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EAN : 9782824708478
15 pages
Éditeur : Bibebook (07/06/2013)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Tous avaient été, de génération en génération, des hommes particulièrement impitoyables. Tous, sans exception, avaient tué dans leurs âmes les sentiments humains, comme ils tuaient les hommes. Le caractère le plus marqué de leur terrible race avait été une atroce impitoyabilité. Tempéraments aussi absolus qu'indomptables, dont les passions avaient la faim des tigres, c'étaient de ces gens qui croyaient le monde créé pour eux, et qui, pour faire cuire seulement l'oeu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
PiertyM
  01 janvier 2019
Une page d'histoire est une nouvelle bouleversante! Dans un langage poétique, Barbey nous relate l'histoire d'une famille de Normandie, les Ravalet, qui, subissant une espèce de sortilège, se salissent toujours les mains dans les affaires à scandales, comme l'a été la famille Borgea en Italie. Une atmosphère ténébreuse et vicieuse a régné sur cette famille partant de leurs aïeux jusqu'à leur dernière descendance. Si ce n'est pas qu'un Ravalet ait violé une fille, puis l'ait jeté dans une fossé, ça sera un Ravalet qui tuerait un prêtre parce qu'il lui a refusé la prise de l'hostie.... Il y a de quoi ne pas s'étonner de voir leur descendance se livrer à un amour incestueux, entre un frère et une sœur...
Un petit texte bien écrit qui serait un essai plutôt qu'une nouvelle. L'auteur cherche à dépasser l'histoire, trouver des indices, des raisons en tant que poète de cette nature pécheresse qui a mit en déroute cette famille jusqu'à ce qu'elle s'éteigne!
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Laureneb
  07 décembre 2019
D'un fait divers sordide dont il ne sait pas grand-chose, l'auteur livre un joli récit par petites touches sensuelles et onirique. C'est plus la peinture poétique d'une atmosphère par petites touches qu'un véritable récit linéaire. Les personnages ne sont qu'esquissés, sans focalisation interne on ne sait ce qu'il pense. le crime même n'est pas le plus important - et pour un lecteur contemporain connaissant le Trône de fer, il n'est finalement pas si important, puisqu'il est annoncé dès le début. Non, ce que je retiens c'est la force de certaines images, comme les cygnes noirs comme le pêché, au coup ensanglanté comme la guillotine, ou la descriptions des rues de la ville de l'enfance, peuplées des fantômes des souvenirs.
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ktylauney
  08 septembre 2016
Une courte nouvelle de Jules Barbey d'Aurevilly sur les amours incestueuses de Julien et Marguerite de Ravalet, enfants de Jean III de Tourlaville.
Des phrases tout en poésie mais on pourra noter quelques erreurs commises par l'auteur en ce qui concerne les faits historiques.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ktylauneyktylauney   08 septembre 2016
C’était l’heure du crépuscule. Deux cygnes nageaient sur ce lac où il n’y avait qu’eux, non pas à distance l’un de l’autre, mais pressés, tassés l’un contre l’eau comme s’ils avaient été frère et sœur, frémissants sur cette eau frémissante.  Ils auraient fait penser aux deux âmes des derniers Ravalet, parties et revenues sous cette forme charmante ; mais ils étaient trop blancs pour être l’âme du frère et de la sœur coupables. Pour le croire, il aurait fallu qu’ils fussent noirs et que leur superbe cou fût ensanglanté…
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LaurenebLaureneb   05 décembre 2019
La ville que j’habite en ces contrées de l’Ouest, – veuve de tout ce qui la fit si brillante dans ma prime jeunesse, mais vide et triste maintenant comme un sarcophage abandonné, – je l’ai, depuis bien longtemps, appelée : « la ville de mes spectres », pour justifier un amour incompréhensible au regard de mes amis qui me reprochent de l’habiter et qui s’en étonnent. C’est, en effet, les spectres de mon passé évanoui qui m’attachent si étrangement à elle. Sans ses revenants, je n’y reviendrais pas !
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Videos de Jules Barbey d'Aurevilly (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jules Barbey d'Aurevilly
Jules Barbey d’Aurevilly 4/4 : Une lecture historienne de Barbey (France Culture / La compagnie des auteurs). Photographie de Jules Barbey d'Aurevilly vers 1860 • Crédits : Photo by Hulton Archive/Getty Images - Getty. Une émission produite par Matthieu Garrigou-Lagrange et réalisée par Laurence Millet. Diffusion sur France Culture le 18 avril 2019. “La vengeance d'une femme”, l'une des “Diaboliques” de Barbey, fait l'objet d'une lecture historienne qui nous apprend sur les pratiques de lecture et les usages sociaux de l'auteur et de la société de son époque. Judith Lyon-Caen, directrice d'études et maître de conférences à l'EHESS, spécialiste des liens entre littérature et histoire, éditrice des “Romans” de Barbey dans la collection “Quarto” en 2013, a fait paraître chez Gallimard en 2019, “La griffe du temps. Ce que l'histoire peut dire de la littérature”. Elle s'intéresse en particulier à une nouvelle issue des “Diaboliques” de Barbey : “La vengeance d'une femme”. Dans cette nouvelle, qui raconte l'histoire de la femme d'un grand d'Espagne qui veut se venger après la terrible mort de son amant sous ses yeux, les couleurs tirent vers le rouge, l'ocre, le jaune. Notre invitée entend montrer “ce que l'histoire peut dire de la littérature”, en soulignant que le texte de Barbey offre un fin feuilletage temporel, et dit quelque chose d'un passé qui parvient jusqu'à nous. Ce passé, c'est celui des pratiques sociales et des usages en vigueur à l'époque de Barbey, notamment en ce qui concerne l'histoire de la prostitution. On assiste à la création d'un topos littéraire, depuis “La Fille aux yeux d'or” de Balzac, présente en creux dans le texte aurevillien, jusqu'à la “Nana” de Zola. La complexité de la temporalité à l’œuvre chez Barbey se cristallise dans l'image d'un mystérieux bronze ancien, qui rappelle également l'histoire des images licencieuses... Il faut aussi garder en tête le vers baudelairien, qui nous dit dans le poème “Le Cygne”, au détour d'une promenade parisienne, que :
« Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville Change plus vite, hélas ! que le cœur d'un mortel) »
La géographie parisienne porte l'empreinte silencieuse, le coup de “griffe” des grands travaux haussmanniens et la construction en creux d'une mémoire. À travers “La vengeance d'une femme”, l'on perçoit ainsi la construction d'une écriture romanesque lue au prisme des bouleversements historiques que connaît Barbey lui-même.
Jacques Bonnaffé termine cette semaine par un écho à Du Bellay, avec le recueil “Sans adresse” de Pierre Vinclair, qui propose des sonnets autour de l'exil du poète.
MUSIQUE GÉNÉRIQUE : “Panama”, de The Avener (Capitol) fin : “Dwaal”, de Holy Stays (Something in Construction)
MUSIQUE CHRONIQUE : “Self portrait” de Chilly Gonzales (Gentle threat)
Source : France Culture
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