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ISBN : 2330084447
Éditeur : Actes Sud (07/06/2017)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Un changement dans la vie de Satoru fait qu'il doit se séparer de Nana, son chat adoré. Débute alors une série de voyages chez des amis d'enfance, aux quatre coins du Japon, pour lui trouver un nouveau foyer. Mais le rusé matou, narrateur de ce savoureux roman, ne l'entend pas de cette oreille : il fera tout pour rester avec Satoru et prolonger l'aventure.
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
03 août 2017

Ouah! le chat de la couverture me faisait déjà de l'oeil, avec son air filou! Cependant, j'ai hésité : un énième livre dont le narrateur est un chat? J'en avais lu des bons et des moins bons. Mais je n'ai pas résisté longtemps! Et comme j'ai bien fait: original, prenant, humoristique et très émouvant, un livre -coup de coeur et un véritable coup de foudre pour Nana, le chat ( oui, pour la petite histoire ce mot veut dire sept car sa queue vue d'en haut forme ce chiffre) et Satoru, son maître ...
Original, car ce roman n'est pas qu'un récit fait par un animal, il mêle différents points de vue. C'est assez déconcertant d'ailleurs car sur une même page, on peut passer d' une narration à la première personne ( Nana) à un point de vue omniscient puis à une focalisation interne de l'un des autres personnages. Mais on s'y fait très vite. Original aussi dans sa structure: chaque partie porte le ou les prénoms d'amis auxquels Satoru va rendre visite , pour faire adopter son chat qu'il ne peut plus garder.
Prenant, car à travers l'histoire, c'est le Japon contemporain que nous décrit l'auteure, entre traditions et modernité, où par exemple certains enfants sont appelés " enfants avec clé" car ils sont délaissés par leurs parents, trop pris par leur travail et se retrouvent seuls dans un appartement dont on leur laisse la clé... Intrigant également car on se demande pourquoi Satoru doit se séparer de son chat.
Humoristique : il a son franc-parler, Nana, le chat errant recueilli par Satoru! Et il égratigne par ses remarques pertinentes notre monde humain! J'ai adoré sa vision féline des gens et des choses.
Très émouvant quand on devine petit à petit la raison pour laquelle Satoru entreprend tous ces voyages . C'est un personnage magnifique, qu'on aimerait avoir pour ami. Souriant, généreux,ouvert aux autres, alors qu'il a connu bien des chagrins déjà ...
Chats, Japon, voyages révélateurs, un chaleureux rayon d'humour et un grand vent d'émotion, vous êtes convaincus, non ? En tout cas , je l'espère, ce livre mérite d'être connu! Parole de Nana!
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Valmyvoyou
06 août 2017
Attention, pépite! Encore un énorme coup de coeur pour moi. Encore un livre refermé avec des sanglots.
Non, je ne suis pas dithyrambique sur tous les livres, contrairement à ce que pourraient faire croire mes dernières critiques. L'explication est beaucoup plus simple : ma pile de lectures de vacances est composée de livres que j'avais vraiment envie de lire et pour lesquels, j'avais lu des critiques qui me donnaient absolument envie de les dévorer.
Revenons à Les mémoires d'un chat. Après avoir lu deux pages, je savais déjà qu'il me plairait. Au départ, c'est un chat errant qui s'exprime. C'est plein d'humour. Lorsqu'il est renversé par une voiture, il demande de l'aide à Satoru, un jeune homme hyper sympathique, qui aime et comprend très bien les chats. Ce félin, à qui Satoru donne le nom de Nana, finit par se laisser adopter. Cette partie est pleine de tendresse.
Ensuite, nous suivons ce nouveau "couple" dans le voyage qu'ils entreprennent dans le passé de Satoru. Ce dernier, pour une raison que nous ne connaissons pas, doit se séparer de Nana et veut lui trouver le foyer qui lui conviendra.
Par petites touches, l'auteur nous donne des pistes sur les motifs de cette séparation forcée. Cette découverte se fait petit à petit, en douceur, pour finir de façon exponentielle.
J'ai beaucoup ri, j'ai été très attendrie, je me suis attachée aux personnages. J'ai été prise dans le cocon que Hiro Arikawa a tissé autour de moi. Au fil du livre, l'émotion a été de plus en plus forte pour finir par les vannes lâchées au niveau des larmes.
Ce livre, en ce qui me concerne, est une merveille. J'imagine très bien un film. Je me suis vraiment représenté les scènes, je les ai vécues. D'ailleurs, ce qui m'a fait sourire, c'est que j'ai une représentation imaginée de Satoru qui ne correspond pas à son physique. C'est la magie de la lecture.
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beatriceferon
29 juillet 2017
Enfant, Satoru Miyawaki était très attaché à son chat, Hachi. Aussi est-il tout ému de lui découvrir un sosie qui semble surgi du passé et qui squatte le capot bien chaud de son monospace. Mais le félin, s'il accepte les croquettes, reste méfiant et ne se laisse pas approcher, jusqu'au jour où il est victime d'un terrible accident. Satoru le soigne avec amour, l'adopte et le nomme « Nana », ce qui, en japonais, signifie « sept », en raison de la forme de sa queue courbée.
Hélas, après cinq ans de vie commune, à son coeur défendant, Satoru va devoir se séparer de son compagnon. Il demande l'aide de tous ses amis.
Nana et Satoru vont traverser le Japon en voiture. C'est aussi l'occasion pour le jeune homme de renouer avec son passé.
Au cours d'une visite à ma librairie préférée, je pille allègrement le rayon littérature, pendant que mon mari déambule dans la section sciences humaines, au sous-sol du bâtiment. Mes achats terminés, je descends le retrouver et, à ma grande surprise, je remarque dans un coin une caisse remplie de romans qui n'ont pas leur place dans ce secteur. Au sommet, une belle couverture m'attire comme un aimant. On y voit sortir de derrière un rideau vert, la tête curieuse d'un magnifique matou. Évidemment, je m'en empare aussitôt. Ce sont les « Mémoires d'un chat » de Hiro Arikawa. C'est Nana, l'ancien SDF à moustaches qui a décidé de raconter sa vie. Sauvage et habitué d'un parking de Tokyo, Nana ne se laisse approcher que par Satoru. C'est naturellement vers lui qu'il se traîne lorsqu'il est victime d'une fracture ouverte impressionnante.
Satoru croit voir revenu le fantôme de Hachi, « presque entièrement blanc avec des taches bicolores uniquement sur la tête, la queue noire qui fait crochet. La seule différence, c'est que le crochet de sa queue était tourné dans l'autre sens. » Satoru aime tellement son nouveau compagnon qu'il n'hésite pas à déménager puisque son immeuble n'accepte pas les animaux de compagnie. On est donc surpris et intrigué d'apprendre que, cinq ans plus tard, Satoru va se résoudre à se défaire de Nana. Il cherche quelqu'un qui pourra prendre soin de l'animal et le chérir comme il le fait lui-même. Nous allons embarquer avec les deux amis dans le monospace et traverser le Japon.
Chacune des cinq parties du roman porte le nom de la personne à laquelle Satoru rend visite. Celle-ci prend la parole et raconte comment elle a connu Satoru, en évoquant souvenirs et anecdotes du passé.
C'est ainsi que le lecteur prend petit à petit connaissance de la vie de Satoru, orphelin très jeune, recueilli par la soeur de sa mère, dont le métier l'oblige à déménager continuellement d'un appartement de fonction à l'autre au gré de ses diverses affectations. Satoru est ainsi amené à changer sans cesse d'école et doit laisser Hachi, son chat adoré, à de lointains cousins.
Kosuke est son ami en primaire. Tous deux sont de fervents adeptes de la natation et c'est sur le chemin de la piscine qu'ils découvriront, dans un carton, des chatons abandonnés. le tyrannique père de Kosuke est allergique aux animaux. Satoru va développer des trésors d'ingéniosité pour permettre à son ami de garder le petit félin qui les avait fait fondre.
Les enfants se perdent de vue lorsque Noriko, la tutrice de l'orphelin , déménage. Satoru est un garçon particulièrement facile et sage, terriblement mûr pour son âge, toujours souriant et capable de s'accommoder de toutes les situations. Il ne veut pas causer le moindre problème à cette jeune femme qui se retrouve encombrée d'un rejeton qui n'est pas le sien. Dans chaque établissement scolaire, il se fait rapidement des camarades et devient vite très populaire.
Au collège, il rencontre Yoshiminé, seul comme lui, puisque ses parents divorcent et le laissent aux bons soins d'une grand-mère. C'est avec lui que Satoru apprend à aimer la terre et à cultiver plantes et légumes.
Au lycée, il se lie avec Sugi et Chikako qui se connaissent depuis toujours. Les deux garçons auront une petite rivalité amoureuse, mais Satoru est assez généreux pour éviter de causer de la peine à un ami en essayant de séduire sa compagne.
Enfin, le voyage se termine à Sapporo où vit Noriko, qui complétera le portrait de son neveu, si attachant, et nous révélera pourquoi il doit se séparer de son petit compagnon.
Le récit est prétexte à nous faire faire la connaissance des personnages par petites touches, grâce à une foule d'anecdotes tour à tour comiques, touchantes, poignantes ou même tragiques.
A travers les vitres du monospace, nous verrons défiler les paysages du Japon. Aux côtés de Satoru, Nana admire pour la première fois la mer, le Mont Fuji, la campagne, les forêts.
L'histoire délivre aussi de nombreuses leçons de vie. Satoru est un personnage solaire qui m'a rappelé la Kyoko du roman éponyme de Ryu Murakami. Comme elle, il fait bénéficier ceux qui l'entourent de son empathie et de sa joie de vivre. A son contact, chacun se sent meilleur.
J'ai adoré ce livre et j'ai eu plus d'une fois le coeur serré et les larmes aux yeux. Certains passages m'ont carrément fait pleurer. Et pourtant, l'auteur s'arrange pour nous montrer le beau côté des choses. Par exemple, Nana énumère toutes les merveilles qu'ils ont pu admirer, Satoru et lui, faisant ainsi naître mille images dans l'imagination du lecteur :
« Les villes où Satoru a grandi,
Les champs où les pousses frémissent,
La mer et son bruit lourd et effroyable,
Le mont Fuji de tout près tout près,
La télé-boîte si agréable pour s'asseoir,
Mme Momo, une vieille dame charmante,
Toramaru aux poils tigrés, un pénible mais sincère,
L'immense ferry blanc et toutes les voitures qu'il avalait dans sa gueule,
Les chiens qui agitaient leur queue pour faire fête à Satoru,
Le chinchilla qui avait un langage déplorable, mais qui m'a dit « good luck »,
Les vastes paysages de Hokkaido,
Les fleurs jaunes et mauves pleines de vigueur au bord de la route,
La prairie de miscanthus grande comme la mer,
Le cheval qui broutait,
Les fruits rouges des sorbiers,
Les différentes nuances de rouge des sorbiers que Satoru m'a expliquées,
Les très distingués bois de bouleaux,
L'atmosphère franche et ouverte du cimetière,
Les fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel dans les vases,
Les fesses marquées d'un coeur blanc des daims,
Le grand grand arc-en-ciel double aux pieds campés sur la terre,
Et puis surtout le sourire de nos amis. »
Cette sorte de poème fait chaud au coeur et nous donne une note de formidable espoir. Il suffit d'ouvrir les yeux et de savoir profiter de toutes les beautés, parfois grandioses, parfois insignifiantes qui nous entourent et sont accessibles à tous, même si on n'a pas la chance de pouvoir admirer réellement le Fuji Yama ou les paysages de Hokkaido.
J'ai seulement regretté que la couverture, bien que magnifique (c'est l'oeuvre d'Irina Garmashova-Catow) ne nous donne pas une image du véritable Nana, que je me représente plutôt comme Sam (le chat de la page « samhaseyebrows »). Mais ce n'est qu 'un détail.
Ce roman est pour moi un gros coup de coeur.
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manujean137
11 août 2017
Satoru Miyawaki est un jeune homme travaillant au sein d'une grande entreprise dans ce Japon moderne où la productivité et la retenue émotionnelle notamment sont si importantes, prenant bien souvent le pas sur la vie personnelle. Non dénué de bon sens et de sensibilité pour autant, il commence à nourrir un chat errant qui trouve régulièrement refuge sur le capot de sa voiture, profitant de la chaleur résiduelle. Un jour, ce chat se fait renverser, et Satoru décide de s'occuper de ce félin pourtant bien indépendant. Au fil du temps, une complicité s'établit, les deux compères apprennent à se connaître et s'apprécient de plus en plus alors que les mois passent. C'est alors que Satoru entreprend de chercher une famille d'accueil pour Nana, ainsi a-t-il baptisé ce mâle pourtant véritable chasseur, car un événement imprévu mais mystérieux est venu rompre leurs vie commune, imposant à Satoru de déménager dans une résidence n'acceptant pas les animaux. Commence alors un long voyage, Satoru rendant visite à ses amis d'enfance pour voir s'ils accepteraient la garde de Nana. Nous voilà alors replongé dans la jeunesse de Satoru, revivant avec lui ses joies et ses peines, découvrant les mystères qui entourent sa famille. Les paysages traversés sont joliment dépeints, tout en couleurs et poésie.
Le narrateur principal est donc Nana, chat errant comprenant le langage humain (la réciproque n'étant pas vraie de jolis quiproquos germent régulièrement), au caractère bien trempé, formé à la dure dans les rues de sa tendre jeunesse. Il relate ses mémoires, avec son propre style souvent drôle, et s'intercalent des passages vécus par les différents personnages, le tout offrant une richesse de points de vue et de sensibilités.
La forme alternant passages comiques et autres émotions est redoutable d'efficacité.
Sans trop en dévoiler, c'est un livre sur le deuil (Amour, perte de proches ou de situation), sur le chemin à parcourir pour l'acceptation et retrouver l'Amour de soi, histoire simple mais profonde sur l'âme et les sentiments.
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montmartin
10 juillet 2017
Le chat errant a pris l'habitude de faire la sieste sur le capot d'un monospace, c'est là qu'il fait la connaissance de Satoru. Alors quand une voiture l'envoi valdinguer de l'autre côté de la rue, naturellement Satoru le recueille dans son appartement. Si l'humain ne parle que sa langue, heureusement le chat est polyglotte, et ces deux-là vont bien se comprendre. Baptisé Nana par Satoru le chat et son maître vont filer le parfait bonheur pendant cinq ans, un trou de cinq ans dans son CV de chat errant ! Pour une raison impérieuse, Satoru ne peut garder Nana, il cherche donc un ami pour l'adopter. Les deux amis embarquent donc pour un voyage à travers le japon et à travers les souvenirs d'enfance de Satoru. Nana nous raconte leur voyage pour retrouver chaque ami et dans quelles circonstances, Satoru a connu cet ami.
Satoru pense naturellement à Kôsuké son ami d'enfance. Aujourd'hui Kôsuké a repris le studio photo de son père, un despote colérique. Mais son père continue de mettre son nez dans la gestion du magasin et Kôsuké n'ose pas le contredire. Alors pour Nana il est hors de question de se faire adopter par un type sans caractère.
Yoshiminé, un ami de collège de Satoru a une ferme et un chat dans une exploitation agricole, c'est un exorciste efficace contre les souris. Mais Yoshiminé a déjà un chaton et Nana ne semble pas s'entendre avec lui.
Suigi et son épouse Chikako sont tous les deux des amis de lycée de Satoru. Aujourd'hui ils tiennent une maison d'hôtes où l'on peut venir avec son animal familier. Seulement ils possèdent le rival éternel du chat : un chien !
Noriko est la tante de Satoru, c'est elle qui l'a recueilli quand ses parents sont morts. Mais Noriko est le genre de personne qui ne comprend absolument pas un chat.
Un livre original écrit par un chat qui n'a pas la langue dans sa poche, qui aime la musique romantique car ça attire les tourterelles et les colombes, un chat astucieux qui va tout faire pour rester avec le maître qu'il a choisi. Un chat bagarreur, mais aussi affectueux. Un chat qui observe les humains et portent un regard très juste sur eux. Un roman sur l'amitié, rempli d'humour de tendresse et d'émotion. Un livre plaisant à lire dont la fin ne peut qu'émouvoir le lecteur.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
manujean137manujean13711 août 2017
Nous les animaux, quand notre vie est finie, on s'endort là où on est et c'est tout. Les humains, eux, ils se préparent à l'avance un endroit spécial pour reposer après leur mort. Vous parlez d'une nature inquiète et étriquée... S'il faut penser à ce qui vous arrive après la mort, en plus, on ne peut plus trépasser tranquillement, alors!
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melyb3386melyb338611 août 2017
Et ne vient pas me faire rire avec les végétariens, s'il te plait. Ils tuent des plantes parce qu'ils ne les entendent pas crier, voilà tout.
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melyb3386melyb338611 août 2017
Alors même si Satoru ne peut plus me garder, je ne perds rien puisque j'ai déjà tout eu.
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sabine59sabine5903 août 2017
Je me souviendrai ,toute ma vie.
Les villes où Satoru a grandi,
Les champs où les pousses frémissent,
La mer et son bruit lourd et effroyable,
Le mont Fuji de tout près tout près,
La téle-boîte si agréable pour s'asseoir(...)
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sabine59sabine5903 août 2017
Donc, Satoru a déménagé, sans changer de quartier.Déménager pour un chat, si vous voulez mon avis, je suis tombé sur un authentique dingue de chats.
Notre nouvelle vie à deux a donc commencé. Comme humain, Satoru était le colocataire idéal. Et je dois dire que comme chat, il pouvait pas trouver meilleur coloc que moi.
On a filé le parfait bonheur comme ça pendant cinq ans.
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