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EAN : 9782809711400
176 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (07/01/2016)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Tout a commencé avec la rencontre d’un chaton égaré. Une boule de poils vaporeuse accrochée de toutes ses griffes au grillage d’un jardin. Une chatte friande de sardines et de bonite aigre-douce, qui va s’introduire dans la vie de cette habitante de Tokyo (qui ressemble beaucoup à l’auteur) pour très longtemps. Mî va partager avec elle quatre-vingts saisons, la rendre sensible à l’odeur du vent, aux signes de la nature, à la température de la lumière, et accompagner... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  01 novembre 2019
🐈 💕🐈 💕🐈 💕🐈 💕🐈
C'est après maintes hésitations que je me suis décidée à publier cette chronique sur un récit de INABA Mayumi ( 稲葉真弓) : « 20 ans avec mon chat ». (20年 とともに 私の猫 : 20-Nen To tomoni Watashi no neko). Mes amis comprendront pourquoi et je donnerai une brève explication en fin de critique.
INABA Mayumi est née à Saya en 1950 et elle est décédée en 2014. Une brève existence pour cette femmes de lettres et poétesse japonaise. Mais elle a eu le temps de remporter le prix Tanizaki, en 2011, pour « La Péninsule aux 24 saisons. »
Amoureuse des chats (mais aussi d'autres animaux), je possède à présent une jolie petite collection d'ouvrages sur ces petits félins domestiques et, bien entendu, ce récit avait attiré mon regard par sa couverture joliment illustrée (elle provient de Hiroshige – Collection particulière). Avant d'oublier, je voudrais signaler que la traduction a été excellemment faite par Elisabeth Suetsugu et que la publication a été effectuée par les Éditions Philippe Picquier.
Ceci précisé, passons à l'histoire : « Année 1977, dans l'été finissant. Oui, je suis presque certaine que c'était la fin de l'été. J'ai fait la rencontre d'un chat, ou plutôt d'une boule de poils toute vaporeuse, comme une pelote de laine. C'était un chaton, un tout petit bébé chat.. (…) L'animal se balançait das le vide teinté d'une lumière incertaine. C'est la grille de clôture d'un collège…. » (p.5). le premier cri de ce chaton ayant été « Mii » (une sorte d'équivalent au « Miaou » que l'on connaît), il va s'appeler « Mî »et deviendra une Minette de trois couleurs. Parfois la narratrice ajoutait « un suffixe honorifique, mais officiellement, c'était Inaba Mî. »
Dans cet émouvant récit, très touchant, on suit le parcours de l'auteure avec sa petite compagne – ses difficultés à trouver un logement acceptant les chats (eh oui, en ce temps-là – j'espère que cela n'existe plus depuis), trouver un appartement acceptant les animaux, était un parcours du combattant, jusqu'à trouver LA solution : acheter au lieu de louer. Mais ce n'est pas tout…
On découvre un récit de vie avec un animal pour qui on est prêt à tout, quitte à s'endetter - désireuse de ne penser qu'à son bien-être – courir chez le vétérinaire lorsque des signes alarmants apparaissent – s'investir nuit et jour pour lui – en fait, un véritable cri d'amour terriblement prenant. le tout, dans un ouvrage où apparaissent des poèmes, concernant évidemment les chats, comme par exemple celui-ci  :
« Le chat
minuscule
Les griffes
transparentes et nacrées
Les oreilles
mobiles il écoute ma voix
Les yeux
humides et clairs
Un soir où le quartier avait une légère odeur mentholée
Tu es venu de loin
Viens ! Bonjour !
Je suis un être humain et toi tu es un chat. »
L'auteure a réussi à intégrer, malgré tout, un peu d'humour dans son ouvrage, ce qui n'est pas facile, vu le contexte.
Inutile de vous dire que j'ai lu ce livre les larmes aux yeux. Je suis arrivée d'ailleurs à aller jusqu'au bout, au moment crucial, et pour lequel malgré notre amour de nos petits compagnons, on ne peut plus rien, et ce, malgré tous les moyens que l'on met en oeuvre pour eux.
Lorsqu'ils s'en vont, qu'ils nous quittent bien malgré eux et malgré notre désarroi, on ressent une terrible douleur, un immense chagrin, un trop grand vide.
Cet ouvrage est retourné rejoindre les autres.
Petite précision comme dit au début : si j'ai attendu pour publier cette chronique et si je me suis enfin décidée,si j'ai choisi de le faire, c'est parce que nous sommes le 1er Novembre 2019 – le jour de la Fête de Tous les Saints – mais c'est aussi la date anniversaire de mon matou autant adoré, mon petit compagnon : il aurait dû avoir 14 ans aujourd'hui mais « il est parti » début juillet dernier, vaincu par une terrible et fulgurante maladie. Mon adorable compagnon de lecture est donc parti au Paradis des Petits Animaux où, je l'espère, il a retrouvé tout son dynamisme.
Je lu dédie donc cette petite chronique car j'aurais tellement voulu passer « 20 ans avec mon chat » et même plus. ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Peut-être certains de mes amis lecteurs auront la larme à l'oeil (j'en connais pour qui mon matou était devenu une mascotte, une source de messages quant à sa santé).
Je préfère arrêter là ma chronique mais tout le monde sait que le chagrin est toujours là et qu'il reste difficile à assumer.
En tout cas, à ceux qui liront ma chronique, merci encore pour leur soutien qui a été sans failles et qui continuent à manifester leur amitié.
Merci à vous ! Au fait, ce n'est pas parce que l'histoire est triste qu'il ne faut pas livre ce joli ouvrage : c'est la vie et elle est dure ! On perd des êtres humains, des amis, des animaux ... ! 👍 C'est la vie ...
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sabine59
  05 février 2019

Quelle jolie découverte! Un moment doux, lumineux, dans le gris humide de Février...
Il n'est pas besoin d'aimer les chats pour apprécier ce livre, même si les fans de ces félins irrésistibles se sentiront certainement plus attirés...
Je dis récit parce que ce texte me semble très autobiographique. Il n'est pas juste un témoignage d'une vie en compagnie d'un chat , il est bien plus que cela. En effet, c'est aussi le parcours d'une femme japonaise, son cheminement vers l'écriture, ses hésitations, sa vie intime, avec ses échecs sentimentaux et ses espoirs, son quotidien, notamment à Tokyo.
La tendre petite chatte, Mî, sera un peu comme sa muse ( de très beaux poèmes jalonnent le livre et ont souvent Mî pour thème ), son accompagnatrice, son apaisement, son bonheur...
" le corps s'ouvre au bruit de l'hiver
L'an prochain je sais ne viendra pas
Une tristesse inconnue tombe sur moi en cette fin d'après-midi
Et le vert des feuilles brille aussi dans les douces prunelles du chat."
Ces mots font transparaitre son désarroi , elle qui sait sa chatte gravement malade.
La fin est fort émouvante mais la narratrice se console en se disant que " les âmes voltigent dans la lumière". L'âme de Mî aussi, soyons-en sûrs.
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book-en-stock
  02 juillet 2016
194 pages d'amour pour un chat trouvé un jour par hasard alors qu'il venait de naître.
INABA Mayumi nous offre toute sa sensibilité de femme qui sacrifie énormément à ce petit bout de poil tendre. Je ne tiens pas à révéler le contenu de ce livre, ce serait dommage pour le futur lecteur. On suit ces deux êtres pendant 20 ans et parallèlement à leur histoire, on profite du Japon au quotidien : la description de la nature et des paysages, les habitations et les us et coutumes pour se loger, quelques fêtes traditionnelles.
J'ai aimé la sorte de naïveté avec laquelle l'auteur nous livre ses sentiments, son ressenti et ses choix dans sa vie privée.
Un petit livre pour ceux qui aiment les animaux de compagnie ou encore ceux qui ne les connaissent pas et voudraient en savoir un peu plus à travers une expérience personnelle précise.
Un très beau texte!
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anlixelle
  26 avril 2020
1. J'affectionne les publications des éditions PICQUIER.
2. J'apprécie les romans japonais, contemporains ou pas, et les « plumes » féminines emplies de DOUCEUR et de CONTEMPLATION.
3. J'adore les petits félins qu'on appelle les CHATS.
Tout concourait donc pour que je lise et tombe en pâmoison à la lecture de 20 ANS AVEC MON CHAT de Inaba Mayumi.
Assurément, j'y ai aimé l'écriture intimiste, à la première personne, (propre aussi à OGAWA Ito « le restaurant de l'amour retrouvé », « La papeterie Tsubaki » …) dans un récit féminin où un animal permet à sa maîtresse d'aspirer à la liberté, de vivre en pleine conscience sans souffrir de solitude. Même à Tokyo, même dans un petit appartement au sommet d'un bâtiment gris et froid … grâce à qui ? grâce à la présence de Mi, sa chatte.
Cette ode aux éléments naturels dans la pure tradition japonaise dresse le portrait d'un chat qui apporte la joie à une jeune femme prenant confiance en elle, grâce à cette relation faite de douceur et de respect.
Deux moments dans le livre m'ont particulièrement touchée, l'adoption du chaton accroché à une grille et la mort du chat qui est vécu dans un transfert de trépas vers la lumière.
Hélas, je regrette qu'aucun retour de l'animal vers la femme qui le sert ne soit retranscrit. C'est ce qui m'a manqué, au fur et à mesure du récit. A aucun moment, il n'y a le moindre signe d'un moment de tendresse du chat vers celle qui la femme.
Cette délicate histoire inter-espèces illustrerait-elle avant tout le don de soi du côté humain, ou plutôt de quelles manières un animal, à travers la tendresse et l'attachement que lui porte un humain permet à ce dernier de se sentir parfaitement vivant malgré sa situation esseulée ?
Enfin, autre bémol, et le plus important pour moi, c'est que la dernière partie m'a carrément déplu, celle-ci étant très orientée « excrétions félines en fin de vie » ne nous épargnant pas les épisodes de vidages d'intestin, de vessie et autres histoires de cérumen dont je me serais passée. J'ai bien compris que l'amour pour cet animal est absolu, qu'elle est sa servante (n'oublions pas que les chats n'auraient pas de maître, juste des serviteurs) mais je trouve que cet aspect de leur relation gâche la poésie de ce texte pourtant charmant.
Voici un roman à garder quand même en ce qui me concerne, mais avec quelques partis pris de la part de l'auteure qui parce qu'elle a opéré certains choix d'écriture peut en rebuter certain(e)s.

Lien : http://justelire.fr/20-ans-a..
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MARINENKA
  17 mai 2020
Une écrivaine japonaise, Mayumi Inaba, qui écrit un récit apparemment autobiographique et qui plus est, sur des chats dont un en particulier « 20 ans avec mon chat », quoi de plus tentant à lire quand on aime cette gent féline ? J'ai tout de même demandé si j'allais en faire une petite critique vu mon contexte familial : ma cousine ayant perdu son dernier chat, elle en a fait une critique bien émouvante et m'a autorisée à en dire quelques mots. Je serai donc brève.
Nous sommes à la fin de l'été 1977 et l'auteure remarque un chaton (j'aime bien dire « une boule de poils »). On lui donne le nom de Mî et va grandir jusqu'à devenir une chatte de trois couleurs.
C'est avec beaucoup de sensibilité que Mayumi Inaba nous raconte toutes les étapes par lesquelles elle passe : « Tout a commencé avec la rencontre d'un chaton égaré. Une boule de poils vaporeuse accrochée de toutes ses griffes au grillage d'un jardin. »
L'auteure nous raconte sa vie de tous les jours, une vie pas facile au Japon pour qui aime les animaux car la plupart du temps ils ne sont pas acceptés. La seule solution est de devenir propriétaire ou de se cacher : pas très agréable d'user de ruses à la longue.
Mayumi Inaba réussit à nous émouvoir avec ce lien qu'elle entretient avec Mî qui l'apaise. On connaît la « ronron thérapie » et c'est prouvé. Elle a ainsi passé 20 ans avec cette chatte pour qui, vers la fin, comme elle est très malade, fait tout ce qui est en son pouvoir. Mais….
Un très joli récit, dans lequel apparaissent des poèmes mais un récit qui va de la description du bonheur à celle de la tristesse. Très touchant car, malheureusement, nos animaux de compagnie nous quittent toujours trop tôt. Quant aux chats, comme on dit qu'ils ont neuf vies, j'espère que Mî (et le chat de ma cousine, sans oublier les autres), s'amusent bien dans le paradis des animaux.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   11 octobre 2019
Je converse je parle avec mon amie la chatte dans mon cœur.

Quel âge as-tu ?
J’ai quinze ans.
Ma couleur ? Tu sais bien je suis de trois couleurs
blanc noir et marron
J’ai une voix douce
La tête ronde comme un enfant coiffé en bol
Je suis craintive aussi
Tu ne veux pas me prendre dans tes bras ?
Nous sommes amies prends-moi dans tes bras.

Mon nom est Mî
Mon premier cri est devenu mon nom
Dès le premier instant et pour toujours.
P.156
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LightandSmellLightandSmell   25 mai 2016
Le chat
minuscule
Les griffes
transparentes et nacrées
Les oreilles
mobiles il écoute ma voix
Les yeux
humides et clairs
Un soir où le quartier avait une légère odeur mentholée
Tu es venu de loin
Viens ! Bonjour !
Je suis un être humain et toi tu es un chat
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nadiouchkanadiouchka   12 octobre 2019
On ne meurt pas d’être né, ni d’avoir vécu, ni de vieillesse. On meurt de quelque chose… Tous les hommes sont mortels : mais pour chaque homme sa mort est un accident, affirme Simone de Beauvoir. En est-il de même pour les animaux ?
P.162
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OlivinloveOlivinlove   28 février 2016
Je voulais rendre au plus vite le corps de Mî au lieu qu'elle avait aimé. [...] J'ai creusé la terre. Ici et là, le long du chemin d'autrefois, j'ai déposé les petits os tout blancs. J'en ai disposé partout, pour que, si l'envie lui en venait, Mî puisse retrouver le chemin de sa promenade de prédilection.
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grandcaffegrandcaffe   13 mars 2015
Je repoussais la voix qui me demandait pourquoi quelque chose faisait que je ne pouvais pas rester sans écrire, et après que mon mari s'était endormi, j'allumais la lampe de mon bureau et je restais des heures devant le papier. Alors un autre monde naissait, ailleurs que celui de la vie de tous les jours, et il me semblait que les mots détenaient un pouvoir illimité.
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Videos de Mayumi Inaba (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mayumi Inaba
La péninsule aux 24 saisons de Mayumi Inaba aux éditions Picquier https://www.lagriffenoire.com/108344-romans-la-peninsule-aux-24-saisons.html
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#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
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