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Note moyenne 3.81 /5 (sur 348 notes)

Nationalité : Chine
Né(e) à : Luoyang (Henan) , 1958
Biographie :

Yan Lianke est un romancier chinois.

Né dans une famille de paysans illettrés de la province du Henan, dans le centre de la Chine, il réside actuellement à Pékin.

Diplômé de l’Université du Henan et de l’institut des arts et de l’Armée populaire chinoise, il s'engage dans l'armée pour échapper à sa condition de paysan puis débute sa carrière littéraire en 1978, en tant qu’écrivain de l’armée.

En 1992, il adhère à l'Association des Écrivains, commence à subir les tracasseries des autorités, et l'un de ses romans est censuré pour la première fois en 1994.

En 2002, il écrit "Bons baisers de Lénine" qui est immédiatement censuré et lui vaut d'être chassé de l'armée. Viennent ensuite "Servir le peuple", "Le Rêve du Village des Ding", "Les jours, les mois, les années" et "Songeant à mon père". "Les quatre livres" est édité en 2010 chez Mingpao Publishing Company, Ltd. à Hong Kong.

Ses romans et ses nouvelles, souvent qualifiés d’expérimentaux en raison de leur sujet ou de leur style, lui ont valu d’obtenir de nombreuses et prestigieuses récompenses littéraires.

Il est lauréat du Prix Franz Kafka en 2014.
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Source : www.editions-picquier.fr
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Citations et extraits (118) Voir plus Ajouter une citation
joedi   05 avril 2017
Le rêve du village des Ding de Yan Lianke
Si on peut être heureux un seul jour, il faut en profiter.
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Zebra   30 avril 2013
Les Quatre Livres de Yan Lianke
page 144

[...] Les gueulards des quelque vingt fourneaux étaient déjà ouverts, les hommes apportaient avec leurs palanches l'eau de la rivière et la déversaient seau après seau par cette ouverture et celles des poitrines pour qu'elle se répande à l'intérieur. Tandis que, glacée, elle arrosait le four bouillant, le froid et le chaud entraient en collision avec un bruit assourdissant de gigantesque explosion. Des fumées noires et blanches jaillissaient, sautaient en grondant hors de la bouche et s'échappaient en fonçant vers le ciel. A l'intérieur les loupes se formaient. La vingtaine de colonnes de fumée s'enroulaient comme des nuages. L'Enfant s'avança à l'intérieur de cette vapeur, et il fut comme l'oiseau quand il s'envole au plus profond du firmament. Premier fourneau, deuxième fourneau, lorsqu'il fut au treizième, le plus grand, voici qu'il vit l'Erudit agenouillé au sommet, à deux pieds à peine du gueulard, d'où montait un panache d'un bon mètre de diamètre qui lui frôlait le visage et s'y accrochait. Et comme il s'approchait, à la clarté de la neige, dans sa lumière immaculée, il vit aussi que sur son haut chapeau conique, en plus du "fornicateur" originel en caractères noirs gros comme le poing, il avait ajouté "traitre à la patrie, anti-Parti, renégat, insulte à la nation, ne respecte pas les dirigeants, méprise le petit peuple, rejette la civilisation humaine, s'oppose au bien-être du peuple, pelote les femmes, met l'amour au-dessus de tout, martyrise les vieillards et les enfants, prend des chemins erronés", toutes sortes de crimes, enfin, répartis autour du "fornicateur", à droite, à gauche, au-dessus et au-dessous, ainsi qu'à l'arrière de la coiffe. La fumée et la vapeur bouillonnantes s'élevaient devant lui, l'encre noire lui dégoulinait sur le visage. [...]
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nadejda   07 octobre 2015
Les chroniques de Zhalie de Yan Lianke
Alors qu’ils aspiraient au retour du printemps, les paulownias s’étaient obstinés à laisser s’épanouir leurs corolles blanches, et les abricotiers, des fleurs d’un jade immaculé. Mais lorsqu’il fut venu, Kong Dongde s’aperçut qu’au carrefour, au moment où les forsythias sur les tombes auraient dû verdir et s’épanouir, ils n’en faisaient rien. De même les saules, à côté des puits ou sur les berges de la rivière, ne bourgeonnaient pas. On n’était pourtant pas retourné en hiver, il faisait chaque jour plus doux, et les gens avaient remisé leur veste molletonnée — si l’on s’en fiait à l’habitude, puisque la fête des morts, jour de Pure Lumière, était passée, qu’on approchait de la période dite de la « pluie des céréales », par quelque bout qu’on le prenne, le printemps aurait dû se manifester, l’univers se parer de fleurs rouges et de verdure. Le renouveau pourtant, en dépit de la troisième lune du calendrier traditionnel, refusait catégoriquement de pointer.

C’est en remâchant de telles pensées qu’en un des matins de ce printemps Kong Dongde suspendit son couple de martins huppés au saule sur la tombe de Zhu Qingfang, dans le centre du village. p 78

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bilodoh   01 juin 2014
Les jours, les mois, les années de Yan Lianke
… mais quand on est vieux c’est différent, quand on est vieux, on vit seulement pour un arbre, un brin d’herbe, des petits enfants. C’est toujours mieux de vivre que d’être mort.

(poche, p.31)

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joedi   06 avril 2017
Le rêve du village des Ding de Yan Lianke
Le soleil qui pénétrait par la fenêtre faisait étinceler les grains de poussières qui voletaient dans l'air en murmurant autour de moi comme autant de fantômes sortis de mon roman.
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Gwen21   27 octobre 2016
Le rêve du village des Ding de Yan Lianke
- [...] Parle à Ding Liang et dis-lui de bien réfléchir. On doit connaître quelques jours de bonheur dans sa vie. On n'apporte rien en naissant et on emporte rien dans la tombe. Si on peut être heureux un seul jour, il faut en profiter.
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joedi   02 avril 2017
Le rêve du village des Ding de Yan Lianke
La maladie gagnait sans cesse du terrain et tenait déjà le Village des Ding à la gorge. Les lamentations retentissaient en permanence.

Les menuisiers qui fabriquaient les cercueils avaient déjà changé trois ou quatre fois de hache et de scie.

Implacable comme une nuit noire, la mort enveloppait le Village des Ding et tous les villages alentour.
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Moan   29 janvier 2014
Les jours, les mois, les années de Yan Lianke
L'aïeul pensa que sur cette chaîne de montagnes dénudées, il avait fait pousser du maïs, qu'il en décortiquerait l'épi pour remplir un bol de grains, des grains aussi précieux que des perles, dont les villageois pourraient se servir comme de semences lorsqu'ils reviendraient, lorsque la sécheresse aurait cédé la place à la pluie. Alors les saisons se succéderaient, et sur cette chaîne montagneuse on verrait de nouveau une immense étendue verte, des champs et des champs de maïs à perte de vue.
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nadejda   10 octobre 2015
Les chroniques de Zhalie de Yan Lianke
De très loin, quelque part dans la montagne, lui parvint, issu d’une mine, l’écho sonore et oppressant d’une déflagration, mais ensuite le silence fut complet. L’explosion avait transformé le soleil couchant en plage d’eau ensanglantée. En énorme boule d’un rouge épais qui après avoir sauté se déversait à l’extérieur du ciel. Les arbres étaient devenus garance, comme couverts de fleur d’hémoglobine. Ecarlates aussi, les chants des oiseaux, et leurs trajets pour rentrer au nid jonchés de duvet cramoisi. Un lièvre terrorisé avait jeté un oeil dans la direction de la poussière qui montait puis avec un petit cri — Ciel ! — s’était enfui entre les céréales des champs. Elles aussi effrayées, les graines des herbacées en avaient pâli dans le ventre des passereaux affamés. Les tendres feuilles et fleurs que la commotion avaient fait tomber s’étaient cachées dans les bouches des moutons et des vaches. C’est au milieu de ce silence, marqué du sceau de la panique, que Minghui s’était engagé vers le cimetière. En chemin il rencontra un air carminé, une source polluée, des papillons de nuit que la peur égarait et des fourmis malades qui crachaient une écume blanche. Sa route croisa aussi celle d’un chien abandonné, sur le point de crever la langue desséchée. p 262-263

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Sachenka   12 mai 2018
Servir le peuple de Yan Lianke
Nous savons tous que le déroulement de l'histoire ne dépend pas seulement de l'histoire du personnage, il dépend aussi de son passé.
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