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EAN : 9782754809832
112 pages
Éditeur : Futuropolis (27/06/2013)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Ayant perdu son emploi au Pony Express en 1877, Martha reprend une vie d’errance et de petits boulots (cuisinière dans des ranchs, infirmière, lingère...) Au fur et à mesure des rencontres, généralement bien arrosées, n’hésitant pas à jouer du poing ou du fusil, elle forge sa propre légende qui sera bientôt amplifiée par la parution d’un article d’Horacio Maguire sur les exploits de celle que l’on surnomme Calamity Jane. Femme libre, alcoolique, rebelle, volontaire,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  04 janvier 2014
Et c'est avec ce troisième et volet que s'achève la biographie de la célèbre fureur de l'Ouest, Calamity Jane.
Ici, tout débute par l'assassinat d'un conducteur de diligence, John Slaughter par quatre bandits dont les noms ne sont pas importants pour notre histoire au contraire de ce triste événement. Calamity Jane, notre héroïne, ayant un réel talent d'oratrice et étant autant doué pour l'improvisation que pour captiver les foules, ne se privera pas d'affirmer dans les quatre coins du pays qu'elle a été le témoin de ce drame. Elle sera acclamée, tous auront l'oreille bien tendu dès qu'elle se mettra à décrire la scène qui n'est, malheureusement, que pur mensonge. Mais peu importe, tout le pays l'idolâtre car elle a fait l'objet de nombreuses publications et est devenue une véritable star. Elle qui est parti de rien, elle à été successivement convoyeur dans le 7e régiment de l'armée américaine, lavandière, cantinière, infirmière, patronne de sa propre blanchisserie et propriétaire d'un ranch. dans la Yellowstone Valley. C'est là qu'elle rencontrera Frank King, elle qui se fait désormais appeler Mattie avec lequel elle aura un autre enfant, un garçon qui mourra quelques mois plus tard. La faute à quoi ? A pas de chance peut-être mais aussi parce que Calamity était porté sur la boisson (eh oui, désolée de détruire vos rêves !).
Suite à ce mariage malheureux, elle aura se remariera deux fois encore, la première fois avec un certain William P. Steers avec lequel elle aura une fille ((Jessie) et la seconde fois avec Charley Burke.
Bref, tout cela pour vous dire que, bien qu'étant un véritable garçon manqué (la terreur de l'Ouest), Calamity Jane a cependant fait tourner bien des têtes.
Cependant, malgré tout cela, son seul et véritable amour demeurera à jamais le Wild Bill Hickok, son tout premier amour...
Pour conclure, je dirais que pou une femme qui a été si convoitée et qui a fait bien des envieux et des envieuses, Calamity Jane a en réalité été une femme bien seule, affabulatrice et très portée sur le whisky. Eh oui, je sais, cela casse un peu les mythes mais d'un autre côté, l'espoir persiste puisque nous sommes loin d'avoir toutes les cartes en main pour pouvoir l'affirmer...
Alors, Calamity Jane, héroïne ou bien manipulatrice ? A vous de juger...
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Commenter  J’apprécie          230
boudicca
  25 février 2015
Ce troisième tome de « La vie aventureuse de celle que l'on nommait Calamity Jane » concerne les années 1877 à 1903, soit les derniers moments de l'existence de cette figure emblématique de la conquête de l'Ouest que l'on découvre ici sous un jour peu flatteur. Car, avouons-le, la dernière partie de la vie de Martha Jane Cannary est beaucoup moins exaltante que ses premières aventures et laisse place à une certaine désillusion. La même que celle qui a fini par frapper la plupart de ces colons partis pour le Nouveau Monde en quête de l'eldorado et rattrapés par la dure réalité. Calamity Jane est certes une femme célèbre, libre et indépendante, mais à quel prix ? A l'exhalation et au frisson de l'aventure succède la déception au vue de cette vie rude et solitaire passée sur les chemins et de ces êtres chers perdus ou abandonnés en court de route. Alcool, maladie, conjoint violent, nouvelles grossesses plus ou moins heureuses... : notre pauvre héroïne ne sera pas épargnée dans les dernières années de sa vie et c'est avec tristesse que l'on assiste à la déchéance de cette femme hors du commun rongée par trop de démons pour pouvoir un jour aspirer à une vie dite « normale » dans l'Ouest.
Le temps des exploits est donc fini pour Calamity Jane dont la notoriété ne tient plus qu'aux coups d'éclat réalisés pendant sa jeunesse et qu'elle cherche tour à tour à embellir ou au contraire à présenter sous un angle plus réaliste. La bande dessinée montre parfaitement le conflit intérieur qui habite l'héroïne, partagée entre le désir de briller et de se montrer sous un jour plus favorable (d'où les nombreuses exagérations et bobards relayés par la presse), et celui d'avouer sa déception et son chagrin devant le gâchis qu'est devenue son existence. Difficile de ne pas s'apitoyer sur son sort, tout en se rappelant avec nostalgie de la femme fougueuse et avide d'aventure dépeinte dans les albums précédents qui a ici laissé place à une épave prématurément vieillie par ses trop nombreux excès et incapable de se passer de sa ration d'alcool. On sent bien là encore que Matthieu Blanchin et Christian Perrissin se sont abondamment documentés sur cette partie de la vie de Calamity Jane pour laquelle on dispose de davantage de sources, qu'il s'agisse des coupures de presse recensant ses apparitions dans diverses villes de l'ouest, ou encore des lettres écrites à sa fille dont les auteurs nous proposent divers extraits.
Matthieu Blanchin et Christian Perrissin nous offrent avec ces trois albums une remarquable biographie illustrée d'un des personnages parmi les plus marquants de la Conquête de l'Ouest. Calamity Jane aura su marquer ses contemporains et les générations futures grâce à une gouaille naturelle et un insatiable désir de liberté qui la pousseront à rejeter les carcans imposés aux femmes par la société du XIXe siècle. Un destin hors du commun qu'on prend énormément de plaisir à suivre en même temps que les événements les plus célèbres de la Conquête de l'Ouest et de l'histoire des États-Unis. Bravo aux auteurs pour leur remarquable travail que je vous encourage vivement à découvrir à votre tour.
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trust_me
  20 juin 2012
« Ma vie… c'est un ramassis de malheurs et de catastrophes. Trop de choses dont je n'ai pas à être fière. Je préfère encore les ragots qu'on colporte à mon sujet. » Cette phrase résume tout le paradoxe et la complexité du personnage. Difficile de faire la part des choses entre Martha Jane Cannary et Calamity Jane. La première est une femme solitaire, dépressive, terriblement fragile. La seconde est un mythe, une image d'Epinal qu'elle a elle-même érigée et qui lui a permis de devenir une figure légendaire de l'ouest.
Ce troisième tome couvre les dernières années d'une vie trépidante. Sans le sou après la disparition du Pony Express, Jane enchaîne les petits boulots, noie son mal être dans l'alcool et multiplie les conquêtes d'un soir. Engagée pour raconter son histoire dans des spectacles itinérants, elle peine certains jours à monter sur scène. Invitée d'honneur des festivités d'Oelrichs City le 4 juillet 1887, elle passe la matinée à faire le tour des saloons et sombre dans un coma éthylique qui aurait pu lui être fatal. Elle décède en 1903, à 51 ans, désespérément seule.

Au-delà du mythe, Perrissin et Blanchin ont tenté de rester au plus proche de la dure réalité. Fieffée menteuse, Calamity Jane aimait s'attribuer des aventures incroyables auxquelles elle n'avait jamais participé, pour le plus grand bonheur des chroniqueurs en mal de sensations fortes. La lecture intégrale de cette remarquable trilogie permet de comprendre comment le mythe s'est construit. Femme libre ayant transgressé les codes de son époque, elle apparaît aussi indépendante et courageuse que sentimentale avec ses nombreux amants. Coquette, elle ne dédaignait pas les belles toilettes et ne s'habillait en homme que lorsqu'elle devait monter à cheval. Sans jamais l'idéaliser, les auteurs montrent avec brio comment elle a pu passer aux yeux de la majorité pour une héroïne flamboyante alors que ceux qui la connaissaient vraiment ne voyaient en elle qu'une vulgaire mythomane analphabète et alcoolique.
Aux pinceaux, Mathieu Perrissin fait encore des merveilles. Ses lavis aux tons sépia sont toujours aussi expressifs et l'ambiance qu'il parvient à distiller tout au long de l'album colle parfaitement à l'époque.
Personnage indomptable, Martha Jane Cannary restera à jamais cette femme éprise de liberté dans un monde où les hommes régnaient en maîtres. Une excellente biographie, idéale pour découvrir cette icône attachante en diable.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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cyan
  12 février 2016
Avis sur les 3 tomes:
L'histoire commence alors que la famille Cannary part vers l'ouest dans l'espoir d'y trouver une vie meilleure. le résultat n'est pas au rendez-vous et l'adolescente se retrouve seule et sans le sou pour élever ses nombreux frères et soeurs. La seule solution qui s'offre à elle est de devenir la seconde épouse d'un homme beaucoup plus âgé qu'elle (la famille est mormone et vit en marge de la communauté). Elle s'habille en homme et s'enfuit, laissant la fratrie se débrouiller. de péripéties en aventures, elle devient la célèbre Calamity Jane, légende de l'Ouest et voyageuse invétérée.
La BD est basée sur les lettres écrites par Martha Jane à sa fille et sur quelques biographies et insiste régulièrement sur le fait que Jane était un peu mythomane sur les bords en plus d'être alcoolique au dernier degré. Ce qui est raconté ici est donc une histoire vraie, mais probablement enjolivée ici et là, voire un peu imaginée pour certains détails.
Nous suivons donc les pas de celle qui deviendra Calamity Jane, figure mythique de l'Ouest et une des seules femmes à pouvoir revendiquer ce titre parmi les cargaisons de pistoleros qui peuplaient les plaines sauvages de ce qui n'était pas encore les Etats-Unis. Acceptée par certains, stigmatisée par d'autres parce qu'elle était une femme, Martha Jane a du mal à trouver sa place et traîne sa bosse à travers le pays avec plus ou moins de bonheur. La vie est rude à cet époque et en ces lieux et de notre siège bien confortable on a du mal à imaginer ce que c'était pour une femme qui refuse sa condition (ce qui, à ce moment-là, signifiait être mère ou putain, peu de nuances entre les 2). On ne peut qu'admirer la détermination de Martha Jane à vivre selon ses choix, à s'imposer dans un monde d'hommes et, surtout, à rester libre.
L'histoire est servie par un dessin couleur sépia très agréable et en adéquation avec le propos. Les plans larges sont superbes, faisant la part belle aux paysages sauvages et à des images typiques du western (camps militaires, convois de chariots, troupeaux de bisons, etc). Quand on se rapproche, malheureusement, les visages se ressemblent tous, au point que parfois je n'étais pas sûre de bien savoir qui était qui. Peu de bulles pour les dialogues, mais une sorte de voix off, sous forme de texte au-dessus des dessins, nous décrit ce qui se passe, précise les lieux, les dates et les circonstances. C'est une bonne idée, sauf que la police utilisée n'est parfois pas très lisible.
Je reste un peu sur ma faim avec cette trilogie, ses qualités ne m'ayant pas suffi pour passer outre les quelques points qui m'ont gênée. Malgré tout j'ai appris beaucoup de choses et découvert la femme derrière la légende, je ressors donc de ma lecture globalement satisfaite, mais avec quelques bémols.
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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Yvan_T
  22 juillet 2012
Voici la suite de la biographie de Martha Jane Cannary, l'une des légendes de l'histoire du Far West.
Après un premier volet, couvrant les années 1852-1869, qui reposait beaucoup sur l'imagination des auteurs, et un deuxième tome qui permettait de découvrir les premières années en compagnie de sa fille, ainsi que sa romance avec le non moins célèbre Wild Bill Hickok, cet ultime volet couvre les années 1877-1903 et boucle l'étonnant parcours de ce personnage féminin qui refuse de se plier à loi des hommes, une sorte de féministe avant l'heure…
Au fil des pages, le lecteur découvre l'incroyable destinée de Martha Jane Cannary, ainsi qu'une partie de l'Histoire des Etats-Unis. de la fin du Pony express à ses derniers jours à Deadwood, en passant par l'acquisition d'une blanchisserie, sa rencontre avec Janey à Richmond et ses prestations au cirque, l'histoire de Martha est faite d'autant d'alcool que de hauts et de bas. le lecteur assiste progressivement à la naissance d'une véritable légende du Far West, découvrant petit-à-petit ses talents de conteuse, ainsi que sa popularité grandissante via les articles de presse de l'époque.
Au scénario, Christian Perrissin lie brillamment les informations historiques concernant son héroïne et comble les vides avec une certaine maestria. Livrant beaucoup plus qu'une simple biographie, il brosse le portrait d'une femme extrêmement attachante malgré ses défauts, levant ainsi le voile sur la femme qui se cache derrière cette héroïne qui chevauche les plaines de l'ouest sauvage.
Le dessin rugueux et expressif de Mathieu Blanchin s'adapte parfaitement à l'histoire… On retrouve l'ambiance poussiéreuse du Wild West, ses saloons, ses tables de poker et ses cowboys portés sur la boisson, mais également la vie de quelques pionniers de l'ouest. Dans un style qui peut paraître brouillon, il parvient à livrer un graphisme particulièrement efficace.
Une biographie fortement conseillée.
Lien : http://brusselsboy.wordpress..
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critiques presse (7)
BulledEncre   28 septembre 2012
Un récit vibrant, d’une grande profondeur émotionnelle et d’une grande justesse, qui se lit très facilement, à la manière des récits de l’Ouest sauvage.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDSphere   15 juin 2012
CALAMITY JANE, LA REINE DES PLAINES

Le dernier tome de Martha Jane Cannary sur les dernières années de la vie de Calamity Jane conclut une trilogie remarquable sur une des plus grandes légendes de l’Ouest. Admirablement documenté, le récit, porté par le trait dynamique sépia au crayon et lavis de Matthieu Blanchin, pose un regard humain, tendre et complice sur une femme qui, loin d’être exempte de défauts, a su porter même par delà ses délires mythomanes un témoignage véritable du Far-West de cette seconde moitié du XIXe siècle. Sa soif de liberté, son indépendance farouche et son tempérament fougueux ont créé la légende de cette cavalière hors pair, ivrogne invétérée, joueuse de poker incurable, bagarreuse notoire. Devenue de son vivant une héroïne célébrée dans les théâtres ou les fascicules, les lettres à sa fille qu’elle commence à écrire à partir de 1879 offrent une vision plus intime d’une mère malheureuse, d’une aimante passionnée et toujours compatissante à la pauvreté de ceux qui vivent en marge et de ceux qui souffrent. Les auteurs de cette trilogie confient une histoire intime sans jamais trahir les zones d’ombre qui participent au mythe. En citant leurs sources, ils sont parvenus brillamment à faire revivre les mille et une vies de cette femme de caractère rebelle et sublime, surnommée à juste titre, “La reine des plaines”.
Lucie Servin
Lire la critique sur le site : BDSphere
BDSelection   11 mai 2012
Le récit, drôle et tendre à la fois, [est] formidablement mis en valeur par une narration limpide et un dessin intimiste et énergique à la fois […].
Lire la critique sur le site : BDSelection
ActuaBD   02 mai 2012
La vie déglinguée de Calamity Jane telle qu’il nous la présentent est un formidable hommage aux mythes fondateurs de l’Amérique, doublé du poignant portrait d’une femme libre.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   23 avril 2012
Une fin de triptyque enthousiasmante sur la biographie d'une légende de l'Ouest marquée par la sensibilité et la générosité. A lire !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Actualitte   16 avril 2012
Le dessin s'accorde magnifiquement avec le propos !
Lire la critique sur le site : Actualitte
BoDoi   16 avril 2012
En refermant leur livre, on est épuisé, ému et heureux, avec l’envie de repartir du début et parcourir encore une fois la prairie aux côtés de Calamity.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
cicou45cicou45   04 janvier 2014
"Peut-être éprouve-t-elle le besoin de se raconter, de dire SA vérité parce qu'elle sait au fond d'elle que nous ne sommes que ce que nous acceptons de révéler..."
Commenter  J’apprécie          210
Lili39Lili39   27 janvier 2013
Très jolie BD, un régal à lire même si les dessins ne sont pas ceux que je préfère.
Commenter  J’apprécie          40
mikaelunvoasmikaelunvoas   05 septembre 2019
Au cours des mois qui vont suivre, Martha Jane canard devenue très populaire, n'en continuera pas moins de mener une existence précaire faite d'éternels petits boulots.
Commenter  J’apprécie          10

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Vidéo de Matthieu Blanchin
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