle à ce point? a t il dit en nous regardant l'un après l'autre.Serait ce qu'elle nous rappelle que nous sommes vivants-notre mortalité,notre âme individuelle,ce que nous avons trop peur,après tout d'abandonner et pourtant ce qui nous rend plus misérables que n'importe quoi d'autre?Mais n'est ce pas la souffrance qui nous rend le plus souent conscients de notre soi?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Donna Tartt

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Donna Tartt

bettielover — 17 décembre 2006 — A German special focusing on Donna Tartt's novel "The Little Friend". Unfortunately, is in German....








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Maître des illusions par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (333)

> voir plus

Quiz