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EAN : 9782221089682
225 pages
Éditeur : Robert Laffont (23/06/1999)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Quand Rémi a rencontré Martine, il y a huit ans, elle avait une petite fille, Marion, d'un mariage raté avec un certain Charly. Et cette enfant, Rémi l'a "assumée", comme on dit, lui le tendre, le paumé, le fou de musique qui gagne sa vie - mal - comme pianiste d'ambiance dans un restaurant...
Aujourd'hui, Martine vient de mourir dans un accident, et il ne -reste plus que deux naufragés dans la tourmente: un homme de trente ans et une fille de quatorze ans. C... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Gwenaweb
  14 janvier 2014
Je cherchais du subversif, je cherchais une histoire qui choque. Je pense bien que je l'ai trouvée, mon histoire malsaine… Tout est écrit avec délicatesse et poésie. Tout est amené de manière à ce que le lecteur se dise "mon dieu, pauvre homme, c'est terrible de tomber amoureux de l'enfant qu'on a élevé, enfant qui déploie des trésors de séduction pour y arriver". On arrive même à se dire des choses du style "ils n'ont pas d'ADN commun, ils sont juste tombés dans la mauvaise vie au mauvais moment, comment résister au grand amour même avec une différence d'âge…". Mais non, stop. Je n'arrive tout simplement pas à concevoir un attrait physique pour l'enfant qu'on a emmené jouer au parc, qu'on bordait tous les soirs et dont la peur la plus profonde était de perdre son doudou !
Il y a aussi certains moments où on se demande si, un jour, des gens se sont réellement comportés comme ça (et je ne parle pas que de la relation à haute tension, héroïne de l'histoire). Mais bon, je suppose que c'est pas mal parfois de se faire bousculer dans sa petite vie tranquille, donc, ces passages sont vite oubliés pour se concentrer sur l'essentiel.
Grâce à l'écriture très maligne de l'auteur, on est compatissant. Et ce n'est qu'à la toute fin que l'électrochoc se produit. Trois lignes avant le mot "FIN", se produit quelque chose qui me dépasse. ET LÀ, on prend tout le roman d'un angle différent, ET LÀ, on se rend compte que le beau-père a clairement un truc qui cloche. Je me suis sentie dégoutée d'avoir eu de l'empathie pour le héros, juste parce que les mots étaient jolis. C'est affreux.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   13 janvier 2013
Un bon conseil : quand vous êtes bien malheureux, n'essayez pas de lutter contre votre tristesse. Au contraire : laissez-vous glisser, laissez-vous envahir, c'est comme un courant froid qui vous emporte vers le large. Mettez-vous, par exemple, une musique bien nostalgique, bien déprimante, pour vous enfoncer davantage, si possible, dans votre désespoir. Il faut aller jusqu'à plus soif, jusqu'à saturation du malheur, si vous voulez vous en sortir un jour.
C'était ce que je m' apprêtais à faire. J'avais trouvé, dans ma collection, le disque le plus apte à décupler mon bourdon. Il s'agissait, vous vous en doutez, d'un vieux Bud Powell imparable : "Willow Weep for me", avec George Duvivier à la basse et Art Taylor à la batterie. Déjà la platine tournait, les premiers sillons, pleins de poussière grésillaient, et j'attendais, confortablement installé, que le piano attaque, que la mélodie s'empare de moi, que les doigts du pauvre Bud me tricotent ce fameux cafard dont lui seul avait le secret... lorsque la sonnette a retenti.
C'était foutu. Fallait tout arrêter. On pouvait même pas crever en paix.
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GwenawebGwenaweb   13 janvier 2014
Ca doit être formidable, je me disais, d'être un mec stable, qui perd jamais son sang-froid, qui réfléchit avant d'agir et qui agit à bon escient, sans jamais faire de mal à personne. Pourquoi tous ces kilomètres ? Et comment font les autres pour vivre ?
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GwenawebGwenaweb   13 janvier 2014
Il me restait plus qu'à remonter chez moi et prendre la vie du bon côté. J'avais perdu ma femme, mon boulot, ma bagnole et une petite fille. J'avais pas un rond en poche. Coup de bol : j'étais pas malade, ni infirme ni tout à fait dingue encore.
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GwenawebGwenaweb   13 janvier 2014
– Salut, me dit le mec.
– Salut, je lui réponds.
C'est dans ce genre de situation qu'on regrette de ne pas porter de chapeau. Ca serait tellement élégant à soulever. Et aussi une canne. Ca ferait tellement de bien de la briser sur les reins d'un voyou.
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