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Patricia Rey (Traducteur)Gérard de Cortanze (Traducteur)
ISBN : 2757823191
Éditeur : Points (28/04/2011)

Note moyenne : 3.01/5 (sur 35 notes)
Résumé :

Patty Diphusa est un sexe symbole, et elle le sait. Star internationale du porno, égérie d’AndyWarhol, elle passe sa vie sans dormir, à boire, se shooter et s’envoyer en l’air dans les boîtes denuit madrilènes. Pourtant, cette droguée narcissique cache un grand coeur, une sensibilité à fleurde peau et un optimisme sans faille. A travers son récit, c’est toute la finesse et le génie de s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
manU17
  10 avril 2014
« Quand j'étais petit, je voulais être écrivain. Et, de fait, j'écrivais continuellement. En réalité, ce que j'ai le plus fait dans ma vie, c'est écrire...»
C'est par cette citation de Pedro Almodovar que s'ouvre la présentation de ce petit recueil composé d'un ensemble de textes destinés, à l'origine, à être publiés dans la presse espagnol.
La première partie rassemble les chroniques de Patty Diphusa, La Vénus des Lavabos, ex-porn star reconvertie dans la presse magazine après avoir déjà eu les honneurs de roman-photos pour adultes qui s'arrachent à prix d'or. Ses états d'âme, sa vie, son oeuvre, ses expériences sexuelles dans les toilettes, dans les taxis, la diva du sexe n'est pas avare en confidences et toujours prête à payer de sa personne… La seconde partie, intitulée Remplissage, rassemble des textes, d'un intérêt relatif et inégal, écrits par le réalisateur pour la presse. La troisième, Conseils pour devenir un cinéaste de renommée internationale, est la plus brève. le cinéaste y parle de lui, de sa vocation, de sa vie et de sa carrière.
Pour paraphraser Flaubert, Almodovar aurait pu écrire « Patty Diphusa, c'est moi ! » tant on a l'impression de le voir dans la peau de cette star du X au grand coeur. On le sent qui jubile à se glisser dans son personnage et on s'amuse avec lui.
Un petit recueil amusant sans être inoubliable où Almodovar se fait plaisir et se raconte avec la liberté de ton et d'esprit qui le caractérise. Un habile mélange d'humour, de sarcasmes et d'une bonne dose d'autodérision.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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le_Bison
  29 mai 2014
Aujourd'hui, je t'aurais volontiers parlé de Penelope Cruz… Forcément pour écrire une chronique sur Pedro Almodovar, il faut d'abord voir les belles femmes qui l'entourent, ses muses. Penelope est belle, sublime, avec une chute de rein à me faire bander, même dans un cercueil. Mais pas ce soir. J'ai trouvé mieux dans son univers, en la personne de Patty Diphusa ! La meilleure tailleuse de pipe de tout le chaud Madrid. Tu peux me faire confiance, bien que je n'aie pas eu la chance de sentir le parfum de ses lèvres ; mais Patty est comme ça, sûre d'elle et c'est bien de sa bouche que l'affirmation en est sortie.
La « Vénus des Lavabos ».
Elle m'emmène dans tous les coins branchés de Madrid. En star du porno affirmée, elle assure à me faire rougir de plaisir avant de jouir de ses mains ou de sa bouche. Elle est tout ce que peut représenter de la chaleur des nuits madrilènes. Des rencontres, des taxis, des producteurs. Elle en voit passer du monde. Belle et intelligente, Patty ravage tout sur son passage. Alors que tu n'oses même pas lui demander un autographe, elle te le donne de bonnes grâces, devançant tes désirs même inavouables. Généreuse et humaine.
Mais le sexe sans sentiment laisse un goût d'inachevé, même dans la bouche. C'est pour cette raison que Patty est aimante, et qu'elle n'hésite pas dans ses actes. Etre entière. Ne pas tricher et donner tant de plaisir à ces rencontres, à ces vies croisées, à ce destin qui unit les hommes et les femmes. Même pour une heure, une nuit. Surtout pour une vie.
Patty écrit sa vie, sous forme de chroniques littéraires, une autre forme de son talent, après ses fameux romans-photos pornographiques. Dire que tu ne pensais pas que cela puisse être possible ; rencontrer une femme aussi intelligente et aussi bonne fellatrice. Il était temps de t'inviter dans sa vie. Car avec elle, tu découvres la « movida » et son esprit festif. le temps de quelques courts chapitres en autant d'épisodes de sa vie. Une vie rapide qui saura t'amuser, te faire fantasmer ou t'acoquiner.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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HORUSFONCK
  02 avril 2018
J'ignorais, jusqu' à ce que je trouve ce Patty Diphusa, qu' Almodovar avait écrit.
Spectateur enthousiaste de quelques-uns de ses films, ce livre m'a charmé comme une sorte d'époque révolue: Celle où l' Espagne, sortie du franquisme, s'épanouit dans une libération madrilène... libération qu'interprète cette Patty au grand coeur qui ne dort jamais et à l'optimisme indéboulonnable.
Almodovar mêle, dans La vénus des lavabos, une insouciance et un brin de désenchantement à travers les aventures sexuelles de son héroïne... Un éclairage sur les nuits de Madrid, aussi.
Hors Patty Diphusa, qui n'occupe qu'une partie du livre, Pedro Almodovar raconte aussi son cinéma et, quelque-peu, le film de sa vie en n'éludant pas certains épisodes peu glorieux d'une carrière démarrée en super-huit.
Cette relation amène tout naturellement l'auteur-cinéaste espagnol à enfoncer le clou d'une donnée essentielle: la vocation. Vocation accompagnée tout de même de la ténacité, du culot et de la chance.
En fin, il est bon de garder à l'esprit, pour le lecteur, que le bouquin date de 1991 et que certaines données ont mutées de puis les années 80.
... Ce qui n'est pas sans donner une saveur de légère nostalgie à Patty Diphusa La Vénus des lavabos, dont la principale vertu, à mon sens, est d'aider à mieux connaître un cinéaste aussi singulier que talentueux.
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maltese
  23 février 2012
Ce recueil rassemble des chroniques parues de 1979 à 1983 dans divers journaux espagnols.
Almodovar nous emmène dans un monde interlope et mêle fiction et souvenirs aux milieux des nuits madrilènes, où le sexe et la drogue sont au rendez-vous.
Ces textes tournent parfois au délire et cachent souvent sous leur drôlerie une gravité et un regard grinçant, ironique sur ce monde frivole qui aura vite fait de vous voler votre âme.
La première moitié du livre place le lecteur dans les pas de Patty Diphusa, star du porno, à la vie on ne peut plus dissolue. Viennent ensuite une série d'articles regroupés sous le titre "Remplissage" avant d'aborder les "Conseils pour devenir un cinéaste de renommée internationale".
Pedro Almodovar regarde en partie sa vie au travers de ces textes avec du recul et beaucoup d'ironie. Même si l'ensemble date un peu et sent les années 80, il est agréable de se trouver au côté du cinéaste cette fois par l'intermédiaire de l'écrit et de sentir poindre toute sa tendresse face à la vie.
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pbazile
  17 août 2012
Il s'agit d'un recueil de textes écrits pour un journal. Patty Diphusa, "actrice" de romans-photos pornos y raconte son quotidien.
Il est suivi de deux autres recueils, dont un de "conseils pour devenir réalisateur de renommée internationale", dans le même ton.
J'aime plutôt Almodovar comme auteur et réalisateur de film. Comme écrivain c'est moins convaincant. C'est parfois léger et drôle, mais on sent que ce n'est pas construit. Ce type d'expérience m'a rappelé la BD "Le garage hermétique de Jerry Cornélius" écrite au jour le jour par Moebius dans les années 70. Ca peut être brillant, mais c'est inégal et on finit le livre à toute vitesse en sachant qu'on a compris le principe sans rater grand chose.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   24 avril 2014
- Tu es beau ?
- Oui.
- Grand ?
- Un mètre quatre-vingts, peut-être plus. Je suis mince mais juste ce qu’il faut, du genre éphèbe. Je porte un jean.
- Pose ta main sur ta braguette et dis-moi ce que tu trouves.
- Tu peux l’imaginer.
- A cette heure mon IMAGINATION se confond avec mes DÉSIRS, et mes désirs n’ont plus le sens de la MESURE, sois plus concret.
- La nature a été très généreuse avec moi.
- J’ai horreur des euphémismes, mais je te fais confiance. Les yeux ?
- Clairs. Verts ou bleus.
- Ils éclairent ton regard d’une façon extraordinaire ? Ils t’hypnotisent lorsque tu les regardes dans la vitre, à tel point que tu ne peux t’en détacher ?
- Oui, c’est exactement ça.
- Avec ces yeux, j’aurais aimé que tu sois brun.
- Je suis brun.
- Fabuleux.
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le_Bisonle_Bison   25 mai 2014
Tout en parlant j’ai posé ma main sur la braguette du type, et je me suis rendu compte qu’il était presque aussi excité que moi le salaud ! Comme nous n’étions pas loin de la maison de campagne, paradis de l’amour libre, nous avons fait l’amour. Il m’a dit de faire attention, de ne pas lui laisser de marques, qu’il était un garçon… très sensible. Tout y est passé. A la fin, alors qu’on s’habillait, il m’a avoué que c’est la première fois qu’il léchait une chatte…, cet aveu m’a rendu morose. MOI, la plus moderne, la plus experte, celle que plus rien n’émeut, mêmes les mots accompagnés de quelque chose en plus, du genre rivière de diamants par exemple, eh bien cette fois j’ai été émue. Bien que je sois une star du porno, je suis terriblement sentimentale.
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manU17manU17   02 avril 2014
Le cinéma d'Almodovar, parce qu'il nous donne de son pays une image totalement subjective, personnelle, touche au général par le particulier. Ses Analyses, prises dans les filets d'un certain milieu et d'une certaine société utilisés comme microcosme, sont révélatrice d'une Espagne multiple, mouvante, baroque, au sens cosmogonique du terme : dont le centre est partout et la circonférence nulle part.

[Extrait de la présentation de Gérard de Cortanze, également traducteur avec Patricia Rey]
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le_Bisonle_Bison   14 mai 2014
La critique spécialisée affirme que mes rôles érotiques portent en eux quelque chose d’inclassable qui me rend unique et qu’on a de toute façon pas l’habitude de voir dans ce genre de sous-produit. Alfonso Sanchez a été très gentil avec moi : « Quand tu fais une fellation, le spectateur ne remarque que tes yeux et ta bouche. » On a beau dire, mais je suis avant tout une actrice. Pourquoi le cacher ? Et puis n’ayons pas peur des mots : non seulement j’ai un corps qui rend fou les hommes, mais en plus je suis intelligente.
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le_Bisonle_Bison   21 juin 2014
La première chose que je fais quand je rentre chez moi après un long voyage, c’est chier. Tel le chien de Pavlov, je me suis dirigé vers les toilettes, les yeux fermés. Assis, dans la même position que d’habitude, j’ai dû constater que rien ne sortait. A peine ai-je réussi à libérer deux ou trois pets secs et grinçants… Je n’ai pas insisté.
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