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ISBN : 2330084447
Éditeur : Actes Sud (07/06/2017)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Un changement dans la vie de Satoru fait qu'il doit se séparer de Nana, son chat adoré. Débute alors une série de voyages chez des amis d'enfance, aux quatre coins du Japon, pour lui trouver un nouveau foyer. Mais le rusé matou, narrateur de ce savoureux roman, ne l'entend pas de cette oreille : il fera tout pour rester avec Satoru et prolonger l'aventure.
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  03 août 2017

Ouah! le chat de la couverture me faisait déjà de l'oeil, avec son air filou! Cependant, j'ai hésité : un énième livre dont le narrateur est un chat? J'en avais lu des bons et des moins bons. Mais je n'ai pas résisté longtemps! Et comme j'ai bien fait: original, prenant, humoristique et très émouvant, un livre -coup de coeur et un véritable coup de foudre pour Nana, le chat ( oui, pour la petite histoire ce mot veut dire sept car sa queue vue d'en haut forme ce chiffre) et Satoru, son maître ...
Original, car ce roman n'est pas qu'un récit fait par un animal, il mêle différents points de vue. C'est assez déconcertant d'ailleurs car sur une même page, on peut passer d' une narration à la première personne ( Nana) à un point de vue omniscient puis à une focalisation interne de l'un des autres personnages. Mais on s'y fait très vite. Original aussi dans sa structure: chaque partie porte le ou les prénoms d'amis auxquels Satoru va rendre visite , pour faire adopter son chat qu'il ne peut plus garder.
Prenant, car à travers l'histoire, c'est le Japon contemporain que nous décrit l'auteure, entre traditions et modernité, où par exemple certains enfants sont appelés " enfants avec clé" car ils sont délaissés par leurs parents, trop pris par leur travail et se retrouvent seuls dans un appartement dont on leur laisse la clé... Intrigant également car on se demande pourquoi Satoru doit se séparer de son chat.
Humoristique : il a son franc-parler, Nana, le chat errant recueilli par Satoru! Et il égratigne par ses remarques pertinentes notre monde humain! J'ai adoré sa vision féline des gens et des choses.
Très émouvant quand on devine petit à petit la raison pour laquelle Satoru entreprend tous ces voyages . C'est un personnage magnifique, qu'on aimerait avoir pour ami. Souriant, généreux,ouvert aux autres, alors qu'il a connu bien des chagrins déjà ...
Chats, Japon, voyages révélateurs, un chaleureux rayon d'humour et un grand vent d'émotion, vous êtes convaincus, non ? En tout cas , je l'espère, ce livre mérite d'être connu! Parole de Nana!
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Valmyvoyou
  06 août 2017
Attention, pépite! Encore un énorme coup de coeur pour moi. Encore un livre refermé avec des sanglots.
Non, je ne suis pas dithyrambique sur tous les livres, contrairement à ce que pourraient faire croire mes dernières critiques. L'explication est beaucoup plus simple : ma pile de lectures de vacances est composée de livres que j'avais vraiment envie de lire et pour lesquels, j'avais lu des critiques qui me donnaient absolument envie de les dévorer.
Revenons à Les mémoires d'un chat. Après avoir lu deux pages, je savais déjà qu'il me plairait. Au départ, c'est un chat errant qui s'exprime. C'est plein d'humour. Lorsqu'il est renversé par une voiture, il demande de l'aide à Satoru, un jeune homme hyper sympathique, qui aime et comprend très bien les chats. Ce félin, à qui Satoru donne le nom de Nana, finit par se laisser adopter. Cette partie est pleine de tendresse.
Ensuite, nous suivons ce nouveau "couple" dans le voyage qu'ils entreprennent dans le passé de Satoru. Ce dernier, pour une raison que nous ne connaissons pas, doit se séparer de Nana et veut lui trouver le foyer qui lui conviendra.
Par petites touches, l'auteur nous donne des pistes sur les motifs de cette séparation forcée. Cette découverte se fait petit à petit, en douceur, pour finir de façon exponentielle.
J'ai beaucoup ri, j'ai été très attendrie, je me suis attachée aux personnages. J'ai été prise dans le cocon que Hiro Arikawa a tissé autour de moi. Au fil du livre, l'émotion a été de plus en plus forte pour finir par les vannes lâchées au niveau des larmes.
Ce livre, en ce qui me concerne, est une merveille. J'imagine très bien un film. Je me suis vraiment représenté les scènes, je les ai vécues. D'ailleurs, ce qui m'a fait sourire, c'est que j'ai une représentation imaginée de Satoru qui ne correspond pas à son physique. C'est la magie de la lecture.
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ChtiSuisse
  06 décembre 2017
C'est l'histoire d'un chat qui accompagne son maitre, Satoru ,qui cherche la personne idéale a qui confier son chat. Il doit s'en séparer et au début on ne sait pourquoi...
C'est un livre très émouvant et très touchant, mais pas sans maladresse de forme et de fond.
Les maladresses ?
Sur la forme :
le chat a un langage peu soutenu. Cela se rapproche plus du langage parlé. Mais on s'y habitue et subtilement s'enrichit.
On passe sans prévenir d'un narrateur à un autre : de Satoru, au chat, aux personnes rencontrées.
Plusieurs, il m' a fallu plusieurs phrases pour comprendre qui parlait !
Sur le fond :
Satoru a vraiment eu une vie peu facile (décès de ses parents étant jeune)
Il est vraiment irréprochable : sage (enfance), optimiste, sociable.
Excessivement bien sous tout rapport
Les qualités ?
On rend visite aux amis d'enfance, d'adolescence, d'études de Satoru.
C'est là que le roman devient brillant.
On croise des destins différents. Des personnes qui sont passées par des moments difficiles, qui ont cherché, parfois trouvé leur chemin de vie, leur but, ou qui ont douté, qui doutent encore.
Un ami fut un enfant clef (les parents absorbés par leur travail se sont contenté de le laisser la clef de leur appartement), un autre a eu du mal pour s'imposer vis vis de son père, sa propre tante s'est improvisée parente de Satoru ... Chaque parcours est vrai, touchant, intéressant. On entre en empathie avec chaque histoire.
Ce sont vraiment de très beaux témoignages de chemins de vie très japonais.
Pour en revenir à la forme, chaque rencontre se fait par un voyage. On découvre un peu quelques bouts du Japon. Un voyage initiatique, mais par pour Satoru au fond, mais pour ses amis et nous même.
Le chat est très chat : impertinent, amusant. Son point de vue est drôle.
Je ne vous dirais pas quel est le dénouement et je terminerais plutôt par une citation :
C'est en énumérant les souvenirs de voyage qu'on se dirige vers le voyage suivant. On pense à ceux qui sont déjà partis, à ceux qui viendront ensuite. Et on se retrouve tous ensemble avec les amis, un jour, au-delà de l'horizon.
Question bonus : Faut-il lire ce roman si on n'a pas de chat soi-même ?
Oui : faites la connaissance des amis de Satoru !
Évidemment si vous êtes une personne "à chat" vous profiterez bien plus de la lecture.
Lien : https://travels-notes.blogsp..
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gavarneur
  05 décembre 2017
Mélo pour amoureux des chats.
J'espérais que Hiro Arikawa suive les traces de Natsume Soseki, nous parle d'une époque du Japon, avec humour et acuité sociologique.
Mais le seul humour consiste en la description par le chat Nana de sa vie de chat et de ses relations avec les autres animaux, avec qui il peut parler, alors que les humains ne comprennent pas ce qu'il dit. Et pour la situation du Japon, à part qu'on y travaille, qu'on y divorce et qu'on y meurt, je ne crois pas avoir appris grand-chose.
Que reste-t-il : des histoires d'amitié, entre humains, entre humains et félins, qui sont mignonnes comme tout mais qui m'ont laissé plutôt froid. Cela dit, si vous êtes amoureux des chats, cette histoire peut être un bonbon bien sucré qui vous fera fondre le coeur, un de ces livres dont même les aspects tristes vous donneront du bonheur. Peut-être même, amoureux du Japon ou non, rêverez vous aux paysages de Hokkaido et des alentours du mont Fuji.
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beatriceferon
  29 juillet 2017
Enfant, Satoru Miyawaki était très attaché à son chat, Hachi. Aussi est-il tout ému de lui découvrir un sosie qui semble surgi du passé et qui squatte le capot bien chaud de son monospace. Mais le félin, s'il accepte les croquettes, reste méfiant et ne se laisse pas approcher, jusqu'au jour où il est victime d'un terrible accident. Satoru le soigne avec amour, l'adopte et le nomme « Nana », ce qui, en japonais, signifie « sept », en raison de la forme de sa queue courbée.
Hélas, après cinq ans de vie commune, à son coeur défendant, Satoru va devoir se séparer de son compagnon. Il demande l'aide de tous ses amis.
Nana et Satoru vont traverser le Japon en voiture. C'est aussi l'occasion pour le jeune homme de renouer avec son passé.
Au cours d'une visite à ma librairie préférée, je pille allègrement le rayon littérature, pendant que mon mari déambule dans la section sciences humaines, au sous-sol du bâtiment. Mes achats terminés, je descends le retrouver et, à ma grande surprise, je remarque dans un coin une caisse remplie de romans qui n'ont pas leur place dans ce secteur. Au sommet, une belle couverture m'attire comme un aimant. On y voit sortir de derrière un rideau vert, la tête curieuse d'un magnifique matou. Évidemment, je m'en empare aussitôt. Ce sont les « Mémoires d'un chat » de Hiro Arikawa. C'est Nana, l'ancien SDF à moustaches qui a décidé de raconter sa vie. Sauvage et habitué d'un parking de Tokyo, Nana ne se laisse approcher que par Satoru. C'est naturellement vers lui qu'il se traîne lorsqu'il est victime d'une fracture ouverte impressionnante.
Satoru croit voir revenu le fantôme de Hachi, « presque entièrement blanc avec des taches bicolores uniquement sur la tête, la queue noire qui fait crochet. La seule différence, c'est que le crochet de sa queue était tourné dans l'autre sens. » Satoru aime tellement son nouveau compagnon qu'il n'hésite pas à déménager puisque son immeuble n'accepte pas les animaux de compagnie. On est donc surpris et intrigué d'apprendre que, cinq ans plus tard, Satoru va se résoudre à se défaire de Nana. Il cherche quelqu'un qui pourra prendre soin de l'animal et le chérir comme il le fait lui-même. Nous allons embarquer avec les deux amis dans le monospace et traverser le Japon.
Chacune des cinq parties du roman porte le nom de la personne à laquelle Satoru rend visite. Celle-ci prend la parole et raconte comment elle a connu Satoru, en évoquant souvenirs et anecdotes du passé.
C'est ainsi que le lecteur prend petit à petit connaissance de la vie de Satoru, orphelin très jeune, recueilli par la soeur de sa mère, dont le métier l'oblige à déménager continuellement d'un appartement de fonction à l'autre au gré de ses diverses affectations. Satoru est ainsi amené à changer sans cesse d'école et doit laisser Hachi, son chat adoré, à de lointains cousins.
Kosuke est son ami en primaire. Tous deux sont de fervents adeptes de la natation et c'est sur le chemin de la piscine qu'ils découvriront, dans un carton, des chatons abandonnés. le tyrannique père de Kosuke est allergique aux animaux. Satoru va développer des trésors d'ingéniosité pour permettre à son ami de garder le petit félin qui les avait fait fondre.
Les enfants se perdent de vue lorsque Noriko, la tutrice de l'orphelin , déménage. Satoru est un garçon particulièrement facile et sage, terriblement mûr pour son âge, toujours souriant et capable de s'accommoder de toutes les situations. Il ne veut pas causer le moindre problème à cette jeune femme qui se retrouve encombrée d'un rejeton qui n'est pas le sien. Dans chaque établissement scolaire, il se fait rapidement des camarades et devient vite très populaire.
Au collège, il rencontre Yoshiminé, seul comme lui, puisque ses parents divorcent et le laissent aux bons soins d'une grand-mère. C'est avec lui que Satoru apprend à aimer la terre et à cultiver plantes et légumes.
Au lycée, il se lie avec Sugi et Chikako qui se connaissent depuis toujours. Les deux garçons auront une petite rivalité amoureuse, mais Satoru est assez généreux pour éviter de causer de la peine à un ami en essayant de séduire sa compagne.
Enfin, le voyage se termine à Sapporo où vit Noriko, qui complétera le portrait de son neveu, si attachant, et nous révélera pourquoi il doit se séparer de son petit compagnon.
Le récit est prétexte à nous faire faire la connaissance des personnages par petites touches, grâce à une foule d'anecdotes tour à tour comiques, touchantes, poignantes ou même tragiques.
A travers les vitres du monospace, nous verrons défiler les paysages du Japon. Aux côtés de Satoru, Nana admire pour la première fois la mer, le Mont Fuji, la campagne, les forêts.
L'histoire délivre aussi de nombreuses leçons de vie. Satoru est un personnage solaire qui m'a rappelé la Kyoko du roman éponyme de Ryu Murakami. Comme elle, il fait bénéficier ceux qui l'entourent de son empathie et de sa joie de vivre. A son contact, chacun se sent meilleur.
J'ai adoré ce livre et j'ai eu plus d'une fois le coeur serré et les larmes aux yeux. Certains passages m'ont carrément fait pleurer. Et pourtant, l'auteur s'arrange pour nous montrer le beau côté des choses. Par exemple, Nana énumère toutes les merveilles qu'ils ont pu admirer, Satoru et lui, faisant ainsi naître mille images dans l'imagination du lecteur :
« Les villes où Satoru a grandi,
Les champs où les pousses frémissent,
La mer et son bruit lourd et effroyable,
Le mont Fuji de tout près tout près,
La télé-boîte si agréable pour s'asseoir,
Mme Momo, une vieille dame charmante,
Toramaru aux poils tigrés, un pénible mais sincère,
L'immense ferry blanc et toutes les voitures qu'il avalait dans sa gueule,
Les chiens qui agitaient leur queue pour faire fête à Satoru,
Le chinchilla qui avait un langage déplorable, mais qui m'a dit « good luck »,
Les vastes paysages de Hokkaido,
Les fleurs jaunes et mauves pleines de vigueur au bord de la route,
La prairie de miscanthus grande comme la mer,
Le cheval qui broutait,
Les fruits rouges des sorbiers,
Les différentes nuances de rouge des sorbiers que Satoru m'a expliquées,
Les très distingués bois de bouleaux,
L'atmosphère franche et ouverte du cimetière,
Les fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel dans les vases,
Les fesses marquées d'un coeur blanc des daims,
Le grand grand arc-en-ciel double aux pieds campés sur la terre,
Et puis surtout le sourire de nos amis. »
Cette sorte de poème fait chaud au coeur et nous donne une note de formidable espoir. Il suffit d'ouvrir les yeux et de savoir profiter de toutes les beautés, parfois grandioses, parfois insignifiantes qui nous entourent et sont accessibles à tous, même si on n'a pas la chance de pouvoir admirer réellement le Fuji Yama ou les paysages de Hokkaido.
J'ai seulement regretté que la couverture, bien que magnifique (c'est l'oeuvre d'Irina Garmashova-Catow) ne nous donne pas une image du véritable Nana, que je me représente plutôt comme Sam (le chat de la page « samhaseyebrows »). Mais ce n'est qu 'un détail.
Ce roman est pour moi un gros coup de coeur.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   03 décembre 2017
Il y a ce proverbe qui dit : "L'enfant fait le lien." Pourtant, un enfant sage et pas compliqué comme lui n'avait pas réussi à faire le lien quand c'était nécessaire. Est-ce qu'il n'aurait pas plutôt dû être un vrai gamin immature et piquer sa crise parce qu'il manquait d'amour, pour servir à quelque chose?
Page 119
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ChtiSuisseChtiSuisse   05 décembre 2017
C’est en énumérant les souvenirs de voyage qu’on se dirige vers le voyage suivant. On pense à ceux qui sont déjà partis, à ceux qui viendront ensuite. Et on se retrouve tous ensemble avec les amis, un jour, au-delà de l’horizon.
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ChtiSuisseChtiSuisse   05 décembre 2017
Les gens qui se souviennent de toi avec tendresse se lient grâce à toi
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ChtiSuisseChtiSuisse   04 décembre 2017
Un chat, ça préfère trouver lui-même les choses qu’il aime. Les choses qui sont faites exprès pour lui l’indiffèrent.
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ChtiSuisseChtiSuisse   04 décembre 2017
Elle avait encore mal appréhendé les replis du cœur humain, qui sont décidément plus difficiles à maîtriser que les lois.
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