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ISBN : 2221106652
Éditeur : Robert Laffont (08/10/2007)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Aux Etats-Unis, une jeune femme se rend, avec son compagnon et un couple d'amis, sur l'île où elle vécut enfant, pour retrouver son père qui a disparu. Leur séjour se prolonge en un huit-clos étrange, tandis que la narratrice s'engage dans la recherche du père, jusqu'à s'engloutir sur les traces de l'absent. Au terme de cette plongée dans la quête des origines, l'héroïne pourra " faire surface ", s'éveiller à une nouvelle vie, lavée des vieilles terreurs et des névr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
le-mange-livres
  16 mars 2011
De quoi s'agit-il ? Une très jeune femme revient, avec des amis, sur les lieux de son enfance. Elle a grandi à la frontière Etats-Unis - Canada, dans une région très rurale, sur une île isolée. Son père, qui vivait encore là il y a peu, a subitement disparu. C'est alertée par d'autres villageois que la jeune femme accourt dans cette région sauvage et âpre. Peu à peu, on comprend que ce n'est pas vraiment son père qu'elle recherche, mais plutôt elle-même, tandis qu'elle s'éloigne de plus en plus de ses compagnons de voyage et suit les signes mystérieux qu'elle croit trouver dans les affaires de son père.
Bien sûr, il faut prendre le rythme du bouquin, qui n'est pas trépidant. Mais une fois "coulé" dans ces temporalités particulières, on s'y fait, et on se laisse porter par une narration qui est comme détachée. le huis clos proposé devient rapidement étrange et même oppressant et presque anxiogène à mesure que la narratrice parcourt son chemin intérieur au sein d'un Grand nord canadien en écho avec ses errements.
Mais c'est un beau roman sur la quête de soi, sur l'éveil à un nouveau contexte et à un nouveau soi-même.La relation au père imprègne ces réflexions et ces cheminements, on est dans un contexte quasi-oedipien. Un roman qui peut ne pas plaire, mais qui au moins, intrigue et interroge. Avec toujours ce ton si juste, et cette écriture dense et riche.
Surfacing - paru en 1972 - en poche chez Pavillons - 8.90 euros
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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Masti166
  05 mars 2013
Roman étrange. le lecteur entre dans l'intimité de la narratrice pour vivre de l'intérieur sa crise existentielle. Elle ne ressent pas le besoin de donner beaucoup d'explications sur les choses et les gens puisqu'elle, elle les connaît déjà. Il faut donc démêler les faits, reconnaître les personnages: qui sont ces "ils", ces "eux" ou ce "il" ( Joe, David, le père, le frère, le faux-mari?)? Toutefois, le roman en vaut la peine. le style épuré, la communion avec la nature, la finesse des portraits accrochent le lecteur pour ne le relâcher qu épuisé sur la rive d'un lac bien énigmatique...
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liratouva2
  09 août 2013
La narratrice retourne sur l'île canadienne de son enfance pour tenter de retrouver son père qui a disparu. Elle s'y rend avec son compagnon et un couple d'amis mais c'est en solitaire qu'elle entreprend ses recherches et s'y plonge tant géographiquement que profondément dans ses souvenirs au point de frôler la folie.
En ressort-elle plus forte comme le laisse supposer le titre: Faire surface?
Je suis incapable de le dire car rien ne m'a semblé facile à suivre dans cette quête de soi à travers celle du père! Il y a de bons moments d'écriture mais l'ensemble m'est resté trop flou pour que je puisse l'apprécier.
J'ai tellement aimé «La servante écarlate» de cette romancière que j'ai été d'autant plus déçue par cette lecture-ci, lecture que j'ai failli abandonner à plusieurs reprises. J'ai d'ailleurs terminé l'histoire il y a plusieurs jours et contrairement à mon habitude, j'ai traîné avant d'écrire ce billet. Je m'aperçois avec surprise que je ne rappelle plus grand chose du récit lui -même tellement je l'ai trouvé insipide et vague! Quel dommage!
Lien : http://liratouva2.blogspot.f..
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val-m-les-livres
  12 mai 2013
La narratrice, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se rend sur l'île où elle a vécu enfant. Elle est accompagnée d'un couple d'amis et de son petit ami et si elle revient sur les lieux de son enfance, c'est pour tenter de comprendre où se trouve son père qui a disparu. Mais les relations entre les quatre personnages vont se tendre et la narratrice tomber dans la folie.
Comme d'habitude, le thème de la folie m'a rebuté même si j'y ai retrouvé un esprit de Into the Wild, ce film qui m'avait tant bouleversée. On y retrouve aussi la noirceur de David Vann. Cependant, ce roman n'a pas su me toucher comme peut pourtant le faire cette auteure. Des retrouvailles ratées entre elle et moi même si les thèmes de la condition de la femme et du nationalisme canadien, ainsi que la place particulière du Québec dans ce pays avaient tout pour m'intéresser.
Lien : http://vallit.canalblog.com/..
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lesptitchats
  13 octobre 2016
Huis clos très intéressant.
Notre narratrice part avec quelques amis pas très bien choisis sur l'île où elle a grandi afin de rechercher son père disparu.
Au fil du temps, remonte à la surface les erreurs et les incompréhensions qui ont parsemés sa vie.
Ce livre a été écrit en 1978 et l'on ressent à sa lecture les questionnements de l'époque.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   09 août 2017
«Tu te rends compte, interroge David, que ce pays [le Canada] est bâti sur des cadavres d'animaux? Des poissons morts, des phoques morts, et des castors historiquement morts. Le castor est à ce pays ce que le Noir est aux États-Unis. En plus, à New York, c'est devenu un mot obscène. Ça me paraît significatif.»
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liratouva2liratouva2   09 août 2013
Me voici de nouveau, mais j’ai du mal à le croire, sur cette route sinueuse qui laisse derrière elle le lac où se meurent les bouleaux blancs, la maladie monte du sud, et ils louent maintenant des hydravions. Cependant, l’on est encore près des limites de la ville; nous ne l’avons pas traversée, elle a suffisamment grandi pour avoir sa déviation, c’est ça le succès. (p.9)
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liratouva2liratouva2   09 août 2013
Ceci par-dessus tout, refuser d’être une victime. Si je ne le peux, je ne peux rien faire; Il me faut revenir de mes erreurs, abandonner la vieille conviction que je suis dénuée de pouvoir et qu’à cause de cela rien de ce que je pourrai faire ne blessera jamais personne. Un mensonge qui fut toujours plus désastreux que la réalité aurait pu l’être. (p.301)
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Caroline-HCaroline-H   30 août 2017
Je dois faire plus attention à mes souvenirs, je dois être sûre que ce sont bien les miens [...]. Quand le passé est là et que vous manque le présent, cela signifie le début de la sénilité.
Je refuse de m'affoler, je me force à ouvrir les yeux, la main, ma vie gravée dessus, en référence ; j'arque ma paume et les lignes se fragmentent, s'élargissent comme des rides à la surface de l'eau. [...] ma langue dans ma bouche articule mon nom, le répète comme une psalmodie...
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line70line70   18 mars 2011
Sauver le monde, tout un chacun le veut, les hommes pensent pouvoir le faire avec des fusils, les femmes avec leur corps, l'amour conquiert tout, les conquérants aiment tout, mirages nés des mots.
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Vidéo de Margaret Atwood
Événements ! - Conversation en duplex avec Margaret Atwood samedi 22 septembre 2018 de 17h00 à 18h00 Margaret Atwood - Clémentine Goldszal Margaret Atwood, née à Ottawa en 1939, est l?auteure d?une quarantaine de livres. Traduite dans cinquante langues, elle est l?une des plus grandes romancières de notre temps. Elle a notamment écrit le Tueur aveugle (Man Booker Prize en 2002), la trilogie MaddAddam et C?est le c?ur qui lâche en dernier. Ses romans La servante écarlate et Alias Grace ont été adaptés en série, respectivement par Hulu et Netflix. Habituée du festival AMERICA mais ne pouvant être présente cette année, elle participe à un entretien exceptionnel en duplex vidéo depuis le Canada.
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