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EAN : 9782021365160
73 pages
Éditeur : Seuil (04/05/2017)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Andreï Makine, né en Sibérie, a publié notamment Le Testament français (prix Goncourt et prix Médicis 1995), La Musique d'une vie (prix RTL-Lire 2001), Une femme aimée (prix Casanova 2013), et tout récemment L'Archipel d'une autre vie. Son œuvre est traduite en plus de quarante langues. Il est entré à l'Académie française en 2016.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Achillevi
  23 mai 2017
Remarquable discours d'Andréï Makine qui évoque son profond attachement à la langue française mais s'interroge sur le sentiment de trahison à ses origines, à son essence propre, qui peut naitre chez un auteur étranger adoptant notre langue pour écrire. Sentiment qui a visiblement habité Assia Djebar dans le fauteuil de laquelle il s'installe, mais dont il semble avoir été préservé car la Grande Catherine de Russie "a laissé aux Russes un trésor inestimable : le privilège de parler français sans se sentir traitre à la patrie et la possibilité de communiquer en russe sans passer pour un patoisant borné, un inculte, un plouc." Et Makine de s'interroger finalement " Une sensibilité littéraire. Serait-elle la véritable clef qui permette de deviner le secret de la francité ?".
Une réponse de Dominique Fernandez non moins remarquable qui dit son émerveillement pour la beauté de la langue française maniée par Makine et se demande comment cette langue, parlée à plus de six mille kilomètre de sa ville natale, a pu le rejoindre et l'envouter au point de le décider à en acquérir une maîtrise qui nous remplit de stupeur et d'admiration.
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PatriceG
  28 mai 2020
J'aime bien les discours de réception. Certains sont chiants comme leurs auteurs du reste. Mais quand une grande plume échange des amabilités avec une autre grande plume et qu'on voit le génie qui transpire, tout en sachant que c'est limité dans le temps, je suis preneur. J'ai des bons souvenirs de ceux de Camus et de Martin du Gard, il me plaît de les relire ; il y a des choses fondamentales là dedans qui renseignent à bon escient l'histoire de la littérature. Chaque auteur plébiscité sait très bien qu'il ne peut pas se louper, un peu comme un chanteur d'opéra à la Scala de Milan
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AchilleviAchillevi   23 mai 2017
Si l'on me demandait maintenant de définir la vision que les Russes ont de la francité et de la langue française, je ne pourrais que répéter cela : dans la littérature de ce pays, ils ont toujours admiré la fidélité des meilleurs écrivains français à ce but prométhéen. Ils vénéraient ces écrivains et ces penseurs qui, pour défendre leur vérité, affrontaient l'exil, le tribunal, l'ostracisme exercé par les bien-pensants, la censure officielle ou celle, plus sournoise, qui ne dit pas son nom et qui étouffe votre voix en silence.
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AchilleviAchillevi   23 mai 2017
Charlotte, savoureusement ressuscitée dans le Testament Français, évoquait la visite de Nicolas II à Paris, les fêtes organisées en son honneur, ce qui vous jetait dans un grand trouble, car le mot "tsar" prononcé en russe dressait sous vos yeux de pionnier soviétique dûment endoctriné un tyran cruel et sanguinaire, alors que le même mot adouci en français, "tsar", s'emplissait pour vous de lumières, d'éclats de lustres, de reflets d'épaules féminines nues glissant dans le bal de l'Opéra.
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AchilleviAchillevi   23 mai 2017
Cette haute conception de la parole littéraire est toujours vivante en terre de France. Malgré l'abrutissement programmé des populations, malgré la pléthore de divertissements virtuels, malgré l'arrivée de gouvernants qui revendiquent, avec une arrogance éhontée, leur inculture. "Je ne lis pas de romans" se félicitait l'un d'eux, en oubliant que le bibliothécaire de Napoléon déposait chaque jour sur le bureau de l'Empereur une demi-douzaine de nouveautés littéraires que celui-ci trouvait le loisir de parcourir. Entre Trafalgar et Austerlitz pour ainsi dire.
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AchilleviAchillevi   23 mai 2017
Comme vous vous plaisez à le dire, les Français admirent les Américains qui les méprisent, et ils méconnaissent les Russes, qui les admirent.
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Vidéo de Olivier Betourné
Entré comme lecteur aux éditions du Seuil en 1977, Olivier Bétourné y devient éditeur avant de rejoindre la maison Fayard en 1993, puis Albin Michel en 2006. de retour au Seuil en 2010, il en assure la présidence, redressant avec ferveur une maison en crise.
Il perpétue aujourd'hui cette mémoire, témoin et acteur de la vie des maisons, des idées, des auteurs. Chroniqueur de sa propre carrière, et au-delà, de son époque, il conserve "environ 100 000 documents", autant de comptes rendu de lecture, de débats, d'évènements éditoriaux. C'est donc avec une précision d'archiviste qu'Olivier Bétourné, historien de formation, nous livre le récit de quarante ans d'édition dans ses mémoires "La vie comme un livre (mémoires d'un éditeur engagé)".
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