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ISBN : 2811217797
Éditeur : Milady (20/01/2017)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 66 notes)
Résumé :
J'ai pillé, brûlé, tué. Puis j'ai déserté l'armée la plus puissante du monde. Je voulais être libre, vivre la belle vie loin de cette foutue guerre... Mais voilà que je dois défendre un village de paysans contre cette même armée dont je portais les couleurs. Des milliers de soldats sont en marche. Former des combattants, monter des fortifications, trouver des armes... Ces culs-terreux croient dur comme fer que je porte le pouvoir d'un Guerrier-Mage. Moi, je ne donne... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
14 septembre 2016
Le World building :
Nous sommes en présence d'un background fonctionnel à la Drenaï, ou les feux de la guerre ont ravagé tout un continent… Mais fonctionnel ne veut pas forcément dire creux, et quelque éléments intéressants sont à noter : la haine ancestrales entre Sudiens aux cheveux bruns et à la peau hâlée et Skaviens aux cheveux blonds et à la peau pâle, le roi d'Ostérie qui a tellement peur de son condottiere sorcier qu'il l'a lâché sur son voisin, le chaos suivant le mort du roi de Skavie et de ses preux chevaliers, les dernières poches de résistances d'un pays à l'agonie… Et puis il faut aussi compter avec les héritages elfiques du temps jadis, ce qui nous amène au point suivant.
Le Magicbuilding :
Dieu envoya ses archanges elfiques pour lutter contre les démons et sauver l'humanité... Mais que restent-ils des elfes du temps des légendes ? Les héros des guerres antiques, depuis longtemps disparus, sont devenus les saints vénérés de la religion unifiée : il subsiste moult sanctuaires protégés par des enchantements (remember Gondolin dans le "Silmarilion" et Fondcombe dans "Le Seigneur des Anneaux"), des artefacts magiques servant de reliques, et les archanges elfiques qui ont frayé avec les simples mortels ont donné naissance aux nephilims et aux sélénims… C'est ainsi que les Alfings sont des quarterons possédant des dons mineurs, et les guerriers-mages au super-charisme peuvent avec les mots de pouvoirs idoine s'approprier les forces et les savoirs des compagnons de leur cercle… Ce dernier concept est assez génial, entre les super-héros de "Runelords" et les super-psioniques de la série télé "Sense8" ! Que du gros kif en perspective !!!
Les personnages :
Le récit est raconté à la première personne par Jal qui se montre égoïste, vaniteux et immature… Mais son instabilité n'est pas vraiment de sa faute : une amnésie lui a volé 12 ans de sa vie, il souffre de paranoïa aiguë, il est atteint d'épisodes psychotiques, voire de crise berserk, il est victime de cauchemar traumatiques, voire de terreurs nocturnes… et puis il est hanté par la voix de Maître Hokoun et ses maximes nietzschéennes à la Thulsa Doom, quand il ne raconte pas sa vie à son amie écureuil-garoue… du coup, quand je lis certaines critiques déplorer un personnage sans originalité (sic), j'ai juste envie de me taper la tête contre les murs… Ce n'est pas possible ! Il faut arrêter avec ce fétichisme de l'originalité : non seulement originalité n'est pas synonyme de qualité, mais en plus il serait plus productif de distinguer les oeuvres vraiment originales, qui finalement sont assez rares, que de pérorer sur le supposé manque d'originalité de toutes les autres oeuvres, qui finalement sont très nombreuses…
Pas facile de développer dramatis personnae et relationship drama avec une narration à la première personne, mais les easy readers retrouveront avec plaisir les archétypes qui ont fait leur preuve dans les récits d'heroic fantasy : les filles légères aux coeurs lourds, les vieux briscards sentimentaux, les strong independant women revanchardes, les petites gens destinés à devenir de grands héros, les petits tyranneaux et les gros crevards…
Certains hardcore readers vont hurler aux affreux clichés insultant la grande littérature, mais au lieu de pousser des cris d'orfraies ils n'ont qu'à aller trouver leur came dans les derniers chefs-d'oeuvre absolus à la mode où ils retrouveront avec bonheur un cadre supérieur en pleine crise de milieu de vie…
L'Histoire :
D'un côté, pourquoi le général Hast tient-il absolument à attaquer une vallée perdue ?
On reprend l'universelle histoire du peu contre beaucoup, des faibles contre les forts, des opprimés contre les oppresseurs, un récit complètement universel car à son niveau tout le monde l'a vécu au moins une fois dans sa vie (à moins d'être un gros connard qui se croit au-dessus du commun des mortels, mais j'emmerde royalement tous les homines crevarices)… Et ici on reprend les excellentes vibes du Fort Alamo Fantasy qui comme le "Légende" de David Gemmell le maître anglais de l'heroic fantasy se divise en phases de recrutement, d'entraînement et de dénouement !
D'un autre côté, pourquoi le déserteur Jal tient-il absolument à défendre une vallée perdue ?
Paul Beorn s'amuse à transformer la quête du Héros aux mille et un visages en puzzle tortueux et douloureux à reconstituer pour Jal : si j'ai pensé au héros schizophrène de "Dark Moon" de David Gemmell, on n'est peut-être encore plus près du héros schizophrène du roman pionnier d'Abraham Merritt intitulé "Les Habitants du mirage", qui pouvait autant être le sauveur que le fossoyeur d'une vallée perdue… Jal doit effectuer l'ordalie du passage à l'âge adulte en temps très limité, et il part avec un gros handicap avec cette amnésie qui lui a volé son adolescence voire son enfance… C'est donc à travers son carnet de rêves que nous découvrons en même temps que lui Kal Ktoom, l'apprenti assassin aux allures de Crying Freeman chéri de Maître Hokoun, et l'enfant qui l'a été, toujours persuadé d'avoir été abandonné par ses parents et trahi par son frère aîné…
Au bout du voyage, les deux récits se croisent, et bout de sa quête Jal apprend les terribles vérités qui vont le changer à jamais avant de changer le monde à jamais… Au fil des péripéties c'est bon gré mal gré que Jal apprend à connaître les habitants isolationnistes pour ne pas dire xénophobes de la vallée, et ces derniers apprennent dans le même temps à connaître derrière son égotisme affiché le bon fond de leur défenseur improvisé… La réconciliation avec soi-même est le préalable indispensable à l'ouverture aux autres : lui qui s'est tant demandé si son vrai soi moi était Jal, Dal Ktoom ou un enfant au cœur brisé, trouve la paix intérieure et les maximes suprématistes de Maître Hokoun cèdent la place aux maximes humanistes des mahatma Gandhi et Martin Luther King (« l'union fait la force », « un pour tous et tous pour un », « nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots »... Pour un populares comme moi, cela a été une grosse éclate ! ^^)
Les défauts, car je ne suis pas un kikoo fanboy aveugle :


Avec le prix Imaginales des lycéens 2016, le livre récemment réédité chez France Loisir semble avoir trouvé un public très satisfait. Pour moi c'est 3,5 étoiles arrondies à 4 étoiles. C'est donc maintenant que je suis obligé de sortir le lance-flammes et ça m'énerve : les différents parcours de lecteurs certes, les goûts et les couleurs certes, les attentes et les exigences certes, mais qu'est-ce que c'est que cette critique à charge du site censément de référence ???


Challenge Pavés 2016-2017
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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Igguk
29 juillet 2015
Lire la dernière sortie d’un éditeur (au hasard, Bragelonne) est toujours un peu risqué, puisque l’éditeur en question est toujours super enthousiaste en le présentant (en même temps ça se tient, s’il y croyait pas, il l’aurait pas édité hein…) mais les critiques sont encore rares donc on ne peut pas vraiment se faire un avis général, surtout quand on est jamais du même avis que tout le monde. Quelque part y’a un petit côté « roulette russe » assez rigolo, parfois je tombe sur un truc qui me plait vraiment pas, et parfois sur une petite merveille que j’ai pas vu venir, c’est toujours un peu plus excitant que de se jeter sur le dernier Jaworski que tout le monde encense déjà… Bon, je lirai le dernier Jaworski quand même hein, j’dis pas…
Mais pour l’instant, le livre dont je veux vous parler s’appelle « Le septième guerrier-mage », écrit par un certain Paul Beorn… Inconnu au bataillon… Mon enquête minutieuse et approfondie m’apprend que le monsieur est français et a déjà quelques bouquins à son actif, et plutôt bien notés avec ça. Bon, j’espère que c’est nul, sinon je vais devoir acheter tous ses romans précédents comme avec Gabriel Katz ! Bref, tout d’abord, je vais juste faire un petit avis à contre-courant sur la couverture que j’ai pas trop aimée. Pourtant c’est Marc Simonetti hein, monsieur « j’ai fait les couv’ des Rothfuss et c’est les plus jolies de toutes les éditions, nananère », et l’ambiance générale est réussie mais j’accroche pas au rendu « speed painting » brut, avec des textures bien voyantes, une anatomie du personnage principal un peu bancale et une compo… on va dire archi-classique.
Bon, on est surtout là pour le contenu, que nous réserve cette histoire ? On suit les aventures de Jal, un soldat enrôlé de force dans l’armée ostéroise qui, lassé de piller et brûler, de trucider tous les habitants du pays qu’ils sont en train d’envahir, déserte l’armée avec deux de ses camarades. Ils trouvent refuge dans une vallée miraculeusement épargnée par la guerre et Jal promet (un peu contraint) de défendre cette vallée contre l’envahisseur dont il faisait partie quelques jours avant. Le voilà qui se lie avec les habitants de la vallée, va essayer de mettre en place une défense avec les quelques cailloux qui trainent, les paysans qui ne savent pas se battre et un passé oublié qui revient le hanter à coup de crises et de cauchemars.
Bien sûr il y a un côté fantasy épique archi-classique du héros qui va se dresser avec sa bite et son couteau contre une armée gigantesque dirigée par un guerrier-mage puissant et impitoyable, dans un combat perdu d’avance. Et quand je dis « sa bite est son couteau » c’est presque pas une image hein, il lui arrive de se battre à poil… Cette trame assez convenue est quand même toujours très efficace si elle est bien rythmée et que le suspense reste entier, et c’est le cas ici, la menace grandissante constitue une épée de Damoclès qui laisse planer son ombre sur tout le roman, on sent le danger approcher entre défaitisme et espoir fou, la tension est extrêmement bien gérée. Au début personne ne croit à cette armée lointaine qui arrive, puis certains commencent à douter, on se méfie, on réalise, on panique.
Ce héros outsider qui arrive dans une communauté qui le rejette et le met à l’épreuve pour ensuite devenir l’artisan de leur révolte m’a fait un peu penser à un robin des bois version Kevin Kostner. Il arrive et se met tout le monde à dos avant de s’attacher à ces petits bouseux et les pousse à se défendre, on a même les petites embuscades dans la forêt pour démarrer les hostilités. Évidemment, Jal se révèlera plus complexe et exceptionnel que ce que sa condition de troufion de base pouvait le laisser croire, on va apprendre petit à petit qui il est vraiment, en même temps que lui d’ailleurs puisque plusieurs années de son adolescence ont été effacées de sa mémoire. On en apprendra surtout plus sur la figure de Maitre Hokoun qui le hante.
Jal est vraiment intéressant et bien construit, un côté bourrin branleur sur les bords qui hésite pas à envoyer chier tout le monde, on suit les évènements de son point de vue et le livre utilise un langage familier et cru tout le long, ce qui donne lieu à des passages bien marrants. On sent un auteur qui s’amuse à faire vivre ses personnage et à créer un héros insolent un peu anti-héros sur les bords. Les personnages secondaires viennent renforcer cette impression et m’ont tous plu, il y a quelques archétypes mais ils sont utilisés à bon escient, la dynamique des relations entre les membres du cercle de Jal m’a convaincu. C’est certainement la qualité principale du roman, mettez la même histoire classique avec des personnages creux et inintéressants, et vous aurez un livre merdique, mais là nous avons Rikken, Gloutonne, Hulan, Odomar, Nola, dont les personnalités et l’évolution sont travaillées et satisfaisantes, ils forment un groupe cohérent et intéressant.
On regrettera juste un côté un peu trop charmeur du héros qui fait tomber tous les personnages féminins à ses pieds, donnant lieu à plusieurs scènes de drague ou de sexe un peu sorties de nulle part avec à peu près tout ce qui a des seins, leur enlevant un peu de force de caractère à mes yeux (aux filles, pas aux seins), l’effet James Bond Girl en fantasy quoi… Pourtant, en dehors de ça, les femmes du roman sont vraiment intéressantes et il y a un petit discours féministe qui se cache dans un coin, mais il s’efface bien vite à chaque fois que Jal fait des siennes. Le pire c’est que c’est expliqué par le scénario, mais bon…
Le livre utilise aussi la figure du berserker, le personnage qui entre en transe et pulvérise tout le monde avant de se réveiller en se demandant ce qui vient de se passer, classique mais encore une fois bien utilisé, il permet d’explorer le passé du héros et d’épaissir le mystère. Les quelques scènes d’action du roman sont violentes, crues et bien maitrisées, même si le coup du berserker nous sort plusieurs fois le « Jal cours vers le champ de bataille, trou noir, il se réveille au milieu de cadavres », un peu dommage car ça minimise ses talents de combattant.
J’ai vraiment apprécié ce roman à l’histoire classique mais au rythme et au suspense solides, aux personnages travaillés. Ce livre n’est pas d’une profondeur à toute épreuve mais il est très prenant, il m’a accroché. J’aime quand un roman arrive à être léger et divertissant tout en gardant sa maitrise narrative donc si vous êtes dans ce cas, allez-y, ça devrait bien se passer.
Lien : http://ours-inculte.fr/le-se..
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BlackWolf
04 août 2015
En Résumé : J'ai passé un sympathique moment de lecture avec ce roman qui nous propose une histoire, certes classique, mais qui se révèle solide et entrainante bien porté par de nombreux rebondissements et retournements de situation qui font qu'on tournes les pages pour en apprendre plus sur les aventures de Jal. L'univers développé se révèle lui aussi solide, avec un aspect vraiment original concernant la magie qui repose ainsi sur un groupe plus que sur un magicien seul qui se révèle vraiment accrocheur et intéressant malgré quelques facilités. Concernant les personnages, Jal, à défaut d'avoir complètement réussi à m'attacher à lui la faute à quelques défauts, se révèle vraiment entrainant dans ses aventures, bien porté par des personnages secondaires intéressant. J'ai par contre été légèrement frustré par le fait que notre héros, présenté dans le résumé comme quelqu'un d'un minimum ambigu se révèle finalement un peu trop « gentil ». J'ai aussi trouvé l'intrigue un peu trop linéaire et prévisible, ce qui est légèrement dommage même si cela n'enlève en rien son côté entrainant, et j'aurai souhaité des scènes de combats plus épiques. Rien de non plus complètement bloquant, l'ensemble se révélant divertissant et bien porté par une plume vive, simple et percutante. Au final un roman avec ses qualités et ses défauts, mais je lirai avec plaisir d'autres écrits de l'auteur.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Aednat
03 juillet 2015
En lisant le titre et la quatrième de couverture, je me suis dit "mouais" (oui, je n'ai pas beaucoup de vocabulaire quand je ne suis pas inspirée.
Et puis, j'ai commencé à parcourir le premier chapitre... et ai dévoré ce superbe roman !
Cette histoire fait partie de celles qu'on lit d'une traite, malgré leur longueur, incapable de poser le bouquin. L'enjeu de départ est très classique, mais la richesse des personnages, l'humanité de l'écriture et l'intelligence du propos donnent tout leur sens à la phrase "c'est le traitement qui compte".
Mais la satisfaction ne s'arrête pas là : petit à petit, alors qu'on se contentait de toutes les belles qualités précitées, l'univers déploie toute son originalité, les enjeux de départ sont bouleversés et on assiste à un final inattendu.
Tout en finesse, tout en doigté, Paul Beorn nous raconte le destin d'un héros qui semble faire partie du monde réel tant il est bien campé, et de ses compagnons tout aussi passionnants, avec un style certes parfois un peu explicatif mais d'une adresse et d'une sensibilité rares. Jamais il ne se laisse aller à la moindre facilité, au moindre stéréotype (quels formidables personnages féminins !) et, derrière la quête de son héros, se déploie une vision du monde qui bouleversera bien des certitudes.
La fin laisse entrevoir de possibles développement. Y aura-t-il un second tome ? On l'espère, même si ce tome unique se savoure bien tout seul.
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bountyfrei
29 août 2015
Jal déserte de l'armée Ostéroise, qui est entrain de raser chaque villes et villages ennemis, menée par le Vieux Dragon en personne, un guerrier-mage qui brûle tout sur son passage. Avec deux autres soldats, Jal est poursuivi par quinze cavaliers dans une petite vallée. Laissé pour mort, il est sauvé in extremis par une femme habillée en peau de loup, qui lui fait promettre de sauver sa vallée de la plus grande armée du monde, celle du Vieux Dragon. Jal, celui-qui-ose, sera-t-il à la hauteur ?
Le septième guerrier-mage a été un sacré coup de coeur, je n'avais pas lu un roman aussi immersif depuis un petit bout de temps. Ça a été tellement plaisant à lire qu'il ne m'a fallu que trois jours pour finir à bout des 524 pages. La fluidité de l'écriture, et les descriptions ni trop longues, ni trop courtes, m'ont permis d'imaginer les différentes scènes avec facilité et de m'imprégner de l'univers de Paul Beorn.
L'histoire est racontée du point de vue de Jal, et malgré ce choix, il n'y a pas de temps mort, il se passe toujours quelque chose. Car, en plus de la sécurité de la vallée à sa charge, notre soldat est amnésique. Il n'a aucun souvenir de son enfance, depuis le jour où il s'est réveillé sur une plage, loin de chez lui. On découvre avec lui des bribes de ce passé fuyant, et on aperçoit un petit garçon brisé qui va tout faire pour fuir un maître manipulateur. On est loin du personnage sarcastique et avec du répondant qu'il est en temps normal. Découvrir ces passages-là ne casse pas le rythme de l'histoire, puisqu'ils servent également à l'avancement du récit et permettent à notre personnage principal d'évoluer.
De manière générale, les personnages sont tous très bien travaillés, du petit paysan, au Ka, en passant par Gloutonne, pour tous, l'auteur a prit le temps de les doter d'une personnalité qui leur est propre. Quant à la fin, jamais je ne l'aurais devinée, ça a été une sacré surprise ! On a toutes les réponses, ainsi que des révélations inattendues, je ne les avaient pas du tout vu venir.
Cette lecture a été fantastique, il y a fort à parier que je lirais les prochains ouvrages de l'auteur !
Lien : http://onceuponatime.ek.la/l..
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Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric23 octobre 2016
Au-dessus de nos têtes, il y a un roc de granit géant, une pierre gravée, immense. Je l’avais sous les yeux depuis le début, mais c’est seulement maintenant que je vois le dessin sur la roche : les contours d’un visage d’elfe de trente pas de haut ont été creusés ici par magie.
L’elfe a l’air de bien se payer notre tête, immobile avec ses grands yeux en amande et son air de ne pas y toucher. Sut toutes les gravures, ils ont toujours cette air-là : « Foutez votre monde en l’air, les humains ! Brûlez tout, cassez tout ! Nous, les elfes, ça nous bien rigoler, vu qu’on a déjà disparu. »
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AlfaricAlfaric26 septembre 2016
La montagne est un monde à part, traître, secret, où les lois ordinaires de la nature ne s’appliquent pas tout à fait comme dans la plaine. Un orage qui gronde à vingt lieues dans une autre vallée peut sembler tellement proche et réel qu’on le croit juste au-dessus de nos têtes, à cause de phénomènes d’échos de murs en falaises. Et, à certains endroits, un homme peut hurler à la mort sans qu’on entende le moindre bruit à trois cents pas – pour peu que se soit dans une passe étroite ou que l’orientation des parois rocheuses disperse le son ailleurs.
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AlfaricAlfaric11 septembre 2016
- Ma devise, c’est : Chacun pour soi, et Dieu pour tous. Imposer ma volonté à qui que ce soit, même à un chien, ça me fout la nausée. Le pouvoir, je ne suis pas fait pour ça. Pour moi chaque homme ne devrait avoir à obéir qu’à sa propre conscience, c’est déjà un poids assez lourd à porter.
- Tu es drôlement sûr de toi, pour un gosse de vingt ans.
- Il y a des années qui comptent double. J’ai vu plus de batailles que toi.
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AlfaricAlfaric07 octobre 2016
Les sentiments du guerrier sont comme des bêtes sauvages qu’il faut dresser par la force. Apprends à utiliser ceux qui te rendront plus fort, et à étouffer impitoyablement tous les autres.
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SioSio28 janvier 2017
- Ecoutez ! dis-je sans élever la voix. Moi, la parlotte, ce n'est pas mon fort, alors je vais vous expliquer les choses autrement. Approchez, approchez. Je vais vous dire une bonne chose : le roi de Skavie se fout pas mal de votre petite vie, c'est clair ? Dieu a bien trop de boulot pour s'occuper de vous, et les sept saints sont tous morts depuis belle lurette. Alors votre vallée, si vous ne vous battez pas pour elle, personne d'autre ne le fera. Si vous attendez que d'autres le fassent à votre place, c'est que vous n'avez rien compris à la façon dont tourne le monde.
Un hurlement de douleur lointain me coupe la parole.
- Vous les entendez, vos maris et vos fils ? Vous croyez qu'ils ont besoin de gentilles mamans pour porter les enfants et s'occuper de la ferme, en ce moment ? Non, pas aujourd'hui ! Ils ont besoin de furies, de harpies, ouais, de femmes prêtes à bouffer de la chair humaine et qui n'ont peur de rien !
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