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Jacqueline Hardy (Traducteur)
EAN : 9782207300497
254 pages
Éditeur : Denoël (02/05/1961)
3.81/5   69 notes
Résumé :
Bradbury n'est pas seulement l'un des tout premiers auteurs de science-fiction, il est aussi un grand écrivain, comme en témoignent les vingt-deux nouvelles de ce recueil qui, de la Terre à Mars et de Mars à Vénus, proposent un périple où l'espace et le temps échappent à leurs frontières familières pour restituer à chaque chose, à chaque être, sa dimension fantastique ou sa part de merveilleux. Car sous la rigueur des mécanismes de l'intelligence, Bradbury ne manq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  02 janvier 2019
22 nouvelles pour 309 pages, autant vous dire qu'il y en a de très courtes !
Je ne vais pas détailler mon avis par nouvelle, du coup, ce serait trop long.
J'aime Bradbury pour sa plume poétique, onirique même, par moments.
Certaines de ces nouvelles ne m'ont pas vraiment touchée, j'avoue être arrivée à la fin en me disant "WTF ?", mdr ! Mais je parle de deux ou trois, sur 22, ce n'est pas beaucoup.
En tous les cas, je ne me suis pas ennuyée, et je suis toujours surprise par son inventivité, sa capacité à faire de la moindre petite chose un sujet d'écriture (un grenier, une période de sécheresse, des voisins discrets, etc...).
J'ai particulièrement apprécié "Le dragon"(1956, publié en magazine), "Le rêve de fièvre"(1948, magazine) (glauque, car il sait faire aussi...), "La ville où personne n'est descendu..."(1958, magazine), "L'odeur de la salsepareille"(1953, magazine), "Coucher de soleil sur la plage"(inédit et sans date) et "Le jour où la pluie tomba"(inédit et sans date).
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Cronos
  28 janvier 2017
Bradbury me surprend encore avec un coup de coeur, j'ai pris le temps de le savourer un peu chaque jour, pour n'en perdre aucunes miettes. Une vingtaine de nouvelles avec comme point commun d'être excellente et ont pour thème la mélancolie.
Ce qui m'a plus c'est que chaque nouvelle est différente de la précédente, elles touchent différentes époques, des personnages totalement opposés, je n'ai pas eu le temps de me lasser. Il y a un remède pour chaque mélancolique.
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hellza24
  03 mai 2016
Chroniques Martiennes est un de mes romans préférés. Poétique et drôles, il y a bien des passages que je voudrais connaître par coeur. Un remède à la mélancolie est également un recueil de nouvelles mais l'unité est dans les thèmes abordés plutôt que dans l'histoire. Les époques, les lieux et les personnages sont différents de l'une à l'autre. La plupart des 22 nouvelles sont très courtes, c'est un recueil qui se dévore avec plaisir.
Au sujet des thèmes, j'ai été sensible à : la nostalgie (d'être chez soi, de son passé) , les souvenirs, la sensibilité artistique, le respect de l'autre, la conception de l'humanité, le désir d'aventure (toujours idéalisée mais indispensable pour éviter de se scléroser).
Ray Bradbury porte un regard plein de tendresse mais sans concession sur l'humanité. Sa vision est amenée avec des touches d'humour, d'ironie plutôt. Les femmes ont souvent insensibles aux rêves de leurs époux, revêches, mais pas toujours à tort...
Chroniques Martiennes reste mon préféré, un bijou, j'ai cependant passé un très bon moment avec ce recueil.
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Murphy
  05 août 2017
Un recueil de nouvelles en demi-teintes, un peu en deçà de Chroniques Martiennes selon moi. C'est le risque de tous recueils, après tout.
Malgré plusieurs textes qui ne m'ont pas parlé plus que ça, j'en ai quand même retenu plusieurs vraiment géniaux.
A commencer par le tout premier, qui donne son titre au recueil entier : « Un remède à la mélancolie ». Tout en simplicité et en poésie, comme seul Bradbury savait le faire. Pour résumer brièvement, les parents d'une jeune fille malade demandent à toute personne qui le souhaite dans le village d'expliquer quelle maladie étrange elle peut bien subir. La réponse est plutôt évidente pour le lecteur, étant donné le titre du texte, mais la lecture n'en est pas moins plaisante et l'humour en filigrane fonctionne à merveille. Rien que pour cette courte nouvelle, la lecture de ce livre vaut le détour.
Autre texte qui vaut clairement le détour, « le dragon », où deux chevaliers affrontent la légendaire créature. C'est une nouvelle assez célèbre, que je connaissais d'ailleurs déjà sans me souvenir d'où. Mais même en connaissant la chute, elle conserve une efficacité rare.
Dans un autre style, « le rêve de fièvre » nous plonge dans une ambiance Lovecraftienne angoissante et toute en subtilité. « La ville où personne n'est descendu » varie à son tour les styles du recueil, par un texte digne de la 4e dimension, finalement assez ironique mais tout le long étrange et prenant.
« Ils avaient la peau brune et les yeux dorés » revient à un thème cher à l'auteur : la conquête de Mars. On retrouve là le même genre d'ambiance que dans Chroniques martiennes, justement, avec un texte qui illustre parfaitement les dérives de l'humain et de sa manie d'envahir et d'imposer son point de vue autour de lui.
Enfin, dernier coup de coeur, « le sourire », particulièrement cynique où La Joconde connait un sort peu enviable.
D'autres textes, sans être mes préférés, affichent de très bonnes choses aussi. Entre autres, « La collision mémorable de lundi dernier », malgré la chute que l'on peut voir venir, est très sympathique et la description de la sirène dans « Coucher de soleil sur la plage » est une pure merveille. J'ai rarement lu une description poétique si réussie, qui parait pourtant toute simple. La dernière fois remonte à ma lecture de la morte amoureuse de Théophile Gautier, il y a au moins 8 ans de ça !
Les autres nouvelles du recueil m'ont moins convaincu ou moins marqué mon esprit mais restent toujours parfaitement écrites et entrainantes. A coup sûr, il s'agit à nouveau d'un recueil d'un maître de la SF à ne pas manquer !

Murphy Myers
Lien : http://murphypoppy.canalblog..
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purplevelvet
  12 mai 2013
Décidément, Bradbury me parle. Vraiment.
Et comme dans le cas des pommes d'or et des chroniques Martiennes, il s'agit ici d'un recueil de nouvelles, 22 pour être précis.
Alors disons le une fois de plus: Bradbury n'est PAS qu'un auteur de SF. Il se définissait d'ailleurs lui même plutôt comme auteur fantastique, et c'est ce qui ressort à la lecture de ces nouvelles. Seule une poignée d'entre elle parle de conquête de l'espace, de terraformation d'une autre planète, et du même ton d'optimisme un peu désabusé que j'avais adoré dans les chroniques martiennes. Les autres thèmes récurrents sont plutôt axès sur le temps qui passe et contre lequel on lutte en vain , 'identité, assumée ou subie, que l'on traine comme un boulet, qu'on cherche à cacher, qui nous suit parfois jusque sur un autre planète, le changement de personnalité (ou la révélation d'une part qu'on préfèrerait ignorait) que peut provoquer la fièvre ou un déménagement ..
et globalement, le thème de mélancolie, la tristesse qui sourd de partout, et les différentes façons qu'on les personnages de l'accepter ou de lutter.. parfois de manière cocasse, parfois de manière dramatique. Certaines nouvelles sont plutôt drôles, mais elles ne sont pas "joyeuses" pour autant, et c'est cet entre-deux que j'adore.
Une autre chose très intéressant: vu la richesse des thèmes qui s'interpénètrent se croisent de l'une à l'autre, l'ensemble reste remarquablement homogène, au point qu'il s'en dégage un seul thème, majeur: La difficulté d'être soi-même, humain, parmi tant d'autres.
Et on peut facilement grouper certaines nouvelles par deux ( je en sais pas si ça a été fait exprès), car elles semblent se répondre suivant un schéma "positif/ négatif"
pour une liste détaillées des nouvelles: lien ci dessous
Lien : http://chezpurple.blogspot.f..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   30 décembre 2018
Mr William Finch resta pendant trois journées entières sans rien faire, dans le grenier sombre et livré aux courants d'air.
Pendant ces trois journées de la fin novembre, il resta seul, à écouter les flocons blancs du Temps tomber doucement de l'infini du ciel gris et froid et mollement, silencieusement, recouvrir le toit, poudrer les gouttières de leur neige. Debout, les yeux clos...
(Dans "L'odeur de la salsepareille")
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Yoda_BorYoda_Bor   24 septembre 2015
Je suis vieux comme si j’avais plusieurs milliards d’années. Ma vie a commencé il y a une minute. Je mesure aussi bien quelques centimètres que des centaines de milliers de kilomètres. Je suis incapable d’apercevoir mes pieds , tant ils sont loin, tant ils se sont éloignés …
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hellza24hellza24   03 mai 2016
Dorénavant nous engloberons sous le même terme l'âge de pierre, l'âge de bronze et l'âge de fer : ce sera l'âge où nous marchions sur cette Terre en écoutant les oiseaux chanter le matin et où nous aspirions à voler. Peut-être l’appellerons-nous tout simplement l'âge de la Terre, peut-être l'âge de la Pesanteur. [...] Des milliards d'années durant, la Pesanteur nous retint attachés à cette Terre en nous narguant avec le vent et les nuages, avec les moucherons et les criquets. Aussi, ce soir nous arrive-t-il quelque chose de tout à fait extraordinaire. Voici venue la fin du règne de la Pesanteur et, en même temps, la fin d'une époque à jamais révolue dont nous garderons impérissable souvenir. J'ignore comment les historiens de l'avenir diviseront les périodes de Temps, si notre époque commencera aux légendes persanes des tapis volants ou aux fêtes du Nouvel An chinois, célébrées avec des beignets et des feux d'artifices, ou à n'importe quelle autre seconde de l'heure qui va suivre.
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ArnoTArnoT   18 décembre 2019
Il esquissa une première forme, fit quelques pas, puis, courbé vers le sol, s’absorba dans son travail. Il en dessina une seconde, une troisième d’affilée, s’interrompit, puis reprit une quatrième, une cinquième et une sixième.

Quant à George Smith, il marchait, perdu dans ses pensées, se contentant d’imprimer sur la grève la trace de ses pas. Soudain il aperçut l’homme.

Il continua d’avancer.
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hellza24hellza24   03 mai 2016
-On dirait que quelque chose brûle, mais l'odeur est curieuse, qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il quelques instants plus tard.
Elle attendit un peu avant de lui répondre, en lui tournant le dos :
-Ce sont les revues de l'Institue de Géographie.
Il acquiesça d'un long hochement de tête et ne dit mot.
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Videos de Ray Bradbury (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ray Bradbury
Présentation du livre Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon
Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant à l'anthropophagie, abrutissement des masses par le consumérisme ou par le jeu, eugénisme, clonage… Depuis plus de cent ans, la dystopie s'est montrée d'une inventivité fascinante dans l'imagination de futurs malheureux. Grimaçante antinomie de l'utopie, le genre a obtenu ses lettres de noblesse avec des classiques reconnus comme le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, avant de conquérir l'espace littéraire, cinématographique et télévisuel. Car nul mieux que lui n'a su dévoiler et exacerber les angoisses de notre présent face aux bouleversements de la modernité. Tous les dilemmes que pose l'intelligence artificielle n'ont-ils pas déjà été anticipés par Philip K. Dick et Blade Runner (Ridley Scott) ? Ceux soulevés par la vidéosurveillance et le fichage des citoyens par 1984 de George Orwell et Black Mirror ? Quant à la série des Mad Max de George Miller, n'annonce-t-elle pas les risques que fait courir à notre société une pénurie des énergies fossiles ? Cette anthologie sans équivalent s'attache à couvrir toutes les facettes de ce genre protéiforme et omniprésent. Sous la plume alerte de l'écrivain de science-fiction qu'est Jean-Pierre Andrevon, ce sont des centaines de futurs potentiels qui se révèlent, au travers d'oeuvres incontournables ou méconnues. Autant de récits qui interrogent les frontières morales et politiques de l'humanité et son rapport aux limites environnementales de notre planète.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/anthologie-des-dystopies-jean-pierre-andrevon/?preview=true&preview_id=3468&preview_nonce=a626edbd73
26 €, 348 pages
En librairie le 20 février
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