AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782221192092
450 pages
Éditeur : Robert Laffont (17/08/2017)
3.25/5   528 notes
Résumé :
Le nouveau chef-d'oeuvre de Margaret Atwood, l'auteure de La Servante écarlate.
Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture... Aussi, lorsqu'ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent san... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (136) Voir plus Ajouter une critique
3,25

sur 528 notes

viou1108
  18 août 2017
Liberté ou sécurité ? Un binôme antinomique terriblement d'actualité depuis le 11 Septembre 2001 jusqu'à pas plus tard qu'hier, 17 août 2017 à Barcelone.
Il n'est pas question de terrorisme islamiste dans le dernier roman dystopique de Margaret Atwood, mais le dilemme susmentionné transparaît néanmoins à toutes les pages.
Enfin, dilemme... Disons que pour Charmaine et Stan, jeune couple américain frappé par la crise économique et obligé de (sur)vivre dans sa voiture, à la merci de bandes de pillards omniprésentes, le choix de la sécurité l'a bien vite emporté. Après avoir vu un spot publicitaire vantant le bonheur garanti du mystérieux programme « Consilience », les deux tourtereaux se renseignent vaguement et, à l'idée d'un boulot et d'une maison tranquilles, signent leur adhésion – à vie – sans trop se poser de questions. Le fameux Programme consiste, pour ses heureux élus, à vivre alternativement un mois dans une jolie maison toute équipée dans la jolie ville de Consilience, et le mois suivant dans la belle prison de la belle ville-jumelle de Positron, dans les deux cas en exerçant un emploi utile à la communauté. Etant entendu que lorsque quelqu'un est en prison, sa maison est occupée par son « alternant », et vice-versa, et idem pour les couples. Etant entendu également que lors de chaque chassé-croisé mensuel, tout est fait pour éviter (en principe) que les uns et les autres rencontrent leurs alternants.
En principe. Parce que c'est évidemment là que la belle mécanique se grippe, lorsque Stan se met à fantasmer sur son alternante.
A partir de là, le roman part dans tous les sens, multipliant les rebondissements, du plus loufoque au plus glaçant : trafic d'organes, robots sexuels sophistiqués, conditionnement cérébral, sosies d'Elvis et de Marilyn, le tout culminant dans une tentative d'évasion des plus improbables. Plus globalement, ce roman dérangeant, à tout le moins interpellant, montre l'exploitation de la peur et de la pauvreté par un capitalisme dont les dérives sont proportionnelles à l'avidité pour la rentabilité et le profit. A ce jeu-là, l'intimité et la personnalité de l'être humain sont loin d'être épargnées : la sexualité n'échappe pas non plus aux exigences de docilité, de perfection et de productivité.
Un roman dense et acéré qui, sous des dehors de farce futuriste et jubilatoire, fait rire jaune et laisse penser qu'il n'est peut-être plus aussi dystopique qu'on voudrait le croire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          772
NathalC
  30 janvier 2019
L'auteur reprend ici, comme dans le roman La Servante Ecarlate, le principe d'un monde construit par l'homme pour soi-disant améliorer la vie de la communauté.
Un mois à vivre dans une maison parfaite, avec un emploi parfait, une vie "témoin" ; et un mois dans une prison, mais une prison qui n'en est pas vraiment une, on y mange bien, on y travaille aussi… Un monde parfait pour la communauté.
Ici tout n'est qu'apparence et les 2 protagonistes de cette histoire vont s'en rendre compte très vite. Chacun est une marionnette. Manipulation est le maître mot de ce roman.
Emballée dès les premières pages, je me suis peu à peu ennuyée et j'avais hâte d'arriver à la fin de l'histoire. Quelques incohérences dans l'histoire, ou dans la traduction, l'écriture aurait mérité plus de profondeurs, plus de détails de la vie de tous les jours… Bref, quelques choses m'a manqué ! Je ne me suis pas sentie DANS l'histoire.
Selon moi, ce livre est à un niveau en-dessous de la Servante Ecarlate.
Commenter  J’apprécie          813
lyoko
  15 janvier 2018
J'ai rarement été aussi ennuyée pour donner mon avis sur un bouquin.
Il me fallait lire ce roman puisque la servante écarlate est très certainement un roman incontournable et très fort. J'avais espéré pouvoir attendre de ce roman la même chose. Mais...
Si Margaret Atwood a l'art de choisir des thèmes pouvant montrer une certaine réalité dans un futur plus ou moins proche. Ici je suis restée de marbre. Bon pas tout le temps je l'avoue, j'ai quelques fois espéré un sursaut d'intérêt , mais au final pour retomber dans un ennui considérable.
Il faut aussi reconnaître que j'ai beaucoup de mal avec ces façons d'écrire froide et distante. Et pourtant cela s'accorde au fond de l'histoire de l'auteure : l'individualisme y a une forte place il faut le reconnaître.
Je n'ai absolument pas accroché avec les personnages. Et pourtant l'idée de base était pour moi formidable : la liberté.
Est-il possible pour réguler une société de la priver temporairement de certains droits ?
Et bien sur d'autres sujets bien intéressant sont abordés dans ce roman... sujets qui en général font mouche chez moi... mais comme la forme n'y était pas j'ai juste ressenti du vide.
Une grosse déception en somme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6911
Roggy
  27 septembre 2020
C'est à un fascinant voyage dans un monde dystopique qui nous convie Margaret Atwood.
La réussite et le succès d'un roman d'anticipation se mesurent souvent à cette capacité qu'il possède de nous montrer que le futur qui peuple ses pages, est déjà bien présent, ou très proche, quelque part, sous nos yeux aveugles.
La romancière canadienne se plaît à dépeindre la satire d'une société en proie au désenchantement et où la rationalité s'est pleinement imposée, montrant les conséquences néfastes d'une idéologie.
L'ambiance immersive qui fait forcément penser à La Servante écarlate, suit le même modèle d'implantation d'une société utopique.
Margaret Atwood s'en amuse et joue avec des clichés avec un humour étonnant.
La réalité dépasse souvent la fiction car l'esprit humain, influençable et imprévisible n'est pas encore près de se laisser contrôler.
Effrayant mais paradoxalement porteur d'espoir.
Commenter  J’apprécie          592
AudreyT
  26 août 2017
***
Stan et Charmaine sont amoureux et fauchés... L'Amérique subit une grave crise économique et beaucoup vivent, comme eux, dans leur voiture, se battant chaque jour pour survivre. Alors que Charmaine travaille dans un bar miteux, elle intercepte à la télévision une publicité pour un projet spécial : une ville leur propose un toit, un travail et la sécurité. Ils décident donc tous deux de se rendre sur place et de tenter leur chance. Mais à quel prix vont-ils payer leur sérénité ? Quelle liberté ont-ils gagné ? Quelles contraintes sont-ils imposées ?
Ne pas trop en dire sur Consilience et ce nouveau roman de Margaret Atwood est plus prudent. A qui se fier ? Quelle est la part de vérité ou de mensonge ? Une belle écriture, une histoire qui tient la route, et des personnages à la fois drôles et attachants. j'ai mis un peu de temps avant de rentrer véritablement dans ce monde étrange mais une fois que nous avons les ficelles en mains, il est plutôt plaisant de suivre Charmaine, Stan et les autres.
Ce ne sera certainement pas mon coup de coeur de cette rentrée littéraire mais j'ai passé un bon moment. Quel sens donne-t-on à notre liberté ? Quel compromis est-on prêt à faire pour se croire en sécurité ? Margaret Atwood a quelques réponses...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          470


critiques presse (7)
eMaginarock   03 janvier 2020
Une belle étude de caractères et une approche dystopique d’un monde qui existent déjà dans ces prisons privées auxquelles il ne manque que l’autogestion pour en faire un cauchemar authentique.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
LaPresse   19 octobre 2017
C'est le coeur qui lâche en dernier, a toutes les qualités pour intéresser les producteurs, puisqu'elle nous plonge de nouveau dans un univers dystopique qui fait écho aux obsessions de notre temps.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Culturebox   18 octobre 2017
"C'est le cœur qui lâche en dernier" pose une question dans l'air du temps : serions-nous prêts à sacrifier nos libertés au profit de la sécurité ?
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   19 septembre 2017
Ce roman inventif ravira tous ceux qui ne craignent pas d’interroger le monde comme il dévie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   07 septembre 2017
Après le succès phénoménal de La servante écarlate à la télé (et à la veille de la diffusion de La captive sur Netflix), Atwood nous revient avec une dystopie qui a pour toile de fond la crise économique et la quête de liberté.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   04 septembre 2017
Un roman de Margaret Atwood qu’on attendait avec impatience, l’auteure de La servante écarlate ne se faisant jamais prier pour nous en faire voir de toutes les couleurs.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeMonde   25 août 2017
Entre fiction spéculative et vaudeville, « C’est le cœur qui lâche en dernier », le nouveau livre de la romancière canadienne, fait mouche
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
NathalCNathalC   28 janvier 2019
Mais le simple fait de penser qu'on pourrait un jour avoir un vrai invité, un vieux camarade d'école, des gens dont on espère qu'ils ne resteront pas longtemps et qui, selon toute vraisemblance, l'espèrent aussi, bien que ce soit quand même chouette de se retrouver - le simple fait de penser à ça nous procure du réconfort.
Commenter  J’apprécie          270
RoggyRoggy   01 octobre 2020
Il sait ce qui se fabrique à Possibilibots. Des fac-similés de femmes ; des machines à coups, selon certains. Les gars de l’atelier de réparation des scooters avaient des discussions animées là-dessus : les souffrances qu’elles pouvaient éviter aux uns et aux autres dans la vrai vie, l’argent qu’elles pouvaient rapporter. Peut-être que toutes les femmes devraient être des robots, songe-t-il avec une pointe d’acidité : les créatures en chair et en os sont incontrôlables.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
PiatkaPiatka   03 septembre 2017
Tout le monde paraît très heureux : quand on a deux vies, il y a toujours la perspective d'autre chose. C'est comme être en vacances tous les mois. Mais quelle est la vie où on est en vacances et celle où on est actif ? Charmaine n'en sait trop rien.
Commenter  J’apprécie          231
Corboland78Corboland78   08 septembre 2017
Ed arrête le PowerPoint, chausse ses lunettes de lecture, consulte une liste. Quelques points pratiques : ils recevront leur nouveau mobile dans le hall principal. En même temps, ils toucheront leurs allocations logement. Tout est expliqué en détail sur les feuilles vertes de leur chemise, mais, en bref, tout le monde à Consilience vivra deux vies : prisonnier un mois, gardien ou employé de la ville le mois suivant. Tout le monde aura un Alternant. Les pavillons accueilleront donc quatre personnes au moins : le premier mois, ils seront occupés par les civils, le deuxième mois par les prisonniers du premier mois, qui s’y installeront en endossant le rôle des civils. Et ainsi de suite, mois après mois, à tour de rôle. Qu’ils imaginent les économies réalisées sur le coût de la vie, lance Ed, avec ce qui peut être soit un tic, soit un clin d’œil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
bilodohbilodoh   22 mars 2018
Il repense à sa vie passée et se voit étendu à même le sol, tel un géant entravé par une multitude de fils le maintenant à terre. De minuscules fils de préoccupations mesquines, de petits soucis et de craintes qu’il prenait autrefois au sérieux. Dettes, manque d’argent, de temps, de confort; et l’obsédante rengaine du sexe se répétant à l’envi telle une boucle de neurofeedback.

(Laffont, p. 223)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120

Videos de Margaret Atwood (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Margaret Atwood
À l'occasion de la parution de "Circé – Poèmes d'argile" le 20 mai aux Éditions Bruno Doucey, Margaret Atwood s'entretient avec l'éditeur Bruno Doucey, la traductrice Christine Évain et l'autrice Murielle Szac, préfacière du recueil. Lectures bilingues de poèmes et discussion autour du livre.
/ Circé – Poèmes d'argile, Margaret Atwood, bilingue anglais (Canada)/français, traduit par Christine Évain, Éditions Bruno Doucey, 2021. Préface de Murielle Szac.
autres livres classés : dystopieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Margaret Atwood est-elle Lady Oracle ?

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, je ne suis pas :

La croqueuse d'hommes
La voleuse d'hommes

10 questions
30 lecteurs ont répondu
Thème : Margaret AtwoodCréer un quiz sur ce livre

.. ..