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3.66/5 (sur 316 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 31/10/1925
Mort(e) à : Garches , le 28/09/1962
Biographie :

Roger Nimier est un romancier, journaliste et scénariste français.

Il est le fils de l'ingénieur Paul Nimier (1890-1939), l'inventeur de la télécommande de l'éclairage public, mise au point après sa mort, et de l'horloge parlante de l'Observatoire.

Après son baccalauréat, il commence des études à la Sorbonne à la rentrée 1942, tout en étant employé par la maison de philatélie Miro, dirigée par son oncle.

Il s'engage en 1945 au 2e régiment de hussards, il se bat dans la poche de Royan où il est blessé. Démobilisé au printemps 1945, il écrit son premier roman "L'Étrangère" (publication posthume, 1968), qui se situe pendant l’été de cette même année, un récit quelque peu autobiographique : le héros se prénomme d’ailleurs Roger, et son style doit beaucoup à Giraudoux et Cocteau ; mais il allait vite s’inventer un style bien à lui dès son deuxième roman, "Les Épées" (1948) un écrit d’une extrême violence où on voit un adolescent passer de la Résistance à la Milice, mais qui en fait ne croit qu’aux "chemins solitaires".

Avec ses deux romans suivants. qui parurent en 1950, "Perfide" et surtout "Le hussard bleu", Nimier s’imposa comme la figure littéraire la plus marquante de sa génération. D'ailleurs, Bernard Frank l'a sacré chef de file des Hussards en décembre 1952, dans un article célèbre paru dans Les Temps modernes.

Alors qu’il était partout fêté, il écrivit deux nouveaux romans d’un romantisme désabusé : "Les Enfants tristes" (1951) et "Histoire d’un amour" (1953) et abandonnant provisoirement le roman, il allait se consacrer au journalisme, au cinéma et à l’édition.

Côté cinéma Ascenseur pour l’échafaud (1957) dont il écrivit le scénario et les dialogues pour Louis Malle fut le premier des films qu’on catalogua "nouvelle vague". Il adapta lui-même pour l’écran Histoire d’un amour qui devint Les Grandes personnes et que réalisa Jean Valère (1960) en collaboration avec Roland Laudenbach, il s’inspira librement de Flaubert pour permettre à Alexandre Astruc de tourner L’Éducation sentimentale (1962).

Un mois avant de mourir dans un accident de voiture au volant de son Aston Martin, Roger Nimier achève son "D’Artagnan amoureux", en exergue duquel il inscrit cette phrase de Madame de Sévigné : "Cette belle jeunesse où nous avons souvent pensé crever de rire ensemble".

Sa fille, Marie Nimier, elle aussi écrivain, parle de sa relation avec son père, mort quand elle avait cinq ans, dans son livre, "La Reine du silence" (prix Médicis 2004).
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Source : rabac.com
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Yannick Haenel et son invitée, Linda Tuloup, lecture par Emmanuel Noblet. Depuis plus de deux décennies, Yannick Haenel éclaire le paysage littéraire français de ses romans singuliers, où se concentrent les désirs multiples et où nous côtoyons, souvent avec jubilation, l'univers de personnages en quête d'absolu. Au cours de ce grand entretien, un format qui lui sied particulièrement, l'écrivain reviendra sur ses passions. La peinture d'abord (il a écrit sur le Caravage un essai inoubliable), mais aussi le théâtre (son Jan Karski a été adapté sur scène par Arthur Nauzyciel), la photographie (Linda Tuloup sera à ses côtés), l'histoire… On parlera aussi de littérature, de celle qui l'aide à vivre depuis toujours, d'écriture et de ce qu'en disait Marguerite Duras dont l'oeuvre l'intéresse de plus en plus, et de cinéma, vaste territoire fictionnel dont il s'est emparé dans Tiens ferme ta couronne, où son narrateur se met en tête d'adapter pour l'écran la vie de Hermann Melville, croisant tout à la fois Isabelle Huppert et Michaël Cimino… Écrivain engagé, il a couvert pour Charlie Hebdo le procès des attentats de janvier 2015, en a fait un album avec les dessins de François Boucq, et continue de tenir des chroniques dans l'hebdomadaire. Son dernier roman, le Trésorier-payeur, nous entraîne à Béthune dans une succursale de la Banque de France, sur les traces d'un certain Georges Bataille, philosophe de formation et désormais banquier de son état, à la fois sage et complètement fou, qui revisite la notion de dépense et veut effacer la dette des plus démunis. Mais comment être anarchiste et travailler dans une banque ? Seuls l'amour et ses pulsions, le débordement et le transport des sens peuvent encore échapper à l'économie capitaliste et productiviste… Une heure et demie en compagnie d'un écrivain passionnant, érudit et curieux de tout, pour voyager dans son oeuvre et découvrir les mondes invisibles qui la façonnent. À lire (bibliographie sélective) — « le Trésorier-payeur », Gallimard, 2022. — Yannick Haenel, avec des illustrations de François Boucq, « Janvier 2015. le Procès », Les Échappés, 2021. — « Tiens ferme ta couronne, Gallimard, 2017 (prix Médicis 2017). — « Les Renards pâles, Gallimard, 2013. — « Jan Karski, Gallimard, 2009 (prix du roman Fnac 2009 et prix Interallié 2009) — « Cercle, Gallimard, 2007 (prix Décembre 2007 et prix Roger-Nimier 2008). — Linda Tuloup, avec un texte de Yannick Haenel, « Vénus. Où nous mènent les étreintes », Bergger, 2019. Un grand entretien animé par Olivia Gesbert, avec des lectures par Emmanuel Noblet, et enregistré en public le 28 mai 2023 au conservatoire Pierre Barbizet, à Marseille, lors de la 7e édition du festival Oh les beaux jours ! Podcasts & replay sur http://ohlesbeauxjours.fr #OhLesBeauxJours #OLBJ2023
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Citations et extraits (125) Voir plus Ajouter une citation
Roger Nimier
Ouvrez l'oreille, chaque mot possède un coeur qui bouge.
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« Comme il est doux de se rouler dans son plus grand défaut, d’avoir honte et surtout de ne pas prendre de bonne résolution. »
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Roger Nimier
La littérature est une substance maligne qui se glisse partout, sans prévenir, et s’en va comme elle veut.

Journées de lecture, 1965
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Roger Nimier
Un ami, c'est quelqu'un à qui vous pouvez demander de vous aider à transporter un cadavre aux alentours de minuit, et qui le fait sans vous poser de questions.
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Évidemment, c'est la guerre. Mais la guerre, ça devient la barbe quand tout est mort, éteint, embaumé. Il faudrait lui trouver des limites. Par exemple le foutebôle, on y joue dans des endroits spéciaux. Il devrait y avoir des terrains de guerre pour ceux qui aiment bien mourir en plein air.
(Florence)
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On voit bien que vous n'avez aucune expérience de la justice. On ne juge qu'un personnage de papier et le sort de ce personnage dépend de l'arrangement de certains mots. La timidité d'un conditionnel peut le sauver quand un impératif le tue. Je ne vais pas me mettre en peine pour mon avenir quand cet avenir dépend de la grammaire.
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Voilà vingt ans que vous prépariez dans vos congrès le rapprochement de la jeunesse du monde. Maintenant vous êtes satisfaits. Nous avons opéré ce rapprochement nous-mêmes, un beau matin, sur les champs de batailles.
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- Voilà un point sur lequel nous nous entendrons. Nous débordons de lucidité. Mais l'énergie nous manque un peu.
- Non. Pas l'énergie : l'espérance, les bonnes grosses joues de l'espérance.
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Ils s'émerveillent d'avoir tenu si longtemps, d'avoir sauvegardé leur mise. Ils arriveront devant Dieu et montreront leur vie dont ils n'ont rien fait, ils lui diront comme ils furent économes. (...).
La trahison perpétuelle de chaque jour qui passe et n'a point apporté de remède à l'ennui.(...). Mais les héros de romans vous regardent tristement. Ils ne l'entendent pas de cette façon. De vous, ils attendent autre chose.
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- Qu'est-ce que c'est comme marque ?
- C'est une Aston-Martin.
- Quelle marque ?
- Aston-Martin.
- Ça n'est pas connu. Ça ne doit pas être fameux.
- Ne dites pas d'imbécilité.
En quelques secondes, il roulait à 70 à l'heure, puis à 100. Il gagna un passage souterrain qui tournait et pris le virage à 140 ; Catherine appuya sur le klaxon pour l'entendre résonner et cria :
- C'est merveilleux, Olivier ! Merveilleux !
- Il faut bien que je vous donne quelques sensations, dit-il simplement.
(...).
Puis il sortit. La nuit était si belle, une sage et magnifique nuit de décembre. Olivier monta dans la voiture et la mit en marche. Il s'aperçut au bout d'un quart d'heure qu'il avait oublié d'allumer les phares. Il se trompa sans doute de chemin, car il n'entra pas dans Paris par la porte qu'ils avaient prise pour venir. Olivier lança la voiture à 130, brûlant les feux rouges, évitant de justesse des camions, des cyclistes. Après avoir roulé quelque temps à cette allure sur les boulevards extérieurs, il trouva ce qu'il était venu chercher dans un grand chantier où l'on avait creusé des fosses profondes.
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