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ISBN : 2072804175
Éditeur : Gallimard (03/10/2019)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 128 notes)
Résumé :
Pour la première fois depuis des décennies, paramilitaires, FARC et narcotrafiquants ont déposé les armes et sont sur le point d'aboutir à un accord de paix. La guerre civile aura laissé derrière elle des milliers de morts et de disparus.
En politicien avisé, Saul Bagader a réussi à s'arroger une place de choix auprès des artisans de la paix. Mais des corps mutilés rappelant les pires heures de la Violencia sont retrouvés aux quatre coins du pays.
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  18 mars 2020
Carl Ferey. Vraiment ,un bon , un très bon auteur de polars .Enfin , pour certains d'entre nous , nombreux tout de même , car je connais nombre de lecteurs aguerris qui " voudraient bien , mais ...ne peuvent point ." C'est qu'il ne fait pas dans la dentelle , notre ami Caryl , des morts , y'en a et c'est souvent , comment dire , " pas toujours très poétique " oh,non, c'est plutôt genre " massacre à la tronçonneuse " , du lourd , du glauque , du violent .Un monde de mecs dans lequel évoluent aussi quelques femmes " qui en ont "...Des gros bras , pas toujours d'une "exquise finesse " chez des personnages que rien n'effraie ....Avec eux , je pense que même le coronavirus aurait eu peur ...Enfin , je suppose , hein , parce que je devais le rencontrer vendredi dernier , notre ami Caryl, invité qu'il était à s'exprimer devant notre club de lecteurs ...Las , vous savez ce qu'il advint de toutes ces réunions....Le coronavirus , force est de l'admettre , a fait reculer ce brillant auteur, partie juste remise , espérons- le , tant l'événement était attendu....
Bon , je m'égare et je résume, si vous n'aimez pas nager dans le sang ou marcher sur des morceaux de cadavre en décomposition, passez votre chemin ! Par contre , si vous avez passé avec succès les épreuves de " Mapuche ,Zulu , Utu , Aka..." alors vous allez vous plonger avec intérêt dans ce nouveau roman.Comme l'indique le bandeau de présentation, il sera question d'un père, de ses deux fils , d'un drame familial dans un pays plus qu'agité, un pays où règnent les trafics de drogue , d'êtres humains , un pays de luttes pour le pouvoir et la puissance , un pays fascinant sans doute , mais tout de même à éviter, oui , oui, même lorsque la pandémie qui s'abat sur nous se sera calmée et éloignée . Ce pays , c'est la Colombie dont l'auteur , dans un récit fort bien documenté, va nous présenter le pire...Car Caryl Ferey , c'est ça aussi , une grande érudition et un immense travail de recherches sur le contexte économique et social du cadre de l'action . Là encore , cet aspect du roman peut s'avérer fastidieux à la lecture , mais est un élément essentiel pour la compréhension de l'intrigue .Et on en apprend , des choses....Comme je vous l'ai dit , " il faut aimer " , c'est vrai , mais quand on aime, comme moi ....
L'intrigue est construite avec une implacable rigueur , écrite avec habileté, la syntaxe sert au mieux le récit, tout comme , d'ailleurs , le vocabulaire choisi pour s'adapter aux événements, d'où , parfois ,certains propos un peu...... comment dire ....." sans filtre "
J'ai pris l'habitude de " suivre " Caryl Ferey " , j'ai passé " l'épreuve " et je me réjouis chaque fois que paraît un nouvel ouvrage . Celui -ci s'inscrit parfaitement dans la lignée de ses prédécesseurs, comme le montrent les avis de nombreux ami(e)s babeliotes .
Mais , bien entendu , vous n'êtes pas obligé(e)s de me croire....
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iris29
  17 octobre 2019
Tout avait bien commencé entre Paz et moi : une maison d'édition sérieuse, un auteur dont j'avais entendu parler en bien et puis au beau milieu du livre : plouf , le soufflé est retombé !
Caryl Ferey est un écrivain français qui, après avoir roulé sa bosse à travers le monde, (entre autres pour le Guide du Routard) a décidé de "se la rouler "solo , et part en pensée dans le pays qu'il veut , et en fait le décor d' un de ses romans. Ainsi, après être " rentré" d'Afrique du Sud, il nous embarque pour ce thriller en Colombie...
On est dans la chambre à coucher d' un homme , Lautaro, . Il reçoit un coup de fil au beau milieu de la nuit . il faut qu'il sorte et pour cela, il va virer sa "rencontre Tinder". Seulement , Diana, la fille , ( accessoirement " le plus beau cul de Bogota " dixit le quarantenaire.... ), n'est pas née de la dernière pluie , elle est journaliste et va mettre le paquet pour identifier sa "rencontre Tinder", flairant un gros coup ... Elle ne s'est pas trompée : lui, c'est le chef de la police de Bogota. Son père est un homme politique puissant, et son frère, un combattant des Farc, récemment sorti de prison, vivant sous une fausse identité.
Entre ces trois hommes, des tragédies familiales, la violence d'un pays où la vie humaine ne vaut pas grand chose .
Oui, mais voilà, trop c'est trop...
Des problèmes familiaux comme s'il en pleuvait, des réactions à la Rambo qui m'ont fatiguée et des passages pas très subtils que n'aurait pas renié les éditions Harlequin, seulement eux, ils y vont franco ... le Colonel Lautaro Bagader est un homme d'expérience, quarantenaire , qui a du pouvoir, qu'aucune fille n'a réussi à ferrer, bon coup, belle gueule et belle caisse ... La fille ne résiste pas à sa froideur ... Brrrrrr .
Son père et son frère , eux aussi , ne sont, (ou ne vont ), pas être en reste... et la nouvelle copine de risquer sa vie pour les beaux yeux de son nouvel amoureux, [ Dans tes rêves Caryl !:-))
Bref, tout ça pour dire que je suis fatiguée des héros bourreaux des coeurs , je préfère encore les vieux flics portés sur la bouteille !]
Heureusement, ces petits défauts sympathiques sont noyés dans quelques phrases poétiques et dans les formidables connaissances de Caryl Ferey sur ce pays. Mafia, Farc, corruption, violences , on s'y croirait. Pas sûre qu'après cette lecture vous ayez envie de prendre un billet d'avion pour la Colombie...
Un roman un peu macho, très musclé, plein d'action et très dépaysant.
[ Si ce style de thriller est votre tasse de thé , (enfin, de café colombien..) , alors , oubliez mon avis : vous allez adorer Paz ].
Challenge Mauvais Genres
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Bazart
  06 février 2020

Tous les amateurs de polars ne jurent que par lui ou presque : Caryl Ferey, auteur de romans policiers se déroulant dans des pays éloignés et gangrénés par la violence, nous avait notamment livré son chef d'oeuvre "Zulu", d'une force et d'une puissance incroyable à l'image de ce pays particulièrement trouble est fascina que représente l'Afrique du Sud mais avait séduit avait sans virée dans .l'Argentine pour “Mapuche“ et le Chili pour “Condor“ et désormais la Colombie pour ce Paz sorti en octobre 2018.
A Baz art, on a quelques temps pensé, notamment après avoir lu son excellent roman Zulu, que Caryl Ferey vivait en Afrique du Sud et était un auteur étranger avant d'apprendre qu'il avait grandi en Bretagne.
Si l'écrivain se documente beaucoup et longtemps pour écrire ses romans, il a aussi et incontestablement besoin de partir sur place et de rencontrer des gens, de s'immerger dans les habitudes du pays qu'il a choisi comme cadre pour nourrir et donner sens à ses polars.
Dans Paz, qui se situe dans une Colombien en plein processus de paix ( le paz du titre), on y suit les affres de Saùl Bagader, chef de la Fiscalia, le procureur de Bogotá, un proche du peut-être futur président de la Pená, qui a réussit à frayer une place importante parmi les artisans de la paix, mais cette paix pourrait bien être menacée par les corps mutilés retrouvés aux quatre coins du pays...suite sur le blog


Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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belette2911
  16 novembre 2019
Voyager avec Air Férey n'est pas sans risques…
Les parachutes ne sont pas compris dans le billet et durant tout le voyage mouvementé, on encaisse des G à hautes doses à tel point qu'on se demande si on reviendra vivant ou, au mieux, que l'on reviendra totalement disloqué
[Pour info, l'unité G (gravité), est une unité d'accélération correspondant approximativement à l'accélération de la pesanteur à la surface de la Terre].
Pourtant, j'y reviens toujours, à cet auteur…
Oh, je l'avais laissé un peu sur le côté ces derniers temps, mais pas parce que je n'aimais plus ses romans, juste parce que j'avais peur de repartir dans une spirale infernale et de m'en prendre, une fois de plus, plein la gueule, les tripes, le coeur, le plexus.
Généralement, après lecture d'un de ses romans, j'ai besoin de relire quelques "Martine" ou autre "Oui-Oui" pour remettre mon palpitant et mon cerveau à la normale.
Caryl Férey ne nous écrit pas un roman banal, il va au fond des choses, il est allé sur des terrains (et c'est risqué) où vous et moi n'irons jamais, il se documente et régurgite le tout dans des romans Noirs, profonds, qui ne vous laissent jamais indifférents et qui, surtout, instruisent sans vous donner l'impression que vous suivez un cours magistral sur l'Histoire du pays.
Et l'Histoire de la Colombie, ce n'est pas celle des Bisounours. Vous me direz que c'est pour tous les pays du Monde, mais j'ai comme l'impression que la Colombie a morflé plus que certains et qu'elle se situe dans le groupe de tête des pays aux Histoires les plus sanglantes.
Alors oui, c'est violent ! Autant le savoir avant de commencer qu'on ne va pas aller prendre le goûter chez Petzi. le roman de Caryl est réaliste, donc, vous qui ouvrez ce roman, oubliez toute espérance.
Ici, on nous parle de meurtres sanglants, comme au temps de Violencia (période de guerre civile qui dura de 1948 à 19601 et provoqua la mort de 200.000 à 300.000 Colombiens, et la migration forcée, notamment vers les centres urbains, de plus de deux millions d'autres), des cartels de drogues, des FARC, de la corruption, de ce que les habitants ont endurés et endurent toujours.
La violence est-elle trop présente ? Je vous dirai que « oui mais non » car dans les notes de fin d'ouvrage, l'auteur nous avoue avoir édulcoré certaines choses et on ne pourrait pas écrire un roman réaliste sur la Colombie sans mettre en scène une partie de cette violence. Sauf si c'est le Guide du Routard que vous voulez lire.
Oui, j'en ai pris plein ma gueule, oui j'ai souffert avec ses habitants, avec les jeunes filles mineures et j'ai morflé avec les personnages qui ne sont jamais épargnés dans les romans de Férey.
Si la journaliste Diana, si Flora la formatrice auprès des ex-FARC et si Angel avaient toute ma sympathie, Lautaro le flic testostéroné n'avait reçu que mon mépris avant que l'auteur ne nous parle de la jeunesse de ce flic brutal et ne fasse pencher la balance vers l'empathie. C'est ça aussi le double effet Caryl Férey : arriver à te faire aimer une espèce de salopard froid et résolvant la violence par la violence.
Caryl Férey n'est pas un auteur qui écrit ses romans avec de l'encre ou avec un PC, non, il les écrit avec ses tripes, la plume trempée dans son sang, sa sueur et il te balance ça dans la gueule, sans précautions aucune, parce que tout compte fait, c'est une réalité que nous ne voulons pas voir…
Se plaçant du côté des opprimés, des laissés-pour-compte, des petites gens, des politiciens, l'auteur nous assène des Vérités dérangeantes comme autant de coups de poings sur un ring où les règles du marquis de Queensberry ne prévalent pas car on frappe sous la ceinture et en traître.
C'est violent, oui, c'est réaliste, c'est Noir, sombre, sans une once de lumière, ça pue la corruption à tous les étages, la poudre blanche, la coca, les armes à feu, la poudre, le sang, la sueur, les règlements de compte et les histoires de famille bien sordides.
J'aime bien quand Caryl Férey me tape dessus à coup de roman Noir…

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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blandine5674
  15 mars 2020
Arrêt à la page 86 sur 533. Les romans de Caryl Férey sont intéressants dans le fait d'en apprendre sur le pays où se passe l'intrigue mais dérangeant par leur cruauté. Bienvenue en Colombie où, dès les premières pages, sur une place de Bogota, un cadavre de femme bras et jambes découpées enfoncés au milieu du corps. Des têtes décapitées, des viols, la guérilla. de nombreux personnages. Sexe sur site de rencontre entre le grand chef de la police et une journaliste. Alternance de dialogues crus et l'histoire du pays. Chapitre en italique désagréable à lire. La critique de Iris29 me convainc de passer à autre chose. Trop noir, trop sanglant, trop violent, trop réel. Pas la bonne période pour lire du sombre...
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critiques presse (1)
LeDevoir   09 décembre 2019
Une écriture parfois lumineuse, parfois gore mais toujours sans compromis, directe, fascinante. Lire du Caryl Férey, ce n’est pas de tout repos, mais les choses qu’il a à dire, et la façon dont il les dit, sont essentielles.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   17 octobre 2019
Diana avait tellement d'amour sur le coeur qu'il aurait inondé son appartement, celui du dessous aussi. Elle ferma les vannes - des années d'entraînement.
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iris29iris29   15 octobre 2019
Diana n 'avait pas l'expérience des ruptures, cette douleur de devoir tout quitter, les rires et les premiers émois, aucun mode d'emploi pour oublier qu'elle avait commis un rêve.
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BazartBazart   06 février 2020
Juan Pedro Barriloche... johan Mendez.. Hector Santos.. Tous les hommes ayant participé à l'opération étaient aujourd'hui morts, tués au combat ou victimes collatérales du conflit . Des vingt quatre soldats d'élite ayant participé à l'élimination de Lino, il ne restait qu'un survivant :Lautito Bagarder.
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iris29iris29   15 octobre 2019
Tinder offrait un éventail de possibilités quasi infini pour s'envoyer en l'air. Pour décrocher la queue du Mickey, on repasserait - (...).
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Lilou08Lilou08   19 octobre 2019
Ex-acteurs du conflit recyclés dans le privé, groupes armés d'extrême gauche ou droite toujours en exercice, délinquants manipulés, narcos, capos mafieux et sicarios, tout ce que la Colombie comptait de criminels était susceptible d'avoir planifié pareille boucherie. Jusqu'à présent rien n'expliquait ces meurtres sauvages, mais la coupe du « vase à fleurs » était un marqueur, tout comme l'exposition publique du corps, relents des massacres qui avaient précipité le pays dans la guerre civile : la Violencia.
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Videos de Caryl Férey (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Caryl Férey
Habilement composées, vissées serré, les intrigues des trois romans au menu de ce Cercle polar composent aussi, au fil du texte, d'étouffantes atmosphères. Caryl Ferey réussit une sorte de tragédie shakespearienne où le destin de deux frères devient la métaphore de l'histoire sanglante de la Colombie. Liam McIlvanney, rebondissant sur un fait divers qui a marqué la ville de Glasgow à la fin des années 60, brosse le portrait d'un monde à l'agonie. Et dans un autre genre, simenonien et cotonneux, Graeme Macrae Burnet dévoile l'envers du décor d'une petite ville alsacienne repliée sur ses névroses.
"Paz" de Caryl Ferey, coll. "Série noire", éd. Gallimard. "Le Quaker" de Liam McIlvanney, traduit de l'anglais par David Fauquemberg, éd. Métailié. "L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet, traduit de l'anglais par Julie Sibony, éd. Sonatine
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