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> Jean Gattégno (Traducteur)

ISBN : 2070340694
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qui se cache derrière les initiales W. H. dans la dédicace des célèbres Sonnets de William Shakespeare ? Un généreux mécène, un ami imprimeur, un jeune et séduisant acteur ou Shapespeare lui-même ? Pour Oscar Wilde, c'est sans aucun doute Willie Hugues, un acteur spécia... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par EmiLIT, le 27 mars 2010

    EmiLIT
    "Heureux donc suis-je, moi qui aime et suis aimé
    Où je ne puis changer, non plus qu'être changé."
    Le narrateur apprend par son ami Erskine la terrible histoire de Cyril, jeune aristocrate qui est mort, choisissant le suicide.
    Cet homme, jeune encore à qui la vie réservait tout, s'était pris de passion depuis toujours pour l'oeuvre de Shakespeare et particulièrement, ses fameux Sonnets.
    Dans ses Sonnets, Shakespeare déclare son amour à un homme que l'on croyait être son protecteur, Lord Pembroke.
    Pour Cyril, il ne s'agit en aucun cas de cet aristocrate mais d'un acteur méconnu, Willie Hugues. Il cherche alors tout ce qu'il possible de trouver comme élément pour étayer sa thèse, il va même jusqu'à produire un faux pour convaincre son ami Erskine et se donne la mort de désespoir.
    Le narrateur est tout de suite fasciné par cette histoire et il se plonge dans la lecture des Sonnets, trouvant au détour de chaque vers des preuves de l'existence de Willie Hugues.
    Ce mystérieux homme, susceptible de faire naitre une telle passion et une telle dévotion au si fameux barde, serait un acteur, de basse extraction qui pourvu d'une telle beauté, aurait l'habitude de jouer les personnages féminins dans les pièces de Shakespeare.
    Cet essai romancé nous emmène à la découverte du théâtre Elisabéthain, théâtre dans lequel, les hommes devaient prendre la place des femmes, proscrites de ces lieux de perdition.
    Surtout il nous permet de comprendre et de partager la passion qu'éprouve Wilde envers Shakespeare et plus généralement envers la beauté et sa présence dans tout art.
    Ces Sonnets furent pour moi une découverte, le style précis et recherché De Wilde a permis de me les rendre accessibles.


    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-le-portrait-de-do..
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    • Livres 3.00/5
    Par Nono19, le 09 juillet 2015

    Nono19
    Qui est le mystérieux W. H. à qui Shakespeare dédit ses Sonnets? Voilà la trame de l'enquête dans laquelle se lance Oscar Wilde. Sous couvert de la fiction, il nous emmène dans sa théorie. Et si ce W. H. était en réalité Willie Hugues, un jeune acteur appartenant à la troupe de Shakespeare? L'auteur se lance dans une grande analyse des Sonnets pour étayer son hypothèse.
    Etant une vraie novice en ce qui concerne le théâtre et Shakespeare, ce fut une découverte tant au niveau de l'époque élisabéthaine qu'au niveau de la prose de Shakespeare (qui m'a paru à certains moments un peu indigeste).
    Wilde nous balade dans cette époque où de jeunes hommes jouaient les rôles de Juliette, Desdémone, Ophélie, ... où le théâtre était vu comme un lieu de perdition et de débauche, où de jeunes garçons étaient parfois enlevés à leur famille sous prétexte de servir la Reine mais pour être en réalité enrolés dans une compagnie théâtrale :O, ...
    Puis il y a l'enquête à proprement dite qui bien qu'intéressante pourrait se révéler être complètement fausse. Nulle trace de Willie Hugues nulle part sauf dans l'imagination du narrateur; Ce qui est troublant, c'est que les Sonnets pourraient être adressés à ce fameux Willie car avec l'explication De Wilde, toutes les pièces forment un tout cohérent. Cependant cela reste une hypothèse, certes logique, bien construite et plausible mais sans preuves, elle ne peut être promue au rang de vérité.
    Ce court essai vaut la peine d'être lu même si j'ai dû m'accrocher à certains moments entre l'enquête sur W. H., les moeurs du théâtre élisabéthain, les pensées de l'auteur sur la beauté et les Sonnets de Shakespeare.
    Mais je suis contente d'avoir fait l'effort :).
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    • Livres 2.00/5
    Par Alcapone, le 14 juillet 2011

    Alcapone
    Qui est donc le fameux Mr W.H. à qui Shakespeare dédicace la première version de ses Sonnets ? Passionné par ce mystère, Oscar Wilde mène l'enquête. Les célèbres initiales de celui qui inspira l'un des plus éminents dramaturges anglais de l'ère élisabéthaine, appartiennent-elles à Henry Wriothesley (troisième comte de Southampton, protecteur de Shakespeare) ? Sont-elles celles de William Hall, libraire et begetter des Sonnets), William Hathaway (frère d'Anne Hathaway, épouse de Shakespeare) ou celles de William Shakespeare lui-même ? D'après la théorie De Wilde, il s'agirait de Willie Hugues, acteur spécialisé dans les rôles féminins qui inspira le Barde. Mais comment Wilde en est-il arrivé à ces conclusions ? C'est ce que traite ce petit roman, extrait des Oeuvres d'Oscar Wilde de la Bibliothèque de la Pléiade.
    Plongé dans la peau de l'enquêteur, Wilde rencontre un certain Monsieur Erskine qui l'entretient au sujet de la théorie de Cyril Graham : ce dernier, croit fermement que derrière W.H. se cache Willie Hughes. Pour convaincre Erskine de sa thèse, Graham n'hésite pas à commander un faux portrait du comédien. Seulement, Erskine découvre par hasard le pot aux roses et refuse de prêter foi à ses convictions. Déçu, Graham se suicide et laisse une lettre à Erskine dans laquelle il charge ce dernier de partager son idée au monde. Intrigué, Oscar Wilde part en quête de la vérité sur cette affaire...
    L'argumentaire de Wilde fourmille de références aux Sonnets. Misant sur une logique imparable, l'auteur confirme la connaissance qu'il a de l'oeuvre de Shakespeare et l'on découvre au fil de ses hypothèses une interprétation séduisante et érudite. Affirmant son idée que l'esthétique et l'éthique sont dissociables, Wilde signe grâce à ce roman une enquête fictive et littéraire digne des plus belles plumes de son époque. C'est un exercice de style dans lequel Wilde excelle et j'ai beaucoup apprécié cette facette qui m'était méconnue de l'auteur. Au fond, ce qui me plait le plus dans ce roman, c'est la part de mystère qui entoure W.H. Malgré la savante démonstration De Wilde à propos de l'identité véritable de W.H., il me plait à moi de croire que cet inconnu ne soit pas identifié. Ce qui importe, c'est finalement que l'oeuvre de Shakespeare est toujours vive dans l'esprit des nouvelles générations.

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/07/le-portrait-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Stemilou, le 14 novembre 2010

    Stemilou
    Lire une théorie littéraire est assez difficile, quand en plus les sonnets de Shakespeare sont mentionnés à tout bout de champs c'est encore plus difficile mais l'attrait du dénouement, du point final entraine le lecteur jusqu'à la dernière page, non sans moult bâillements et désirs d'abandon !
    La nouvelle « le portrait de Mr. W. H. » aurait pu s'intituler « Qui est Mr. W. H. » car c'est bien de cela qu'il est question, au fil de ces 140 pages Oscar Wilde échafaude des hypothèses à propos des sonnets de Shakespeare, analyses des situations pour arriver à démêler le vrai du faux, une véritable enquête mais surtout recherche qui peut bien être ce Mr. W. H. !!
    On suit son analyse de la société théâtrale élisabéthaine avec ses nombreux travers comme le fait que la Reine ait autorisé l'enlèvement de jeunes garçons à la voix claire qui pouvait la distraire lors de spectacle, c'est assez curieux et malsain.

    Les Sonnets de Shakespeare sont introduits par la dédicace « Au seul générateur des Sonnets que voici Mr. W.H. félicité et cette éternité que promet notre poète à jamais vivant sont souhaitées par le bienveillant aventureux divulgateur T.T. »

    On rencontre d'abord un ami du narrateur, Erskine qui détient le portrait d'un jeune homme qu'un de ses amis lui a légué après son suicide, Cyril Graham, obsédé par l'histoire des Sonnets de Shakespeare et par ce W. H. si mystérieux.
    Les spéculations d'Oscar Wilde se développe autour des sonnets et surtout du mystérieux inspirateur de Shakespeare jusqu'à conclure sur une « vérité » logique pour lui. Cela-dit toute son analyse le conduit vers un seul homme : un comédien du nom de Willie Hughes et il écrit d'ailleurs :

    En Willie Hughes, Shakespeare trouva non seulement un instrument d'une extraordinaire finesse pour la présentation de son art, mais aussi l'incarnation visible de son idéal de la beauté, et il n'est pas exagéré de dire qu'envers de jeune comédien, dont les ternes chroniqueurs du temps oublièrent de citer même le nom, le mouvement romantique dans la littérature anglaise a une dette considérable.

    Que dire de plus ? Rien. Facile de se laisser convaincre par ses « preuves », lui qui entretien aussi un jeu trouble autour de l'amour et des déviances sexuelles, mais notre bon sens nous met en alerte !
    Difficile à suivre de temps en temps alors il faut s'accrocher mais le jeu en vaut la chandelle car on réellement transporté à cette époque victorienne où on s'avait si bien manié l'ambigüité !!!

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-le-portrait-de-mr-w-h-oscar-wi..
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    • Livres 2.00/5
    Par Malivriotheque, le 22 mars 2013

    Malivriotheque
    Quand Wilde se voit montré un tableau qui représenterait le très mystérieux "Mr. W. H." de Shakespeare à qui ce dernier aurait dédié ses "Sonnets", il n'en faut pas plus pour le titiller et le lancer dans l'étude de l'oeuvre du Barde afin de répondre à l'une des plus grosses énigmes littéraires...
    Construit sur la base d'une fiction, cet ouvrage n'en est pas moins un essai, une réflexion sur l'art, le faux, et bien évidemment sur l'identité de l'homme qui aurait fait battre le coeur du fameux dramaturge et poète. Et c'est ce qui m'a franchement déroutée, moi qui m'attendais à de la pure fiction, ignare comme je suis des arcanes shakespeariennes et surtout relativement vaccinée par les études stylistiques dont j'ai dû m'empiffrer pendant 9 ans.
    Alors ce fut une lecture à la fois intéressante et barbante, instructive et rébarbative, parsemée d'extraits de sonnets importuns, sauf si on ne fait pas l'erreur, comme moi, de ne pas comprendre la quatrième de couverture.
    La théorie défendue par Wilde (ou plutôt par son personnage) n'est pas celle retenue par la majorité des érudits. Ainsi, tout se contruit sur un faux, pour finir sur une fin certes fictive mais qui par son statut encense le faux, décridibilise la théorie pré-développée. C'est finalement cet aspect-là, ce jeu, qui est le plus intéressant.
    Cet ouvrage - étrange concours de circonstances - fait écho à l'une de mes récentes lectures sur le même thème du faux avec l'oeuvre de Shakespeare. Quand, p80, Wilde mentionne une pièce de Thomas Hews intitulée "Les Malheurs d'Arthur", mon sang ne fait qu'un tour et me renvoie au magistral roman du faux d'Arthur Phillips "La Tragédie d'Arthur".
    En définitive, ce livre est une curiosité relativement facultative.

    Lien : http://livriotheque.free.fr/#!xhr_find_book.php?nom=11&titre=93
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Citations et extraits

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  • Par Aurorum, le 16 avril 2015

    Les grands événements de la vie nous laissent souvent indifférents ; ils s'effacent de notre conscience, et, lorsque nous y pensons, ils deviennent irréels. Les fleurs écarlates de la passion elle-même semblent pousser dans la même prairie que les pavots de l'oubli. Nous déplorons le fardeau que représente leur souvenir, et nous avons contre elles des antidotes. Mais les petits détails, les détails sans importance, restent en nous. Dans quelque minuscule cellule d'ivoire, le cerveau conserve les plus délicates et les plus fugaces.
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  • Par Stemilou, le 14 novembre 2010

    En Willie Hughes, Shakespeare trouva non seulement un instrument d’une extraordinaire finesse pour la présentation de son art, mais aussi l’incarnation visible de son idéal de la beauté, et il n’est pas exagéré de dire qu’envers de jeune comédien, dont les ternes chroniqueurs du temps oublièrent de citer même le nom, le mouvement romantique dans la littérature anglaise a une dette considérable.

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  • Par Nanne, le 05 novembre 2009

    C'était un portrait en pied d'un jeune homme en costume de la fin du XVIème Siècle, debout à côté d'une table, la main droite reposant sur un livre ouvert. Il paraissait avoir environ dix-sept ans, et était, de toute sa personne, d'une beauté absolument extraordinaire, bien que manifestement un peu efféminée. En vérité, n'eût été le costume et les cheveux coupés court, on eût dit que ce visage, avec ses yeux rêveurs et mélancoliques, et ses lèvres rouges et délicates, était celui d'une jeune fille.
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  • Par Nono19, le 06 juillet 2015

    L'Art, même l'art qui possède la portée la plus vaste et la vision la plus large, ne peut jamais nous montrer réellement le monde extérieur. Tout ce qu'il nous montre, c'est notre âme, le seul monde dont nous ayons vraiment conscience et connaissance. Et l'âme elle-même, l'âme de chacun d'entre nous, est pour chacun d'entre nous un mystère.

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  • Par Stemilou, le 14 novembre 2010

    Les Sonnets de Shakespeare sont introduits par la dédicace « Au seul générateur des Sonnets que voici Mr. W.H. félicité et cette éternité que promet notre poète à jamais vivant sont souhaitées par le bienveillant aventureux divulgateur T.T. »

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