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EAN : 9782809711400
176 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (07/01/2016)
3.67/5   109 notes
Résumé :
Tout a commencé avec la rencontre d’un chaton égaré. Une boule de poils vaporeuse accrochée de toutes ses griffes au grillage d’un jardin. Une chatte friande de sardines et de bonite aigre-douce, qui va s’introduire dans la vie de cette habitante de Tokyo (qui ressemble beaucoup à l’auteur) pour très longtemps. Mî va partager avec elle quatre-vingts saisons, la rendre sensible à l’odeur du vent, aux signes de la nature, à la température de la lumière, et accompagner... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
3,67

sur 109 notes

sabine59
  05 février 2019

Quelle jolie découverte! Un moment doux, lumineux, dans le gris humide de Février...
Il n'est pas besoin d'aimer les chats pour apprécier ce livre, même si les fans de ces félins irrésistibles se sentiront certainement plus attirés...
Je dis récit parce que ce texte me semble très autobiographique. Il n'est pas juste un témoignage d'une vie en compagnie d'un chat , il est bien plus que cela. En effet, c'est aussi le parcours d'une femme japonaise, son cheminement vers l'écriture, ses hésitations, sa vie intime, avec ses échecs sentimentaux et ses espoirs, son quotidien, notamment à Tokyo.
La tendre petite chatte, Mî, sera un peu comme sa muse ( de très beaux poèmes jalonnent le livre et ont souvent Mî pour thème ), son accompagnatrice, son apaisement, son bonheur...
" le corps s'ouvre au bruit de l'hiver
L'an prochain je sais ne viendra pas
Une tristesse inconnue tombe sur moi en cette fin d'après-midi
Et le vert des feuilles brille aussi dans les douces prunelles du chat."
Ces mots font transparaitre son désarroi , elle qui sait sa chatte gravement malade.
La fin est fort émouvante mais la narratrice se console en se disant que " les âmes voltigent dans la lumière". L'âme de Mî aussi, soyons-en sûrs.
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book-en-stock
  02 juillet 2016
194 pages d'amour pour un chat trouvé un jour par hasard alors qu'il venait de naître.
INABA Mayumi nous offre toute sa sensibilité de femme qui sacrifie énormément à ce petit bout de poil tendre. Je ne tiens pas à révéler le contenu de ce livre, ce serait dommage pour le futur lecteur. On suit ces deux êtres pendant 20 ans et parallèlement à leur histoire, on profite du Japon au quotidien : la description de la nature et des paysages, les habitations et les us et coutumes pour se loger, quelques fêtes traditionnelles.
J'ai aimé la sorte de naïveté avec laquelle l'auteur nous livre ses sentiments, son ressenti et ses choix dans sa vie privée.
Un petit livre pour ceux qui aiment les animaux de compagnie ou encore ceux qui ne les connaissent pas et voudraient en savoir un peu plus à travers une expérience personnelle précise.
Un très beau texte!
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anlixelle
  26 avril 2020
1. J'affectionne les publications des éditions PICQUIER.
2. J'apprécie les romans japonais, contemporains ou pas, et les « plumes » féminines emplies de DOUCEUR et de CONTEMPLATION.
3. J'adore les petits félins qu'on appelle les CHATS.
Tout concourait donc pour que je lise et tombe en pâmoison à la lecture de 20 ANS AVEC MON CHAT de Inaba Mayumi.
Assurément, j'y ai aimé l'écriture intimiste, à la première personne, (propre aussi à OGAWA Ito « le restaurant de l'amour retrouvé », « La papeterie Tsubaki » …) dans un récit féminin où un animal permet à sa maîtresse d'aspirer à la liberté, de vivre en pleine conscience sans souffrir de solitude. Même à Tokyo, même dans un petit appartement au sommet d'un bâtiment gris et froid … grâce à qui ? grâce à la présence de Mi, sa chatte.
Cette ode aux éléments naturels dans la pure tradition japonaise dresse le portrait d'un chat qui apporte la joie à une jeune femme prenant confiance en elle, grâce à cette relation faite de douceur et de respect.
Deux moments dans le livre m'ont particulièrement touchée, l'adoption du chaton accroché à une grille et la mort du chat qui est vécu dans un transfert de trépas vers la lumière.
Hélas, je regrette qu'aucun retour de l'animal vers la femme qui le sert ne soit retranscrit. C'est ce qui m'a manqué, au fur et à mesure du récit. A aucun moment, il n'y a le moindre signe d'un moment de tendresse du chat vers celle qui la femme.
Cette délicate histoire inter-espèces illustrerait-elle avant tout le don de soi du côté humain, ou plutôt de quelles manières un animal, à travers la tendresse et l'attachement que lui porte un humain permet à ce dernier de se sentir parfaitement vivant malgré sa situation esseulée ?
Enfin, autre bémol, et le plus important pour moi, c'est que la dernière partie m'a carrément déplu, celle-ci étant très orientée « excrétions félines en fin de vie » ne nous épargnant pas les épisodes de vidages d'intestin, de vessie et autres histoires de cérumen dont je me serais passée. J'ai bien compris que l'amour pour cet animal est absolu, qu'elle est sa servante (n'oublions pas que les chats n'auraient pas de maître, juste des serviteurs) mais je trouve que cet aspect de leur relation gâche la poésie de ce texte pourtant charmant.
Voici un roman à garder quand même en ce qui me concerne, mais avec quelques partis pris de la part de l'auteure qui parce qu'elle a opéré certains choix d'écriture peut en rebuter certain(e)s.

Lien : http://justelire.fr/20-ans-a..
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Yanoune
  28 janvier 2021
20 ans avec mon chat... Ou le bouquin pioché dans ma pal par Realita18 pour un challenge babélio.
Pitch :
Tout est dit dans le titre... Une femme, une chatte... Leur vie à deux, à Tokyo.
Oh comme ce bouquin m'a filé le bourdon !
Et à tous les points de vue... je passais ma vie à penser « pauvre minette » et « mais quelle con*** » avec le asse...
Nous sommes avec une narratrice d'un égoïsme échevellé, et d'une bêtise crasse. Et peu importe qu'elle soit une poétesse ou une autrice... La bêtise n'est pas histoire de culture, ou de talent.
La bêtise est.
Alors bien sûr, les Japonais et les sentiments, et surtout les comprendre et les exprimer c'est comme l'eau et l'huile... les sentiments stériles... (et ça c'est elle qui le dit, parce qu'elle se sent coupable de n'avoir pas suivi son mari, parce qu'elle veut écrire des romans.. coupable ? Duh !)
Et ce n'est pas son comportement vis -à-vis de cette minette, cette pauvre Mi, qui aide à redorer son blason, voir à la comprendre au contraire.
20 ans pourtant, et dieu que c'est pauvre, pauvre en anecdote, pauvre en connaissance chatesque, pauvre en tout...
Le chat ne devient qu'une béquille émotionnelle facile, une excuse pour les désirs de la narratrice, qui ne prend pourtant aucunement en compte les besoins de son chat. 20 ans et nous avons le début et la fin, ou la narratrice se transforme en mater dolorosa... pauvre minette, comme elle a le dos large... comme j'ai plaint cette minette... quelle vie misérable.
Minette vivante, se transformant en une minette morte... est-ce une métaphore pour la narratrice ?
Femme vivante devenant femme morte...
C'est la vieillesse dit la narratrice, c'est ta connerie pense la lectrice... (que je suis, mais j'avais envie d'une rime)...
Extérieur foisonnant de vie de sensations, de lumière, couleurs et d'odeurs pour être remplacé par une cellule grise et terne, mais la vue est belle la nuit... pauvre tache ! Ton chat en a rien à faire que la vue est belle la nuit...
— Oh, celle-là tu l'aimes pas. Ok elle est égoïste, mais pourtant sa détresse, sa tristesse sont bien palpable. Alors pourquoi ?
— Non je l'aime pas, parce que peut-être sa détresse et sa tristesse coulent de son égoïsme, et surtout, parce que jadis j'ai lu un livre qui disait « tu es responsable de ce que tu apprivoises. » et pour moi ça englobe tout.
Sensation de moi moi moi, remarquez il n'y a qu'une lettre de différence entre moi et Mi...
Récit s'appesantissant sur le pipi et le caca.. Mais la scatologie et les japonais c'est une grande histoire d'amour, comme si y avait pas autre chose à dire...
Donc, j'ai fait fi et de la narratrice et de cette pauvre minette... Et j'ai regardé le reste, y en a peu, mais suffisamment pour entrevoir cette époque, l'époque de la crise, l'explosion de la bulle, la fin des années soixante-dix, les années 80...
Et j'avais tellement le bourdon à la fin de cette lecture de nuit, que malgré l'heure fallait que je me lave la tête, et j'ai ouvert un récit glauque de pirate... Au moins là tu sais que c'est glauque dés le départ... et tu fais pas passer de la bassesse pour de la poésie douce et tendre... au moins là, c'est pas hypocrite.
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SPOUNY
  17 mai 2020
Une écrivaine japonaise, Mayumi Inaba, qui écrit un récit apparemment autobiographique et qui plus est, sur des chats dont un en particulier « 20 ans avec mon chat », quoi de plus tentant à lire quand on aime cette gent féline ? J'ai tout de même demandé si j'allais en faire une petite critique vu mon contexte familial : ma cousine ayant perdu son dernier chat, elle en a fait une critique bien émouvante et m'a autorisée à en dire quelques mots. Je serai donc brève.
Nous sommes à la fin de l'été 1977 et l'auteure remarque un chaton (j'aime bien dire « une boule de poils »). On lui donne le nom de Mî et va grandir jusqu'à devenir une chatte de trois couleurs.
C'est avec beaucoup de sensibilité que Mayumi Inaba nous raconte toutes les étapes par lesquelles elle passe : « Tout a commencé avec la rencontre d'un chaton égaré. Une boule de poils vaporeuse accrochée de toutes ses griffes au grillage d'un jardin. »
L'auteure nous raconte sa vie de tous les jours, une vie pas facile au Japon pour qui aime les animaux car la plupart du temps ils ne sont pas acceptés. La seule solution est de devenir propriétaire ou de se cacher : pas très agréable d'user de ruses à la longue.
Mayumi Inaba réussit à nous émouvoir avec ce lien qu'elle entretient avec Mî qui l'apaise. On connaît la « ronron thérapie » et c'est prouvé. Elle a ainsi passé 20 ans avec cette chatte pour qui, vers la fin, comme elle est très malade, fait tout ce qui est en son pouvoir. Mais….
Un très joli récit, dans lequel apparaissent des poèmes mais un récit qui va de la description du bonheur à celle de la tristesse. Très touchant car, malheureusement, nos animaux de compagnie nous quittent toujours trop tôt. Quant aux chats, comme on dit qu'ils ont neuf vies, j'espère que Mî (et le chat de ma cousine, sans oublier les autres), s'amusent bien dans le paradis des animaux.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
LightandSmellLightandSmell   25 mai 2016
Le chat
minuscule
Les griffes
transparentes et nacrées
Les oreilles
mobiles il écoute ma voix
Les yeux
humides et clairs
Un soir où le quartier avait une légère odeur mentholée
Tu es venu de loin
Viens ! Bonjour !
Je suis un être humain et toi tu es un chat
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OlivinloveOlivinlove   28 février 2016
Je voulais rendre au plus vite le corps de Mî au lieu qu'elle avait aimé. [...] J'ai creusé la terre. Ici et là, le long du chemin d'autrefois, j'ai déposé les petits os tout blancs. J'en ai disposé partout, pour que, si l'envie lui en venait, Mî puisse retrouver le chemin de sa promenade de prédilection.
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grandcaffegrandcaffe   13 mars 2015
Je repoussais la voix qui me demandait pourquoi quelque chose faisait que je ne pouvais pas rester sans écrire, et après que mon mari s'était endormi, j'allumais la lampe de mon bureau et je restais des heures devant le papier. Alors un autre monde naissait, ailleurs que celui de la vie de tous les jours, et il me semblait que les mots détenaient un pouvoir illimité.
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SPOUNYSPOUNY   16 décembre 2019
Quad le chat d’Uchida Hyakken a disparu (il s’appelait Nora!), il paraît que l’écrivain l’a cherché partout, devenu comme fou, en pleurant sans pouvoir s’arrêter. Il a relaté l’événement en détail dans son roman Nora de mon cœur, où il est intéressant de voir qu’un être humain peut perdre la raison ou presque, simplement à cause de la disparition d’un chat.
(p.113)
Commenter  J’apprécie          71
LightandSmellLightandSmell   25 mai 2016
Quant à moi, sans rien comprendre à la nature des chats, je trouvais bien mystérieux des êtres humains qui passent leur vie à se laisser mener le bout du nez par cet animal qu’on désigne sous le nom de chat.
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Videos de Mayumi Inaba (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mayumi Inaba
La péninsule aux 24 saisons de Mayumi Inaba aux éditions Picquier https://www.lagriffenoire.com/108344-romans-la-peninsule-aux-24-saisons.html
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#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
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