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ISBN : 2072821223
Éditeur : Gallimard (17/01/2019)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 20 notes)
Résumé :
«Un soir, alors qu’elle escaladait sans assurance une paroi des calanques plus raide et plus haute que les autres, elle avait soudain réalisé l’absurdité de la chose. Le rocher était friable. Elle se mettait bêtement en danger. Si une prise cassait, elle rebondirait le long de la paroi et disparaîtrait dans la mer. Elle réalisa que, depuis son départ, elle avait inconsciemment cherché à imiter Tom, à rejouer sa vie, en empruntant une voie qui n’était pas la sienne.<... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Giraud_mm
  14 août 2019
Tom et Emily se rencontrent à l'adolescence. le garçon a une passion, l'escalade ; il y initie la jeune fille, sur les rochers de Fontainebleau. Tom veut assouvir sa passion et part s'installer près de Chamonix. Emily l'y rejoint quelques années plus tard. Ils s'y marient. Mais le bonheur ne dure pas : Tom se laisse emporter par sa passion et délaisse son épouse. Il enchaîne des courses de plus en plus difficiles, partout dans le monde ; il est médiatisé... Jusqu'à la course de trop !
Après une courte phase de dépression, Emily reprend goût à la vie en découvrant qu'elle est enceinte. Elle vivra dix ans à Paris, avec sa fille et quelques amis très proches. Jusqu'au jour où elle part en Australie interviewer Mark, un célèbre architecte d'intérieur.
J'ai lu ce livre après avoir lu le commentaire, enthousiaste, d'un ami. Mon avis est un peu plus partagé...
L'écriture et le style sont intéressants : pas aussi simples qu'il n'y paraît, recherchés et parfois flamboyants, mais toujours faciles à lire. Stéphanie Bodet fait preuve d'érudition (peut-être un peu trop parfois ?) : on sent qu'elle a approfondi les recherches sur les sujets qu'elle traite. C'est finalement un roman assez court, instructif, qui se lit vite.
Les personnages sont attachants, mais c'est là que le bât commence à blesser : à part Tom, qui laisse apparaître ses zones d'ombre, les autres sont tout gentils et tout bons. Pas, ou très peu, d'ambiguïté chez eux : même si les personnages principaux affichent leurs failles, elles sont toujours dans la recherche du positif, du mieux faire ou du mieux être, jamais dans l'ombre ou le négatif...
Ce qui m'a le plus gêné, c'est l'environnement de cette histoire. C'est un peu un conte de bisounours dans un monde de bisounours. Il y a bien quelques coups de canif à l'encontre d'un monde capitaliste, où la recherche du profit et la vitesse d'exécution emportent tout ou presque. Mais globalement, la narration se déroule dans un monde rêvé, idéalisé, qui sera peut-être celui de Lucie, la fille d'Emily (j'en doute quand même un peu), mais qui n'est pas la réalité d'aujourd'hui. Un seul exemple, celui des relations humaines : Emily ne rencontre pour l'essentiel que des gens bienveillants, désintéressés, à l'écoute de l'autre... Un peu trop idéal, non ?
Lien : http://michelgiraud.fr/2019/..
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hcdahlem
  25 mars 2019
Après avoir retracé son expérience d'alpiniste dans «À la verticale de soi», Stéphanie Bodet se lance avec le même bonheur dans le roman. Et nous donne envie d'«Habiter le monde».
Emily a connu Tom Eliadec alors qu'elle était en terminale au lycée de Nemours. Et plus ce garçon taiseux qui ne s'intéressait pas aux filles la fuyait et plus il la fascinait. Car la passion quasi exclusive de Tom, c'est l'escalade. Aussi se décide-t-elle à l'accompagner sur les rochers de Fontainebleau où il s'entraine. Mais à peine le premier baiser est-il échangé qu'il lui annonce qu'il va partir pour Chamonix et devenir guide. Là-bas, il va très vite devenir «ET», l'alpiniste le plus rapide du monde. Et être rejoint par Emily. «L'épouse du héros», comme Paris-Match l'avait nommée, va suivre son ascension, le voir prendre toujours plus de risques et… chuter mortellement.
Un drame qu'elle va avoir de la peine à surmonter. «À chaque pas, elle butait sur l'absence. le soleil la révoltait. Il n'avait pas cessé de briller depuis sa mort. Il fallait fuir.»
Après avoir choisi le Sud et les contreforts de la Sainte-Baume, elle va choisir de trouver un peu de réconfort auprès de sa famille. Guillaume, son frère parfumeur, l'accueille chez lui. Avec lui, elle va pouvoir se raccrocher à ses souvenirs d'enfance, se rapprocher de son père dont l'essentiel du temps est consacré à accompagner son épouse, dont la «maladie invisible» l'éloigne tous les jours davantage de lui. Mais cette mère qui n'a plus sa tête et ce père si dévoué font du bien à Emily.
Si elle retrouve l'envie d'avancer, c'est aussi parce qu'elle porte un enfant et qu'elle a envie d'avancer avec lui dans la vie.
Elle va s'installer à Paris pour y étudier et y travailler. Les concierges de son immeuble, Georges Dubois et son épouse Fatou, vont devenir des amis proches et lui proposer de garder Lucie pour lui offrir du temps pour elle.
Une autre rencontre va lui permettre de trouver du travail. Elle croise Juliette, qui faisait partie de l'équipe de Paris-Match, et qui lui propose de prendre une place laissée vacante dans la rédaction du blog de déco du magazine Your home. Très vite, elle va s'imposer avec ses articles rose bonbon.
Entourée de ses amis, elle reprend goût à la vie, constate que Lucie grandit avec les mêmes envies de grimper que son père qu'elle n'a pas connu. C'est alors qu'on va lui confier un reportage en Australie où elle devra notamment réaliser un entretien avec Mark, un architecte d'intérieur.
Dans ce roman des rencontres et des liens qui se nouent entre des personnes qui jusqu'alors ne se connaissaient pas, Stéphanie Bodet va choisir les antipodes, le dernier rivage, pour rassembler Mark et Emily. Une rencontre d'autant plus féconde que les circonstances vont leur permettent d'échanger longuement, de se trouver de nombreux points communs. Aussi c'est avec un pincement au coeur qu'Emily regagne la France.
Commence alors un échange épistolaire dans lequel chacun va de plus en plus se dévoiler. Je vous laisser découvrir les derniers rebondissements et l'épilogue de cette quête qui, j'en suis persuadé, vous emportera à votre tour.
La plume allègre, la construction très classique mais ponctuée de scènes fortes en émotions alternant avec quelques épisodes cocasses, des personnages attachants et une philosophie de vie lumineuse donnent en effet envie d'«habiter le monde».

Lien : https://collectiondelivres.w..
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blandine5674
  09 juin 2019
Quelqu'un m'a dit : ce roman devrait te plaire puisqu'il y parle de montagne. Page de garde, éloge de Ruffin, éditeur Ludovic Escande, celui qui a fait le Mont-Blanc avec les chaussures d'un pote, 2 pointures au-dessus de la sienne (voir ma critique). On prend les mêmes, et on recommence ? Et dès les premières pages des mots de Bobin. Un mélange de beaucoup de choses qui me parlent bien : Chamonix, girolles, morilles, bouquetins, Thoreau, Bouvier, Messner, Bonatti, Gary, Barbara, Ferré.
Emily, dont le conjoint champion d'escalade disparaît dans une crevasse, va devoir continuer sa vie malgré tout, d'autant qu'elle découvre qu'elle est enceinte. de beaux passages bien écrits sur la vie et surtout sur la nature. de belles références. Des passages que j'ai savourés. Une histoire d'amitié avec ses voisins parisiens touchante. Une ode à la lenteur. J'ai surtout aimé la première partie, la deuxième en Australie est classique, mais est valorisée par un échange de lettres sublimes qui changent des courriels.
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motspourmots
  21 janvier 2019
Sur la couverture, le petit mot de Jean-Christophe Rufin ne peut qu'attiser ma curiosité "Un hymne à la montagne, à l'amour, à la lumière du coeur"... Alors, désolée pour les autres mais je lui accorde immédiatement un pass / coupe-file, et tant pis pour l'abolition des privilèges et les accusations de favoritisme. L'auteure est championne d'escalade, amoureuse de la nature et des mots. Alors je passe sur la jaquette qui arbore une photo assez banale, impersonnelle et peu valorisante et je me lance à la rencontre d'Emily.
Lorsque nous faisons sa connaissance, Emily vient de recevoir l'appel téléphonique qu'elle redoute depuis des années. Tom, son homme, son champion d'escalade, celui pour qui elle a quitté Paris, l'université et sa famille pour s'installer à Chamonix, Tom a disparu, une terrible chute, son corps a été happé par la montagne. C'est d'abord en s'isolant dans la nature, en faisant corps avec les éléments qu'Emily va trouver les premiers éléments de consolation et d'apaisement ; mais très vite, elle doit reprendre sa vie en mains, et surtout, se la réapproprier, d'autant qu'elle s'apprête à devenir mère. Retour à Paris où elle reprend ses études de lettres, fait de nouvelles rencontres et finit par dégoter un poste de rédactrice pour un magazine de décoration. Poste grâce auquel elle fera la connaissance de Mark, un célèbre architecte d'intérieur...
Stop. Je m'aperçois en écrivant ces lignes à quel point ce roman est difficile à résumer. Ce que je viens d'écrire donne l'impression d'un truc vraiment fleur bleue, hyper romanesque... Et certains passages le sont, en effet. Mais heureusement, ce n'est pas tout. Ce qui sous-tend toute l'intrigue c'est une réflexion sur notre façon d'être au monde ; et l'auteure n'hésite pas à convoquer la littérature, la poésie et la philosophie. Avec au centre, La poétique de l'espace de Gaston Bachelard. Une réflexion qui englobe la représentation de nos intérieurs, de ce que nos maisons représentent pour nous, de la façon dont nous constituons ou fantasmons notre "chez nous". Et des traces profondes que laissent ces espaces qui évoquent un bonheur passé.
Si l'on trouve dans ce roman bon nombre de considérations d'actualité - écologie, environnement, règne de l'apparence et des images, société de consommation - il s'en dégage aussi un charme quelque peu désuet par l'importance accordée aux mots et aux écrits. Les dialogues truffés de citations littéraires où se mêlent Eluard, Nicolas Bouvier, Zola ou encore Anna Gavalda ; une correspondance à l'ancienne, oui oui, des échanges de lettres plutôt que des mails. Une sorte d'éloge de la lenteur.
"Emily avait choisi de voyager sans GPS. On avait tout son temps. Lorsque on se trompait, on faisait demi-tour. On s'arrêtait dans un café pour demander la direction. Quand il n'y avait pas de commerce ouvert, on trouvait toujours un petit vieux savourant le soleil, les yeux mi-clos sur son banc, heureux de pouvoir se rendre utile".
Résultat : j'ai dévoré ce roman en pardonnant quelques passages un poil "faciles" joliment rattrapés par l'ambition affichée de l'auteure de stimuler notre réflexion et nos voyages intérieurs. C'est un roman lumineux, une invitation à voir le monde par un prisme qui fait sacrément du bien.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Killing79
  23 avril 2019
Ce roman se décompose en deux parties bien distinctes. Une partie est consacrée au deuil d'Emily et son évolution. Dans une première phase, elle se souvient de sa rencontre avec Tom, de leur vie commune, avec une grande nostalgie. Après ce chagrin, on assiste à sa reconstruction. L'importance de l'entourage est mise en évidence dans ces périodes difficiles. La famille, les amis, les voisins sont autant de piliers sur lesquels l'héroïne peut s'appuyer afin de tourner la page. Sans pathos et avec une certaine délicatesse, Stéphanie Bodet décortique la restauration de ceux qui restent après le drame.
Mais cette première moitié de livre dissimule aussi une ode à l'escalade et à la montagne. L'autrice nous entraîne dans les hauts sommets grâce à une écriture poétique. On sent à travers ses lignes, tout l'amour qu'elle porte à cette activité et à la nature.
La seconde partie fait entrer en jeu le charmant Mark. Et là, le roman prend une tout autre direction. Il devient une romance plutôt banale. La relation entre les deux protagonistes n'a aucune nuance et déborde de bons sentiments. Elle est entrecoupée d'échanges épistolaires qui utilisent des références artistiques en abondance. Vous aurez donc compris que j'ai beaucoup moins adhérer à cette partie à la fois mièvre et élitiste.
« Habiter le monde » a été d'abord une lecture très agréable, puis plus laborieuse. Comme la deuxième moitié de l'histoire est à mes yeux moins réussie, je ressors avec un sentiment mitigé. Mais la plume de Stéphanie Bodet fait merveille lorsqu'il est question de conter des maux du coeur et de décrire les grands espaces. J'ai été touché par le lyrisme de son style. Je me retournerai donc volontiers vers son précédent livre qui traitait de sa passion pour l'escalade. J'espère pouvoir y retrouver tout ce que j'ai aimé dans ce premier roman !
Lien : http://leslivresdek79.com/20..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
motspourmotsmotspourmots   21 janvier 2019
Emily avait choisi de voyager sans GPS. On avait tout son temps. Lorsque on se trompait, on faisait demi-tour. On s'arrêtait dans un café pour demander la direction. Quand il n'y avait pas de commerce ouvert, on trouvait toujours un petit vieux savourant le soleil, les yeux mi-clos sur son banc, heureux de pouvoir se rendre utile
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blandine5674blandine5674   07 juin 2019
Il évoquait Messner et Bonatti avec admiration, ne pensant qu’à rejoindre ces êtes immatériels capables de courir aux plus hautes altitudes et de grimper en solitaire des faces vertigineuses.
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blandine5674blandine5674   07 juin 2019
Elle revit leurs escapades en fourgon, leurs nuits de bivouac sous les étoiles en chaussettes trouées, cette époque bénie où leur jeunesse insouciante savait vivre de peu. Riches de tout ce qu’ils ne possédaient pas : les agendas, les sponsors et les réseaux sociaux… Cette époque où la seule joie d’être les guidait.
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blandine5674blandine5674   09 juin 2019
Allez, maintenant, sors faire un tour. Le soleil va te redonner des forces. C’est le meilleur des médecins !
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SquirelitoSquirelito   01 mars 2019
Ces escapades la ravissaient mais elle appréciait de redescendre, de faire de simples promenades dans les bois, de chercher des chanterelles ou de cueillir les dernières framboises sauvages. Elle sentait qu’elle appartenait à cet étage alpin, l’étage médian, celui des alpages à l’orée des forêts, des myrtilles et des granges serties d’une herbe tendre, piquetée de l’étoile bleue des gentianes. L’étage des bêtes et des hommes
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Vidéo de Stéphanie Bodet
Stephanie Bodet était l'invité à l'émission 9h50 sur France 3
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