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ISBN : 9791032904985
Éditeur : L'Observatoire (17/10/2018)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Frédéric Beigbeder n'a cessé de tourner en dérision le monde auquel il appartient. Aujourd'hui, la frivolité devient une forme de militantisme. De la « Fashion Week » à la finale de la Coupe du monde de football, du Festival de Cannes à une attaque à main armée au bar du Ritz, de l'enterrement de Jean d'Ormesson à une visite à Charlie Hebdo : cela fait trente ans que Beigbeder est sur tous les fronts. Et sur tous les sujets, des plus frivoles aux plus graves, il gar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
LettresItBe
  08 janvier 2019
Après son précédent roman Une vie sans fin sorti en janvier 2018 chez Grasset sans obtenir un succès d'ampleur, Frédéric Beigbeder envahit une seconde fois les librairies cette année avec La frivolité est une affaire sérieuse publié aux Editions de l'Observatoire. Une nouvelle compilation de chroniques du touche-à-tout né à Neuilly-sur-Seine. Qu'est-ce que ça donne ? Lettres it be vous dit tout dans cet article !
Quatrième de couverture :
Frédéric Beigbeder n'a cessé de tourner en dérision le monde auquel il appartient. Aujourd'hui, la frivolité devient une forme de militantisme.
De la « Fashion Week » à la finale de la Coupe du monde de football, du Festival de Cannes à une attaque à main armée au bar du Ritz, de l'enterrement de Jean d'Ormesson à une visite à Charlie Hebdo : cela fait trente ans que Beigbeder est sur tous les fronts. Et sur tous les sujets, des plus frivoles aux plus graves, il garde le même ton, unique mélange de sarcasme et de tendresse, d'humour noir et de nuits blanches. Ces 99 essais le révèlent au sommet de son art.
Dans ces textes, rien n'est vain car tout est lesté d'une discrète gravité : de toutes ses dérives, l'auteur a fait une philosophie. Pourquoi 99 ? Parce que ce chiffre lui a porté chance autrefois. On y voit le monde s'écrouler et au milieu, un type qui ne pense qu'à s'en amuser. Ce qui, quand on n'a pas d'autre choix, reste la plus profonde chose à faire.
# L'avis de Lettres it be :
Les soirées des grands événements de ce monde, l'impact du 11 septembre sur la littérature mondiale, les amis de longue date, les souvenirs de courte mémoire… La frivolité est une affaire sérieuse est l'occasion de percer les secrets de polichinelle du personnage construit au fil des années par Frédéric Beigbeder. Aucune grande révélation n'est à attendre, sinon le plaisir d'espérer retrouver la plume de l'auteur de 99 Francs au travers de ces chroniques collectées sur de nombreuses années. Un plaisir garanti ?
Pas de temps à perdre dans cet article : Frédéric Beigbeder fait du Frédéric Beigbeder. Ce que l'on goûtait avec délectation entre 1990 et 2007 au travers des romans de Beigbeder, ce mélange d'acidité lubrique et de froideur snobinarde servi par une plume incisive à chaque ligne, ce mélange-là semble ne devenir plus que l'ombre de lui-même. Pis, une vilaine parodie que l'auteur resservait récemment dans Une vie sans fin comme si la voie maturée du changement de ton et de style lui était ouverte mais que le franchissement de ce pas semblait encore impossible. La frivolité est une affaire sérieuse ne peut souffrir de ce mal, dans la mesure où l'ouvrage compile des chroniques de Frédéric Beigbeder classées par ordre d'écriture (« Avant 2015 » - « Pendant 2015 » - « Après 2015 ». Et pourtant, le bât blesse déjà, se fait grandissant, de plus en plus présent. On peine à se passionner encore et encore pour ce côté « Enfant maudit et blasé qui en a marre de roter ses bulles de Veuve Clicquot ». On sent la plume évoluer, chronique après chronique, année après année.
Retrouvez la suite de la chronique sur le site de Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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Squirelito
  06 novembre 2018
Un peu d'impertinence, s'il vous plaît, nous sommes Français ! Frédéric Beigbeder agace ou séduit mais dans les deux cas de figure il ne laisse pas indifférent. « 99 essais » est une compilation de divers billets d'humeur publiés dans la presse par l'écrivain avec une particularité, trois parties sont mises en exergue : avant 2015, en 2015, après 2015. Et c'est ainsi qu'on mesure ô combien « la frivolité est une affaire sérieuse ». Même salutaire.
Aussi éclectique que possible, Frédéric Beigbeder parle de tout et de rien, de sujets lourds et légers, mais toujours avec humour (sans se prendre au sérieux) et avec un cynisme que l'on pourrait qualifier de bienveillant. Une chose est irréfutable, si certains naissent dans les choux, ce natif du Béarn n'a pas vu le jour dans un arbre (malgré son admiration pour le cèdre du Jardin des Plantes) car il a banni à jamais la langue de bois ; que ça plaise ou non, il exprime ce qu'il a envie de dire, il livre ses opinions en mettant le politiquement correct aux rayons des accessoires inutilisables.
Littérature (qui «est avant tout une conversation »), cinéma, fashion-week, alcool (voire cigarettes et p'tites pépées), vie nocturne, sexe, tout y passe sans trépasser. Sauf quand il évoque avec une infinie tendresse la disparition de Jocelyn Quivrin et Jean d'Ormesson. Et puis, il y a 2015. Même si avant il y a eu 2001. 1995 aussi. En France, en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique. La réponse de l'auteur est sans appel, cinglante et lucide, tout y apportant comme toujours de l'ironie qui parfois est également « la politesse du désespoir », une arme aussi, et celle-ci sans faire de victimes. Une arme non létale, au contraire, elle a pour but de faire renaitre, de ne pas oublier que « Paris est une fête ».
Cela dit, Frédéric Beigbeder a sa bête noire (qui n'en n'a pas ?), je nomme Internet et les réseaux sociaux (entre nous ses initiales sont quand même FB…) : « La vindicte de ce monde virtuel qui semble avoir été créé pour permettre à tous les haineux du monde de se donner la main ». C'est joliment exprimé et on ne peut lui donner tort. Sauf, qu'il existe heureusement, l'autre versant, peut-être moins mis en lumière mais où on peut avoir le monde au bout des pattes avec des échanges cordiaux. Mais cette violence virtuelle est ni plus, ni moins, que le reflet d'une société ; le romancier a encore une phrase terriblement juste « La violence n'est pas un discours ou une langue ; la violence commence là où disparait le vocabulaire ». Quand on ne sait plus quoi dire, on frappe, quand on est en manque d'arguments, on agresse.
Alors avant toute chose, de la LITTERATURE, pour « humaniser l'inhumain », pour narrer l'inénarrable (Frédéric Beigbeder, si un jour vous me lisez, je l'ai mis pour un ajout page 93), pour continuer à s'exprimer à sa guise, pour quelle soit le réverbère du fil de la liberté avec un funambule de la désinvolture, de la fantaisie (sans divins mensonges), de la légèreté. Cette légèreté si soutenable des êtres.
Lien : https://squirelito.blogspot...
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Melieetleslivres
  21 janvier 2019

Beigbeder le noctambule, le publicitaire, l'écrivain, a choisi 99 chroniques, avant 2015, pendant 2015 et après 2015. 99 essais, 99, son nombre-fétiche, choisis dans ses archives, écrits pour Vogue, Voici, Madame Figaro, Figaro magazine, GQ, Égoïste, Lui, Lire, et tant d'autres..
Les sujets choisis sont, au choix la vie de Fashion Chroniqueur, la Fashion Week, les top models, et puis parlent de sujets d'actualités tout en citant livres, écrivains, auteurs, pour s'en moquer bien souvent, ou les saluer. Son idole ultime est Scott Fitzgerald. L'attitude du dandy poète est là. Ce sont des chroniques fort légères parfois, très sérieuses parfois, très au second degré aussi.
Toutes sont titrées, et "La méthode Weyergans" par exemple, est particulièrement jouissive, lorsqu'il explique comment à son avis François Weyergans a obtenu son siège à l'Académie, et a eu le Goncourt...
Ces chroniques ont un point culminant dans la révolte, ce sont celles qu'il a écrites en Janvier 2015 sur les massacres de Charlie et les suivants, et de nouveau en novembre de la même année. La révolte, la rage, le désarroi, et la "résistance des noctambules parisiens".
Après 2015, les chroniques marquent un ton plus serein, mais la poésie et l'humour noir sont toujours au rendez-vous.
Mon avis : J'aime le Beigbeder chroniqueur. de la mode, de la vie nocturne, de la littérature, du luxe et de la rigolade. Son second degré est délicieux. Ses romans sont bien moins réussis, je trouve. C'est mon avis à moi. Ce bouquin-ci, je l'ai vraiment aimé.
La frivolité est une affaire sérieuse - Frédéric Beigbeder, ed de l'Observatoire, Octobre 2018, 380 pages, 20 €
Lien : https://melieetleslivres.wor..
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sazerty
  30 novembre 2018
3,5 la moyenne car j'ai trouvé ce recueil de texte globalement moyen. Il y a 4 ou 5 textes que j'ai trouvé brillant d'humour et de justesse mais c'est trop peu sur 99. Je trouve l'idée du livre bonne et le titre très parlant, ceci rend l'auteur sympathique mais force est de constater que la plupart des textes sont redonnants, vains et ennuyeux.
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maud31
  01 décembre 2018
Très agréable à lire, de courts chapitres comme des articles de magazines, et pas si frivoles que ça, avec le sens de l'humour et de l'auto dérision si particulier à Frédéric Beigbeder. Profond sans en avoir l'air, même si des chroniques sur bobos parisiens peuvent agacer.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Polaris87Polaris87   29 décembre 2018
Suis-je vraiment seul à n'y rien comprendre et à refuser de m'adapter ? N'y a-t-il pas une immense foule silencieuse de personnes qui estiment qu'Instagram est un Loft-Story géant pour Narcisses frustrés, Facebook une entreprise de crétinisation condamnée pour espionnage, et Twitter un recueil d'éructations aussi laides que banales ?
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SquirelitoSquirelito   06 novembre 2018
L’écrivain est toujours un funambule qui titube entre le ciel et la terre
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