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ISBN : 2221192095
Éditeur : Robert Laffont (17/08/2017)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 120 notes)
Résumé :
Le nouveau chef-d'oeuvre de Margaret Atwood, l'auteure de La Servante écarlate.
Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture... Aussi, lorsqu'ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent san... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  18 août 2017
Liberté ou sécurité ? Un binôme antinomique terriblement d'actualité depuis le 11 Septembre 2001 jusqu'à pas plus tard qu'hier, 17 août 2017 à Barcelone.
Il n'est pas question de terrorisme islamiste dans le dernier roman dystopique de Margaret Atwood, mais le dilemme susmentionné transparaît néanmoins à toutes les pages.
Enfin, dilemme... Disons que pour Charmaine et Stan, jeune couple américain frappé par la crise économique et obligé de (sur)vivre dans sa voiture, à la merci de bandes de pillards omniprésentes, le choix de la sécurité l'a bien vite emporté. Après avoir vu un spot publicitaire vantant le bonheur garanti du mystérieux programme « Consilience », les deux tourtereaux se renseignent vaguement et, à l'idée d'un boulot et d'une maison tranquilles, signent leur adhésion – à vie – sans trop se poser de questions. Le fameux Programme consiste, pour ses heureux élus, à vivre alternativement un mois dans une jolie maison toute équipée dans la jolie ville de Consilience, et le mois suivant dans la belle prison de la belle ville-jumelle de Positron, dans les deux cas en exerçant un emploi utile à la communauté. Etant entendu que lorsque quelqu'un est en prison, sa maison est occupée par son « alternant », et vice-versa, et idem pour les couples. Etant entendu également que lors de chaque chassé-croisé mensuel, tout est fait pour éviter (en principe) que les uns et les autres rencontrent leurs alternants.
En principe. Parce que c'est évidemment là que la belle mécanique se grippe, lorsque Stan se met à fantasmer sur son alternante.
A partir de là, le roman part dans tous les sens, multipliant les rebondissements, du plus loufoque au plus glaçant : trafic d'organes, robots sexuels sophistiqués, conditionnement cérébral, sosies d'Elvis et de Marilyn, le tout culminant dans une tentative d'évasion des plus improbables. Plus globalement, ce roman dérangeant, à tout le moins interpellant, montre l'exploitation de la peur et de la pauvreté par un capitalisme dont les dérives sont proportionnelles à l'avidité pour la rentabilité et le profit. A ce jeu-là, l'intimité et la personnalité de l'être humain sont loin d'être épargnées : la sexualité n'échappe pas non plus aux exigences de docilité, de perfection et de productivité.
Un roman dense et acéré qui, sous des dehors de farce futuriste et jubilatoire, fait rire jaune et laisse penser qu'il n'est peut-être plus aussi dystopique qu'on voudrait le croire.
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lyoko
  15 janvier 2018
J'ai rarement été aussi ennuyée pour donner mon avis sur un bouquin.
Il me fallait lire ce roman puisque la servante écarlate est très certainement un roman incontournable et très fort. J'avais espéré pouvoir attendre de ce roman la même chose. Mais...
Si Margaret Atwood a l'art de choisir des thèmes pouvant montrer une certaine réalité dans un futur plus ou moins proche. Ici je suis restée de marbre. Bon pas tout le temps je l'avoue, j'ai quelques fois espéré un sursaut d'intérêt , mais au final pour retomber dans un ennui considérable.
Il faut aussi reconnaître que j'ai beaucoup de mal avec ces façons d'écrire froide et distante. Et pourtant cela s'accorde au fond de l'histoire de l'auteure : l'individualisme y a une forte place il faut le reconnaître.
Je n'ai absolument pas accroché avec les personnages. Et pourtant l'idée de base était pour moi formidable : la liberté.
Est-il possible pour réguler une société de la priver temporairement de certains droits ?
Et bien sur d'autres sujets bien intéressant sont abordés dans ce roman... sujets qui en général font mouche chez moi... mais comme la forme n'y était pas j'ai juste ressenti du vide.
Une grosse déception en somme.
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AudreyT
  26 août 2017
***
Stan et Charmaine sont amoureux et fauchés... L'Amérique subit une grave crise économique et beaucoup vivent, comme eux, dans leur voiture, se battant chaque jour pour survivre. Alors que Charmaine travaille dans un bar miteux, elle intercepte à la télévision une publicité pour un projet spécial : une ville leur propose un toit, un travail et la sécurité. Ils décident donc tous deux de se rendre sur place et de tenter leur chance. Mais à quel prix vont-ils payer leur sérénité ? Quelle liberté ont-ils gagné ? Quelles contraintes sont-ils imposées ?
Ne pas trop en dire sur Consilience et ce nouveau roman de Margaret Atwood est plus prudent. A qui se fier ? Quelle est la part de vérité ou de mensonge ? Une belle écriture, une histoire qui tient la route, et des personnages à la fois drôles et attachants. j'ai mis un peu de temps avant de rentrer véritablement dans ce monde étrange mais une fois que nous avons les ficelles en mains, il est plutôt plaisant de suivre Charmaine, Stan et les autres.
Ce ne sera certainement pas mon coup de coeur de cette rentrée littéraire mais j'ai passé un bon moment. Quel sens donne-t-on à notre liberté ? Quel compromis est-on prêt à faire pour se croire en sécurité ? Margaret Atwood a quelques réponses...
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Corboland78
  08 septembre 2017
Margaret Eleanor Atwood, née en 1939 à Ottawa, Ontario, est une romancière, poétesse et critique littéraire canadienne. Elle est l'un des écrivains canadiens les plus connus, en particulier pour son roman, publié en français en 1987 sous le titre La Servante écarlate et adapté au cinéma et en série en 2017. Son oeuvre se compose d'une quinzaine de romans, de nouvelles, de recueils de poèmes et d'essais. C'est le coeur qui lâche en dernier vient de paraître.
Stan et Charmaine victimes de la crise économique qui frappe les Etats-Unis, vivent des pourboires que gagne Charmaine dans un bar glauque et logent dans leur voiture. Un jour, une publicité à la télé leur promet un toit dans une ville sécurisée, n'ayant rien à perdre, ils s'engagent dans le projet naissant. A Consilience, chacun a un travail et une maison durant un mois puis le mois suivant ils vont en prison effectuer des travaux d'intérêt général. Pendant ce temps leur maison est occupée par un autre couple qui sort de prison et ainsi de suite, avec interdiction formelle aux deux ménages de se rencontrer. Jusqu'au jour où Stan trouve un mot sous le frigidaire avec ces mots « Je suis affamée de toi. »
S'il est une chose que je déteste, c'est de me faire avoir par le marketing. Je n'avais jamais lu Margaret Atwood et pensais continuer ainsi et puis ce bouquin est sorti, encensé par la critique, et c'est vrai que le résumé semblait attractif, alors j'ai cédé. Les cents premières pages m'ont emballé, tout y était bien : écriture correcte, rythme, description du contexte miséreux de nos deux héros. Leur nouvelle vie dans cette version du meilleur des mondes s'annonçait alléchante et puis… ça c'est dégradé grave.
Je pensais lire une dystopie, en fait Margaret Atwood joue sur deux tableaux, il y a bien une fiction dépeignant une société tendant vers le cauchemar mais elle y greffe un second genre, l'érotisme soft ou la romance avec fantasmes nunuches, appelez cela comme vous voudrez. Autant j'ai trouvé agréable cet environnement (pas si futuriste d'ailleurs, puisque tout cela existe réellement aujourd'hui) fait de résidences ultra-protégées, de prisons privatisées, de robots sexuels et de traite d'organes, autant j'ai détesté l'autre versant de l'intrigue, fadasse au possible. Pour résumer, un roman ennuyeux avec un arrière-plan intéressant, même pas sauvé par les traces d'humour répandu ici et là. Comme de plus, c'est trop long car trop bavard, il faut être un lecteur réellement consciencieux pour ne pas lâcher avant la fin.
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coquinnette1974
  02 janvier 2018
Merci à Robert Laffont et à net galley de m'avoir permis de lire "C'est le coeur qui lâche en dernier" de Margaret Atwood.
Ayant beaucoup entendu parler de cette romancière, j'étais ravie de découvrir son dernier roman, même si je n'ai pas l'habitude de lire des romans d'anticipation.
J'ai traîné avant de le lire car je n'ai pas accroché au départ. du coup, après deux débuts de lecture infructueux j'ai recommencé à le lire il y a quelques jours et je viens enfin de le terminer.
Comme je l'ai vite compris, ce roman n'est pas pour moi. Pourtant, le résumé me tentait bien mais je n'ai pas accroché.
Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Ils vivent dans leur voiture, survivent tant bien que mal grâce au petit travail de serveuse de Charmaine. La vie est devenue très compliquée pour eux.
Un jour, ils voient une publicité pour une ville nouvelle, une vie nouvelle...
À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d'oeuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. le reste du temps, les habitants le passent en prison... où ils sont également logés et nourris !
Le couple démarre l'aventure, avec une présélection et ils sont retenus. Mais les choses ne vont pas du tout se passer comme tous deux l'imaginaient, évidemment !
Je m'attendais à un roman d'anticipation ou une dystopie je ne m'attendais pas à ce que l'auteur mette dedans de l'érotisme, de la romance. C'est bien écrit et pas désagréable à lire, mais je n'ai pas accroché au mélange des genres.
Charmaine et Stan sont attachants, l'histoire n'est pas inintéressante, et je ne regrette pas ma lecture mais je n'ai pas trouvé que "C'est le coeur qui lâche en dernier" soit un grand roman ! Je ne pense pas en garder un grand souvenir, ça c'est sur.
Je mets trois étoiles, pas plus.
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critiques presse (6)
LaPresse   19 octobre 2017
C'est le coeur qui lâche en dernier, a toutes les qualités pour intéresser les producteurs, puisqu'elle nous plonge de nouveau dans un univers dystopique qui fait écho aux obsessions de notre temps.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Culturebox   18 octobre 2017
"C'est le cœur qui lâche en dernier" pose une question dans l'air du temps : serions-nous prêts à sacrifier nos libertés au profit de la sécurité ?
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   19 septembre 2017
Ce roman inventif ravira tous ceux qui ne craignent pas d’interroger le monde comme il dévie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   07 septembre 2017
Après le succès phénoménal de La servante écarlate à la télé (et à la veille de la diffusion de La captive sur Netflix), Atwood nous revient avec une dystopie qui a pour toile de fond la crise économique et la quête de liberté.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   04 septembre 2017
Un roman de Margaret Atwood qu’on attendait avec impatience, l’auteure de La servante écarlate ne se faisant jamais prier pour nous en faire voir de toutes les couleurs.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeMonde   25 août 2017
Entre fiction spéculative et vaudeville, « C’est le cœur qui lâche en dernier », le nouveau livre de la romancière canadienne, fait mouche
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
gboss1976gboss1976   18 janvier 2018
"La plupart des gens sont gentils au fond, s'ils ont la possibilité d'exprimer leur gentillesse [...]"

"C'est le lot de toutes les entreprises qui réussissent. En règle générale, là où il y a de la lumière, les ténèbres ne tardent pas à surgir."

"Le cerveau est extrêmement protecteur, il décide de ce que nous choisissons de nous souvenir."
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amandineemgamandineemg   18 janvier 2018
Personne n'est plus respectueux des libertés individuelles qu'Ed, mais ils le savent tous - Ed affiche ici un sourire de conspirateur -, ces prétendues libertés ne se mangent pas, ce n'est pas la nature humaine qui paye les factures et de toute façon il fallait bien faire quelque chose pour soulager la pression qui s'amassait dans la cocotte-minute de la société. Ne sont-ils pas de cet avis ?
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gboss1976gboss1976   18 janvier 2018
La plupart des gens sont gentils au fond, s'ils ont la possibilité d'exprimer leur gentillesse [...]

C'est le lot de toutes les entreprises qui réussissent. En règle générale, là où il y a de la lumière, les ténèbres ne tardent pas à surgir.

Le cerveau est extrêmement protecteur, il décide de ce que nous choisissons de nous souvenir.
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gboss1976gboss1976   18 janvier 2018
La plupart des gens sont gentils au fond, s'ils ont la possibilité d'exprimer leur gentillesse [...]

C'est le lot de toutes les entreprises qui réussissent. En règle générale, là où il y a de la lumière, les ténèbres ne tardent pas à surgir.

Le cerveau est extrêmement protecteur, il décide de ce que nous choisissons de nous souvenir.
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gboss1976gboss1976   18 janvier 2018
La plupart des gens sont gentils au fond, s'ils ont la possibilité d'exprimer leur gentillesse [...]

C'est le lot de toutes les entreprises qui réussissent. En règle générale, là où il y a de la lumière, les ténèbres ne tardent pas à surgir.

Le cerveau est extrêmement protecteur, il décide de ce que nous choisissons de nous souvenir.
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Videos de Margaret Atwood (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Margaret Atwood
Margaret Atwood à l'émission québécoise Tout Le Monde En Parle.
Margaret Atwood est une grande dame de la littérature canadienne. Son œuvre la plus connue, La servante écarlate, parue en 1984, continue de résonner aujourd’hui, en plus de faire l’objet d’une série télévisée. Ses romans puisent dans la réalité pour renvoyer au lecteur un troublant miroir de la société, avec des thèmes comme l’asservissement des femmes par les hommes, un système de classes sociales opprimant et les ravages du pouvoir. À ceux qui l’accusent d’avoir l’esprit tordu, elle répond que tout ce qui est écrit dans ses livres est arrivé à un moment à quelqu’un, quelque part.
Le roman "C'est le cœur qui lâche en dernier" est en librairie. "La servante écarlate", "Captive (Alias Grace)" ainsi que plusieurs de ses autres romans ont été réédités en format poche.
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