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Traité sur la Tolérance : A l'occasion de la mort de Jean Calas, 17633Ajouter à mes livres
Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation.
Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme. Avec une ironie mordante et un s... > voir plus
Comme le dit la quatrième de couverture de ce livre: "Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois".
Cela résume très bien ce traité, qui parle de la tolérance surtout religieuse et qui s'appuie de faits concret autant dans la vie courante de l'époque comme dans la mythologie.
Bien évidemment je ne vais pas critiquer le thème choisi par Voltaire, mais ce texte est d'un ennui… le style est vieilli, ampoulé, un style du XVIIIe siècle quoi. Je me suis très vite ennuyé à la lecture de ce pamphlet, même si je ne suis pas resté insensible aux idées de Voltaire, très simples et très sensées. Malheureusement le thème est toujours d'actualité.
C'est un traité qui comprend vint-cinq chapitres, destinés à dénoncer le fanatisme religieux, l'intolérance des homes et l'aveuglement de la justice.
Toujours d'actualité.
Ce n'est plus aux hommes que je m'adresse; c'est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes, et de tous les temps (...)Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère.
Quand la nature fait entendre d'un côté sa voix douce et bienfaisante, le fanatisme, cet ennemi de la nature, pousse des hurlements; et lorsque la paix se présente aux homme, l'intolérance forge ses armes.
Pour qu'un gouvernement ne soit pas en droit de punir les erreurs des hommes, il est nécessaires que ces erreurs ne soient pas des crimes; elles ne sont des crimes que quand elles troublent la société: elles troublent la société dès qu'elles inspirent le fanatisme; il faut donc que les hommes commencent par n'être pas fanatiques pour mériter la tolérance.
Il en est de la religion comme de l'amour: le commandement n'y peut rien, la contrainte encore moins; rien de plus indépendant que d'aimer et de croire.
Le mensonge en a trop longtemps imposé aux hommes; il est temps qu'on connaisse le peu de vérités qu'on peut démêler à travers ces nuages de fables qui couvrent l'histoire.