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ISBN : 2283026075
Éditeur : Buchet-Chastel (22/08/2012)

Note moyenne : 2.86/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Elo, la trentaine parisienne, a un mari, une petite fille, un humour caustique et des doutes sur sa carrière d’écrivain. Bert, employé chez un marchand de vin près de Carcassonne, a quelques années de plus et un groupe de rock amateur qui tourne un peu dans les bars du coin. Rien ne semble rapprocher ces deux personnages – à part, peut-être, l’importance cruciale de l’amitié, une passion pour la musique des Smiths et une histoire familiale violente avec laquelle ils... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Lizouzou
  18 octobre 2012
Elo est écrivaine, épouse et maman. Elle semble posée dans sa vie, malgré une enfance que l'on sent difficile. Elle doute tout de même de ses talents d'écrivaine et se remet énormément en question.
D'un autre côté, nous avons Bert, un vendeur de vin, qui jouait dans un groupe de rock durant ses jeunes années. Bert évolue lui aussi dans la vie, notamment au côté de Bibi, enceinte pour la première fois.
Elo et Bert se sont connus pendant l'adolescence, mais la vie a fait qu'ils se sont perdus de vue... le hasard fait parfois bien les choses, surtout lorsqu'une libraire conseille à Bert de lire un roman écrit par Romane Tréma, le pseudonyme d'Elo...

Le résumé fait par l'éditeur et l'histoire en elle-même m'ont convaincu de postuler pour ce livre lors de l'opération Masse Critique de Babelio. J'ai eu la chance de le recevoir et lorsque j'ai commencé cette lecture, je ne m'attendais pas à ça...
Tout d'abord, j'ai eu du mal avec le style d'écriture. Tout est en prose, pas de guillemets, ni de tiret, ni de retour à la ligne pour les dialogues, ce qui forme des paragraphes plus ou moins conséquents. Au début, on a du mal à savoir qui parle, déjà en tant que narrateur, puis dans les dialogues. Pas évident donc... puis au fur et à mesure, on s'habitue au style de l'auteur et on se laisse porter par cette écriture un peu poétique et pas banale.
L'auteure en faisant intervenir une écrivaine et son oeuvre, pose la part de la fiction et du réel dans la littérature. En effet, Elo écrit ses souvenirs, Bert en faisant partie, il devient à son tour un des personnages du roman d'Elo. Celle ci ce pose d'ailleurs plusieurs fois la question sur comment les gens peuvent réagir lorsqu'ils s'aperçoivent qu'ils ont inspirés ou même sont devenus un des personnages à part entière. J'ai aimé les questionnements, les réflexions et les doutes d'Elo en tant qu'auteure.

La musique est aussi un des thèmes récurrents du livre. Bert est à la base musicien et Elo nous parle de sa playlist d'albums, dont celui des Smith "The queen is dead", qui explique le titre du livre d'Aurélia Bonnal. Même si je ne suis pas forcément une pro du rock, je me suis laissée bercer par ce sujet.

Vous l'aurez compris, l'auteur insiste beaucoup sur la réflexion et la peur des personnages à se retrouver et à faire face à leur passé commun. La fin est cohérente, surtout pour le personnage d'Elo, mais un peu moins pour celui de Bert. Je m'attendais à un ou deux chapitres de plus sur lui...
J'aurais dû mal je pense à le conseiller car il est assez différent de mes lectures habituelles, mais au final j'ai passé un agréable moment avec ce livre !
Je remercie encore une fois Babelio et les éditions Buchet-Chastel pour cet envoi et pour cette découverte !

Lien : http://lespetitslivresdelizo..
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asphodele85
  17 décembre 2012
Ce n'est pas souvent qu'il m'arrive d'abandonner un livre, pas depuis Freedom en septembre 2011, mais après quatre tentatives , je déclare forfait ! Je n'arrive pas à aller au-delà de la page 50 ou 60, peu importe c'est « tellement pareil »… Je me triturais les méninges pour savoir comment vous en parler, donc je vais d'abord vous présenter la quatrième de couverture, livre publié chez Buchet Chastel, maison d'éditions que j'aime bien, a priori…
« Elo a la trentaine parisienne, un mari, une petite fille, un humour caustique et des doutes sur sa carrière d'écrivain. Bert est employé chez un marchand de vin près de Perpignan ; guitariste dans un groupe amateur, il aime le rock et sa copine Gilberte.
Une porte a été claquée entre eux il y a vingt ans -définitivement, croyaient-ils…
Une histoire d'amitié, de communication virtuelle et d'accession à l'âge adulte qui se lit d'un seul souffle. Un roman brut et rock. »
Le premier souci pour ma lecture a été l'alternance continuelle des chapitres : un pour Elo, un pour Bert, sans lien évidemment, donc j'ai été perdue de suite, à chaque fois je reprenais la fin du chapitre précédent pour me remémorer. Alors que le procédé en général permet de rebondir et donne envie de savoir la suite.
Ensuite, je n'aime pas les livres écrits comme on parle aujourd'hui. Ce que j'aime dans la littérature, même contemporaine, c'est pouvoir m'évader de mon quotidien, me sentir transportée. Je n'aime pas entrer comme ça dans l'intime d'inconnus qui me sont restés inconnus, la distance mise n'étant pas la bonne, trop près ou trop loin : « Sur le lit au carré est lové mon collant, boule tendre et sombre, vivante et un peu sale (…). Je suppose que ma culotte et mon soutien-gorge s'ébattent dans le couloir. » p. 38.
Je ne me suis pas du tout identifiée à l'un ou l'autre des personnages, je les trouve « légers », pas finis, mais bon c'est peut-être ce qu'a voulu dire l'auteure, vu l'âge charnière des héros. Je n'y ai pas vu de faute majeure de style, hormis le langage qui ne me convient pas : » (…) pour l'instant, ah lala, Bert, tu es doué, c'est peut-être dommage que tu n'insistes pas plus, j'ai passé l'âge de ces conneries, Bibi, je lui souriais, le constat n'était même pas amer (…) » et la phrase n'est pas finie… (p.31).
Et je ne me sens pas du tout concernée par les dernières lignes de la quatrième de couverture, puisque non seulement je ne l'ai pas lu d'un « seul souffle » et je n'ai malheureusement pas rencontré cette ambiance « brute et rock ». Dommage. Ne l'ayant pas lu jusqu'à la fin, je ne peux argumenter sur la totalité du roman, il va de soi.
L'avis de Clara, nettement plus enthousiaste !
Merci à Babelio et aux éditions Buchet Chastel pour cet envoi. Sur le site de Buchet Chastel, en suivant ce lien vous pourrez voir une vidéo d'Aurélia, elle est née en 1974 et c'est son premier roman, sorti le 22 août 2012.
Lien : http://leslecturesdasphodele..
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CelineGe
  31 janvier 2013
Un titre un peu énigmatique, The queen is dead est un roman qui vous attrape dès les premières lignes et qui se laisse dévorer jusqu'à la fin, sans temps mort.
Le style est très original, à la limite de la confusion parfois, mais c'est tellement vivant, tellement réaliste, que je n'ai pu faire autrement que de savourer toutes les lignes.
Aurélia Bonnal, dont c'est le premier roman, qui a été entre autre enseignante en lycée, qui est aussi blogueuse (clic) et qui se définit également comme une maman créative, mêle joyeusement dans ses longues phrases ponctuées de nombreuses virgules la narration et les dialogues. Pas de retour à la ligne, pas de tiret, pas de guillemet, les mots sont tous enchaînés les uns après les autres.
Une sorte de style mitraillette.
Un peu difficile de respirer dans tout ça !
Heureusement, les chapitres sont très courts (3 pages en moyenne), et alternent entre chacun des deux narrateurs de cette histoire.
Élo est une Parisienne trentenaire, mariée, maman d'une petite fille et heureuse. Elle est écrivain et a déjà publié un roman. Au fil des pages, on comprend qu'il y a eu cassure dans sa jeunesse, qu'elle a claqué la porte sur son ancienne vie, dans le sud ouest de la France, auprès d'une mère difficile, pas très aimante et alcoolique. Elle est allée vivre sa vie à Paris, Élo/Élodie devenant Élo/Éloïse.
"Éloïse, mon nom de fuite, celui que j'avais pris, mon prénom d'usage, mon prénom élu." (p.12)
Seulement, elle a laissé derrière elle, sans aucune nouvelle, sa meilleure amie et Bert, le frère aîné d'un ancien petit copain, qui est devenu également un ami très proche, une sorte d'âme soeur.
Bert est le deuxième narrateur de l'histoire. Il a désormais la quarantaine, vit toujours sur les lieux de leur enfance, avec sa copine qu'il adore. Il aurait aimé être guitariste dans un groupe mais est devenu "tout simplement" vendeur dans un magasin de vin. Parfois, il pense avoir raté sa vie.
"J'avais envie de pleurer, en chaussettes, à plus de quarante ans, dans mon Sud natal recouvert par une neige absurde et inconnue, et j'eus ce sentiment subit que j'avais, en effet, suicidé mon âme - par paresse peut-être, je ne savais même pas. Suicidé de mort lente." (p. 46)
Un jour, un ami libraire lui conseille de lire le roman d'Élo, qui a été écrit sous un pseudonyme. Il ne va pas tarder à reconnaître des scènes qui lui sont familières. Et pour cause... Élo raconte ses plus jeunes années et même si les noms des personnages sont différents, Bert a compris qu'il a retrouvé la trace de son amie.
Cette amie qui, au même moment, peine à écrire son nouveau roman, en proie au doute sur son métier d'écrivain, aussi à la peur de s'exposer cette fois-ci, d'être reconnue par des personnes de son ancienne vie.
critique en entier sur mon blog, merci
Lien : http://linecesurinternet.blo..
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claraetlesmots
  26 septembre 2012
Elo, trentenaire parisienne, mariée et un enfant vient de publier son premier roman. Bert vit près de Perpignan où il travaille dans un magasin de vins et vit avec sa copine Gilberte. Passionné de rock, il joue de la guitare dans un groupe amateur.
Il aura fallu d'un hasard pour que Bert se retrouve avec le livre d'Elo dans les mains. Même si la lecture n'est pas trop sa tasse de thé. Au fil des pages, il se reconnait dans l'histoire. Oui, Elo raconte leur adolescence. Dans le sud de la France, Ils étaient un petit groupe d'amis à écouter les mêmes chansons, à partager leur temps libre ensemble. du jour au lendemain, Elo a tout plaqué et n'a plus donné aucune nouvelle à personne. C'était il y a vingt ans. de son côté, Elo doute de son livre. Elle donne l'impression d'être une jeune femme épanouie malgré ses fêlures. Elle s'étonne, sourit de petites choses, tâtonne et vit en ayant peur de rater le coche. Bert va rompre la monotonie de sa vie tranquille en voulant reprendre contact avec Elo. Mais si vouloir renouer avec le passé rime avec les bons souvenirs, les questions et le clasch du présent sont au rendez-vous.
Roman à l'écriture absolument moderne, the queen is dead dresse le portait de deux personnes en alternance. On pourrait presque penser que tout les oppose tant ils sont devenus différents. En apparence et au vu de leurs vies. Car chacun a ses blessures mais surtout la culture des années 80 qui les a vus grandir.
la suite sur : http://fibromaman.blogspot.fr/2012/09/aurelia-bonnal-queen-is-dead.html
Lien : http://fibromaman.blogspot.f..
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electromenagere
  11 février 2013
La force d'un roman est de déterrer en nous des sentiments enfouis, passé à la trappe pour être remplacés par des listes de choses à faire et à ne pas faire. En lisant "The Queen is Dead", j'ai entendu une musique longtemps oubliée. J'avais oublié que jeune, il y avait la musique. Non pas celle d'aujourd'hui que j'écoute distraitement, pour rompre le silence ou couvrir le bruit des klaxons mais celle que j'écoutais, casque sur les oreilles, jusqu'à l'endormissement, celle que je chantais avec les copines, celle que je confiais telle une prière au premier amoureux. J'ai usé Violator de Depeche Mode jusqu'à la corde, j'ai slowé, j'ai pogoté, toujours j'ai vibré. A quel moment ai-je baissé le volume ?
Lien : http://demeninges.blogspot.f..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots   26 septembre 2012
J'avais fusillé ma vie. c'était clair. Là, c'était foutu, Il ne me restait plus qu' à compter mes points de retraite misérables, à attendre le dimanche aprèsm, le lundi, le mardi, les jours fériés, les congés payés, la quille, la mort. J'avais envie de tout casser toutes les bouteilles.
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LizouzouLizouzou   18 octobre 2012
Tu es folle. Tu crois, demanda-t-elle, comme une vraie question. Non, tu n'es pas folle, j'avais envie de lui dire que c'était le monde qui était fou mais on n'était pas non plus dans un film de la Nouvelle Vague, et cette réplique, non Elo, c'est le monde qui est fou, je la gardai pour moi et je lui souris tout simplement parce qu'elle me rendait gentil.
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LizouzouLizouzou   18 octobre 2012
Je ne savais pas si c'était chiant ou si ça me plaisait, mais ça m'intriguait cette histoire.
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Video de Aurélia Bonnal (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aurélia Bonnal
Aurélia Bonnal - The Queen is dead .Aurélia Bonnal vous présente son ouvrage "The Queen is dead" aux éditions Buchet Chastel. Rentrée littéraire automne 2012.http://www.mollat.com/livres/aurelia-bonnal-the-queen-dead-9782283026076.htmlNotes de Musique : The Smiths - 01 - The Queen is dead
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