AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782369810131
64 pages
Rue de Sèvres (24/09/2014)
4.23/5   517 notes
Résumé :
Au XIXème siècle, d'intrépides explorateurs repoussent sans cesse les limites de l'inconnu. Avides de nouvelles découvertes, ils tournent leurs regards vers les étoiles...

1869 : La conquête de l'espace commence !
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (137) Voir plus Ajouter une critique
4,23

sur 517 notes

TheWind
  12 décembre 2015
Vous rêvez de toucher les étoiles ? Alors embarquez avec le Château des Étoiles et laissez vous porter !
Sans nul doute, finirez-vous par les atteindre et ce n'est pas construire un château en Espagne que de dire cela !
D'ailleurs, dans cette magnifique Bd, ce n'est pas en Espagne qu'on construit les châteaux, mais en Bavière !
Le Royaume de Bavière...Moi, ça m'fait rêver, peut-être encore plus que d'aller chatouiller les nuages. La Bavière, région idyllique, avec ses nombreux lacs, ses montagnes boisées, ses prairies verdoyantes, ses villages bucoliques et ses châteaux dignes des contes de fée. Qu'ils sont féeriques et pittoresques ces châteaux de Bavière et notamment le château Neuschwanstein dont la construction fut pensée par Louis II de Bavière.
C'est de tout cela dont s'est inspiré l'auteur, Alex Alice, pour créer le décor de cette bande dessinée.
Mais, il s'est également inspiré du contexte historique de l'époque.
Pour commencer, la vie-même du roi de Bavière, Louis II, qu'on déclara fou, tant il était extravagant. On y retrouve également des personnages historiques tels Bismark qui joua un rôle important dans l'unification de l'Allemagne, ou encore l'impératrice Elisabeth, dite Sissi, qui portait en elle la même mélancolie que son cousin Louis et l'amour des longues promenades équestres en forêt.
Il y a aussi bien sûr cet engouement du XIXème siècle pour le progrès industriel et technique, qui ouvre des perspectives jusqu'alors inimaginables et notamment celle de la conquête de l'espace.
Il me faut ici citer l'auteur évoquant ses influences riches et nombreuses :
« Un des attraits du Château des étoiles est qu'il me conduit d'une manière très logique à marier des influences improbables… de la Guerres des étoiles aux Cités d'Or, en passant par Jules Verne, H.G. Wells, Objectif Lune, l'Étoffe des Héros… et bien sûr par l'oeuvre de Miyazaki, Château de Cagliostro en tête. Et toujours la documentation historique, avec les livres de science de l'époque, souvent emprunts d'une grande poésie. Difficile de dire si le choix du sujet a dicté les références ou l'inverse, toujours est-il qu'un des grands plaisirs pour moi est de retrouver sur mon bureau une gravure d'un bal à la cour impériale de Vienne à côté d'une des dernières images de Hubble… Une histoire qui permet ça,impossible de passer à côté ! »
C'est vraiment tout cela qu'on retrouve dans cette bande dessinée foisonnante, et le plus incroyable, c'est que tout coule de source, tous ces éléments disparates se mêlent admirablement et forment un ensemble absolument fluide et passionnant !
Je suis vraiment tombée sous le charme ! Mais comment ne pas l'être ?!
le scénario empreint à la fois de tendresse, de suspens et de technologie scientifique nous entraîne dans une aventure haletante et les planches à l'aquarelle sont magnifiques !
J'ai vraiment hâte de découvrir le deuxième tome !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          506
Patlancien
  21 septembre 2022
Un coup de coeur pour une belle BD découverte grâce à mon ami Pencrannais que je remercie au passage. Un beau mélange de science-fiction, de steampunck et d'uchronie qui s'appuie sur une qualité de dessins faits à l'aquarelle par le dessinateur Alex Alice.
Nous sommes en plein 19ème siècle à une époque où le progrès industriel et technique bat son plein. On se retrouve à une époque où les montgolfières et autres ballons dirigeables seront les éléments déclencheurs d'une nouvelle conquête spatiale. C'est l'Ether, ce vide spatial qui entoure les planètes, qui va devenir le carburant des futurs engins spatiaux. C'est aussi cet éther qui va être un enjeu de rivalité entre les puissances continentales de cette Europe en construction.

L'histoire commence avec Claire une aéronaute passionnée qui disparaît dans les nuages alors qu'elle était à la recherche du précieux éther. Très vite son fils Séraphin et son mari Archibald partis tous les deux à sa recherche vont se retrouver dans le château de louis II en Bavière. du romantisme wagnérien à l'anticipation vernienne, Alex Alice nous prouve aussi qu'il est un bon scénariste. La sauce prend avec cette histoire qui mêle Bismarck, l'impératrice Sissi et la conquête de l'espace. On trouve dans cet ensemble disparate une unité qui nous surprend. On tourne les pages avec envie et passion.
Et que dire des dessins ? Que les aquarelles sont magnifiques ! de la couverture aux différentes planches, les dessins sont fins, légers et délicats. On plonge dans une atmosphère digne des éditions Hetzel chères à Jules Verne. On trouve aussi des plans et des dessins techniques à faire pâlir un Léonard de Vinci. La gare de Lille comme le Château de Neuschwanstein en Bavière sont d'une représentation architecturale exceptionnelle. de même les personnages bénéficient d'une qualité dans leurs traits qui les rendent vivants aussi bien qu'attachants. Une remarque pourtant en ce qui concerne le petit Hans qui semble sortir tout droit d'un manga (ou un clin d'oeil aux dessins animés du japonais Miyazaki et son Château ambulant).
Le tome 1 est une véritable réussite tant visuelle que scénaristique. le chef Alex Alice nous a bien servi et gâté avec ses premiers amuses-bouches. J'attends avec impatience la suite de son menu avec une entrée en forme de tome 2.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          3840
tchouk-tchouk-nougat
  06 octobre 2014
1868 dans un monde en pleine révolution industrielle. La conquête de l'espace fait rêver et si le secret pour y parvenir était de maitriser l'Ether...
La mère de Séraphin en est convaincue, c'est pour cela qu'elle part en ballon un jour de tempête. Elle trouvera ce qu'elle cherche mais elle n'en reviendra pas pour l'annoncer à son fils et son mari. Un an après ni Séraphin ni son père ne se sont remis de cette disparition aussi quand ils recoivent un courrier d'un mystérieux destinataire leur demandant de se rendre en Bavière afin de récupérer le livre de bord du ballon ils hésitent à peine une seconde. Ils font leur valise!
J'avoue avoir été initialement tenté par cette bande dessinée face au graphisme. Tout d'abord cette splendide couverture à l'ancienne au toucher tissu. MA-GNI-FI-QUE. Il faisait rêver et était la promesse magique d'un grand plaisir à juste regarder cet ouvrage. J'avoue également être totalement tombée amoureuse du dessin Alex Alice que j'avais découvert dans le 3e testament et plus récemment dans l'extraordinaire saga Siegfried. Je n'ai pas été déçue. La promesse de la couverture a été tenue. A l'intérieur les dessins sont tendres, délicats et non dénués d'humour. Les couleurs sont palichonnes, les tons pastels mais ils confèrent à l'ensemble une atmosphère très particulière qui est vraiment agréable. le petit plus surprenant et que l'auteur a laissé apparaitre en sanguine le crayonné de base. Ca m'a fait un peu bizarre au début puis je me suis habituée et j'ai souvent regardé plus profondément les cases afin de rechercher comment elles avaient été conçues initialement.
Assez parlé dessins. Parlons un peu du fond!
J'ai tout autant aimé cette aventure qui peut se lire sans limite d'age. Bien que les quelques phrases sur l'éther soit assez abstraites et parfois (souvent?) un peu tiré par les cheveux je trouve le tout très cohérent et travaillé.
Il y a beaucoup de touches d'humour, des petits gags, des situations cocasses ou des expressions particulièrement réussies.
Le rythme est bien maitrisé, avec peu de suspense mais de l'action et des émotions.
Les personnages sont très touchants. Les trois enfants, bien sur, pour leur foi et leur amour inconditionnel. Hans est parfois un peu cliché mais pas trop. le père de Seraphin m'a beaucoup touché, ce scientifique qui sait se montrer inflexible comme être un père attentionné et confiant de son enfant. Ludwig, rêveur avant d'être roi, chez qui on sent une fragilité.
En conclusion une belle aventure, pour tous, dans un univers dont Jules Verne serait fier.
J'ai hâte de découvrir la suite et de partir dans les étoiles avec les chevaliers de l'Ether!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          355
jamiK
  02 janvier 2018
J'ai longtemps hésité à prendre cette BD à la médiathèque, je trouvais les illustrations aquarellées trop palottes, trop de vignettes dans les pages, et le personnage de Hans (en bas à droite sur la couverture) me faisait trop penser aux personnages de dessins animés japonais des années 80. Pourtant, la couverture en référence aux romans de Jules Verne est tout de même plutôt classe, je dois le reconnaître. Dès les premières pages, j'ai été happé par cette aventure, la division en chapitres rend l'histoire dynamique, facile à suivre. Chaque début de chapitre est introduit par une grande illustration somptueuse, une peu rétro, la page de garde du chapitre 3 fait même penser à une illustration scientifique de de Vinci. L'histoire est agrémenté de plans, dessins techniques.
Séraphin est un enfant plein d'imagination. Son père, Archibald, est ingénieur, Claire, sa mère aussi se passionne pour la science et disparaît en tentant une expérience en ballon. Un jour, son père reçoit un courrier de Bavière d'un mystérieux individu qui prétend avoir retrouvé les notes De Claire. L'aventure commence alors vraiment. L'histoire est construite à la manière des romans de Jules Vernes, avec des personnages assoiffés de savoirs, de Sciences et d'Arts, d'intriguant machiavéliques et d'enfants espiègles, avec en arrière fond l'histoire de la Bavière et de de son annexion par la Prusse. On y croise plusieurs personnages historiques, comme bien sûr Louis II de Bavière (Ludvig), un des personnages principaux de l'intrigue, mais aussi Wagner, Bismarck et l'impératrice Sissi. Les diverses rencontres avec chaque nouveau personnage au fil de l'aventure sont rythmées, introduites de façon dynamique. L'équilibre entre science et aventure est tout à fait digne de Jules Verne, c'en est même le point fort.
L'aspect éthéré des illustrations à l'aquarelle qui ne m'avait pas trop plus en feuilletant d'un premier abord cette BD sont en fait parfaitement justifiés et sont totalement en symbiose avec le récit. J'ai bien dit « éthéré » car c'est en fait le sujet même du récit, l'Ether... Rendez-vous pour le tome 2 sans tarder !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
Foxfire
  17 février 2017
La couverture m'avait immédiatement tapé dans l'oeil. Il faut bien dire qu'elle est pleine de promesses et de jolies inspirations de Verne à Miyazaki. Je ne vais pas me joindre au concert de louanges quasi général. Ce premier tome s'avère plaisant mais peut-être un peu trop sage.
Le dessin est à la hauteur des promesses de la sublime couverture. Les aquarelles sont de toute beauté, les paysages magnifiques. Quant au travail des couleurs, il est remarquable.
Le sujet est intéressant et propice à enflammer l'imaginaire. Mais si j'ai apprécié ma lecture, je n'ai pas non plus été emportée. Il y a un quelques faiblesses qui ont empêchée ma totale adhésion, tout particulièrement au niveau des personnages. Tout d'abord le duo père/fils en tant que héros sur un pied d'égalité de traitement ne fonctionne pas. Je pense qu'il aurait fallu que l'auteur fasse un choix et en privilégie un des deux. Ensuite, j'ai trouvé les méchants pas assez convaincants. On dit souvent que pour faire une bonne histoire, il faut un bon méchant. Et j'ai trouvé que le Chancelier ne parvenait pas à représenter une menace suffisamment tangible pour être efficace. Enfin, certains personnages secondaires ne sont pas assez bien caractérisés et auraient mérité d'être mieux dépeints. Je pense notamment au personnage du roi de Bavière qui manque cruellement de charisme.
Malgré tout cette B.D vaut le détour. Les dessins sont vraiment splendides et j'ai tout de même passé un bon moment. Je lirai le second tome en espérant un scénario plus abouti et plus échevelé.
Challenge B.D 2017
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290


critiques presse (5)
SciFiUniverse   08 novembre 2018
Aventures rythmées, trahison, conspiration, espionnage et machines surprenantes. Vous trouverez votre bonheur dans ce bel album superbement illustré qui allie steampunk et conquête de l'espace.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
BDZoom   11 juin 2015
Un récit à priori destiné à la jeunesse et de fait truffé d’une myriade de références.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Elbakin.net   03 décembre 2014
L’entrée aérienne offerte ici constitue quoi qu’il en soit une mise en bouche plus qu’agréable et qu’il serait bien bête d’ignorer. Alors, certes, un nom ne fait pas tout, mais dans le cas d’Alex Alice, on frise la confiance aveugle. Et encore et toujours à raison jusqu’à maintenant.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
BDGest   13 octobre 2014
Un récit passionnant pour une épopée hors du commun. Voilà une bonne façon de résumer en quelques mots l’une des meilleures bandes dessinées de cette rentrée. Reste à prendre son mal en patience avant la sortie des prochains fascicules.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   30 septembre 2014
On est un peu plus déstabilisé par la palette de couleurs parfois très pâlichonne qui illumine un trait toujours majestueux, mais elle colle à l’ambiance douce et sans véritable violence installée par l’auteur. Côté scénario aussi, point de réelle surprise, mais une histoire qui assume son positionnement de 7 à 77 ans, et le fait avec talent.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
PatlancienPatlancien   18 septembre 2022
- Qui a bien pu vous mettre en tête que les contes de fées n'ont aucun sens?
- M...Mon père, monsieur... Majesté!
- Un homme de sa qualité ne devrait pas ignorer la puissance des mythes... Les contes disent toujours la vérité!
- Mais, majesté... Les fées, les dragons... tout ça, ça n'existe pas!
- Croyez-vous? N'avez-vous jamais eu peur du noir? Craint la solitude? La douleur, le rejet? L'échec? La mort? Voyez-vous, la vérité que nous enseignent les mythes n'est pas que les dragons existent... mais qu'ils peuvent être vaincus. Montrez-moi un homme qui a su triompher de ses peurs... Je vous montrerai un tueur de dragon
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          2710
Les-experts-du-livreLes-experts-du-livre   01 décembre 2015
Monsieur?
Merci mais vous nous avez dit tout ce qu il y a à savoir sur l'éther. En physique vous nous avez expliqué qu'il remplit tout l'univers. En optique, vous nous avez exposé qu'il propage la lumière comme une onde sur la mer. En philosophie, vous nous avez parlé des travaux de Descartes et de Newton à son sujet...

Mais?
Et nous savons que votre mère a donné sa vie pour son étude. Nous en sommes navrés. Mais personne n'a jamais prouvé son existence, et personne... personne n'ira jamais sur Vénus, Mars ou la Lune avec un moteur a éther! Et enfin...
Mais...
Enfin Séraphin... ... Dans quel cours sommes-nous?
L... Latin
Tout juste! Et quand je vous demande, en cours de LATIN, un exposé sur Vénus, à votre avis, est-ce que le sujet de la déesse de l amour chez les romains...ou une étoile au fond de votre fichu éther?
Euh... C'est une planète monsieur... ... pas une étoile...

J'ai choisi cet extrait car je le trouve à la fois drôle car il se trompe de sujet et révèle un peu l'histoire avec l'éther qui occupe toute l'histoire et quelque révélation telle que le fait que la mère de Séraphin soit morte ...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   06 octobre 2014
Enfin Séraphin, dans quel cours sommes nous?
-L... latin.
-Tout juste! Et quand je vous demande, en cours de latin, un exposé sur Vénus, à votre avis, est ce que le sujet est la déesse de l'amour chez les romains ou une étoile au fond de votre fichu éther?
-Euh... C'est une planète monsieur... pas une étoile...
Commenter  J’apprécie          260
sevm57sevm57   02 juin 2015
-Pourquoi un canard?
-Un cygne! C'est un cygne!! L'oiseau du roi, le blason du chevalier Lohengrin!
-On dirait un canard.
-Ecoutez, jeune homme...J'ai dessiné les décors de Lohengrin pour l'opéra de Munich, j'ai dessiné les plans du rocher du cygne, je travaille pour le roi depuis plus de 6 ans, j'aime autant vous dire qu'en matière de palmipède, je sais de quoi je parle!!
Commenter  J’apprécie          120
sevm57sevm57   31 mai 2015
-C'est de la folie ! Avez-vous vu la taille de ces nuages ?!
-Croyez-vous que Christophe Colomb aurait renoncé au premier coup de vent?
-Bon Dieu de bois! Si la foudre s'abattait sur leurs voiles, les marins de la Pinta ne risquaient pas l'explosion d'hydrogène à 11000 mètres du sol!
Commenter  J’apprécie          160

Videos de Alex Alice (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alex Alice
HD Trailer for Alex Alice's unproduced Siegfried film. 2020
autres livres classés : steampunkVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura