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EAN : 9798503736199
292 pages
Amazon Publishing (16/08/2021)
3.97/5   30 notes
Résumé :
Alors que son mariage ne tient plus qu’à un fil et que son éditeur attend le manuscrit de son prochain roman, Robin Vallard, jeune auteur parisien, décide de faire ses valises. Direction Nogaro dans le Gers, là où vit sa mère. Ville de son adolescence, ville de l’insouciance, ville qui lui permet de fuir de trop lourdes responsabilités. Prêt à se remettre d’aplomb et à chercher l’inspiration, il ne pensait pas la trouver dans la disparition de sa petite amie d’alors... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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Je remercie Yasmina Behagle pour l'envoi, en service presse, de son nouveau roman : Chardon chéri.

Alors que son mariage ne tient plus qu'à un fil et que son éditeur attend le manuscrit de son prochain roman, Robin Vallard, jeune auteur parisien, décide de faire ses valises.

Direction Nogaro dans le Gers, là où vit sa mère. Ville de son adolescence, ville de l'insouciance, ville qui lui permet de fuir de trop lourdes responsabilités.

Alors qu'il est prêt à se remettre d'aplomb et à chercher l'inspiration, il apprend la disparition de son ancienne petite amie. Tout le village n'a que le nom de Nour à la bouche.

Avide de vérité, il plonge dans le passé pour déterrer les secrets qui ont émaillé les quinze dernières années.

Y parviendra-t-il ? Et surtout, en sortira-t-il indemne ?

Chardon chéri est présenté comme un thriller, mélange de cozy mystery et de whodunit. Je ne voyais pas trop ce qu'étaient ces genres, j'étais donc très curieuse de découvrir ce roman.

J'ai été surprise par le début qui est non pas le commencement de l'histoire mais le début du roman de Robin ! Surprenant au premier abord mais il est important de le savoir pour continuer à le lire. Il ne faut pas s'arrêter à ça.

Robin Villard est un jeune auteur parisien qui suite à un événement revient chez sa maman pour quelques temps. Il vient de se séparer d'Alice, son épouse. Robin a un secret de famille pesant dans ses tiroirs et dans le Gers, les choses se déroulent plus lentement qu'à Paris, ce n'est plus le même rythme. Il a du temps.. Il doit affronter la disparition d'une ancienne petite amie : Nour. Leur adolescence est loin, mais il se plonge de temps en temps dans leurs souvenirs. Avec la meilleure amie de Nour, Lisa, Robin se retrouve à enquêter et à envisager d'écrire un ouvrage sur la disparition de son ancienne petite amie.

J'ai bien aimé ma lecture toutefois j'ai été surprise de la lenteur avec laquelle tout se déroule. C'est un roman à tiroir, on découvre tout peu à peu et j'avoue que par moment j'ai un petit peu décroché. Ce qui m'a fait continuer ma lecture c'est le besoin de savoir ce qui est arrivé à Nour. Impossible de lâcher ce roman sans connaître le dénouement !

Il y a énormément de non-dits, j'aurais aimé que l'on en apprenne un peu plus sur le secret de famille de Robin.

Un autre tome mettant en scène ce personnage est prévu, je serais curieuse de le lire pour voir où l'autrice va nous emmener. Car même si mon avis est mitigé, j'ai apprécié le personnage de Robin et je suis très curieuse de savoir ce que Yasmina Behagle lui réserve :)

Chardon chéri est un roman qui m'a plutôt plu dans l'ensemble. Je ne suis pas certaine d'accrocher plus que ça avec ce genre de livre mais ça, ce n'est pas la faute de son autrice.

Malgré tout, je suis ravie qu'elle m'ait sollicité pour ce service presse.

J'ai de nouveau apprécié son écriture et je la relirais avec plaisir.

Ma note : 3,5 étoiles

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Je voulais vous parler de Yasmina Behagle, que j'ai rencontré, il y a quelques mois comme chroniqueuse littéraire sur Babelio. D'ailleurs cette première fois s'était mal passée…

Mais mon regard envers elle a changé, lorsque j'ai découvert que cette jeune critique de livres était aussi auteure et en conséquence lorsque je me suis intéressé à ses écrits.

Comme beaucoup de jeunes d'auteurs.es, Yasmina n'a pas trouvé cette importunité pour que ses romans soient publiés par une grande maison d'éditions, elle a donc peu de visibilité.

*

C'est le deuxième roman que je lis de cette auteure et j'ai été vraiment conquis par « Chardon Chéri ».

Je suis rentré complètement dans cette enquête policière, sous la forme d'un petit thriller, pour ne plus en ressortir. J'étais trop curieux de savoir le destin que l'auteure avait réservé à Nour, cette jeune mère disparue à Nogaro dans le Gers.

J'ai trouvé le récit très cohérent et bien maitrisé. Il est écrit d'une plume incisive, très fluide. Et même si j'ai ressenti quelques longueurs, elles furent vite oubliées par un rythme assez soutenu et qui m'a tenu en haleine jusqu'aux dernières pages de cette histoire. Un dénouement inattendu m'y attendait aussi.

Une histoire, tout comme son autre roman « Dans la gueule du loup », dont la fin est restée ouverte.

Car Yasmina aime se déposséder de la fin de ses romans et les offrir à l'imagination de sa lectrice et de son lecteur.

*

A noter que « Chardon Chéri » contient beaucoup de dialogues. Yasmina en plus d'être une bonne narratrice avec cette pointe humour très plaisante, est aussi une grande bavarde.

Le langage peut surprendre, car il n'est pas « ampoulé » comme j'ai pu le lire dans d'autres romans.

Ces sont des échanges de tous les jours, entre un mari et sa femme, entre un fils et sa mère, entre un copain et un autre copain.

Ce sont des mots de tous les jours, parfois bruts et non triés et j'ai trouvé que ce style donnait plus de réalisme à cette fiction.

*

C'est l'histoire de Robin, un romancier en perte de vitesse. On apprendra au fil des pages, pourquoi il lui est si difficile de faire le deuil de son papa, romancier reconnu, et récemment décédé.

Comme la scoumoune lui colle à la peau, Robin a des problèmes avec son couple qui s'ajoutent à sa panne d'inspiration pour l'écriture.

Robin décide donc de partir dans son village natal à Nogaro, rejoindre sa mère qui vit toujours en ce lieu.

Le jeune romancier, sous la pression de son infecte éditeur, est persuadé que le nouvel air de la campagne lui sera bénéfique et créatif pour écrire son nouveau roman.

Mais a-t-il aussi une raison secrète pour revenir au pays ?

Son ex-amie Nour a disparu soudainement du village et les recherches restent vaines.

Robin a-t-il attention de s'improviser enquêteur ?

A-t-il encore d'autres raisons de s'intéresser à cette disparition mystérieuse ?

*

Dans le village, il y a des gens qui savent et des choses se murmurent,

Le jeune auteur est prêt à remuer ciel et terre pour découvrir la vérité et même à déterrer de vieilles histoires gluantes, pas glorieuses pour certains habitants de Nogaro.

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Merci à l'auteure ,Yasmina Behagle ,de m'avoir permis la lecture de ce bon thriller. Robin ,en panne d'inspiration et en voie de divorce ,quitte la capitale pour le Gers chez sa mère pour se ressourcer .Il y apprend que son amie d'enfance ,Nour, devenue gendarme a disparu sans laisser de traces et décide d'écrire son prochain roman en s'inspirant de ce fait divers. Il va enquêter et réveiller au passage de vieilles histoires .Un bon thriller sans hémoglobine au dénouement inattendu .

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🖤 AVIS ROMAN 🖤

Coucou mes Choucapics ! 🖤

♡ Je souhaite remercier @yasminabehagleauteur pour sa confiance.

~Je vous donne mon avis sur "Chardon Chéri" de Yasmina Behagle.

☆ Nombre de pages : 292

☆ Éditions : Auto-édition

☆ Prix : 14.90  euros le broché et 0.99 euro pour le numérique du 16 au 19 août et ensuite 2.99 euros après cette date.

☆ Date de publication : 16/08/21

☆ Âge Requis : Adulte, déconseillée aux enfants.

☆ Disponible sur Amazon

☆ Catégories : Suspense, Thriller psychologique.

☆ Genres :  Polars, Thrillers, Whodunit, et (cozy mystery).

☆ Autres Ouvrages écrits :

Fièvre de lait (2020) : 14.90 euros  en broché et 2.99 euros en e-book :  Drame contemporain sur la maternité

• Leurs mères à toutes (2021) : Même prix :  diptyque dont la première partie se passe dans une prison de femmes au XIXᵉ siècle.

🖤 QUATRIÈME DE COUVERTURE 🖤

Alors que son mariage ne tient plus qu'à un fil et que son éditeur attend le manuscrit de son prochain roman, Robin Vallard, jeune auteur parisien, décide de faire ses valises. Direction Nogaro dans le Gers, là où vit sa mère. Ville de son adolescence, ville de l'insouciance, ville qui lui permet de fuir de trop lourdes responsabilités. Prêt à se remettre d'aplomb et à chercher l'inspiration, il ne pensait pas la trouver dans la disparition de sa petite amie d'alors. Et pourtant, tout le village n'a que le nom de Nour à la bouche. Avide de vérité, il plonge dans le passé pour déterrer les secrets qui ont émaillé les quinze dernières années. Y parviendra-t-il ? Et surtout, en sortira-t-il indemne ?

Entre le cozy mystery et le whodunit, une enquête qui fera palpiter vos artères les plus paresseuses !

✒ BIOGRAPHIE ✒

Je m'appelle Yasmina Behagle, j'ai 29 ans, et je vis dans le Sud-Ouest avec mon compagnon et mes deux filles. J'ai une licence de Lettres modernes et j'aimerais bien vivre de ma plume. Je me suis donné quelques mois/années pour tenter ma chance, en autoédition. Mon premier roman s'appelle Fièvre de lait et est un drame contemporain sur la maternité. Mon second s'appelle Leur mère à toutes, c'est un diptyque dont la première partie se passe dans une prison de femmes au XIXᵉ siècle.

📖 MON AVIS 📖

🌠 LA COUVERTURE 🌠

La couverture est un rappel de l'histoire et j'aime beaucoup les tons.

✍ L'HISTOIRE ✍

● Malgré un début un peu déroutant, j'ai apprécié ma lecture. le roman du protagoniste à un humour particulier et tiré par les cheveux, ce qui m'a fait rire. Après je sais que je n'ai pas lu la version définitive donc certains passages ont été retravaillés. Au début, nous suivons le roman qu'écrit notre protagoniste principal. Je n'avais pas bien compris au départ.

● le roman fait ressortir des sujets assez forts comme l'impact et le poids des secrets de familles. L'histoire nous amène à la réflexion, nous ressentons les émotions des personnages, ce qui m'a plu.

● Nous suivrons Robin, un écrivain qui a du mal à écrire. Il se fait refuser l'ébauche de son roman par son éditeur. Il prendra alors la décision de se reposer et de  continuer à écrire son roman dans le village où il a grandi chez sa mère.  Ses vacances ne seront pas de tout repos, car il sera mêlé  et entraîné dans une enquête concernant une gendarme disparue qui s'avère  être son ancienne petite amie d'adolescence.  Il trouvera l'inspiration à travers cette mésaventure, en enquêtant sur cette disparition.

● Niveau intrigue l'auteure a beaucoup travaillé sur le fait de nous cacher l'origine de la disparition, et on ne sait pas du tout ce qu'il s'est passé. Au cours de la lecture, nous découvrirons des secrets et des indices sur le passé de Robin.

● J'ai aussi aimé le concept de suivre le personnage à travers son passé, son présent voir son futur. Ce qui nous permets d'élucider certaines choses et de mettre l'accent des choses du présent. 

● Au niveau de la fin, j'aurais aimé avoir beaucoup plis de détails, car je suis fan de détails, de descriptions. le rythme a couic sur la fin, dans le sens où tout s'enchaîne vite, donc moins d'explications.

● Concernant les personnages, nous avons tout d'abord Robin et Alice qui nous sont présentés, leur relation est compliquée. Robin est tourmenté, il n'est pas heureux. En lisant la suite, on comprendra que la relation avec son père est difficile, surtout son passé.

● Nous ferons la connaissance des amis d'enfance de Robin et ils joueront un rôle de demiurge au coeur de l'histoire. L'auteure ne laisse pas les personnages à l'écart, tout est important.  La plume est limpide par la suite, il y a du potentiel. L'histoire est prenante et la plume addictive, mais j'ai mis du temps à rentrer dans l'histoire.  Chaque personnage aura sa personnalité, plus différente les unes que les autres. On se demande qui peut être coupable, à chaque fois qu'on se dit, c'est bon, eh ben non, on se trompe haha.

● le point de vue est à la première personne et l'histoire se déroule en plusieurs temps. Nous avons aussi la vision de la Nour, la gendarme. Malheureusement, nous en apprenons peu sur elle, l'auteure garde absolument le mystère. Il y a plusieurs narrations, celles de différents personnages, des fois on ne sait pas qui est qui, mais ça ne gêne pas, car on comprend après.

● du point de vue de Robin, il se passe beaucoup plus de choses, car on en apprend beaucoup sur lui. L'auteur nous surprend et nous captive, on ne sait jamais à quoi s'attendre. L'histoire me fait penser à certaines séries où tout le monde garde les secrets. Les personnages sont réalistes ce que j'ai apprécié, ils ont les traits de la vie réelle.

● Les scènes de sexes m'ont surprise lol, car elles sont crues et explicites. Cela ne convient pas à tout le monde donc je préviens. Les personnages sont attachants ou détestables selon leur réaction.  Et je n'aurai jamais deviné la fin, le coupable de fin m'a étonné.

● La plume est prenante, mais manque de détails sur la vie de certains personnages. On rentre directement dans le vif du sujet après la petite introduction du roman " Colocation Indécente". J'étais en mode whut ?? Et puis j'ai ris.

● Conclusion finale : Une lecture appréciable. Je ne sais pas où me positionner, car pas mal de choses ont changées, la lecture était prenante à la fois, mais après ce n'est pas trop mon style de lecture dans le style de prédilection. Mais c'est un roman à lire pour les lecteurs de ce genre ^^ Je le dis souvent, mais cela reste exclusivement mon avis, je ne dis en aucun cas que le roman ne mérite pas d'être lu,  je suis du genre à aimer les grosses descriptions et les détails

Bisous à vous 🖤

J'espère que cet avis vous aura plu

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Un auteur en panne d'inspiration, la disparition d'une gendarme de Nogaro dans le Gers et des secrets qui s'éventent, il n'en fallait pas davantage pour piquer ma curiosité. Face à un thriller, j'ai toujours beaucoup de peine à résister.

SimplementPro est, décidemment, une plateforme très utile où l'on peut dénicher des auteurs-trices avec un véritable univers, une "patte" fine et travaillée. Yasmina Behagle en fait véritablement partie et je la remercie de m'avoir sollicitée pour ce Service Presse.

J'apprécie les récits en abîme, la fiction qui rejoint le réel, comme, par exemple, le titre du roman, Chardon Chéri, qui n'est autre que celui choisi par Robin Vallard, le protagoniste principal pour le sien.

Pourtant, bien que sa voix retentisse le plus nettement, il s'agit d'une histoire à plusieurs voix, quelque fois discordantes. Un choix narratif audacieux, qui force le lecteur à s'immerger totalement pour ne pas perdre le fil. D'autre part, l'idée de commencer le roman par un extrait de celui de Robin était aussi un pari risqué. Je suis restée perplexe, à me demander s'il n'y avait pas une erreur sur le genre littéraire. Chacun y trouvera son compte ou non. En ce qui me concerne, je suis heureuse d'être passée outre cette impression mitigée et avoir poursuivi ma lecture.

J'ai tendu l'oreille, j'ai écouté les différents personnages évoquer leurs souvenirs avec un intérêt grandissant.

Le passé qui s'entrechoque avec le présent, l'enquête policière émaillée d'interludes antérieures aux faits pour guider ou perdre le lecteur, tout cela est parfaitement ficelé.

De sa plume incisive et sans concession, l'autrice nous dépeint une petite ville ordinaire, peuplée de gens ordinaires dans toute leur innocence et leur médiocrité. du moins, pour certains.

Avec la disparition de Nour, Robin se découvre enquêteur, se découvrant un nouveau projet pour supplanter l'autre, celui qu'il ne peut se résoudre à publier. Parce qu'il est trop sombre, trop dérangeant, parce qu'il est si difficile de salir un proche.

Aucun personnage n'est épargné, du buraliste au flic, en passant par les voisins discrets ou le mari suspect. J'ai apprécié qu'ils ne soient pas monochromes et qu'on les méprise pour, ensuite, se surprendre à essayer de leur trouver des circonstances atténuantes. Hypocrites, fuyants, pathétiques ou lâches, à l'image d'une déchéance humaine qu'on se refuse à reconnaître. La noirceur fascine, à condition qu'elle reste chez les autres.

J'ai vogué de page en page comme sur l'une de ces rivières, en apparence paisible, tout comme Nogaro, mais qui égrènent, une à une, les pièces du puzzle.

L'autrice maîtrise l'art de ne rien révéler, tout en disant exactement ce qu'il faut. On grince des dents, on enrage et puis, on comprend.

J'ai apprécié l'évolution du personnage, balloté entre les traumatismes de l'enfance et sa vie d'adulte cynique, englué dans un mariage qui s'effiloche.

Il paraîtrait que Yasmina Behagle travaille sur un second tome relatant la suite des aventures de Robin. Ma foi, il se peut que je passe une tête, le moment venu.

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Citations et extraits (5) Ajouter une citation

Robin aimait bien l’atmosphère de la salle de bains quand sa mère venait de la quitter. Il y avait probablement quelque chose de très œdipien là-dedans — d’ailleurs, il n’avait jamais éprouvé le même plaisir avec sa femme ou ses anciennes petites amies. Cela devait résider dans le parfum, forcément une ancre de son enfance, mais aussi le miracle qu'elle arrivait à produire : l’été, une claque de fraîcheur, l’hiver, une écharpe de chaleur qui s’enroulait autour de lui.

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Et donc, j'ai peur de ne pas y arriver, de mourir ici, et de rester, toujours, à jamais, avec ces foutues questions en bouche. J'ai peur que personne ne le sache, et que ces secrets en restent à jamais. J'ai peur de ne pas pouvoir demander à Baptiste, s'il m'aimait, au moins en petit peu. J'ai peur de ne pas pouvoir montrer aux enfants comment faire siffler les feuilles. La peur, on croit que c'est pour les faibles. Mais la peur, c'est la force ; c'est cette force qui m'empêche de boire depuis deux jours, c'est cette force qui me sortira d'ici.

( page 170 )

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Une phrase, une bruine dans son corps. Tout ce qu’elle n’était pas résidait dans ce nom. Il pensait à toutes les fois où sa femme s’était endormie dans ses bras, qu’elle avait ri à ses mauvaises blagues, qu’il l’avait aidé à plier les draps, ou accompagné à un rendez-vous à la banque, merde, toutes ces fois où ils s’étaient aimés sans le dire. Jamais il ne pourrait faire les mêmes choses sans y penser.

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Il pensait à sa mère. Il pensait à la manière dont on avait peur de tout détruire. On avait peur de se tromper, de faire punir des innocents. Surtout, on avait peur de tout se prendre dessus, comme un château de sable qu'on aurait soigneusement construit. Alors on remettait des poignées de silence, et de changements de sujet. Et on se croyait délicats, oui, on se disait que d'autres feraient tout s'effondrer.

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Il faudrait traverser la ville sous le soleil, monstre tentaculaire qui engluait les horizons, les faisait fondre pour les tordre.

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