> Jean Gattégno (Traducteur)

ISBN : 2070340694
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.23/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Qui se cache derrière les initiales W. H. dans la dédicace des célèbres Sonnets de William Shakespeare ? Un généreux mécène, un ami imprimeur, un jeune et séduisant acteur ou Shapespeare lui-même ? Pour Oscar Wilde, c'est sans aucun doute Willie Hugues, un acteur spécia... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone, le 14 juillet 2011

    Alcapone
    Qui est donc le fameux Mr W.H. à qui Shakespeare dédicace la première version de ses Sonnets ? Passionné par ce mystère, Oscar Wilde mène l'enquête. Les célèbres initiales de celui qui inspira l'un des plus éminents dramaturges anglais de l'ère élisabéthaine, appartiennent-elles à Henry Wriothesley (troisième comte de Southampton, protecteur de Shakespeare) ? Sont-elles celles de William Hall, libraire et begetter des Sonnets), William Hathaway (frère d'Anne Hathaway, épouse de Shakespeare) ou celles de William Shakespeare lui-même ? D'après la théorie de Wilde, il s'agirait de Willie Hugues, acteur spécialisé dans les rôles féminins qui inspira le Barde. Mais comment Wilde en est-il arrivé à ces conclusions ? C'est ce que traite ce petit roman, extrait des oeuvres d'Oscar Wilde de la Bibliothèque de la Pléiade.
    Plongé dans la peau de l'enquêteur, Wilde rencontre un certain Monsieur Erskine qui l'entretient au sujet de la théorie de Cyril Graham : ce dernier, croit fermement que derrière W.H. se cache Willie Hughes. Pour convaincre Erskine de sa thèse, Graham n'hésite pas à commander un faux portrait du comédien. Seulement, Erskine découvre par hasard le pot aux roses et refuse de prêter foi à ses convictions. Déçu, Graham se suicide et laisse une lettre à Erskine dans laquelle il charge ce dernier de partager son idée au monde. Intrigué, Oscar Wilde part en quête de la vérité sur cette affaire...
    L'argumentaire de Wilde fourmille de références aux Sonnets. Misant sur une logique imparable, l'auteur confirme la connaissance qu'il a de l'oeuvre de Shakespeare et l'on découvre au fil de ses hypothèses une interprétation séduisante et érudite. Affirmant son idée que l'esthétique et l'éthique sont dissociables, Wilde signe grâce à ce roman une enquête fictive et littéraire digne des plus belles plumes de son époque. C'est un exercice de style dans lequel Wilde excelle et j'ai beaucoup apprécié cette facette qui m'était méconnue de l'auteur. Au fond, ce qui me plait le plus dans ce roman, c'est la part de mystère qui entoure W.H. Malgré la savante démonstration de Wilde à propos de l'identité véritable de W.H., il me plait à moi de croire que cet inconnu ne soit pas identifié. Ce qui importe, c'est finalement que l'oeuvre de Shakespeare est toujours vive dans l'esprit des nouvelles générations.

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/07/le-portrait-..
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    • Livres 4.00/5
    Par EmiLIT, le 27 mars 2010

    EmiLIT
    "Heureux donc suis-je, moi qui aime et suis aimé
    Où je ne puis changer, non plus qu'être changé."
    Le narrateur apprend par son ami Erskine la terrible histoire de Cyril, jeune aristocrate qui est mort, choisissant le suicide.
    Cet homme, jeune encore à qui la vie réservait tout, s'était pris de passion depuis toujours pour l'œuvre de Shakespeare et particulièrement, ses fameux Sonnets.
    Dans ses Sonnets, Shakespeare déclare son amour à un homme que l'on croyait être son protecteur, Lord Pembroke.
    Pour Cyril, il ne s'agit en aucun cas de cet aristocrate mais d'un acteur méconnu, Willie Hugues. Il cherche alors tout ce qu'il possible de trouver comme élément pour étayer sa thèse, il va même jusqu'à produire un faux pour convaincre son ami Erskine et se donne la mort de désespoir.
    Le narrateur est tout de suite fasciné par cette histoire et il se plonge dans la lecture des Sonnets, trouvant au détour de chaque vers des preuves de l'existence de Willie Hugues.
    Ce mystérieux homme, susceptible de faire naitre une telle passion et une telle dévotion au si fameux barde, serait un acteur, de basse extraction qui pourvu d'une telle beauté, aurait l'habitude de jouer les personnages féminins dans les pièces de Shakespeare.
    Cet essai romancé nous emmène à la découverte du théâtre Elisabéthain, théâtre dans lequel, les hommes devaient prendre la place des femmes, proscrites de ces lieux de perdition.
    Surtout il nous permet de comprendre et de partager la passion qu'éprouve Wilde envers Shakespeare et plus généralement envers la beauté et sa présence dans tout art.
    Ces Sonnets furent pour moi une découverte, le style précis et recherché de Wilde a permis de me les rendre accessibles.


    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-le-portrait-de-do..
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    • Livres 3.00/5
    Par Stemilou, le 14 novembre 2010

    Stemilou
    Lire une théorie littéraire est assez difficile, quand en plus Les Sonnets de Shakespeare sont mentionnés à tout bout de champs c'est encore plus difficile mais l'attrait du dénouement, du point final entraine le lecteur jusqu'à la dernière page, non sans moult bâillements et désirs d'abandon !
    La nouvelle « le portrait de Mr. W. H. » aurait pu s'intituler « Qui est Mr. W. H. » car c'est bien de cela qu'il est question, au fil de ces 140 pages Oscar Wilde échafaude des hypothèses à propos des Sonnets de Shakespeare, analyses des situations pour arriver à démêler le vrai du faux, une véritable enquête mais surtout recherche qui peut bien être ce Mr. W. H. !!
    On suit son analyse de la société théâtrale élisabéthaine avec ses nombreux travers comme le fait que la Reine ait autorisé l'enlèvement de jeunes garçons à la voix claire qui pouvait la distraire lors de spectacle, c'est assez curieux et malsain.

    Les Sonnets de Shakespeare sont introduits par la dédicace « Au seul générateur des Sonnets que voici Mr. W.H. félicité et cette éternité que promet notre poète à jamais vivant sont souhaitées par le bienveillant aventureux divulgateur T.T. »

    On rencontre d'abord un ami du narrateur, Erskine qui détient le portrait d'un jeune homme qu'un de ses amis lui a légué après son suicide, Cyril Graham, obsédé par l'histoire des Sonnets de Shakespeare et par ce W. H. si mystérieux.
    Les spéculations d'Oscar Wilde se développe autour des Sonnets et surtout du mystérieux inspirateur de Shakespeare jusqu'à conclure sur une « vérité » logique pour lui. Cela-dit toute son analyse le conduit vers un seul homme : un comédien du nom de Willie Hughes et il écrit d'ailleurs :

    En Willie Hughes, Shakespeare trouva non seulement un instrument d'une extraordinaire finesse pour la présentation de son art, mais aussi l'incarnation visible de son idéal de la beauté, et il n'est pas exagéré de dire qu'envers de jeune comédien, dont les ternes chroniqueurs du temps oublièrent de citer même le nom, le mouvement romantique dans la littérature anglaise a une dette considérable.

    Que dire de plus ? Rien. Facile de se laisser convaincre par ses « preuves », lui qui entretien aussi un jeu trouble autour de l'amour et des déviances sexuelles, mais notre bon sens nous met en alerte !
    Difficile à suivre de temps en temps alors il faut s'accrocher mais le jeu en vaut la chandelle car on réellement transporté à cette époque victorienne où on s'avait si bien manié l'ambigüité !!!

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-le-portrait-de-mr-w-h-oscar-wi..
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    • Livres 4.00/5
    Par AmandineMM, le 11 août 2011

    AmandineMM
    Je n'ai pas été déçue par ce texte-ci: j'avais peur de lire une étude assez terne, austère et très "professionnelle" en quelque sorte, mais ça tient davantage du récit, et ça m'a beaucoup plu. D'ailleurs, j'aime beaucoup la façon dont il l'a écrit: je l'imaginais tout à fait raconter cela de cette manière dans un salon, au milieu d'aristocrates et d'autres mondains. Je me suis laissée emporter par son récit et j'en venais moi-même à croire à cette théorie qui, malgré le manque de preuve matérielle, est tangible et assez séduisante. Néanmoins, je gardais une certaine distance, d'où ma question: fiction ou théorie en laquelle il a vraiment cru?
    Mon admiration ne faiblit pas en tout cas, au contraire! Ne fut-ce que pour cette interrogation qu'il me laisse, ce livre m'a beaucoup plu!
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    • Livres 3.00/5
    Par Nanne, le 05 novembre 2009

    Nanne
    Alors qu'Oscar Wilde discute des supercheries littéraires avec Macpherson, Ireland et Chatterton - trois célèbres faussaires en la matière - celui-ci apprend de son hôte, Erskine, que le portrait qu'il possède et fascine tant le romancier n'est autre que celui du mystérieux Mr. W.H. pour lequel Shakespeare a dédié ses Sonnets parus en 1609. Cette énigme étonne d'autant plus l'auteur que celui-ci est persuadé que le dédicataire de ces poèmes n'était autre que Lord Pembroke. Bien que n'en croyant pas un mot, Oscar Wilde consent à écouter le récit de Erskine concernant la théorie d'un certain Cyril Graham à ce sujet.
    Cyril Graham, personnage sensible, intelligent, cultivé et bien né, était persuadé avoir découvert qui se cachait derrière ce Mr. W.H. A force de recherches, de lectures assidues de ces Sonnets, il avait fini par percer ce secret et trouvé la solution en analysant le sens profond de ces vers.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/11/lart-et-le-mensong..
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Citations et extraits

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  • Par Stemilou, le 14 novembre 2010

    En Willie Hughes, Shakespeare trouva non seulement un instrument d’une extraordinaire finesse pour la présentation de son art, mais aussi l’incarnation visible de son idéal de la beauté, et il n’est pas exagéré de dire qu’envers de jeune comédien, dont les ternes chroniqueurs du temps oublièrent de citer même le nom, le mouvement romantique dans la littérature anglaise a une dette considérable.
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  • Par Nanne, le 05 novembre 2009

    C'était un portrait en pied d'un jeune homme en costume de la fin du XVIème Siècle, debout à côté d'une table, la main droite reposant sur un livre ouvert. Il paraissait avoir environ dix-sept ans, et était, de toute sa personne, d'une beauté absolument extraordinaire, bien que manifestement un peu efféminée. En vérité, n'eût été le costume et les cheveux coupés court, on eût dit que ce visage, avec ses yeux rêveurs et mélancoliques, et ses lèvres rouges et délicates, était celui d'une jeune fille.
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  • Par Stemilou, le 14 novembre 2010

    Les Sonnets de Shakespeare sont introduits par la dédicace « Au seul générateur des Sonnets que voici Mr. W.H. félicité et cette éternité que promet notre poète à jamais vivant sont souhaitées par le bienveillant aventureux divulgateur T.T. »
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  • Par Alcapone, le 14 juillet 2011

    Vous oubliez qu'il ne suffit pas, pour qu'une idée devienne nécessairement vraie, de mourir pour elle. p.40
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