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ISBN : 2810401950
Éditeur : Editions Prisma (26/01/2012)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 13 notes)
Résumé :
1846.
Comme tant d'autres familles américaines, Franklin et Elizabeth Graves et leurs neuf enfants prennent la route de la Californie. C'est la ruée vers l'Ouest, la terre promise. Ces gens ordinaires vont devenir les héros d'une histoire extraordinaire, aujourd'hui enseignée dans les écoles américaines, le Donner Party, du nom du convoi qu'ils ont rejoint. Avec les autres migrants, les Graves vont vivre une aventure tragique.
Partis trop tard d'Illino... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
bdelhausse
  14 avril 2016
Autant le dire de suite... je ne suis pas très bibliographie ou récit historique "pur et dur". Je suis davantage fiction intégrant des touches de réel...
Mais, flânant dans les rayonnages de ma bibliothèque favorite, j'ai été happé par le titre et la couverture. Intrigué aussi par le bandeau signalant "l'épisode le plus noir de la conquête de l'Ouest"...
De quoi est-il question? D'un récit de famille, somme toute, d'une arrière-petite-fille nous parlant du Donner Party, un convoi mythique dans la mémoire collective américaine. Ces colons à qui l'on a dit "West, Go West" et qui ont tout vendu pour partir en Californie ou l'Oregon.
France Bequette nous parle de Mary Ann Graves, qui suit ses parents vers la Californie. Elle a 18 ans, quelque chose comme cela. C'est l'insouciance, la confiance en Dieu et dans le patriarche de la famille. Mais le convoi se met en route trop tard et les conditions climatiques (entre autres) rattrapent les colons alors qu'ils touchent presque au but.
Les rancoeurs, les égoïsmes se refont jour, et les morts s'accumulent. La faim taraude... on va manger les morts. Sur 89 personnes ayant pris part au convoi, 43 vont mourir et une bonne partie sera mangée par les survivants.
Voilà ce que France Bequette nous raconte en 184 pages, de manière simple et directe, mais fort superficielle aussi. Elle pioche visiblement davantage dans l'abondante littérature anglo-saxonne que dans les souvenirs et documents de famille. Peu de recherche personnelle, juste l'envie de raconter son aïeule. Donc, beaucoup de naïveté dans son chef et pas mal d'information sans intérêt. Pour le coup, une telle histoire méritait un roman, pas un récit.
Quid des survivants? Peu en est dit, quelque lignes sur 2 ou 3 personnes. Quid des responsabilités, quid des poursuites? Car clairement, des gens ont des choses à se reprocher, et je ne parle pas que de cannibalisme. Ce ne sont que quelques interrogations.
La quête de l'Ouest américain a été riche en événements de tous genres. C'est une nation jeune, en quête de symboles, de choses qui vont frapper l'imagination. L'anthropophagie, ce n'est pas rien, je le reconnais. Mais tout ce foin, ce battage autour du Donner Party, cela m'évoque un peu la gloire posthume d'un Jan Bart, renommé Jean Bart, héros populaire créé presque de toutes pièces à la Révolution française, alors qu'il ne s'agit que d'un pirate ne parlant même pas le français... Je m'explique... 89 personnes parten, 46 arrivent à bon port, certains se mangent entre eux. OK, j'admets que c'est important, mais il faut savoir recadrer l'information pour ce qu'elle est. le massacre d'Indiens, les couvertures imprégnée de variole, etc. cela me parle plus que le Donner Party. Mais, comme je l'ai dit, cette nation jeune doit se chercher (et doit surtout trouver) des symboles, des images qui racontent en peu de mots la conquête d'une terre vierge et inhospitalière. Déjà en 1846, il s'agissait de pointer la lune du doigt en espérant que tout le monde regarderait le doigt plutôt que la lune.
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mimipinson
  15 janvier 2013
« Ce n'est pas encore marche ou crève, mais le rêve a vécu. »
Comme des milliers, ils y croyaient. Ils ont répondu à l'appel de l'ouest, ont tout vendu, se sont regroupés, et ont pris la direction de la Californie. Cela devait être le point de départ d'une nouvelle vie, une promesse de prospérité, et de bonheur….Ils ne savaient pas qu'ils avaient rendez- vous avec la mort, et qu'ils transgresseraient l'un des pires tabou pour l'homme : celui de manger ses semblables.
Récit sans façon, sans esbroufe littéraire, ni verbiage inutile, Ma grand-mère cannibale, se veut avant tout un témoignage à propos du plus funeste convoi de migrant de la conquête de l'ouest. Fort bien documenté, il se dévore, et laisse derrière lui à la fois une impression de malaise et d'admiration pour ces gens qui ont lutté de toutes leurs forces contre les éléments. Mary Ann Graves, féministe avant l'heure, femme au caractère bien trempé, se fera laminer comme les autres, mais tirera de cette épreuve une force invincible sans pour autant pouvoir les partager. Son arrière- petite-fille, après de nombreuses recherches nous livre ici, l'histoire de ces quatre familles, et rend un hommage simple et sincère à ceux qui ont partagé le pain de l'horreur.

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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Lathalie
  12 juillet 2012
Très beau récit de vie que ce livre ! Il s'agit d'un épisode tragique de la conquête de l'ouest. On vibre avec toutes ces familles qui ont eu le courage de tout quitter - maison, famille, amis- pour se lancer sur des chemins périlleux qui devaient les conduire vers une terre promise où la vie serait plus facile. Inimaginable ce qu'elles ont dû affronter !
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GabrielNadalet
  30 novembre 2018
Difficile de relâcher ce livre une fois ouvert. La narration est menée de manière épurée, documentaire, mais avec une richesse informationnelle qui nous embarque de plain pied dans ce voyage où courage et amertume se côtoient si étrangement. On en sort à la fois dépaysé, songeur et groggy.
Lien : http://news-nouvelles-fant.m..
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critiques presse (1)
Lexpress   19 avril 2012
Ce récit de la conquête de l'Ouest se lit comme un roman, un film digne des meilleurs westerns.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
PseudoPseudo   18 juin 2012
[...] La macabre boucherie commence. Dans une demi-torpeur, on déshabille les cadavres. Ils sont sales, ils ne se sont pas lavés depuis longtemps. Il faut les frotter dans la neige. Les bouchers improvisés ont des haut-le-coeur et des nausées. Cette tâche est horrible, épouvantable. Ils ne sont plus que des bêtes affamées. Les couteaux coupent mal, les forces manquent. Des lanières de chair sont découpées ou plutôt déchirées dans le dos, les bras et les jambes de Patrick Dolan et placées à griller sur les braises. William Eddy, Luis et Salvador, les deux Indiens chrétiens envoyés par Sutter, refusent d'en manger. La lune se lève. Sarah Foster revivra tout le long de sa vie cette scène à chaque claire de lune. Lemuel Murphy, son petit frère qui n'a que douze ans, se blottit contre elle. Elle tente de lui faire manger un peu de viande, mais ne pourra le sauver. Il délire pendant des heures avant de mourir...
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bdelhaussebdelhausse   14 avril 2016
On interdit à la femme le moindre jugement, on lui conteste jusqu'à la possession d'une âme. Qu'est donc ce monde? Une dernière citation la hante: "Le volume du cerveau d'une femme est inversement proprtionnel à celui de son utérus". Quel mépris ! Naître femme au XIXe siècle, c'est accepter la soumission aux diktats mascuins, se couler dans le moule fabriqué pour les femmes depuis des millénaires, -vertu, obéissance, humilité et sacrifice de sa personnalité. (p.95)
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bdelhaussebdelhausse   14 avril 2016
La jeune fille est fascinée par cette bourgade de planches peu avenante, sale, infestée de canailles qui crient et se battent, gavés d'alcool et de mauvaise foi, prêtes à se poignarder pour s'attribuer une place de stationnement plus confortable. (p.49)
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bdelhaussebdelhausse   14 avril 2016
L'hygiène est totalement absente. On a déjà oublié l'époque où l'on sentait bon le savon. Aucun enfant ne semble avoir été conçu pendant le voyage. Les odeurs lourdes que chacun dégage n'ont peut-être pas été propices aux ébats amoureux... (p.53)
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bdelhaussebdelhausse   14 avril 2016
Keseberg, quant à lui, se comporte en charognard et dépouille les défunts. Il met la main sur le manteau et la veste du bouvier, lui dérobant aussi une épingle de cravate en or, une chemise et le coupe-chou qui lui servait à se raser. La mort peut bien rôder partout, l'appât du gain survit encore. (p.147)
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Video de France Bequette (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de France Bequette

Ma grand-mère cannibale, de France Bequette, Editions Prisma
L'épisode le plus noir de la conquête de l'Ouest : le jour de Noël, un terrible blizzard les enveloppe. Franklin Graves se sent mourir. Il appelle ses filles et leur demande l'impensable : « Mangez-moi... » Il faut braver le plus inviolable des tabous, vivre pour chercher du secours en Californie et sauver ceux qui sont restés près du lac ! Livre disponible le 26 janvier en librairies, publié par les Editions Prisma et sur www.editions-prisma.com
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