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EAN : 9782221192092
450 pages
Éditeur : Robert Laffont (17/08/2017)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 432 notes)
Résumé :
Le nouveau chef-d'oeuvre de Margaret Atwood, l'auteure de La Servante écarlate.
Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture... Aussi, lorsqu'ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent san... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (122) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  18 août 2017
Liberté ou sécurité ? Un binôme antinomique terriblement d'actualité depuis le 11 Septembre 2001 jusqu'à pas plus tard qu'hier, 17 août 2017 à Barcelone.
Il n'est pas question de terrorisme islamiste dans le dernier roman dystopique de Margaret Atwood, mais le dilemme susmentionné transparaît néanmoins à toutes les pages.
Enfin, dilemme... Disons que pour Charmaine et Stan, jeune couple américain frappé par la crise économique et obligé de (sur)vivre dans sa voiture, à la merci de bandes de pillards omniprésentes, le choix de la sécurité l'a bien vite emporté. Après avoir vu un spot publicitaire vantant le bonheur garanti du mystérieux programme « Consilience », les deux tourtereaux se renseignent vaguement et, à l'idée d'un boulot et d'une maison tranquilles, signent leur adhésion – à vie – sans trop se poser de questions. Le fameux Programme consiste, pour ses heureux élus, à vivre alternativement un mois dans une jolie maison toute équipée dans la jolie ville de Consilience, et le mois suivant dans la belle prison de la belle ville-jumelle de Positron, dans les deux cas en exerçant un emploi utile à la communauté. Etant entendu que lorsque quelqu'un est en prison, sa maison est occupée par son « alternant », et vice-versa, et idem pour les couples. Etant entendu également que lors de chaque chassé-croisé mensuel, tout est fait pour éviter (en principe) que les uns et les autres rencontrent leurs alternants.
En principe. Parce que c'est évidemment là que la belle mécanique se grippe, lorsque Stan se met à fantasmer sur son alternante.
A partir de là, le roman part dans tous les sens, multipliant les rebondissements, du plus loufoque au plus glaçant : trafic d'organes, robots sexuels sophistiqués, conditionnement cérébral, sosies d'Elvis et de Marilyn, le tout culminant dans une tentative d'évasion des plus improbables. Plus globalement, ce roman dérangeant, à tout le moins interpellant, montre l'exploitation de la peur et de la pauvreté par un capitalisme dont les dérives sont proportionnelles à l'avidité pour la rentabilité et le profit. A ce jeu-là, l'intimité et la personnalité de l'être humain sont loin d'être épargnées : la sexualité n'échappe pas non plus aux exigences de docilité, de perfection et de productivité.
Un roman dense et acéré qui, sous des dehors de farce futuriste et jubilatoire, fait rire jaune et laisse penser qu'il n'est peut-être plus aussi dystopique qu'on voudrait le croire.
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NathalC
  30 janvier 2019
L'auteur reprend ici, comme dans le roman La Servante Ecarlate, le principe d'un monde construit par l'homme pour soi-disant améliorer la vie de la communauté.
Un mois à vivre dans une maison parfaite, avec un emploi parfait, une vie "témoin" ; et un mois dans une prison, mais une prison qui n'en est pas vraiment une, on y mange bien, on y travaille aussi… Un monde parfait pour la communauté.
Ici tout n'est qu'apparence et les 2 protagonistes de cette histoire vont s'en rendre compte très vite. Chacun est une marionnette. Manipulation est le maître mot de ce roman.
Emballée dès les premières pages, je me suis peu à peu ennuyée et j'avais hâte d'arriver à la fin de l'histoire. Quelques incohérences dans l'histoire, ou dans la traduction, l'écriture aurait mérité plus de profondeurs, plus de détails de la vie de tous les jours… Bref, quelques choses m'a manqué ! Je ne me suis pas sentie DANS l'histoire.
Selon moi, ce livre est à un niveau en-dessous de la Servante Ecarlate.
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lyoko
  15 janvier 2018
J'ai rarement été aussi ennuyée pour donner mon avis sur un bouquin.
Il me fallait lire ce roman puisque la servante écarlate est très certainement un roman incontournable et très fort. J'avais espéré pouvoir attendre de ce roman la même chose. Mais...
Si Margaret Atwood a l'art de choisir des thèmes pouvant montrer une certaine réalité dans un futur plus ou moins proche. Ici je suis restée de marbre. Bon pas tout le temps je l'avoue, j'ai quelques fois espéré un sursaut d'intérêt , mais au final pour retomber dans un ennui considérable.
Il faut aussi reconnaître que j'ai beaucoup de mal avec ces façons d'écrire froide et distante. Et pourtant cela s'accorde au fond de l'histoire de l'auteure : l'individualisme y a une forte place il faut le reconnaître.
Je n'ai absolument pas accroché avec les personnages. Et pourtant l'idée de base était pour moi formidable : la liberté.
Est-il possible pour réguler une société de la priver temporairement de certains droits ?
Et bien sur d'autres sujets bien intéressant sont abordés dans ce roman... sujets qui en général font mouche chez moi... mais comme la forme n'y était pas j'ai juste ressenti du vide.
Une grosse déception en somme.
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AudreyT
  26 août 2017
***
Stan et Charmaine sont amoureux et fauchés... L'Amérique subit une grave crise économique et beaucoup vivent, comme eux, dans leur voiture, se battant chaque jour pour survivre. Alors que Charmaine travaille dans un bar miteux, elle intercepte à la télévision une publicité pour un projet spécial : une ville leur propose un toit, un travail et la sécurité. Ils décident donc tous deux de se rendre sur place et de tenter leur chance. Mais à quel prix vont-ils payer leur sérénité ? Quelle liberté ont-ils gagné ? Quelles contraintes sont-ils imposées ?
Ne pas trop en dire sur Consilience et ce nouveau roman de Margaret Atwood est plus prudent. A qui se fier ? Quelle est la part de vérité ou de mensonge ? Une belle écriture, une histoire qui tient la route, et des personnages à la fois drôles et attachants. j'ai mis un peu de temps avant de rentrer véritablement dans ce monde étrange mais une fois que nous avons les ficelles en mains, il est plutôt plaisant de suivre Charmaine, Stan et les autres.
Ce ne sera certainement pas mon coup de coeur de cette rentrée littéraire mais j'ai passé un bon moment. Quel sens donne-t-on à notre liberté ? Quel compromis est-on prêt à faire pour se croire en sécurité ? Margaret Atwood a quelques réponses...
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bilodoh
  22 mars 2018
Margaret Atwood reçoit enfin les honneurs qu'elle mérite, mais un succès qui est passé par le grand écran, et ce dernier roman fera sans doute aussi l'objet d'une adaptation cinématographique.
Dans des États-Unis imaginaires ravagés par l'effondrement économique, une compagnie a créé des enclaves protégées où pourront vivre des couples choisis. Ils seront bien nourris et bien logés, mais devront suivre scrupuleusement les règles. Et pour que le tout coûte moins cher, ils devront passer la moitié de leur vie en prison, à coup d'un mois sur deux. Un système parfait où chacun a sa place et doit être heureux entouré de toutes les commodités modernes. Jusqu'au grain de sable dans l'engrenage…
Ce que j'aime dans les romans d'Atwood, en plus de ses personnages féminins forts, c'est sa préoccupation pour l'organisation de la société. On peut y voir s'opposer la liberté et la sécurité et même se demander si le bonheur est bien dans une douche chaude et des serviettes moelleuses…

Ce que j'apprécie aussi dans ses livres, c'est qu'il ne s'agit pas juste de bons et de méchants : on peut être bon et être le méchant de quelqu'un d'autre et on peut être le méchant tout en faisant tout son possible pour être bon.

Et les personnes qui en viennent à contourner les règles ne le font pas nécessairement parce qu'elles ont de plus grandes vertus…

Et bien sûr, la question qu'on peut toujours se poser : et vous, et moi, qu'aurions-nous fait à sa place?…
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critiques presse (7)
eMaginarock   03 janvier 2020
Une belle étude de caractères et une approche dystopique d’un monde qui existent déjà dans ces prisons privées auxquelles il ne manque que l’autogestion pour en faire un cauchemar authentique.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
LaPresse   19 octobre 2017
C'est le coeur qui lâche en dernier, a toutes les qualités pour intéresser les producteurs, puisqu'elle nous plonge de nouveau dans un univers dystopique qui fait écho aux obsessions de notre temps.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Culturebox   18 octobre 2017
"C'est le cœur qui lâche en dernier" pose une question dans l'air du temps : serions-nous prêts à sacrifier nos libertés au profit de la sécurité ?
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   19 septembre 2017
Ce roman inventif ravira tous ceux qui ne craignent pas d’interroger le monde comme il dévie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   07 septembre 2017
Après le succès phénoménal de La servante écarlate à la télé (et à la veille de la diffusion de La captive sur Netflix), Atwood nous revient avec une dystopie qui a pour toile de fond la crise économique et la quête de liberté.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   04 septembre 2017
Un roman de Margaret Atwood qu’on attendait avec impatience, l’auteure de La servante écarlate ne se faisant jamais prier pour nous en faire voir de toutes les couleurs.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeMonde   25 août 2017
Entre fiction spéculative et vaudeville, « C’est le cœur qui lâche en dernier », le nouveau livre de la romancière canadienne, fait mouche
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
NathalCNathalC   28 janvier 2019
Mais le simple fait de penser qu'on pourrait un jour avoir un vrai invité, un vieux camarade d'école, des gens dont on espère qu'ils ne resteront pas longtemps et qui, selon toute vraisemblance, l'espèrent aussi, bien que ce soit quand même chouette de se retrouver - le simple fait de penser à ça nous procure du réconfort.
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PiatkaPiatka   03 septembre 2017
Tout le monde paraît très heureux : quand on a deux vies, il y a toujours la perspective d'autre chose. C'est comme être en vacances tous les mois. Mais quelle est la vie où on est en vacances et celle où on est actif ? Charmaine n'en sait trop rien.
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bilodohbilodoh   22 mars 2018
Il repense à sa vie passée et se voit étendu à même le sol, tel un géant entravé par une multitude de fils le maintenant à terre. De minuscules fils de préoccupations mesquines, de petits soucis et de craintes qu’il prenait autrefois au sérieux. Dettes, manque d’argent, de temps, de confort; et l’obsédante rengaine du sexe se répétant à l’envi telle une boucle de neurofeedback.

(Laffont, p. 223)
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Corboland78Corboland78   08 septembre 2017
Ed arrête le PowerPoint, chausse ses lunettes de lecture, consulte une liste. Quelques points pratiques : ils recevront leur nouveau mobile dans le hall principal. En même temps, ils toucheront leurs allocations logement. Tout est expliqué en détail sur les feuilles vertes de leur chemise, mais, en bref, tout le monde à Consilience vivra deux vies : prisonnier un mois, gardien ou employé de la ville le mois suivant. Tout le monde aura un Alternant. Les pavillons accueilleront donc quatre personnes au moins : le premier mois, ils seront occupés par les civils, le deuxième mois par les prisonniers du premier mois, qui s’y installeront en endossant le rôle des civils. Et ainsi de suite, mois après mois, à tour de rôle. Qu’ils imaginent les économies réalisées sur le coût de la vie, lance Ed, avec ce qui peut être soit un tic, soit un clin d’œil.
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NathalCNathalC   22 janvier 2019
Le mieux avec les cinglés, disait toujours mémé Win - le seul truc, en réalité -, c'est de ne pas se trouver sur leur chemin.
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Videos de Margaret Atwood (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Margaret Atwood
Daniel Tammet publie "Fragments de paradis" aux éditions Arènes. Né à Londres dans une famille de neuf enfants et atteint d'un trouble du spectre autistique, il a choisi l'exil pour dépasser sa différence. A la découverte d'autres langues et d'autres cultures il a pu trouver un sens à sa vie. Sur le plateau de la Grande librairie, l'écrivain raconte sa rencontre avec Margaret Atwood et sa conversion à l'âge de 23 ans.
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