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Hélène Papot (Traducteur)
EAN : 9782879295381
312 pages
Éditeur : Editions de l'Olivier (30/04/2008)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Insolente, rebelle, Ronit a quitté l'Angleterre et la communauté juive orthodoxe à dix-huit ans, direction New York. Refusant de se plier au destin tout tracé de mère de famille et d'épouse, elle a désobéi à son père, le grand Rav Krushka. À la mort de ce dernier, quinze ans plus tard, Ronit est rappelée auprès de sa famille à Hendon. Elle retrouve Esti, qui fut sa petite amie, et son cousin Dovid. Eux n'ont pas désobéi. Dovid, choisi par Rav Krushka dès son adolesc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
mollymon
  08 juin 2016
Ronit Krushka, une trentenaire célibataire vivant à Manhattan, retourne à contrecoeur à Londres pour les obsèques de son père, un rabbin fort réputé. Alors qu'elle s'était juré de ne jamais retourner dans le quartier de son enfance, ce deuil va l'obliger à renouer pendant tout un mois avec les gens de la petite communauté juive orthodoxe qu'elle a quitté depuis plusieurs années.
Elle est accueillie par son cousin Dovid, qui est devenu rabbin et a épousé Esti, sa meilleure amie d'enfance avec qui elle a eu une brève relation amoureuse. le trio de leur adolescence se reforme le temps du deuil pour se confronter à la vérité. Chacun va devoir accepter d'affirmer ce qu'il est et non pas ce qu'on attend qu'il soit. Pour cela il va leur falloir briser la loi du silence.
A force de rage et de thérapie , Ronit s'est libérée du poids des règles strictes du judaïsme. Elle est devenue une femme indépendante qui travaille, s'habille comme elle l'entend et couche avec qui elle veut, mais si elle a renoncé à obéir à la Torah en ne faisant plus shabbat et en ne mangeant plus casher, elle n'en reste pas moins juive pour autant.
Esti, elle, s'est pliée aux conventions en devenant une épouse respectueuse des règles civiles et religieuses qui régentent la vie quotidienne de la communauté mais elle cache un secret inavouable. Une chose que la Torah considère comme une abomination.
Dovid s'est laissé entraîné dans une voie qui ne lui convient pas, il n'a pas l'étoffe d'un rabbin et ne tient pas à prendre la succession du père de Ronit. D'ailleurs même s'il le voulait, ses affreuses migraines qu'il a toujours tues l'en empêcheraient.
A travers l'histoire de Ronit, Esti et Dovid, Naomi Alderman fait, avec humour fin teinté d'une pointe de cynisme, le portrait d'une petite communauté conservatrice qu'elle connaît bien puisqu'elle y a grandi et qu'elle même est fille d'un rabbin très réputé.
Même si elle fait la critique de ce milieu où il importe plus de se taire, pour surtout ne pas avoir l'air de "faire lechon ha-ra" (calomnier), et de sauver les apparences plutôt que d'être heureux, elle ne désavoue pas pour autant pas sa religion. Elle démontre simplement qu'au vu de la rigueur des exigences de l'orthodoxie, il faut parfois savoir désobéir aux commandements de la Torah, pour pouvoir trouver un épanouissement personnel.
La désobéissance donne à réfléchir sur la rencontre entre la religion et la vie moderne, entre la sexualité et la spiritualité, entre les désirs et les exigences et de l'importance de pouvoir changer pour aller de l'avant.
La lecture de ce roman est passionnante, même pour un lecteur athée pour peu qu'il soit curieux de découvrir la pensée et la culture juive. Elle révèle un monde un peu mystérieux, fait de rituels et croyances complexes transmises de père en fils et de mère en fille depuis des siècles.
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Commenter  J’apprécie          250
ASAI
  08 juin 2020
L'héroîne, Ronit, jeune femme trentenaire, revient sur les terres de sa famille, juive, orthodoxe, à la mort de son père, le rabbin. On comprend que Ronit a fui très jeune une communauté étouffante, étriquée, coincée dans des rites ancestraux (une casserole qui a cuit de la viande ne peut pas cuire des légumes).
Elle retrouve ainsi sa petite amie (une homosexualité pas très en vue dans ce milieu) qui elle s'est rangée aux injonctions et a épousé le cousin, lui aussi obéissant.
En conséquence, nous avons le trio, celle qui sème le trouble, libre et le couple enfermé dans des coutumes ou des moeurs, avec un tas d'interdits ou de préceptes d'un autre siècle, millénaire serait plus juste.
Troubles, émois, souvenirs, regrets, une palette de sentiments peut alors s'étaler.
J'ai plutôt apprécié le début du roman car la mise en place des personnages et surtout des pratiques cultuelles juives orthodoxes est intéressante (et quoiqu'en connaissant certaines, j'en ai découvert d'autres et cela ne m'a pas réconcilié avec les religions en général) et plutôt amusante (écrite avec humour et gentillesse). Ensuite, je me suis ennuyée car les trois protagonistes sont ennuyeux et peu à peu je me suis désintéressée de leurs atermoiements et de leur devenir.
J'ai n'ai pas vu le film et n'ai pas envie de le voir. Il me semble que l'homosexualité féminine a le vent en poupe au cinéma, je ne suis pas sûre que ce soit au service de la tolérance.
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Cyrlight
  30 août 2018
La désobéissance a pour héroïne Ronit, une trentenaire qui a passé son enfance dans une communauté juive orthodoxe, avant de couper les ponts. Son cousin Dovid la contacte toutefois à la mort de son père, le Rav Krushka, et elle quitte les États-Unis pour l'Angleterre, où elle retrouve son ancienne petite amie Esti, désormais mariée.
Fan de Rachel Weisz et de Rachel McAdams, j'ai décidé de lire ce livre avant de voir l'adaptation cinématographique (que je n'ai pas encore eu l'occasion de visionner). Il est rare que je dise cela, mais j'espère que le film sera meilleur, car le roman ne m'a absolument pas plu.
Déjà, pour se lancer dans la lecture, il est sans doute préférable d'être de religion juive ou d'avoir de solides connaissances en la matière, parce que le début m'a plus d'une fois perdue en chemin, entre les nombreux termes spécifiques et les traditions. Par exemple, la scène où Esti met du beurre dans la casserole et qui revêt presque une tournure dramatique : eh bien, il m'aura fallu attendre de lire le mot « casher » pour comprendre plus ou moins de quoi il en retournait.
En ce qui concerne l'histoire en elle-même, il ne faut pas s'attendre à une romance, car on en est très loin. Tout est axé autour de la foi, de la pratique religieuse… En tant qu'agnostique, je m'attendais à beaucoup de questionnements, mais finalement, non. Tout au plus a-t-on une critique de la rigidité de l'orthodoxie juive, à travers l'émancipation de Ronit, mais la croyance divine n'est jamais mise en doute, comme le prouve la toute dernière phrase du livre.
Et puisqu'il est question de Ronit… C'est sans doute le personnage que j'ai le moins apprécié, essentiellement parce que j'ai eu du mal à comprendre ses actions et ses motivations. le fait qu'elle se présente tout au long du roman comme homosexuelle, notamment, me gêne dans le sens où ses deux liaisons les plus évoquées sont, l'une certes avec une femme, mais l'autre avec un homme marié. Il aurait été par conséquent plus logique de la part de l'auteur de la décrire comme étant bisexuelle.
Idem pour la scène où elle repousse les avances d'Esti, tout cela pour lui offrir quelques jours plus tard des hortensias et finir dans son lit. Est-ce qu'elle l'aimait vraiment ? Est-ce qu'elle a simplement voulu assouvir une pulsion charnelle ? Rien de cela n'est développé. Quant aux sentiments d'Esti, s'ils sont plus clairs (que ce soit son attirance refoulée pour les femmes ou son amour indéfectible pour Ronit) me font me questionner sur son choix final. le seul personnage pour qui j'ai conservé ma sympathie du début à la fin est Dovid, un brave homme patient et attentionné, dépourvu de toute ambition.
Ce roman me laisse perplexe et je ne comprends pas son objectif. J'ai d'abord cru que Ronit avait dû quitter la communauté à cause de sa liaison avec Esti, or il s'avère que personne n'était au courant. Ce n'est que quand toutes ces femmes, pourtant des modèles de piété, cèdent au « lechon ha-ra » que la rumeur commence à se propager, et même lorsque la vérité éclate au grand jour, cela n'a finalement que peu de répercussion.
Pire, c'est à se demander à quoi cela a servi. À nous dire qu'Esti préfère renier ce qu'elle est au plus profond d'elle-même parce qu'elle estime être heureuse ainsi, en étouffant sa véritable nature ? Cette résignation trop conventionnelle n'est assurément pas pour me plaire. M'enfin, ce livre pourra sûrement séduire des lecteurs qui n'auront pas les mêmes attentes ou exigences que moi.
Lien : https://leslecturesdecyrligh..
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Aela
  13 mai 2011
Ronit est une jeune femme issue de la communauté juive orthodoxe de Hendon (banlieue Nord-Ouest de Londres). Elle refuse la voie traditionnelle qu'on lui réserve: mariage, enfants, rites religieux et s'installe à New York où elle mène une carrière d'analyste financier tout en menant une vie sentimentale très libre et peu conventionnelle. Cependant, le décès de son père la conduit à revenir auprès de sa communauté, où elle retrouve son cousin, devenu rabin et son ancienne amie. C'est un peu le retour de l'enfant prodigue pour ne pas dire l'enfant maudite. le petit monde bien organisé va se sentir déstabilisé par l'arrivée de la jeune New-Yorkaise. Tensions, rancoeurs, conflits de famille, luttes d'influence au sein de la communauté, tout y est pour rendre ce roman vivant et intense psychologiquement.
C'est le premier roman de Naomi Alderman, jeune auteur née en 1974 qui a elle-même grandi dans la communauté orthodoxe de Hendon, en Angleterre. Elle a écrit depuis le livre "Mauvais genre" qui évoque le monde feutré de la très sélect université d'Oxford.
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akahama
  04 septembre 2014
La désobéissance est l'histoire d'une juive orthodoxe qui a quitté son milieu étriqué pour vivre sa vie comme elle l'entend, en assumant son homosexualité et une carrière dans le milieu de la finance. Malgré l'exploitation du rejet de la communauté comme thématique centrale, le roman contient une puissance apaisante incroyable. Une véritable invitation à accepter ses paradoxes, servie par une prose sobre, juste, puissante.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AelaAela   13 mai 2011
Je me suis avancée pour l'embrasser sur la joue. Il a reculé d'un pas en secouant légèrement la tête. J'avais oublié. Ce n'est pas permis. De toucher une femme qui n'est pas la vôtre. Même les poignées de mains sont défendues. J'ai ravalé les excuses qui me venaient aux lèvres, car s'il y a bien une chose que je refuse, c'est de m'excuser de ne plus être comme eux.
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AelaAela   13 mai 2011
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Et sur la terre, c'était le tohou vabohou. Que signifie tohou vabohou? La question n'en finit pas d'être débattue parmi les sages. Certains répondent: informe. D'autres disent: vide. D'autes encore: étonnamment vide, comme s'ils avaient été présents aux côtés du Tou-Puissant, au temps d'avant le temps, et s'étaient étonnés du vide, voire avaient émis des remarques à son sujet.
Et il y a ceux qui disent chaotique. Une interprétation qui semble accorder une voix aux mots, qui sont tout ce que nous avons au commencement. Tohou vabohou. Pêle-mêle. Sens dessus-dessous. Bric à brac.
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balaganbalagan   08 septembre 2019
Il ne vous est jamais venu à l'idée, Chaim, que certains d'entre nous ne veulent pas rentrer à la maison ? Que certains d'entre nous ne veulent pas qu'on les retrouve ? Que certains d'entre nous ont vécu dans cette maison et qu'ils ont considéré qu'elle était étroite et contraignante, qu'elle ressemblait plus à une prison qu'à un havre de paix ? Il ne vous est jamais venu à l'esprit que Dieu pouvait avoir tort ?
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balaganbalagan   08 septembre 2019
J'ai pensé à Dieu, à quel point la croyance en Dieu, en ce Dieu, avait fait violence à ces gens. Les avait pervertis, soumis, au point de les empêcher de reconnaître qu'ils ont des désirs, et encore moins d'apprendre à les satisfaire.
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Videos de Naomi Alderman (4) Voir plusAjouter une vidéo
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Tous les samedis sur CANAL+, Augustin Trapenard présente un livre qui fait l'actualité. Cette semaine : "Le pouvoir" de Naomi Alderman.
21CM est disponible en replay sur MyCANAL : http://bit.ly/2Eirb1T
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