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EAN : 9782818017432
400 pages
P.O.L. (10/01/2013)
4.4/5   5 notes
Résumé :
Le thème de la bataille et de ses représentations dans notre culture est au coeur de la proposition de Frédéric Boyer.Il s'est intéressé à l'écriture de cette épopée, la Chanson de Roland, la première en langue française, le premier grand texte français qui s'éprend de la défaite pour chanter la gloire d'un empire fantasmé (celui de Charlemagne), 350 ans après les faits, et au moment où l'Europe médiévale se lance dans les croisades. Frédéric Boyer va jusqu'à interr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ivredelivres
  21 octobre 2013
Vous l'avez peut être entendue à l'école il y a longtemps et comme parfois les histoires que l'on nous raconte, celle-ci est restée dans votre mémoire……
Si rappelez vous, l'arrière garde de l'armée de Charlemagne est détruite à Roncevaux, Roland combattant les méchants sarrasins et sonnant de l'olifant inutilement……
D'accord vous connaissez la Chanson de Roland mais l'avez-vous lue ? moi non jamais aussi j'ai profité de cette nouvelle édition pour lire cette chanson de gestes en 4000 vers organisés en 491 laisses fondées sur la répétition. (et toc on dirait que je prépare le bac de français !)
Première chose à dire si le livre écrit vraisemblablement au XIIème siècle existe bien, les héros de cette chanson de gestes sont sans doute pure invention.
Pourtant cette épopée est restée dans les mémoires avec son traitre de service, son héros qui se sacrifie, peut-être parce que ce fut un des premiers textes littéraires en français, foin du latin !
Pendant que Charlemagne ne pense qu'à rentrer chez lui, ses fiers chevaliers vont combattre les méchants ….les méchants on ne sait pas très bien quoi, sarrasins, basques, autres ?
On est en 778 et Charlemagne quitte l'Espagne, son arrière garde tombe dans une embuscade tendue par le roi Marsile aidé du traite, il en faut bien un, Ganelon.
Et voilà comment naissent les légendes, le manuscrit ne prendra d'ailleurs le nom de Chanson de Roland que très tardivement au XIXème siècle. Pendant longtemps on la présenta comme un fait quasi historique. Et puis je ne connaissais pas du tout la fin qui raconte la tristesse de Charlemagne et sa vengeance.
Frédéric Boyer s'est attaché à traduire en français actuel cette épopée. Sa traduction est magnifique, la langue est splendide et le rythme insufflé rend bien la notion d'épopée. On est assez vite envoûté par ces héros.
Même si le vocabulaire est riche, il est suffisamment à notre portée pour que nous puissions profiter du texte. le choix de la forme décasyllabique donne un rythme un peu incantatoire qui non seulement n'est pas gênant mais s'apparente sans doute aux façons de raconter des troubadours et autres ménestrels des temps anciens.
Quant aux deux essais qui encadrent le texte, le premier ne m'a pas intéressé du tout, par contre le second commente et éclaire l'oeuvre de façon utile.
Pour résumé Frédéric Boyer dit de la Chanson de Roland, « C'est l'histoire d'une pâtée militaire qui nous est racontée comme une victoire »
Si vous êtes sensible aux univers légendaire n'hésitez pas

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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chartel
  21 mars 2013
"Rappeler Roland" se présente comme un triptyque : la première partie est une longue poésie, une voix obsédante rappelant Roland et sa légende aux oreilles de Frédéric Boyer qui invite ainsi son lecteur à éveiller sa mémoire littéraire comme une introduction à la deuxième partie qui est une nouvelle traduction du texte médiéval basé sur le manuscrit d'Oxford, une épopée de 291 laisses (groupe de vers décasyllabiques). Définir cette oeuvre comme chanson lui convient bien, car elle s'apparente à une liturgie, à une complainte narrant les combats imaginaires et héroïques de l'armée de Charlemagne vers les confins de son empire, dans les étroites vallées pyrénéennes. Si le récit progresse, passant de la trahison à la colère, de la vengeance à la mort, il est aussi un éternel retour, récit en boucle qui n'aurait pas de fin, passant de la colère à la trahison et de la mort à la vengeance. Une sorte de métaphore de l'Univers où rien ne s'arrête vraiment, où tout appelle l'infini. La troisième partie, intitulée « Cahier Roland », est une analyse de l'oeuvre à travers son histoire, ses énigmes, son lyrisme, ses thèmes, interrogeant notre rapport à la Chanson de Roland, un récit où la victoire est aussi une défaite, où l'ennemi est aussi un frère, et où le père (Dieu ou empereur) est aussi fratricide. Une histoire à notre image : folle et désespérée ?
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ivredelivresivredelivres   21 octobre 2013
Alors Roland sent que la mort l'étreint
Que de la tête dans le coeur elle descend
Dessous un pin est allé en courant
Sur l'herbe verte se coucher sur le ventre
Glisser sous lui l'épée et l'olifant
Tourne sa tête vers la foule païenne
Et il l'a fait parce qu'il veut vraiment
Que Charles dise avec chacun des siens
Le noble comte est mort en conquérant
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chartelchartel   18 mars 2013
L’exorcisme du poème, c’est la guérison de notre présent pour faire exister un passé neuf et jeune comme nous ne l’avons jamais été. [Cahier Roland]
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DuluozDuluoz   15 février 2019
Oui, nous envoyons toujours de très jeunes gens se battre sur des frontières lointaines, à la démarcation vacillante et souvent idéologique de mondes en décomposition. Guerres dont la victoire n'est pour finir que le récit de défaites répétées, d'actions malheureuses sur des frontières incontrôlées.
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chartelchartel   18 mars 2013
Dieu dit le roi si pénible est ma vie
Pleurant des yeux sa barbe blanche tire [Chanson de Roland]
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chartelchartel   18 mars 2013
Jouer le combat continue de nous émouvoir davantage que de jouer au combat. [Cahier Roland]
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Videos de Frédéric Boyer (51) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Boyer
MAUD LÜBECK – CHRONIQUES D'UN ADIEU
Avec Clotilde Hesme & Irène Jacob
Dans cette lecture musicale, Maud Lübeck met en résonance son nouvel album « 1988, chroniques d'un adieu » inspiré du journal intime de son adolescence, exhumant un drame survenu durant l'été de ses quinze ans, avec des fragments de journaux de deuil amoureux issus de la littérature, parmi lesquels ceux de Joan Didion, Frédéric Boyer ou encore Jean-Claude Grumberg. Elle sera accompagnée par deux comédiennes qui figurent au casting de son album imaginé comme un roman musical, la BO du film d'une époque, Irène Jacob et Clotilde Hesme.
À écouter – Maud Lübeck, « 1988, chroniques d'un adieu », Finalistes, 2022.
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