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Albert Bensoussan (Traducteur)
EAN : 9782070126026
336 pages
Gallimard (28/10/2010)
4.07/5   96 notes
Résumé :
L'Oubli que nous serons est à la fois le récit d'un crime, la biographie d'un homme, la chronique d'une famille et l'histoire d'un pays. L'homme est un médecin colombien engagé dans le combat contre la misère et l'ignorance. Le docteur Héctor Abad Gômez enseigne à l'Université de Medellin et travaille dans les quartiers populaires de la ville. Eduqué dans la tradition des Lumières, ce libre penseur croit à la possibilité de changer la vie de ses semblables et de bât... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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enjie77
  08 avril 2022
« Mon père s'était toujours déclaré : chrétien en religion, marxiste en économie, libéral en politique. »
Ce livre, je l'ai refermé avec regret. Hector Abad Faciolince a su me faire passer toutes ses émotions, tout son amour, sa tendresse, pour son père, Hector Abad Gomez. Son écriture m'a beaucoup remuée. Au fur et à mesure de ma lecture, l'émotion s'est intensifiée malgré une écriture pudique mais chaleureuse. Mais la deuxième partie m'a emportée, attristée, captivée !
L'auteur-narrateur nous dresse un très beau portrait de son père, celui d'un homme engagé, médecin, très soucieux d'améliorer les conditions de vie dans les quartiers populaires afin d'endiguer la misère. Ses combats au quotidien tournent autour de la médecine préventive : vaccination, alimentation, et surtout, l'eau potable, l'hygiène. Il se rend au contact des plus démunis accompagné de ses étudiants afin de sensibiliser ces derniers au sort des plus démunis et attirer leur attention sur le contraste qui existe entre les riches et les pauvres dans cette Colombie des années 60, à Medellin.
Hector Abad nous conte son enfance heureuse, insouciante, au côté d'un père attentif à ses enfants, leur transmettant la culture, indifférent à la richesse, et d'une mère beaucoup plus pragmatique et qui gère admirablement la petite famille. Cette complicité entre le père et le fils nait dans une famille de dix femmes dont cinq soeurs. On comprend aisément la connivence et l'amour « animal » pour reprendre les termes d'Hector qui se joue entre le père et le fils.
Si l'on ajoute à cette connivence, le portrait d'un homme désintéressé, altruiste, parfois excessif, passionné, idéaliste, le fils comme les filles adulent un homme qui cherche à rester en accord entre ses actes et ses paroles, toujours soucieux d'apporter ses connaissances afin de contribuer au bien-être de ses semblables.
L'auteur nous amène à découvrir la société colombienne sur une vingtaine d'années et plus spécialement la ville de Medellin.
La société civile est entièrement captive de la religion catholique, du dogme religieux. le catholicisme est considérée comme religion d'Etat jusqu'en 1991et gère le quotidien des colombiens jusqu'à l'Education. La vie des colombiens est rythmée par l'Eglise, les prêtres, les évêques. Certaines scènes m'ont particulièrement angoissées tant l'omniprésence de la religion est étouffante !
La maman est croyante, le papa libre-penseur ! On apprécie de sentir l'amour qui unit cette famille, de les suivre dans leur quotidien, de pénétrer leur univers, de découvrir les us et coutumes de ce pays. On pénètre l'Université avec le père qui y enseigne jusqu'au jour où le drame survient et le mot « drame » est faible.
A compter de cet évènement, il ne sera plus possible, pour aucun membre de la famille d'être pleinement heureux. Plus rien ne sera comme avant. le désespoir incommensurable de cette famille transforme ce père qui se jette à corps perdu dans la bataille des droits de l'Homme. Son besoin de justice tourne à l'exaltation.
Nous sommes dans les années 1970, à Medellin, ville trop connue et meurtrie par la violence qui a succédé à la guerre civile des années 50 à 60 et qui fera souvent les gros titres des hebdomadaires. Pablo Escobar, les conflits armés entre les différents groupes politiques, la délinquance, les explosions terroristes, les règlements de compte entre maffieux et trafiquants de drogue, marquent à tout jamais Medellin jusque dans les années 90.
Hector Abad Gomez est de tous les combats, il s'expose dans ce monde régit par la violence. le choix de se faire tuer par un autre devient plus attractif si l'on ne perçoit plus la Lumière. Il est de toutes les marches qui manifestent devant le palais du Gouverneur. Naïf, sa pancarte au bout des bras, parfois il se retourne et s'aperçoit qu'il n'y a plus personne derrière lui : étonnant !!! Il écrit, il prend la parole ! Il se bat pour la liberté d'expression, pour une culture libre, il dénonce la torture, les séquestrations, il dérange. Il faut lire son superbe J'Accuse dans El Mundo de Medellin et El Tiempo de Bogota qui sera publié après l'assassinat d'un ami. Evidemment, on retrouve dans ce récit tous les travers des êtres humains. C'est poignant, ca prend aux tripes ! Je suis passée par toute une palette d'émotions avec ce récit.
Hector Abad Gomez est devenu une cible pour plusieurs groupes armées, il a été assassiné le 25 août 1987 par deux types à moto qui lui ont vidé un chargeur alors qu'il se rendait à l'enterrement d'un ami assassiné : un de plus. La Faculté Nationale de Santé Publique porte aujourd'hui le nom d'Hector Abad Gomez lui qui a tant oeuvré pour la santé des Colombiens.
Hector Abad Faciolince nous offre un vibrant hommage d'un fils à son père. L'auteur mettra vingt ans avant de pouvoir écrire ce livre tant les mots qui lui viennent à l'esprit sont toujours accompagnés de larmes. le traumatisme a été d'une telle violence ! C'est un très beau livre et je comprends pourquoi Booky, ce livre figure dans ceux que tu emmènerais sur une île déserte!
En vidant les poches de son père, le jour de sa mort, Hector Abad a trouvé ce poème de Borges écrit sur un morceau de papier qu'il a trouvé au fond de l'une de ses poches.
« Ici et maintenant, nous voilà devenus l'oubli que nous serons. La poussière élémentaire qui nous ignore……. »
Quant à moi je pense « Mon père ce héros au sourire si doux ….. » Victor Hugo
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FredMartineau
  06 mars 2021
Une belle découverte, que cet auteur colombien dont je n'avais jusqu'ici parcouru que quelques pages de l'éloge de la paresse, en version originale. Dans L'oubli que nous serons, Hector Abad nous livre les souvenirs d'un amour inconditionnel, celui du père, qu'une mort dramatique, un assassinat, a rendu si douloureux qu'il lui aura fallu vingt ans pour poser des mots sur cette histoire familiale personnelle, retranscrire des tranches de vie gravées dans sa mémoire que l'écrivain voulait libérées du ressentiment, de la haine, de l'idéalisation affective, de la mythification inhérentes aux fins dramatiques, de la distorsion du temps qui passe. Mais, ce travail marque aussi la volonté de prolonger l'existence de l'être aimé, de lutter avec un roman contre la disparition qui deviendrait irrémédiable à mesure que s'éteindraient tous les gens qui l'avaient connu. C'est aussi en filigrane, le portrait de la Colombie, un pays gangréné par la violence politique ou maffieuse durant des décennies qui s'est engagé il y a quelques années dans un processus de pacification, mais le chemin est encore long. Ce fut un bon et beau moment de lecture, même s'il s'agit d'une traduction, le résultat dénote d'une langue originelle riche et soutenue.
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Bookycooky
  18 juillet 2015
Je ne sais comment je vais faire la critique de ce livre sublime, tellement j'ai adoré ! Coup de cœur, cinq étoiles....rien ne suffirait à exprimer le plaisir que j'ai pris à lire ce livre et les émotions que j'en ai ressenti.Un livre qui restera gravé dans ma mémoire et dans mon cœur,à jamais ( dans la dernière phrase du livre,l'auteur exprime l'objectif de ses sentiments en écrivant ce livre,par rapport à son pére ,mais aussi par rapport au lecteur; sur ce dernier point avec moi ,c'est réussi).
Ce livre est un hommage à la mémoire et à la vie d'un pére exemplaire,celui de l'auteur.
Un livre qui raconte l'histoire d'une famille avec ses bonheurs et ses tragédies ,et une magnifique relation pére-fils, basée sur l'amour et le respect,dans le contexte d'une Colombie ravagée par l'injustice et La Violence des années 60 à 90.
Le profond humanisme de ce pére,pédagogue-né, et l'intelligence,la pudeur et l'humour de la prose du narrateur,son fils qui le raconte, m'a profondément touchée et éblouie. Résumer ce livre, est lui faire injustice.
La remarquable préface du livre écrit par Mario Vargas Llosa résume tout mes sentiments.Je ne peux que recommander fortement sa lecture!
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diablotin0
  18 septembre 2016
Hector Abad nous transporte en Colombie, à Medellin au coeur de sa famille à laquelle nous nous attachons rapidement.
C'est un livre sur l'amour filial mais c'est aussi un livre sur la violence politique colombienne des années 70-80.
Hector Abad nous décrit avec un très grand talent la maladie puis la mort d'une de ses soeurs et l'assassinat de son père. Ces deux drames dans l'existence d'Hector Abad sont des temps forts dans ce livre puisqu'il y aura un avant et un après et l'on ressent avec lui la tragédie de ces "événements".
Je terminerai cette critique en le citant : " Nous vivons une époque violente, et cette violence naît du sentiment d'inégalité. Nous pourrions avoir beaucoup moins de violence si toutes les richesses, y compris la science, la technologie et la morale - ces grandes créations humaines - ,étaient mieux réparties sur terre. C'est le grand défi qui se présente à nous aujourd'hui, pas seulement à nous, mais à l'humanité."
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jmb33320
  14 janvier 2020
« Je crois que la seule raison pour laquelle j'ai pu continuer à écrire toutes ces années, et à envoyer mes écrits à l'impression, c'est que je sais que mon père aurait aimé, plus que quiconque, lire toutes ces pages de moi qu'il ne put lire. Qu'il ne lira jamais. C'est un des paradoxes les plus triste de ma vie : presque tout ce que j'ai écrit, je l'ai écrit pour quelqu'un qui ne peut pas me lire, et ce livre même n'est rien d'autre que la lettre adressée à une ombre. »
Chaque famille a ses drames et ses failles : le bonheur, on le sait, est un sentiment fugace. Bien trop souvent nous n'en avons conscience seulement de façon rétrospective.
L'écrivain colombien Héctor Abad, né en 1958, dans cette magnifique autobiographie, entend rendre justice à la mémoire de son père, assassiné en 1987 par des paramilitaires et à Marta, une de ses cinq soeurs morte prématurément d'un cancer au début des années 1970.
Ils avaient en commun une grande générosité et des talents divers. le père, professeur de médecine, sans cesse en lutte pour éradiquer les maladies de la misère, à commencer par celles causées par l'absence d'eau potable, avait la réputation d'être un extrémiste de gauche, alors que la vérité était bien plus nuancée. Il menait une existence confortable, était proche politiquement du libéralisme. Mais au final il a payé au prix fort son action en faveur des déshérités.
J'ai rarement lu un témoignage d'amour filial si bien mené. Il est sûrement à la mesure de l'adoration que lui portait son père. Pourtant Héctor Abad ne prétend pas avoir totalement cerné toutes les facettes de cet homme bon. Et d'ailleurs, il laisse volontairement des zones d'ombre à ce qu'il sait. Ce récit est très émouvant, drôle aussi parfois, mais un peu triste au fond : il démontre qu'on n'en a jamais vraiment fini avec la disparition de ceux que nous aimons.
(Je ne remercie pas les éditions folio Gallimard. Mon exemplaire a été imprimé en dépit du bon sens : la pagination est complètement délirante. Et il y a cent bonnes pages répétées pour rien à deux endroits différents et un sommaire qui ne correspond à rien. En fin de compte je pense avoir lu la totalité du livre. Mais probablement pas dans l'ordre voulu par l'auteur…)
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critiques presse (1)
Bibliobs   08 juin 2021
Ce médecin fut assassiné à Medellín, en 1987. Fernando Trueba retrace sa vie dans un beau film, faussement léger. Le récit ensoleillé d’une tragédie colombienne.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
enjie77enjie77   02 avril 2022
Mon père n'aima jamais l'exercice direct de la médecine et il y avait là, selon ce que je pus reconstituer bien plus tard, une sorte de traumatisme précoce dû à un professeur de chirurgie à l'université. Il l'avait un jour obligé à retirer la vésicule d'un patient alors qu'il n'avait pas encore assez de métier et pendant la cholécystectomie qui est une opération délicate, il avait ligaturé le cholédoque du malade, un homme jeune d'environ quarante ans qui était mort quelques jours après l'intervention. Mon père fut toujours d'une maladresse absolue. Il était trop intellectuel même pour un médecin et manquait totalement de cette adresse de boucher que doit avoir, en tout cas, un chirurgien. Pour lui, même changer une ampoule était des plus difficiles, ne parlons pas d'une roue (quand il crevait, disait il en se moquant de lui-même, il devait s'arrêter au bord de la route, comme n'importe quelle femme, et attendre qu'un homme lui porte secours) ou de la révision du carburateur (qu'est-ce que c'est que ça ?) ou d'extraire proprement une vésicule sans toucher les conduits délicats qui passent par là. Il ne comprenait pas la mécanique et conduisait à grand-peine des voitures automatiques parce qu'il avait appris tardivement à conduire, et toute sa vie, chaque fois qu'il devait affronter l'acte héroïque de s'engager dans un rond-point au milieu de la circulation intense, il le faisait en fermant les yeux et il disait éprouver, chaque fois qu'il prenait le volant, "une profonde nostalgie pour le bus". Il n'était pas plus apte à aucun sport et en cuisine, il était plus que nul, incapable de se faire un café ou un œuf à la coque.

page 143
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enjie77enjie77   03 avril 2022
- Fondation de l'Ecole Nationale de la santé publique avec quelques apports de la Fondation Rockfeller.

Il en fut le premier directeur. A partir de sa chaire et de quelques postes publics (jamais très élevés ni très importants et encore moins bien rémunérés, mais c'était négligeable), il put déployer ses connaissances pratiques dans tout le pays et ces années-là virent le succès de plusieurs de ses projets. Les indicateurs de santé et les taux de mortalité infantile approchaient lentement mais sûrement ceux des pays plus développés, la couverture en eau potable s'améliorait, les campagnes nationales de vaccination massive produisaient leurs effets, l'Incora, un institut de réforme agraire où il travailla aussi pendant le gouvernement de Lleras Restrepo, distribua quelques terrains non cultivés parmi les paysans sans terre, il contribua à fonder l'Institut colombien du bien-être familial, fit installer l'eau potable et des égouts dans les quartiers périphériques.

Mon père avait fait une sorte d'alliance pragmatique avec un leader politique conservateur, également médecin, Ignacio Vélez Escobar, et ce duo, qui dissipait la méfiance envers mon père à droite (il ne doit pas être aussi dangereux ni aussi communiste puisqu'il est avec Ignacio) et la méfiance envers Vélez à gauche (il ne doit pas être aussi réactionnaire puisqu'il est avec Hector), obtint de bons résultats. Il se voua à sa passion, sauver des vies, améliorer les conditions de base de santé et d'hygiène : eau potable, ration de protéines, évacuation des eaux usées, un toit pour la pluie et pour le soleil.

page 154
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enjie77enjie77   30 mars 2022
J'aimais mon père d'un amour animal. J'aimais son odeur, et aussi le souvenir de son odeur, sur le lit, lorsqu'il partait en voyage et que je demandais aux bonnes et à ma mère de ne pas changer les draps ni la taie d'oreiller. J'aimais sa voix, j'aimais ses mains, ses vêtements soignés et la méticuleuse propreté de son corps. Quand j'avais peur, la nuit, je me glissais dans son lit et il me faisait toujours une place à côté de lui. Il n'a jamais dit non. Ma mère protestait, elle disait qu'il me gâtait, mais mon père se poussait un peu et me laissait monter. Je ressentais pour mon père la même chose que mes amis disaient éprouver pour leur mère. Je sentais l'odeur de mon père, je posais un bras sur lui, je mettais mon pouce dans la bouche et m'endormais profondément jusqu'à ce que le bruit des sabots des chevaux et les clochettes de la voiture du laitier annoncent le lever du jour.
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BookycookyBookycooky   15 juillet 2015
Dans un carnet(que j'ai publié après sa mort sous le titre de "Manuel de tolérance ") il écrivit ce qui suit: "Si tu veux que ton fils soit bon,rends-le heureux,si tu veux qu'il soit meilleur,rends-le plus heureux .Nous les rendons heureux pour qu'ils soient bons, et pour qu'ensuite leur bonté accroisse leur bonheur."Il est possible que personne,pas même un pére, ne puisse rendre ses enfants complètement heureux.Ce qui est certain, en revanche , c'est qu'il peut les rendre trés malheureux. P.31
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art-bsurdeart-bsurde   05 février 2016
Par certaines de ces lettres que je conserve encore, et par le souvenir des centaines et des centaines de conversations que j'eus avec lui, j'ai pu me rendre compte qu'on ne naît pas bon, loin de là, mais que si quelqu'un tolère et dirige notre mesquinerie innée, il est possible de mener sa barque dans des voies non néfastes, voire de lui faire changer de sens. On ne vous apprend pas à vous venger (car nous naissons avec des sentiments vindicatifs), mais on vous apprend à ne pas vous venger. On ne vous apprend pas à être bon, on vous apprend à ne pas être méchant. Je ne me suis jamais senti bon, mais je me suis rendu compte que souvent, grâce à l'influence bénéfique de mon père, j'ai pu être un méchant qui n'exerce pas, un lâche qui surmonte non sans mal sa couardise et un avare qui maîtrise son avarice. Et ce qui est plus important, s'il y a quelque chose d'heureux dans ma vie, si j'ai quelque maturité, si je me comporte presque toujours de façon décente et plus ou moins normale, si je ne suis pas asocial et si, bien que j'ai supporté des violences et des peines, je suis resté encore pacifique, je crois que c'est simplement parce que mon père m'aima tel que j'étais, un paquet amorphe de bons et mauvais sentiments, et il me montra le chemin pour tirer le meilleur parti de ce mauvais naturel humain que nous partageons peut-être tous. Et bien que n'y parvenant pas toujours, c'est par son souvenir que je tente presque toujours d'être moins mauvais que ce à quoi me poussent mes penchants naturels.
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