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ISBN : 2809713561
Éditeur : Editions Philippe Picquier (23/08/2018)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 186 notes)
Résumé :
Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l'art difficile d'écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l'encre, l'enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  02 septembre 2018
文房具店 椿
Après les librairies, le commerce dont je raffole le plus, sont les papeteries.
Donc mon attirance pour ce livre était déjà dans le titre .
Hatoko, jeune femme d'une vingtaine d'année, hérite de sa grand-mère, d'une simple papeterie de quartier, à Kamakura, dont la véritable activité a toujours été la calligraphie. Mais à la différence d'autrefois, le travail consiste aujourd'hui, principalement à écrire un nom sur une enveloppe d'offrande, l'épigraphe d'une stèle ou le patronyme d'un nouveau-né, quand ce n'est pas une enseigne, la devise d'une entreprise ou une dédicace,.....toujours dans les règles de l'art. Élevée seule par la grand-mère, et initiée très jeune à cet art, elle va s'atteler à la tâche d'écrivain public.
Une tâche magique celle de l'écriture japonaise,
À l'écriture verticale ou horizontale,
Aux différents systèmes d'écriture, les kanji ( des caractères chinois, dont la juxtaposition forme le mot, environ 50000), alors que l'hiragana ( 50 caractères ), et le katakana ( 50 caractères, servant à écrire les mots d'origine étrangère) sont des sortes d'alphabets phonétiques . Ces différentes écritures pour un même mot, peuvent avoir des significations différentes, comme souvent rencontrées dans les livres de Aki Shimazaki.
Une tâche subtile celle de Hatoko, sollicitée pour tout ce qui est difficile à dire en face,
Un raffinement extrême dans les détails, comme le choix des outils d'écriture, de la couleur de l'encre, du papier, de l'enveloppe, du timbre...(« Si l'enveloppe est un visage, le timbre est le rouge à lèvres qui donne le ton. En se trompant de rouge à lèvres, on fiche en l'air le reste du maquillage. »),
Des us et coutumes délicates, “A la papeterie Tsubaki, la coutume est de servir une tasse de thé ou une boisson aux clients venus s'adresser à l'écrivain public”,
Des missives qui font sourire, une vieille femme qui désire une lettre de condoléance pour ses voisins, pour la mort de leur singe, une fillette, un billet doux pour son instit, un mari cocu, un faire part de divorce des plus courtois, un fils, une lettre écrite du paradis pour sa mère......
La jeune écrivaine publique du quartier participe au bonheur des gens, et ils lui en sont reconnaissants. Je vous laisse en sa compagnie, à Kamakura, dans sa petite papeterie à la découverte de cet univers fascinant, où le pouvoir est à l'écriture et aux mots. Elle vous fera aussi des confessions, vous fera visiter sa ville, ses temples, ses sanctuaires, connaître ses super copines Madame Barbara et QP, le rite sacré de l'adieu aux lettres, et beaucoup d'autres choses vraiment passionnantes et gare aux pâtisseries 😄.....vous ne le regretterez pas, croyez-moi 😊 !
Un coup de coeur !
Ce récit tout en délicatesse est magnifique, surtout quand on pense, qu'il se passe aujourd'hui, à l'ère Internet.

« Un écrivain public, c'était comme une pâtisserie de quartier,.... »
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loneliness
  11 novembre 2018
Vous voulez connaître un monde surprenant ?
Entrez dans "La Papeterie Tsubaki" , respirez l'atmosphère, sentez l'odeur du thé , contemplez les plumes de verre , d'oie ou métalliques , les pinceaux , les différents papiers quadrillés Masuya ou vergé crème , couleur sépia , les parchemins qui ne supportent que l'encre ferrique.
Admirez le stylo encre Montblanc Meisterstück 149 , le Waterman Man 100 et vous aurez une idée du métier d'écrivain public exercé par Amemiya Hatoko , partie intégrante de la culture japonaise.
Dès les premières pages , tout semble calme , apaisant , le temps s'écoule lentement , le rythme imposé par Ogawa Ito avance avec chaque écriture , chaque visite que se soit un client ou une amie.
Transportée par la calligraphie japonaise en hiragana et katana , chinoise en kanji , Hatoko compose des lettres personnalisées avec pour chacune un code bien particulier. À l'heure où les mails ont détrôné ce métier , c'est avec surprise que la petite-fille de l'Ainée participe à la vie des personnes pour lesquelles elle rédige. À son grand étonnement des situations inattendues se produisent , et elle parvient à comprendre tout l'amour que sa grand-mère ressentait pour elle.
Mais pour mon plus grand bonheur , elle a déclenché le souvenir d'avoir appris à écrire en classe de CP avec un porte-plume. Remplir les encriers de toute la classe n'était pas aisé , mais même si quelques incidents sont arrivés , mes camarades et moi , nous nous en sommes tous bien sortis !
Quel merveilleux souvenir , l'odeur de l'encre , orthographier l'alphabet avec les pleins et les déliés.
L'envie de recommencer me démange les doigts. La magie de l'auteure a opéré. Si ce roman paraît à première vue trop simple , il apporte une richesse inestimable sur la qualité humaine exprimée par les lettres ; chaque écrit propose la solution au problème posé. de plus , Hatoko revient sur son jugement : l'écriture n'est pas le reflet de la personnalité comme elle le pensait.
"Imaginer qu'une vilaine écriture était la marque d'une laideur intérieure , c'était d'une violence inouïe !"
"La Papeterie Tsubaki" serait-il un livre qui nous affranchit de tous nos maux , nos faiblesses , nos peurs , un livre qui soulage nos âmes ?
M'insérer dans cet univers a été un plaisir immense et grâce à la patience de mon institutrice , aux valeurs inculquées , je reprends mon porte-plume.
"La Papeterie Stubaki" n'est pas prête de fermer ses portes , elles restent ouvertes à tous ceux qui savent écouter sans condamner.

Pour toi Aline , j'ai eu tant de plaisir à t'interpréter ce livre , toi qui ne peux plus lire , nous avons partagé des moments inoubliables que je garderai dans mon coeur toute ma vie.
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rabanne
  05 janvier 2019
Pfff, offrir un stylo comme cadeau, c'est trop nul !, m'a rétorqué l'un de mes enfants récemment. Et pourtant, avant l'invasion de l'écriture électronique, ça restait un cadeau spécial et souvent apprécié. Je me souviens encore de mon premier Waterman, offert par mon cher papa juste avant d'entrer en 6ème...
Écrivain public, c'est ce que Hatoko a choisi d'être, en revenant dans sa ville d'origine, dans les pas de son aïeule. Dans l'ombre, elle met en forme les mots des autres, ou les reflétant au plus près. Très respectueuse du commanditaire et du destinataire, tout est méticuleusement réfléchi, parfaitement dosé, de la texture du papier au choix de la plume, de la calligraphie au poids des sentiments. Toute la transmission d'un art et un véritable sacerdoce !... C'est une vie de quartier, aussi, qui se raconte page après page, au gré des quatre saisons, avec ces moments simples d'amitié partagée. Bon, j'ai encore salivé (grave) devant les nombreuses descriptions de plats en tous genres dégustés dans ce roman. :-)
Vraiment, quel délicieux moment suspendu de lecture !! J'ai complètement plongé dans cet univers, aussi feutré que chaleureux, intemporel que contemporain. Avec une authenticité désarmante, l'auteure raconte toute la complexité des rapports humains, celle de nos ressentis, justes comme faussés, de leur possible transcendance par l'écriture. Un roman donc plein de véracité, de lucidité et de sagesse, qui donne envie de ressortir papier, cartes, stylo, porte-plume, encre... Et de prendre le temps d'écrire. À ceux qu'on aime, ou qu'on n'aime plus, d'écrire pour soi, de conserver une trace, de laisser une empreinte.
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fanfanouche24
  21 septembre 2018
Quelle lecture étonnante et détonante... !! Un rythme lent...qui offre un art de vivre sa vie, et ce travail si particulier d'écrivain public qu'exerce notre narratrice, Hatoko...

Après la lecture captivante mais compacte des deux romans densément documentés de Paul Greveillac "Maîtres et esclaves" et "Les âmes rouges", j'avais une envie immédiate d'une lecture plus légère...et cette" Papeterie Tsubaki" s'est imposée joyeusement à moi, au vu de mon intérêt pour l'écriture, la correspondance, les plumes, les papiers et leur texture et ma pratique modeste ces dernières années d'"Ecrivain public"... auprès
de personnes en difficulté...en demandes diverses !
Fonction incroyable qui fait rentrer dans la vie des personnes, leurs émotions, leurs attachements, leurs soucis administratifs et autres... Voilà, je fais connaissance, avec grand plaisir, avec Hatoko, la narratrice , âgée de 25 ans, qui vient d'hériter , à la mort de sa grand-mère, de la papeterie familiale, qui offrait en sus , les services d'écrivain public, qu'exerçait la grand-mère avec beaucoup de conscience et de professionnalisme...
Une foule de détails sur le matériel, l'encre, les différentes textures de papier, les tampons, la calligraphie, la graphie simple, les traditions et les usages très spécifiques selon les circonstances des lettres à rédiger ,liées à telle ou telle circonstance de la vie: deuils, amours, cartes de voeux, .... et d'autres demandes nettement plus insolites ...
"Mais écrire d'une belle main n'est pas le seul travail de l'écrivain public.
Quand on libelle une enveloppe pour un mariage, qu'on écrit un nom sur un diplôme ou qu'on rédige un curriculum vitae, une beauté de pure forme est requise. La plupart des gens trouvent belle une graphie qu'on croirait imprimée. Mais l'écriture manuscrite, celle de la main d'un être vivant, possède un supplément d'âme qui ne se résume pas à la simple beauté formelle."

Un roman enchanteur à souhait, en décalé total avec nos quotidiens envahis par nos écrans d'ordinateur ou de smartphones !!
"Une belle écriture ne tient pas à une graphie régulière, mais à la chaleur, la lumière, la quiétude ou la sérénité qui en émanent. J'aimais ces écritures-là." (p. 168)
"Malgré le nombre de commandes qu'elle avait honorées en tant qu'écrivain public, l'Aînée ne s'était jamais perdue de vue. Jusqu'à sa mort, elle avait été elle-même. Et maintenant que son corps avait disparu, elle continuait à vivre dans les calligraphies qu'elle avait laissées. Son âme les habitait. C'était ça, l'essence de l'écriture." (p. 191)
Une lenteur de récit, voulue, accentuée pour mettre en relief la nature, l'instant présent, la saveur des rencontres, des choses, des boissons, gourmandises que notre papetière-écrivain public offre à chaque client qui entre dans sa boutique... Au fil des demandes, Hatako.. se perfectionnera dans sa pratique de calligraphe et d'écrivain public, elle apprendra aussi beaucoup sur elle et sur sa relation à sa grand-mère , plus tendre qu'elle ne le percevait... de son vivant.
Un souvenir personnel en parenthèse rapide: j'ai une vraie passion pour la correspondance manuscrite , "à l'ancienne", que je poursuis depuis de très nombreuses années, parallèlement à ma pratique quotidienne devant l'écran de l'ordi... J'ai commencé à trouver "sacrée" l'écriture et la correspondance, lorsque pendant mes années d'université, je me suis mise à écrire abondamment à ma grand-mère maternelle que j'adorais, ...lui faisant des collages, choisissant des cartes postales...pour lui faire partager mon quotidien dans la capitale, mon environnement et ainsi briser le grand isolement où elle se trouvait en Bretagne !! Devenue aveugle, les derniers temps, elle faisait relire et relire la correspondance que je lui avais envoyée au fil des années, à la charmante dame qui venait prendre soin d'elle... le réconfort des mots et des Lettres...De son côté, moins à l'aise pour écrire, elle m'envoyait des missives adorables, avec des pétales de fleurs , intercalés...Un joli souvenir , qui m'émeut toujours en l'évoquant...
Si vous lisez ce roman qui est un vrai petit bijou... vous ne regarderez plus jamais comme avant une lettre manuscrite , même "banale" ou même juste une carte postale, animée de la main humaine !!
Il y aurait mille choses à dire de ce roman incroyable... mais je crois en avoir déjà trop dit...
Juste un détail non négligeable: le plaisir des yeux...pour les pages de calligraphie japonaise, reproduites au fil du récit...Ce roman faussement simple, demande en réalité une très grande attention pour apprécier l'ouvrage dans toute sa diversité , sans omettre l'abondance d'informations sur les traditions , codes, rituels et coutumes japonais...Nature, Poésie, Spiritualité, écoute et attention unique aux autres, religion, culte des morts, Politesse et savoir-vivre dans une société très policée, saveurs culinaires (qui prennent une place significative, toujours dans ce même plaisir d'accueil et d'ouverture à l'Autre ), etc.
Après ce grand coup de coeur, inutile d'exprimer ma curiosité très éveillée pour découvrir les autres fictions d'Ito Ogawa , très, très vite!!
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******Un interview passionnant d'Ito OGAWA dont je vous communique le lien :
https://www.journaldujapon.com/2018/06/04/ito-ogawa-la-douceur-du-quotidien/
+ Lire la suite
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iris29
  05 décembre 2018
Une jeune fille de 25 ans revient dans la ville de son enfance pour tenir la papeterie Tsubaki. Sa grand-mère ( "L'ainée" ) est décédée , alors qu'elles ne se voyaient plus. Ce n'est pas seulement un commerce qu'elle lui lègue, c'est aussi un métier, celui d'écrivain public qu'elle exerçait et pour lequel , elle l'a formée , à la dure…
Peu à peu , elle se fera une clientèle, et fera des rencontres , de sa charmante voisine, Madame Barbara (une vieille dame dynamique et bonne vivante ), à deux petites filles , Hatoko (dite Poppo), va s'ouvrir aux autres, faire son deuil, et digérer sa culpabilité.
Mais ce n'est pas ce que je retiendrais de ce roman, d'autres écrivains exploitent ces thèmes là avec plus d'intensité .
Ce que je retiendrais c'est le raffinement, la délicatesse, le respect des coutumes, de la transmission, la poésie.
Ogawa Ito raconte merveilleusement le métier d'écrivain public au Japon . Recevoir le client, comprendre sa demande, lui offrir une tasse de thé pour le réconforter, puis une fois qu'il est parti, dans la concentration due à la solitude, choisir le papier adéquat , choisir sa taille, choisir l'instrument (pinceau, stylo plume..), choisir le bon alphabet (il en existe trois...), être inspirée pour le texte, ne pas avoir le droit à l'erreur (car le papier peut être rare et cher… ) , se lancer, être satisfait du résultat, trouver LA bonne enveloppe, trouver le bon timbre, aller poser le tout dans la boite aux lettres…
Tout un rituel d'un extrême raffinement , à l'heure où il est si simple d'envoyer un mail…
Et que fait Poppo quand elle ne travaille pas ? Et bien , qu'elle boive du thé , qu'elle mange ou qu'elle se promène à l'ombre des cerisiers en fleurs, elle nous transporte ailleurs. Car c'est certainement ce qu'on vient chercher dans ces pages, un peu d'exotisme…
Il ne se passe pas grand chose dans ce roman, le rythme est lent presque contemplatif, ouaté, mais il dégage beaucoup d'impressions : le printemps qui arrive, l'encre, la beauté , la gourmandise, un exquis raffinement…
' Impression Soleil Levant"...
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Citations et extraits (154) Voir plus Ajouter une citation
ArthoreArthore   21 mars 2019
Pour des condoléances, la règle veut qu’on broie l’encre a l’envers, de droite à gauche.
Pour ce qui est des formules à éviter, on fait en sorte de ne pas utiliser des mots tabous comme encore une fois, à nouveau, une fois de plus. De même pour éviter d’attirer la mort une nouvelle fois, on n’ajoute pas de post-scriptum. On peut également se dispenser de titres honorifiques et de formules de politesse
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le_Bisonle_Bison   20 mars 2019
- Le printemps est là, a-t-elle murmuré en flairant le vent.
Les cerisiers n'allaient pas tarder à fleurir. Le ciel avait un sourire rose tendre.
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le_Bisonle_Bison   18 mars 2019
Je contemplais le cerisier, la tête dans les nuages, quand le vieux monsieur distingué assis à côté de moi m'a proposé du vin blanc.
- C'est un riesling d'Alsace, un vin biologique très spécial.
Ce vieil homme dont les paroles coulaient comme les eaux majestueuses d'un fleuve, était-ce l'amoureux de Madame Barbara ? J'ai avalé ma dernière gorgée de bière et il a rempli mon verre.
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ArthoreArthore   21 mars 2019
Sous mes yeux s’alignaient une pierre à encre, un bâton d’encre, des pinceaux et du papier. Ce qu’on appelle les « quatre trésors du lettré »
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FleitourFleitour   16 mars 2019
Si tu utilises une belle plume
mais que personne n'arrive à te lire,
cela n'a rien d'élégant
c'est juste impoli martelait-elle.
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