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La saga d'Anne tome 5 sur 11
EAN : 9782764404386
330 pages
Québec Amérique (06/06/2005)
4.23/5   222 notes
Résumé :
Voici le plus grand classique canadien-anglais de tous les temps, vendu à plus de 60 millions d’exemplaires, traduit en 40 langues et adapté plusieurs fois pour le cinéma et la télévision. L’histoire de cette petite orpheline de l’Île-du-Prince-Édouard a véritablement envoûté les jeunes et les moins jeunes!
Anne Shirley et Gilbert Blythe sont enfin mariés. Ils ont quitté Avonlea pour s’installer à Glen St. Mary, dans un village de pêcheurs où Gilbert pratique... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
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J'avais plutôt bien aimé le premier tome de la série Anne… la maison aux pignons verts. Mais, par la suite, mon intérêt s'était légèrement décru. Je trouvais l'héroïne un peu trop parfaite, toujours souriante, à voir le bon côté des choses, à vouloir améliorer le sort de ses amis et de sa communauté. Trop, c'est comme pas assez... Et elle avançait en âge, ses aventures à l'université puis comme maitresse d'école (où elle joue encore plus la carte de la mademoiselle-je-sais-tout, qui à 18 ans sait mieux gérer des enfants que les propres mères des petits !), me semblaient ordinaires. Et les chroniques de village ne m'intéressaient plus autant, les difficultés du troisième voisin me laissaient indifférents.

Mais avec ce cinquième tome, Anne dans sa maison de rêve, l'intérêt est revenu. C'est peut-être le côté romanesque, vaguement gothique, qui a ravivé cet intérêt. Ce paysage de bord de mer, balayé par les tempêtes et le brouillard, décrit merveilleusement par Lucy Maud Montgomery, m'a tout de suite conquis. Et ce phare, occupé par un vieux loup de mer qui a toujours une bonne histoire à raconter. C'est que la petite Anne, qui n'est plus si petite, a finalement épousé Gilbert Blythe et les deux ont quitté leur patelin d'Avonlea si familier et se sont installés sur la côte ouest de l'Île-du-Prince-Édouard. C'est un décor tout autre, enchanteur.

Et, enfin, Anne rencontre des épreuves sérieuses. Elle doit s'adapter à un nouveau milieu, se familiariser avec des nouveaux voisins, les apprivoiser, puis elle vit des grossesses difficiles. On est loin des mauvaises plaisanteries entre camarades de classe… Je sens que l'auteure essaie de rejoindre davantage son public qui a grandi avec Anne et qui, adulte, s'attend à plus. Un seul truc qui m'agace : plus on avance vers la fin, plus les péripéties deviennent rocambolesques (entre autres, celles concernant Dick Moore, le mari de Mlle Cornelia). Ça ressemble plus au genre de revirement qu'on retrouve dans un soap opera. Mais bon, à part ça, le reste de l'histoire était bien réussi.

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Après un Tome 4 un peu décevant, celui-ci renoue avec le lyrisme et le romanesque qui font le charme de cette série.

Le récit s'articule autour d'un lieu, la « maison de rêve » d'Anne, où elle emménage après son mariage avec Gilbert.

Cette maison se situe toujours dans l'île du Prince-Edouard, située à l'Est du Canada.

Je suis allée voir des photos sur Internet pour imaginer cette nature qui est au centre de cette série, et en effet c'est magnifique, entre les paysages de l'Ecosse et ceux du Finistère !!

En plus de cette nature omniprésente et magnifiquement évoquée, nous découvrons une nouvelle communauté villageoise protestante avec ses travers.

Guerre larvée entre presbytériens et méthodistes, vieilles rivalités familiales, querelles amoureuses qui dégénèrent…

L'auteur sait raconter des histoires et elle nous gâte dans ce volume avec des récits de vie pleins de rebondissements, une héroïne toujours aussi attachante, des happy ends et aussi quelques drames.

Bref une série addictive qui m'accompagne avec douceur dans cette période où nous subissons les fracas du monde...

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Encore une fois, prenons le temps de s'extasier sur l'objet livre que nous offre les éditions Toussaint Louverture. A chaque couverture, c'est la même rengaine. On ne pense pas qu'il puisse faire aussi magnifique que les précédentes. Et pourtant, le pari est relevé à chaque fois. La couverture ici nous présente la nature du nouvel écrin de vie de notre Anne adorée. Les embruns de l'océan, l'air chargé de sel, la douce lumière des phares, la senteur des pins, la chaleur ocre des rochers... La couverture rend justice à l'histoire, il faut le dire. On comprend aisément qu'un tel cadre soit "La Maison de rêve d'Anne". Petit bémol sur la traduction avec quelques grosses erreurs, notamment des mots "oubliés".

Tout juste mariée, Anne et Gilbert s'installent dans leur foyer. Et pas n'importe lequel : un nid douillet, chargé d'histoires et surtout chargé d'amour. L'idéal pour notre coeur passionné qu'est Anne qui voit en cette maison, ce cadre, une nouvelle âme soeur.

Appellation qui évolue d'ailleurs dans ce tome-ci pour devenir "les bons". Un cocon douillet mais esseulé qui fait que l'entourage y est restreint. Aussi, rencontrons nous que peu de nouveaux personnages mais comme d'habitude ce sont des personnages à la personnalité travaillée, qu'on apprécie pleinement, leurs défauts compris. La redoutable Mademoiselle Cornelia à la langue acérée nous fait rire, la douce Leslie au destin si tragique suscite énormément de compassion ... et que dire du Capitaine Jim, si attachant. Lire un Anne c'est tomber sous le charme de la plume, du cadre, des personnages.

En effet, comme dans les autres tomes, la plume de Lucy Maud Montgomery m'a de nouveau séduite. La justesse des descriptions pour nous représenter des cadres de vie simples mais tellement enchanteurs. Des émotions simples et authentiques. Un humour dosé juste comme il faut. Des personnalités non manichéennes et appréciables. Je suis surtout émerveillée de voir qu'elle parvient à faire évoluer Anne au fur et à mesure de ses histoires. La narration est tellement immersive qu'on la sent grandir tout en restant elle-même, ce feu follet qui s'extasie sur la beauté de la vie.

Alors, vous me direz, pourquoi 4 étoiles et non 5?

Plusieurs petits points m'ont dérangée. Ecrit à une autre époque, la pudeur de l'autrice fait que notre couple marié est très peu visible ensemble dans ce récit. Pour autant, les rares moments montrent une réelle complicité et un amour si passionné qu'on en raffole. Dans la même mesure, il y a certains événements qui n'ont que peu été abordé alors qu'ils me semblaient cruciaux. Honnêtement ça manque un peu de développement tout ça. D'autant que notre Anne semble ici, dans ce nouvel arc de sa vie, plutôt un témoin de ses voisins que la réelle protagoniste principale. On a plutôt l'impression dans le gros du récit que l'on suit la tragédie de Leslie par ses yeux. Un juste dosage m'aurait plus comblée. Mais c'est comme ça.

Quoiqu'il en soit, ce récit est encore et toujours un petit doudou avec des tranches de vie authentiques, tour à tour drôle ou emplies d'émotion. Comme d'habitude, une séquence entraîne des larmes. Des happy end concluent le récit. Enfin, Anne aborde une nouvelle étape de sa vie.

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Attention !! Quelques spoilers présents...

On commence ce cinquième volet avec le mariage imminent de Anne et Gilbert. Un pur plaisir de replonger dans l'univers de cette saga, avec cette plume lyrique toujours aussi agréable à lire.

Comme à chaque fois, je ressens cependant un pincement au coeur qui me rappelle le manque que je ressens pour la série Netflix. Cette série qui n'aura jamais de suite et dont je ne ferai jamais véritablement le deuil...

M'enfin bref. Je ne suis pas ici pour parler de cela.

J'ai été plongée dans ce nouveau milieu, à Four Winds. Un cadre merveilleusement agréable que j'ai adoré découvrir aux côtés d'Anne. Les descriptions de paysages de Lucy Maud Montgomery… mon dieu mais je ne m'en lasserai jamais. C'est sublime. Une pure merveille.

Comme à chaque tome, je me suis prise d'attachement pour les rencontres que fait Anne au cours de ce cinquième volet. Ces nouveaux personnages sont tous captivants et apportent leur touche personnelle et intéressante à l'histoire. le capitaine Jim, Mademoiselle Cornelia, Owen Ford, et puis Leslie, bien sûr…

Leslie qui arrive à s'ouvrir à Anne, Leslie à qui je me suis tant attachée !

Son sentiment de honte dû à la haine qu'elle a parfois éprouvé pour Anne, le fait qu'elle soit envieuse… C'est humain et c'est un sentiment que j'ai déjà tant ressenti aussi. Et je le ressens encore tellement, si souvent… (encore plus sur les réseaux sociaux) Et moi aussi je m'en suis voulue. Je me suis sentie atrocement stupide.

Je n'ai pas envie de me comparer à Leslie car je suis loin de pouvoir m'identifier à la vie de ce personnage qui a vécu tant de choses que je ne pourrai jamais comprendre entièrement, néanmoins… c'est une jeune femme que j'ai sincèrement beaucoup apprécié, encore plus après s'être ouverte à Anne. On arrive à mieux la comprendre, mieux la cerner. Je comprends ses mots quand elle évoque le fait que la souffrance rapproche les gens. C'est vrai. Même si on ne vit pas les mêmes choses, les mêmes problèmes, les mêmes drames, les mêmes situations, les personnes envers qui j'arrive facilement à me confier sont le plus souvent des personnes qui ont souffert aussi...

Le fait qu'Anne perde son premier bébé à la naissance m'a vraiment attristée… je ne m'y attendais pas du tout. Personne ne mérite de vivre un évènement pareil et Anne… c'est un personnage tellement merveilleux, avec une personnalité lumineuse et si rayonnante… ça m'a fait si mal au coeur.

C'était un tome vraiment très agréable. Des personnages attachants et une plume toujours aussi sublime. Anne et Gilbert ont eu leur premier enfant et ils déménagent… vivement la suite ! J'ai hâte de voir à quoi ressemblera le tome 6 !

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Livre audio

Une autre période de la vie d'Anne, cette fois-ci femme mariée, toujours avec la version audio proposée sur Radio Canada lue par Catherine Proulx-Lemay.

Même si j'ai beaucoup apprécié ce nouvel épisode de la vie d'Anne, j'ai toutefois regretté que certains passages soient passés sous silence comme les sentiments éprouvés par la jeune femme lors de son mariage (elle que l'on sait si romantique !) ou encore lorsqu'elle tombe enceinte. Ces ellipses font que l'on ne lit plus la vie d'Anne elle-même qui perd de sa consistance mais celle de ses voisins et voisines qui finissent par prendre toute la place du récit.

J'ai toutefois particulièrement aimé le Capitaine Jim, Cornelia et la jeune Mme Moore. La plume de l'auteure est celle d'une vraie conteuse et Catherine Proulx-Lemay m'enchante à donner des voix diverses à chacun des personnages.

L'île du Prince Edouard est devenue progressivement ma région de refuge ou d'évasion, le lieu où je passe de belles vacances en compagnie d'une variété de personnages fantasques et joviaux.

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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Il y avait, dans l'atmosphère de cette maison, une pointe de romantisme et d'aventure qu'Anne n'avait jamais trouvée à Avonlea. Là-bas, bien qu'elle ait vécu près de la mer, çelle-ci n'était pas entrée intimement dans sa vie. À Four Winds, elle l'entourait et l'appelait constamment. De chacune des fenêtres de son nouveau logis, elle en voyait un des aspects changeants. Sont lancinant murmure résonnait sans cesse à son oreille. Les navires entraient tous les jours dans le port et accostaient le quai du Glen, ou repartaient dans le soleil couchant, en route vers des ports qui pouvaient être de l'autre côté du globe. [...] On avait toujours l'impression que quelque chose allait se passer : des aventures et des conquêtes. Les chemins de Four Winds étaient moins prévisibles, établis et prédestinés que ceux d'Avonlea ; des vents de changement y soufflaient ; la mer appelait sans cesse les habitants de la grève, et même ceux qui ne répondaient pas à son appel en sentaient l'émotion, la fébrilité, le mystère et les possibilités.
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C'était une grève qui connaissait la magie et le mystère des tempêtes et des étoiles. Il en émanait une grande solitude. Les bois ne sont jamais solitaires, ils sont pleins d'une vie chuchotante, envoûtante et amicale. Mais la mer est une âme puissante, gémissant sans cesse de quelque grand chagrin qu'elle ne peut partager, et l'enfermant en elle-même pour l'éternité. Nous ne pouvons jamais percer son mystère infini, nous ne pouvons que nous interroger, fascinés et subjugués, sur sa rive.
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— Eh bien, quelle belle journée pour ton mariage, Anne, fit Diana en passant un volumineux tablier sur sa robe de soie. Tu n’en aurais pas eu une plus belle si tu l’avais commandée chez Eaton.
— En vérité, beaucoup trop d’argent sort de cette Île pour aller au même Eaton, déclara Mme Lynde d’un ton indigné. Elle avait ses idées sur les magasins à rayons tentaculaires et ne perdait jamais une occasion de les faire savoir.
— Et quant à leurs catalogues, c’est à présent devenu la Bible des filles d’Avonlea, si vous voulez mon avis. Elles se plongent dedans le dimanche au lieu d’étudier les Saintes Écritures.
— Mon Dieu, ils amusent merveilleusement les enfants, fit remarquer Diana. Fred et la petite Anne peuvent passer des heures à regarder les images.

— J’ai amusé dix enfants sans l’aide du catalogue d’Eaton, objecta sévèrement Mme Rachel.

— Allez, vous deux, vous n’allez pas vous quereller à propos du catalogue d’Eaton, dit gaiement Anne. C’est mon grand jour, vous savez. Je suis si heureuse que je veux que tout le monde jouisse du même bonheur.
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- […] Il me semble que, aussi terrible que ce soit, ce serait pire encore de n’avoir jamais rencontré Leslie. C’est une douleur brûlante, ardente, de l’aimer et de la quitter - mais ne l’avoir jamais aimée m’est impensable. J’imagine que ça a l’air complètement fou, toutes ces terribles émotions paraissaient tellement ridicules quand on les traduit dans nos mots inadéquats. Elles ne sont pas faites pour être exprimées, mais simplement vécues et endurées.
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Prenez celui du Peter Stimson, qui "laisse derrière lui un large cercle d'amis pleurant son décès prématuré". Seigneur, cet homme avait quatre-vingts ans, et tous ceux qui le connaissaient souhaitaient sa mort depuis trente ans. Lisez les avis nécrologiques quand vous ètes déprimée, ma chère Anne, et en particulier ceux des gens que vous connaissez. Si vous avez un tant soit peu d'humour, ils vous remonteront le moral, croyez-moi. Si seulement je pouvais écrire les avis nécrologiques de certains. Vous ne trouvez pas que nécrologique est un mot affreusement laid ? Ce Peter dont je vous parlais avait précisénment le visage de ce mot. Je ne l'avais jamais remarqué avant, mais quand il était là, le terme me venait immédiatement à l'esprit. Il n'y a qu'un seul mot de ma connaissance plus laid encore, et c'est veuve. Seigneur! Je suis peut-être une vieille fille, mais j'y trouve ce récontort: je ne serai jamais la veuve de personne.
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Vidéo de Lucy Maud  Montgomery
"Anne d'Avonlea" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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