AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2742769013
Éditeur : Actes Sud (17/08/2007)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Dans la beauté solaire de son île grecque, la jeune Pavlina aime celui qu'elle croit son cousin, Aris. Elle ignore le secret qui dévastera pour longtemps la famille : Aris est du même père qu'elle. L'enfant qu'elle aura de lui, fruit d'un inceste, sera confié à l'adoption.
La fille des Louganis raconte l'histoire de ce double arrachement, à l'île et à l'enfant. A Genève, où elle émigre, Pavlina poursuivra son existence, comme absente à elle-même, sans renonce... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  13 janvier 2014
Destination : la Grèce, dans la petite île de Spetsos. le propos débuté dans la violence : Spiros et Nikos perdent la vie sur leur bateau de pêche en manipulant la dynamite qu'ils utilisent pour tuer les poissons. La mort des deux frères n'est pas un accident. Une faute a été commise, entraînant la vengeance et le suicide. Mais rien n'a été révélé, et le secret aura des conséquences dramatiques. Sans répit sur les traces de sa fille qu'on lui a retirée dès la naissance, X sombre dans une tristesse infinie. L'oubli est impossible et la quête sans fin.
Malgré l'ambiance mortifère du récit, jonché de deuils et de séparation, Métin Arditi nous offre là un récit empreint d'une grande sensualité : les amours se disent et se vivent quels que soient les sexes et les générations. Les corps s'unissent et les couples se créent, à plus ou moins long terme. Seule notre héroïne, encore attachée au père disparu de son enfant perdu, s'isole dans un deuil sans concession.
Il n'est pas question là de révélation tardive en guise d'appât pour le lecteur qui connaît des la départ la donne. le seul suspens réside dans la recherche de l'enfant perdue, mille fois fantasmée, mille fois suivie en vain dans la rue, sur de maigres indices, l'âge, la couleur des cheveux ou des yeux.
L'écriture retranscrit bien les états d'âme des personnages, leurs incertitudes et leur désespoir, la symbiose est aisée avec l'héroïne dont on partage les doutes et les espérances. Quelques coups de griffes au passage pour certains personnages secondaires viennent alléger le propos.
C'est facile et agréable à lire, mais il n'est pas certain que l'ensemble résiste aux limites de la mémoire .
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          192
christianebrody
  11 janvier 2012
Spetses, sa mer bleue, son ciel dégagé, sa misère, son peuple dur à la tâche, économe dans ses attitudes, connaîtra en 1952, une tragédie, celle que l'on appelle la malédiction des Louganis… Ils sont nombreux, sur l'île, à utiliser cette expression. Et voici ce qu'ils ajoutent toujours: les hommes cachent, le destin dévoile. Ces dévoilements sont nos petites apocalypses. La clarté a ses risques. La lumière ou le feu… le destin dévoile et ensuite on souffre.
Cette année là, les frères Louganis meurent la tête arrachée par un pain de dynamite lors d'une partie de pêche. Meurtre, suicide ou accident stupide?
Fuyant la pauvreté, Spiros et Nikos Louganis arrivent au monastère de Spetses 20 ans plus tôt. Ils y trouvent un travail, prennent femmes, bâtissent une maison qui accueillera les deux familles, se lancent ensemble dans la pêche au filet. La tranquillité de ces deux familles s'en trouvera bouleversée lors d'un repas d'anniversaire durant lequel Spiros, l'aîné, remarque l'attention appuyée que Nikos porte à sa nièce Pavlina, une marque d'intérêt qui éveille sa suspicion. La mort brutale des hommes laissent deux familles dans l'indigence. Magda et Fotini trouvent différents emplois pour subvenir aux besoins de leurs enfants, Pavlina (12 ans) et son beau cousin pour lequel elle nourrit des sentiments intenses, Aris (17 ans).
Menuisier l'hiver, Aris décide de transformer le caïque de leurs pères en caboteur l'été, Spetses étant devenu au fil des années un lieu de destination touristique prisée. Secondée par Pavlina, ouvrière l'hiver, les gains rapportés mettent les deux familles à l'abri du besoin. L'obsession maladive que nourrit Pavlina envers son cousin les conduira à un tragique dénouement. Aris, sensible, fragile, tourmenté par une passion inavouable se réfugiera dans la mort laissant une Pavlina inconsolable, enceinte, victime tragique ignorant tout de la fatalité implacable qui la poursuivra toute son existence. On suit son parcours pendant trois chapitres, chacun représentant une ville qui la marquera. Spetses, ville de la faute originelle; Athènes, ville où l'abandon de son enfant la mènera au bord de la folie; Genève, ville de l'errance, de l'oubli, de l'espérance. Innocente victime expiatoire, esclave de sa nature compulsive, elle attendra la mort de sa mère et les confessions du pope Kosmas pour se libérer de la malédiction familiale. Lors de son combat pour retrouver l'enfant du déshonneur abandonné 17 ans plus tôt, elle croisera les soeurs Papazoglou, deux vieilles filles un peu revêches qui l'abriteront durant toute sa grossesse. Il y a aussi Madame Chrissoula, épicière, et Myrto sa soeur qui sauront l'entourer, l'aimer, la protéger.
Les sentiments que j'ai ressentis pendant la lecture sont contradictoires. Les talents de conteur de Metin Arditi sont réels mais pourquoi avoir choisi un ton si morne? Certes l'apathie du récit permet d'échapper à ce qui aurait pu être une chick lit de mauvaise qualité, tous les ingrédients réunis ici concourent à cela: la faute+le secret+la culpabilité+le déshonneur, douleur belle et stupide inventée par les hommes, comme si les autres ne suffisaient pas mais la distance que l'auteur met entre le lecteur et l'histoire est telle, que l'on ne se sent pas en empathie avec la malheureuse héroïne. L'avalanche des catastrophes ne suscitent ni pitié ni terreur, au mieux on est en présence d'un conte moralisateur. Si la portée de ce livre est didactique alors c'est une réussite car il y aborde de façon retenue les problèmes de la promiscuité, de l'impossibilité de communiquer, la sexualité, l'arrachement à la terre et aux êtres, le mal-être sans jamais juger. Sujet de réflexion sur le destin, en sommes-nous les victimes? les acteurs?, LA FILLE DES LOUGANIS, sans forcément me déplaire ne m'a pas du tout bouleversé. Je me suis sentie étrangère au sort de Pavlina.
Lien : http://www.immobiletrips.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
zabeth55
  12 décembre 2013
Une île grecque où vit la famille Louganis. Des secrets et des drames familiaux. Une passion dévorante de Pavlina pour son cousin Aris.
de bons ingrédients pour faire un bon roman, mais pour moi c'est une petite déception. C'est agréable à lire, pas mal écrit, mais j'étais restée sur l'émerveillement du « Turquetto » et de la plume de Metin Arditi. Et ce deuxième roman que je lis de lui n'a pas sa puissance ni sa force et m'a laissée un peu sur ma faim.
Commenter  J’apprécie          120
yoshi73
  02 janvier 2013
Pavlina est une petite fille heureuse. Sa famille n'a pas beaucoup d'argent mais elle peut compter sur l'amour inconditionnel de son père, Spiros, et de son cousin, Aris. Rien ne semble pouvoir troubler ce bonheur. Jusqu'au jour où son père et son oncle meurent dans des conditions difficiles à expliquer en allant à la pêche. le monde de Pavlina bascule. Elle se raccroche à son cousin qu'elle aime et dont elle voudrait partager la vie. Mais les choses ne sont pas si simples. Encore une fois, elle va devoir faire face à la perte d'un être cher. Et c'est enceinte, qu'elle fuit son petit village De Grèce pour Athènes où elle doit mener sa grossesse à terme avant de donner son enfant à l'adoption. Une fois son enfant donné elle va être hantée par son geste et ne va avoir de cesse que de retrouver cette petite fille. Sa vie s'est arrêté le jour de la naissance de son enfant. Elle s'exile en Suisse, à Genève, pour essayer de rompre avec son histoire et de commencer une nouvelle vie. Mais elle va être rattrapée par ses vieux démons et par les secrets familiaux.
C'est un livre très émouvant. On s'identifie très vite au personnage de Pavlina qui doit faire face aux difficultés de la vie. C'est un roman plein d'espoir aussi qui traite de l'amour et de l'amitié et de l'attachement aux autres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Rebka
  04 avril 2017
Belle couverture, ça donne envie non ? Si. C'est d'ailleurs en partie pour ça que j'ai plongé dans les eaux turquoises de la Méditerranée, droit dans le sillage de la fille des Louganis. Swim swim swim, après une bonne session de brasse coulée je suis maintenant en mesure de vous dire un truc : les grecs ne se sont pas remis de leur antiquité. En tout cas, les choses n'ont pas beaucoup changées depuis le bon vieux temps de la mythologie : on couche encore ensemble entre frère et soeur, son oncle est en fait son père, du coup son père devient son oncle, sa tante sa belle-mère et son enfant son neveu (ou sa nièce). Eh ouais, ah la la Oedipe quand tu nous tiens ! Ainsi, c'est un fait : au pays du tzatziki, de la moussaka et de l'ouzo, les histoires de famille donnent des noeuds au cerveau.
Le cas de Pavlina, la fille des Louganis, ne déroge pas à la règle. Et même si - comme dans toute tragédie grecque qui se respecte - elle ignore un élément clé et secret de l'histoire familiale, il n'en demeure pas moins qu'elle tombe à pieds joints dans l'inceste. Pas de bol ! Déjà que l'homme qu'elle aime, son cousin ou son frère comme vous voulez, est beau comme un Apollon mais préfère pour sa part plutôt les garçons (encore un cliché qui à la vie dure on dirait)...
Metin Arditi nous propose donc une tragédie grecque classique j'ai envie de dire, avec tous les éléments qui vont bien, transposée à l'époque moderne. Par contre il m'a manqué un certain souffle pour réellement apprécier cette lecture, le fameux petit truc en plus, j'ai eu parfois des bonnes “sensations” mais qui ne se sont jamais concrétisées, comme si je lisais une ébauche de roman. Les personnages manquent de consistance et au final je n'ai pas trouvé ce que je cherchais dans ce livre. de plus, la fin n'apporte rien à cette histoire qui du coup, ne va nulle part.
Je ne regrette cependant pas de l'avoir lu, c'est tellement court que quelques heures suffisent et il y a bien un point positif : tout ça m'a royalement donné envie d'aller me faire voir chez les grecs un de ces quatre (et ça c'est déjà une bonne chose).
Lien : http://tracesdelire.blogspot..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MijouetMijouet   05 juin 2013
[…]
- As-tu envie de mourir?
- j'ai abandonné mon enfant. Je veux le retrouver. Le reste m'est égal.
- Tu veux donc vivre. C'est bien. Pour ce qui est de ton enfant, il a été adopté, Pavlina. Tu le sais. Tu as fait un immemse sacrifice pour le bien de ton enfant.. Personne ne te juge.
- Mon enfant me jugera.
- Rien ne pourra changer le passé, Pavlina. Devant-moi, je vois une jeune femme qui plonge.
Il laissa s'écouler un long silence, puis reprit:
- Je ne suis pas ton ennemi. Je suis médecin. Mon travail, c'est de t'aider. Et pour ça, il faut que tu me parles.
- Je pense à mon enfant sans cesse, dit enfin Pavlina d'une voix blanche. Je pense à elle chaque minute, chaque seconde.
[pour la suite voir la citation d'Astazie]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
spleenspleen   30 octobre 2011
Ghikas avait la cinquantaine lourde.Ses mouvements étaient lents, son tournoiement approximatif, ses sauts à peine esquissés.Mais ses gestes embellissaient sa condition d'homme .On partageait la douleur qu'il ressentait à bouger les bras, les jambes,la taille.Il tournoyait avec économie, avec dignité, dansait comme on remonte l'ancre lorsqu'on est vieux et que l'astuce vient au secours de la force, parce que toute une vie on a travaillé sur une barque ,à cinquante ans on a le sentiment d'en avoir cent et on a mal partout...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
PinkCatReadingPinkCatReading   10 septembre 2010
C'est ça la consolation. Prendre une partie du fardeau de l'autre et le mettre sur ses propres épaules, comme on décharge une mule.
Commenter  J’apprécie          60
beamag87beamag87   30 juin 2013
Dimanche 17 novembre 1957
Pavlina repéra les sœurs Papazoglou au premier coup d'œil. Elles se donnaient le bras, emmitouflées chacune dans un manteau noir de bonne coupe.
Dix ans les séparaient, mais elles auraient pu passer pour jumelles. Elles étaient toutes deux petites, minces, et mates de peau.
Commenter  J’apprécie          20
AstazieAstazie   01 août 2012
Je pense à mon enfant à elle chaque minute, chaque seconde. Elle fait ceci, puis elle fait cela, elle est habillée comme moi, ou pas comme moi. Selon le jour, elle a les yeux très noirs, comme ceux de son papa, ou bleu très clairs comme les miens.... Je suis tout le temps avec ma fille. Je ne la lâche plus.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Metin Arditi (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Metin Arditi
Au Cap D?Ail pour La Nuit Européenne des Musées, à la rencontre des auteurs | lecteurs.com .Passer "une nuit blanche" dans un musée avec des auteurs et des lecteurs c?est un rêve pour tout le monde, nous l'avons fait, retour sur une nuit magique dans ce cadre somptueux ! Rencontres uniques, moments exquis en compagnie de Didier van Cauwelaert, Véronique Ovaldé, Metin Arditi, Ingrid Astier, Philippe Besson, Yannick Grannec, Thomas B. Reverdy, Sylvie Bourgeois, Pierre Reichenecker et Pierre Devoluy, Martine Gasquet, Didier Gayraud, Yvette Gazza-Cellario, Clara Laurent, Christel Louvet, Brigitte Rollier, Michel Tourscher, Kate Banks, Theresa Bronn, Sandra Nelson, Julie Ricossé et Sabine Péglion. Ces rencontres "hors les murs" conçues Nathalie Iris - une librairie passionnée, souvenez-vous de la nuit blanche des livres 2016 - sont nécessaires pour les auteurs. Article à découvrir sur lecteurs.com : http://www.lecteurs.com/article/passer-une-nuit-blanche-dans-un-musee-avec-des-auteurs-et-des-lecteurs-un-reve/2442997 Visitez le site : http://www.lecteurs.com/ Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/ Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/channel/¤££¤26Sandra Nelson41¤££¤15tQCg/videos Dailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
+ Lire la suite
autres livres classés : incesteVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
897 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre