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Note moyenne 3.75 /5 (sur 24 notes)

Nationalité : Pologne
Né(e) à : Łódź , le 24/06/1914
Mort(e) à : Washington, USA , le 13/07/2000
Biographie :

Jan Karski, de son vrai nom Jan Kozielewski, est un résistant polonais de la Seconde Guerre mondiale, courrier de l'Armia Krajowa (Armée de l'intérieur), devenu professeur de relations internationales aux États-Unis.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Karski
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Dans un bel essai plongeant dans la vie du Caravage, Yannick Haenel interroge l?intériorité du plus grand des peintres. Comment peignait-il ? Que cherchait-il à travers ces scènes de crime, ces têtes coupées, cette couleur noire qui envahit peu à peu tous ses tableaux ? https://www.fayard.fr/litterature-francaise/la-solitude-caravage-9782213706306 Résumé : « Vers 15 ans, j'ai rencontré l'objet de mon désir. C'était dans un livre consacré à la peinture italienne : une femme vêtue d'un corsage blanc se dressait sur un fond noir ; elle avait des boucles châtain clair, les sourcils froncés et de beaux seins moulés dans la transparence d'une étoffe. » Ainsi commence ce récit d'apprentissage qui se métamorphose en quête de la peinture. En plongeant dans les tableaux du Caravage (1571-1610), en racontant la vie violente et passionnée de ce peintre génial, ce livre relate une initiation à l'absolu. À notre époque d'épaississement de la sensibilité, regarder la peinture nous remet en vie. On entre dans le feu des nuances, on accède à la vérité du détail. C'est une aventure des sens et une odyssée de l'esprit. Aimer un peintre comme le Caravage élargit notre vie. Yannick Haenel co-anime la revue Ligne de risque. Il est notamment l'auteur de " Cercle " (Gallimard, 2007, prix Décembre), " Jan Karski " (Gallimard, 2009, prix Interallié) et " Tiens ferme ta couronne " (Gallimard, 2017, prix Médicis).

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enjie77   12 février 2019
Mon témoignage devant le monde - Souvenirs 1939 - 1943 de Jan Karski
Page 222 - Seconde moitié 1942



Les allemands publièrent un ordre interdisant tout mariage sans la permission des autorités. Dans presque tous les cas, cette autorisation était refusée, sous prétexte que le couple ne convenait pas au programme d'élévation du standard racial du peuple polonais. En complément à cet édit sans précédent, un autre décréta que tous les enfants "illégaux" pourraient être "confisqués" à leurs parents par les autorités et déportés dans des orphelinats du Reich.



Ainsi, lorsque par suite du premier décret, les villageois commencèrent à contracter des mariages secrets, le second décret entra en jeu. Les enfants de ces infortunés parents leur étaient invariablement arrachés. Souvent les mères tentaient d'emmener leurs bébés dans un autre village où elles pourraient se cacher. Cela réussissait rarement. la Gestapo utilisait toutes ses ressources pour retrouver la mère et emportait le bébé comme s'il était un chiot. Des milliers d'enfants polonais sont ainsi irrémédiablement perdus pour leurs parents. Personne ne sait exactement ce qui leur est arrivé.
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enjie77   09 février 2019
Mon témoignage devant le monde - Souvenirs 1939 - 1943 de Jan Karski
Chapitre II - Prisonnier en Russie - Défaite de l'armée polonaise



Tous les cinq rangs, marchait un soldat soviétique armé d'une mitraillette. Le sort voulait que l'un d'entre eux se tint à un mètre de moi. Dès que j'ai tourné la tête pour mieux l'observer et apprécier mes chances, immédiatement il a saisi mon regard et m'a foudroyé du sien. Au même instant, quatre rangs devant moi, se produisit un léger mouvement. Mon cœur se mit à battre plus fort. Retenant mon souffle, j'observais ce qui se passait. L'homme qui marchait à l'extérieur du rang s'est glissé hors de l'alignement et a sauté dans la foule dans le dos du gardien.Celui-ci à continuer à marcher sans s'être aperçu de rien. Le gardien qui marchait à côté de moi n'a rien remarqué non plus parce qu'il observait attentivement "ses prisonniers". La foule* a immédiatement absorbé l'audacieux et la place vide fut aussitôt comblée par son voisin de droite. Tous les autres prisonniers se sont décalés d'une place et comme les rangs n'étaient pas très réguliers, , cette disparition fut ainsi camouflée.



Toute l'affaire n'avait duré qu'un bref instant. J'ai senti qu'un changement indéfinissable s'était produit dans l'attitude des prisonniers : un de leurs camarades venait de réussir à faire quelque chose de tout à fait différent et de bien plus sensé qu'eux tous jusqu'alors.



*foule polonaise
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enjie77   10 février 2019
Mon témoignage devant le monde - Souvenirs 1939 - 1943 de Jan Karski
Page 145 - Chapitre A l'Hôpital



Le cinquième jour, l'inertie au lit me devint intolérable. Lorsque la religieuse qui m'avait mis le thermomètre dans la bouche le premier jour se présenta, je la suppliai de m'apporter un journal. Elle me fit de gros yeux mais finalement y consentit. Elle alla dans le couloir demander la permission au garde. Il grommela son autorisation et elle revint avec un journal slovaque. Le titre, en énormes lettres noires, me fit l'effet d'une bombe qui exploserait dans ma tête "LA FRANCE A CAPITULE".



Mot à mot, car je ne connaissais pas suffisamment le slovaque pour comprendre chaque phrase du premier coup, je lus l'article qui détaillait ce titre. Je le lisais et le relisais comme si cette répétition pouvait modifier ce que j'avais pensé être un mensonge du lieutenant SS : le maréchal Pétain avait signé un armistice dans la forêt de Compiègne. Devant les allemands, l'armée française s'était complètement effondrée. Le vieux maréchal avait appelé ses compatriotes à une obéissance absolue. La collaboration……… L'Allemagne avait vaincu l'Europe occidentale. Il me fallut quelques minutes pour comprendre et réaliser les faits et je connus alors un véritable désespoir. Pendant des siècles, nous avions été liés à la France par des liens historiques et culturels. Et pour nous autres polonais, la France était une seconde patrie. Nous l'aimions de cet amour profond, irraisonné, dont nous aimions la Pologne. De plus, tout notre espoir de libérer la Pologne reposait sur la victoire de la France. Désormais je ne voyais plus aucune issue.



Puis je réalisais que l'article ne contenait aucune information sur le sort de la Grande-Bretagne. Je tournai les pages fiévreusement jusqu'à ce que je tombe sur le mot "Angleterre" et je lus alors : "L'Angleterre commet un suicide en poursuivant la résistance…." Je me mis alors à prier comme le faisaient tous les peuples libres, je suppose, en ces jours fatidiques, mais avec une passion connue seulement de ceux qui ont été vaincus. Je priai que soit donnée à Churchill la force de résister aux épreuves qu'il était en train d'affronter, je priai pour la résistance ferme et opiniâtre des combattants britanniques pour qu'ils n'admettent jamais la défaite, et je priai pour que le courage n'abandonne pas tous ceux qui n'avaient pas renoncé à la lutte. Tout le reste devenait secondaire devant ce fait capital : l'Angleterre ne s'était pas rendue, l'Angleterre résistait. Tout n'était pas perdu.
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Jcequejelis   12 février 2014
Mon témoignage devant le monde - Souvenirs 1939 - 1943 de Jan Karski
... pendant la seconde moitié de l'année 1942, les Allemands publièrent un ordre interdisant tout mariage sans la permission des autorités. Dans presque tous les cas, cette autorisation était refusée, sous prétexte que le couple ne convenait pas au programme d'élévation du standard racial du peuple polonais. En complément à cet édit sans précédent, un autre décréta que tous les enfants « illégaux » pourraient être « confisqués » à leurs parents par les autorités et déportés dans des orphelinats du Reich.



Ainsi, lorsque par suite du premier décret, les villageois, commencèrent à contracter des mariages secrets, le second décret entre en jeu. Les enfants de ces infortunés parents leur étaient invariablement arrachés. Souvent les mères tentaient d'emmener leurs bébés dans un autre village où elles pourraient se cacher. Cela réussissait rarement. La Gestapo utilisait toutes ses ressources pour retrouver la mère et emportait le bébé comme s'il était un chiot. Des milliers d'enfants polonais sont ainsi irrémédiablement perdus pour leurs parents. Personne ne sait exactement ce qui leur est arrivé.



[Points n° P2543, p. 343]



Note : D'après l'historien polonais Czeslaw Madajczyk, 150.000 à 200.000 enfants polonais furent enlevés et déportés dans le Reich, toute trace d'eux étant irrémédiablement perdue. L'action de nettoyage ethnique entamée le 28 juin 1942 et qui s'est poursuivie jusqu'à l'été 1943, opération la plus citée, entraîna le sort tragique des 30.000 enfants de la région de Zamosc, déportés en camps de concentration.



1596 - [p. 543]
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Jcequejelis   16 février 2014
Mon témoignage devant le monde - Souvenirs 1939 - 1943 de Jan Karski
Nous avions libéré en septembre 1939 un grand nombre de criminels des pénitenciers, et les encourageâmes à reprendre leurs anciennes « professions », sous réserve qu'ils limiteraient leurs activités aux Allemands. Nos autorités gardaient les noms et les dossiers de chacun d'eux, de façon à pouvoir en conserver le contrôle après la guerre. Naturellement, il leur a été promis que leurs condamnations seraient réduites proportionnellement au succès de leurs opérations contre les Allemands. Le fait qu'aucun de ces criminels ne commit un seul de ces méfaits contre un Polonais et que l'on pouvait confier à beaucoup d'entre eux les plus sanglantes missions de l'action clandestine est significatif. Il prouve l'intensité de la haine collective contre l'Allemand.



1609 - [Points n° P2543, p. 345/346]
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Jcequejelis   13 juin 2011
Mon témoignage devant le monde - Souvenirs 1939 - 1943 de Jan Karski
Je me souvins d'une rumeur qui avait cours deux ou trois jours auparavant, selon laquelle le gouvernement avait voulu ordonner la mobilisation générale, devant la menace allemande, et en avait été empêché, par les mises en garde des représentants de la France et de l'Angleterre. Il ne fallait pas « provoquer » Hitler. A cette époque, l'Europe croyait encore à l'apaisement et à la réconciliation. L'autorisation de mobiliser « secrètement » fut finalement accordée à contrecœur au gouvernement polonais, au vu des préparatifs, d'attaque effectués presque ouvertement par les Allemands (4)



[p. 36]



Note : (4) Par ses fonctions au ministère polonais des Affaire étrangères, c'est aux meilleures sources et non à de simples « rumeurs » que l'auteur puisait alors son information sur les pressions exercées sur Varsovie, plus particulièrement par l'ambassadeur de France Léon Noël, pour que soit rapporté cet ordre secret de mobilisation du 23 août 1939. Il concernait l'aviation, la défense aérienne et ordonnait la mise en alerte de combat, dans six circonscriptions, de 18 divisions, 7 brigades de cavalerie et 2 divisions et demie de réserve. La signature, le 25 août, du traité d'assistance mutuelle par lequel Londres renforçait sa garantie à la Pologne fit avorter – on le sait aujourd'hui – les manœuvres du ministre Georges Bonnet pour « annuler » le traité de 1921 liant la France à la Pologne. Cependant, Paris et Londres, cherchèrent encore à « sauver la paix à tout prix » par des solutions successives proposées à une négociation directe entre Berlin et Varsovie sur Dantzig et son « corridor ». Le 29 août, dans l'après-midi, informé que la Pologne se voyait contrainte d'ordonner la mobilisation générale, l'ambassadeur Léon Noël, en accord avec son collègue britannique, demanda aussitôt que la décision fût retardée « d'un temps suffisant pour ne pas faire ainsi le jeu de la politique hitlérienne » et que le mot « mobilisation » fût évité : il s'acharna à obtenir gain de cause après du ministre des Affaires étrangères Jozef Beck. La Pologne perdit ainsi vingt-quatre heures. Le 30 août, le président Moscicki déclara officiellement la mobilisation générale. On s'étonne donc de lire, dans la somme du grand Jean-Baptiste Duroselle, La Politique étrangère de la France. L'abîme 1939-1945 (Paris Seuil, 1990, p. 25) au paragraphe « Peu-on sauver la Pologne ? » cette assertion : « Par suite des illusions du colonel Jozef Beck, la mobilisation générale n'avait commencé que le 30 août. De formidables bombardements la désorganisèrent complètement ».



12 - [Points n° P2543, p. 500]
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Jcequejelis   13 février 2014
Mon témoignage devant le monde - Souvenirs 1939 - 1943 de Jan Karski
Au fur et à mesure que la guerre se prolongeait, nous finissions par percevoir, en Pologne, que l'étendue des douleurs et des sacrifices endurés n'était pas toujours reconnue par les autres nations. C'était chez nous un sujet de discussions amères, un sujet d'articles dans la presse clandestine et de questions au gouvernement en exil. En dépit de cela, toutes nos ressources, nos vies, notre existence même en tant que nation avaient été engagées pour la victoire des puissances démocratiques, et nous étions blessés par le fait que d'autres pays, moins obstinés dans leurs efforts que la Pologne, acceptaient même de garder à la foi des relations avec la démocratie et le fascisme, et qu'ils « s'en tiraient » néanmoins mieux que nous.



1604 - [Points n° P2543, p. 320]
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Jcequejelis   13 juin 2011
Mon témoignage devant le monde - Souvenirs 1939 - 1943 de Jan Karski
… elle revint avec un journal slovaque. Le titre, en énormes lettres noires, me fit l'effet d'une bombe qui exploserait dans ma tête : « La France a capitulé ! » (1)



Mot à mot, car je ne connaissais pas suffisamment le slovaque, je lus l'article qui détaillait ce titre. Je le lisais et le relisais, comme si cette répétition pouvait modifier ce que j'avais pensé être un mensonge du lieutenant SS : le maréchal Pétain avait signé un armistice dans la forêt de Compiègne. Devant les Allemands l'armée française s'était complètement effondrée. Le vieux maréchal avait appelé ses compatriotes à une obéissance absolue. La collaboration… L'Allemagne avait vaincu l'Europe occidentale. Il me fallut quelques minutes pour comprendre et réaliser les faits et je connus alors un véritable désespoir. Pendant des siècles, nous avions été liés à la France par des liens historiques et culturels. Et pour nous autres Polonais, la France était presque une seconde patrie. Nous l'aimions de cet amour profond, irraisonné, dont nous aimions la Pologne. De plus, tout notre espoir de libérer la Pologne reposait sur la victoire de la France. Désormais je ne voyais plus aucune issue.



7 - [Points n° P2543, p. 237]



Note : (1) Il convient de rappeler que la Pologne n'avait nullement capitulé en septembre 1939, comme le voudraient nombre de manuels universitaires français qui qualifient la capitulation des défenseurs de Varsovie le 28 septembre de « capitulation de la Pologne ». (...) Or, si le 17 septembre 1939, le gouvernement polonais avait sollicité de son alliée roumaine un « droit de passage » pour gagner, in corpore, la France, suivi par le commandant des forces armées, c'était précisément pour éviter d'être pris et contraint à signer une capitulation quelconque et pour au contraire, continuer la lutte, au côté de la France…
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Jdo   15 février 2012
Mon témoignage devant le monde - Souvenirs 1939 - 1943 de Jan Karski
Une chose encore, dit le sioniste, en me retenant du geste, nous n’avions pas l’intention de vous le dire mais dans notre situation cela n’a aucun sens de le cacher. Nous exigeons du dévouement et des sacrifices de nos frères à l’étranger, non pas par cruauté, nous-mêmes, nous assumerons notre part de sacrifice. Le ghetto de Varsovie va partir en fumée, cependant nous n’y mourrons pas dans de lents tourments mais en combattant. Nous allons déclarer la guerre à l’Allemagne – ce sera la déclaration de guerre la plus désespérée qui ait jamais été faite.
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Herve39   31 octobre 2020
Mon témoignage devant le monde - Souvenirs 1939 - 1943 de Jan Karski
Nous rencontrions fréquemment des cadavres, gisant nus sur le

sol.

— Qu’est-ce que cela veut dire ? demandai-je à mon guide.

Pourquoi sont-ils nus ?

— Quand un Juif meurt, me répondit-il, sa famille lui enlève ses

vêtements et jette son corps dans la rue. Sinon, il faut payer les

Allemands pour qu’il soit enterré. Et le tarif est si élevé que personne ici ne pourrait l’acquitter. En outre, cela permet de récupérer ses habits. Le moindre chiffon compte, ici.

Je frissonnai. Une phrase me vint à l’esprit, que j’avais souvent

entendue, mais que je n’avais jamais bien comprise avant cet

instant : Ecce homo, voici l’homme.

J’aperçus un vieillard vacillant qui se tenait aux murs des

maisons pour ne pas tomber.

— Je ne vois pas beaucoup de gens âgés, dis-je. Est-ce qu’ils

restent chez eux toute la journée ?

La voix qui me répondit me sembla sortir de la tombe.

— Non. Il n’y en a plus !… Ils sont partis à Treblinka ! Peut-être

sont-ils au ciel ? Les Allemands, cher Monsieur, sont un peuple

pratique. Ceux dont les muscles sont encore capables d’un effort sont employés aux travaux forcés. Les autres sont exterminés par

catégories. D’abord les malades et les vieillards, puis les inutiles, puis ceux dont le travail n’est pas en liaison directe avec les nécessités de la guerre, enfin ceux qui travaillent aux routes et dans les usines. Puis les policiers juifs qui détruisent leurs proches croyant ainsi sauver leur peau. Mais nous partirons tous ! Tous dans la même direction !
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