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EAN : 9781090062048
Editions iXe (01/11/2012)
4.25/5   4 notes
Résumé :
Artiste de renommée internationale, Rosa Bonheur décide au soir de sa vie de léguer la totalité de ses biens à sa compagne, Anna-Elizabeth Klumpke. Ainsi qu'elle s'en explique dans son testament et la lettre qui l'accompagne, ""la parfaite amitié"" prime pour elle sur les liens du sang - et sur les prétentions de sa famille à l'héritage. (Avec une chronologie de la vie de l'artiste et un article paru dans La Fronde sur ses obsèques).
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
fanfanouche24
  25 novembre 2021

Un petit ouvrage choisi et offert pour un anniversaire par une main amie…il y a quelques années (2017), que j'ai omis de chroniquer ; toujours nécessaire de trier les bibliothèques et nos rayonnages
Ouvrage de petit format comprenant le testament de Rosa Bonheur, ainsi qu'une Lettre où elle s'explique sur ce qu'elle donne à sa dernière compagne , ayant l'audace d'aller contre la loi patriarcale et les liens familiaux…rappelant qu'elle avait suffisamment aidé, financé sa famille, qu'à la fin d'une vie de travail acharné, elle avait le droit et la liberté de disposes des fruits de son « labeur » !
La lecture de ce testament, à la mort brutale de Rosa Bonheur, succèderont pour sa compagne, Anna, soupçons et difficultés en grand nombre.
« Ce magnifique pied de nez conclut une vie de travail passionnée, d'abord en compagnie de Nathalie Micas, puis, plus tard, d'Anna Klumpke. de plus , en précisant qu'en cas de décès d'Anna les biens qu'elle lui lègue doivent revenir aux soeurs de cette dernière, elle ouvre la possibilité d'une nouvelle généalogie de femmes autonomes.
Ecrit en 1898, ce testament et la lettre qui l'accompagne témoignent d'une indépendance et d'une lucidité aussi exemplaires aujourd'hui qu'en leur temps. »(p.9)
Suzette Robichon nous rappelle le parcours incroyable d'une petite fille aussi vive, aussi douée que « garçon-manqué »….que le père, artiste lui-même , décide de former et d'encourager…
« Son appétit de vive, son insolence et ses allures garçonnières la font renvoyer de différentes écoles et d'un apprentissage de couture. Ne sachant que faire de cette enfant indocile, le père lui fait couper les cheveux, car personne n'est là pour s'occuper de ses boucles, et il la laisse s'installer et travailler avec lui- à la condition qu'elle "ait l'ambition de dépasser Mme Vigée -Lebrun "
La jeune Rosalie passe des jours entiers au Louvre où les élèves des Beaux-Arts la surnomment "Le petit hussard". elle a dix-neuf ans, en 1841, quand elle expose pour la première fois au Salon. (p. 11)
En lisant cet ouvrage, je revois avec bonheur, la belle surprise , il y a quelques années, d'avoir entre les mains cette « presque autobiographie » de Rosa par Anna…alors que je travaillais comme catalographe en « livres rares, et anciens . Publication monumentale dans un format impressionnant, une qualité de papier et de typographie, frisant l'excellence…« sorte d'écrit très personnel et de catalogue unique du travail, parcours, quotidien, de l'artiste, Rosa Bonheur. En lisant le rôle et le travail incroyable de cette dernière compagne, Anna… Les images de cette « monographie » me reviennent en mémoire !
« Anna [Klumpke ] devient donc la compagne, la portraitiste et la plume de Rosa.
Elle prend quotidiennement des notes sur la vie au fil des jours, le quotidien partagé, les conversations échangées. Rosa se raconte, Anna transcrit. Et c'est ainsi que, peu à peu, elle rassemble tous les éléments qui lui permettront, plus tard, d'écrire la presque « autobiographie » souhaitée. (…)
Fin septembre 1898, Rosa écrit à Anna : « Mon enfant, combien je vous aime, jamais je ne pourrai assez le répéter, nos âmes sont soeurs ; vous approchez le plus de celle qui a été le type de la parfaite amitié. » (p. 34).
Petit trésor que cette publication réunissant également un article de la Fronde, le 30 mai 1899, sur l'enterrement de By, à Thomery., complété par des repères chronologiques…et d'une bibliographie sélective.
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AntoineRichelieu
  17 septembre 2022
Rosa Bonheur valorisait particulièrement les femmes de sa vie, par choix et par convictions personnelles, voici 3 femmes chères à l'artiste :
Sophie Marquis (1797-1833) : Mère de Rosa, elle épouse le peintre Raymond Bonheur, son professeur de dessin, en 1821. Sophie Bonheur décède en 1833 à seulement 36 ans. Elle soutient seule son foyer et il est soupçonné qu'elle soit morte d'épuisement. Cet événement marque profondément la jeune Rosa âgée seulement de 11 ans.
Nathalie Micas (1824-1889) : Amies depuis 1837 et toutes les deux artistes, elles vivront ensemble pendant près de 52ans. Elles s'installent au château de By à Thomery en 1860 où elles vivent jusqu'à la mort de Nathalie Micas en 1889. La famille Micas sera comme une deuxième famille pour Rosa après le décès de sa mère.
Anna Klumpke (1852-1942): Peintre américaine, elle correspondait avec elle quelques années après le décès de Nathalie Micas. Anna Klumpke vient vivre à ses côtés après 10 années de correspondance. A la mort de Rosa Bonheur en 1899, celle-ci devient son héritière et est chargée de son testament et de sa mémoire.
Découvrir l'artiste et ses engagements.

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de
  29 octobre 2012
Un acte à l'aune de l'audace et de la liberté dont elle fit preuve toute sa vie
« Je soussignée Rosalie-Marie, dite Rosa Bonheur, artiste peintre, saine de corps et d'esprit, exprime ici librement mes dernières volontés, ne devant rien à personne, et n'ayant pas la moindre dette, libre de ma volonté et de ce que seule j'ai gagné par mon travail, n'ayant jamais eu ni amants ni enfants. »
Comme l'indique Suzette Robichon, dans sa belle introduction, par ses quelques lignes, Rosa Bonheur « brise la loi patriarcale qui ne reconnaît pas d'autres liens que familiaux ». La peintre avait déjà contribuer à rogner un certain droit de propriété « Ce réel succès international est aussi partie dû à ce que Rosa Bonheur, en femme de progrès, a toujours autorisé la reproduction de ses oeuvres au moyen de procédés de reprographie modernes ».
L'introduction se termine par : « Sur la pierre, et selon la volonté de Rosa, sont gravés ces quelques mots dont son testament fut le dernier acte : « L'amitié est une affection divine ». ». le titre de la note est reprise de cette partie.
Suit le testament de Rosa Bonheur qui commence par la paragraphe cité en début de note. Comme dans le livre, je le reproduis une seconde fois, car ces quelques mots de 1898 méritent toute notre attention : « Je soussignée Rosalie-Marie, dite Rosa Bonheur, artiste peintre, saine de corps et d'esprit, exprime ici librement mes dernières volontés, ne devant rien à personne, et n'ayant pas la moindre dette, libre de ma volonté et de ce que seule j'ai gagné par mon travail, n'ayant jamais eu ni amants ni enfants. »
Après ce texte, une lettre-testament, le codicille au testament et l'article du journal La Fronde du 30 mai 1899 relatant « L'enterrement de By ».
Ce petit livre, qui mérite une large diffusion, se termine par des repères chronologiques, rompant avec l'invisibilité souvent construite par les historiens, en faisant une juste part aux actions des femmes durant cette période.
Lien : http://entreleslignesentrele..
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miriam
  21 novembre 2015
Suzette Robichon dans l'avant-propos le domaine de la parfaite amitié présente Rosa Bonheur, célèbre peintre animalier(e?) , sa vie libre dans la nature, son amour des animaux, ses succès internationaux et ses compagnes, Nathalie Micas, son amie de toujours depuis ses 14 ans et Anna Klumpke "soeur de palette" qu'elle désigne comme légataire universelle lui laissant le "Domaine de Parfaite Amitié".
Le testament et la lettre-testament n'ont aucune prétention littéraire. C'est cependant un texte scandaleux pour l'époque (1898). Il était alors (et maintenant?) inconcevable de déshériter les proches de sang (frère ou sieur) au profit d'une étrangère même si cette dernière avait partagé le domaine du vivant de Rosa Bonheur. Dans la lettre-testament, elle croit nécessaire de justifier sa conduite envers sa famille "m'ayant mal jugée en mon droit de libre librement" . C'est donc le testament d'une femme libre.
Enfin un article de la Fronde raconte l'enterrement de l'artiste à Thomery puis au Père Lachaise.
En annexe, une chronologie complète l'ouvrage.
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   26 septembre 2016
Son appétit de vive, son insolence et ses allures garçonnières la font renvoyer de différentes écoles et d'un apprentissage de couture. Ne sachant que faire de cette enfant indocile, le père lui fait couper les cheveux, car personne n'est là pour s'occuper de ses boucles, et il la laisse s'installer et travailler avec lui- à la condition qu'elle "ait l'ambition de dépasser Mme Vigée -Lebrun "
La jeune Rosalie passe des jours entiers au Louvre où les élèves des Beaux-Arts la surnomment "Le petit hussard". elle a dix-neuf ans, en 1841, quand elle expose pour la première fois au Salon. (p. 11/ Suzette Robichon)
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dede   29 octobre 2012
Je soussignée Rosalie-Marie, dite Rosa Bonheur, artiste peintre, saine de corps et d’esprit, exprime ici librement mes dernières volontés, ne devant rien à personne, et n’ayant pas la moindre dette, libre de ma volonté et de ce que seule j’ai gagné par mon travail, n’ayant jamais eu ni amants ni enfants.
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fanfanouche24fanfanouche24   27 octobre 2021
L'engagement de son père dans le saint-simonisme et sa vie d'artiste marginal et très pauvre lui ont sans doute permis d'imaginer pour elle-même une autre manière de s'inscrire dans la société de son temps. Il lui a servi de mentor, au début de sa carrière, mais c'est par sa passion du travail, son énergie, sa volonté, que cette toute jeune femme sans fortune personnelle et résolument célibataire a conquis la renommée. (p. 12)
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fanfanouche24fanfanouche24   26 septembre 2016
Mes trois billets de banque firent à la maison une entrée triomphale. Jamais l'on n'en avait vu autant à la fois. Je résolus de peindre un attelage de trois paires de boeufs et, en me mettant à l'oeuvre, j'avais bien aussi l'arrière-pensée de célébrer au moyen de mon pinceau l'art de tracer les sillons d'où sort le pain qui nourrit l'humanité entière. [ cf. Rosa Bonheur, sa vie , son oeuvre par Anna Klumpke, 1908, p.193]
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fanfanouche24fanfanouche24   25 novembre 2021
Anna [Klumpke ] devient donc la compagne, la portraitiste et la plume de Rosa.
Elle prend quotidiennement des notes sur la vie au fil des jours, le quotidien partagé, les conversations échangées. Rosa se raconte, Anna transcrit. Et c’est ainsi que, peu à peu, elle rassemble tous les éléments qui lui permettront, plus tard, d’écrire la presque « autobiographie » souhaitée. (…)
Fin septembre 1898, Rosa écrit à Anna : « Mon enfant, combien je vous aime, jamais je ne pourrai assez le répéter, nos âmes sont sœurs ; vous approchez le plus de celle qui a été le type de la parfaite amitié. » (p. 34)
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Videos de Rosa Bonheur (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rosa Bonheur
À l'occasion du bicentenaire de la naissance de Rosa Bonheur à Bordeaux, le musée des Beaux-Arts de sa ville natale et le musée d'Orsay, Paris, organisent une importante rétrospective de son oeuvre. le Château de Rosa Bonheur à Thomery (Seine-et-Marne), où l'artiste vécut près d'un demi-siècle, ainsi que le Musée départemental des peintres de Barbizon sont les partenaires exceptionnels de l'exposition. le bicentenaire de la naissance de Rosa Bonheur est inscrit au calendrier des commémorations de France Mémoire 2022. Il s'agit de la première rétrospective consacrée à l'artiste depuis celle présentée en 1997 à Bordeaux, Barbizon et New York.
Interviews de Sophie Barthélémy, Directrice du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux , Sandra Buratti-Hasan, Conservatrice du patrimoine et directrice adjointe du MusBA et co-commissaire de l'exposition et Leïla Jarbouai, Conservatrice en chef au musée d'Orsay et co-commissaire de l'exposition.
Du 18 mai au 18 septembre 2022
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2625035/rosa-bonheur-1822-1899
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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